ARTICLE
Ces dossiers sont issus de textes publiés chaque semaine depuis quelques
années dans Bibliomed. Actualisés si nécessaire
en fonction des données les plus récentes, ils ne résultent
pas d'une revue systématique de la littérature, mais d'une veille
documentaire en continu des principales revues médicales publiant des
études fondées sur les preuves, ou des recommandations en résultant.
Ils ont pour ambition de fournir au médecin généraliste
une actualisation des données sur les questions pertinentes pour leur
pratique retenues par le comité de rédaction.
L'enquête épidémiologique ObEpi de 2003 [3] a constaté
la poursuite de l'augmentation de la prévalence du surpoids et de l'obésité
chez les adultes : en 2003, 11,3 % des Français sont obèses (contre
8,2 % en 1997 et 9,6 % en 2000) et 30,3 % sont en surpoids. Le nombre de personnes
présentant une obésité massive ou morbide double (de 0,3
%en 1997 à 0,6 %). La progression du surpoids et de l'obésité
n'épargne aucune tranche d'âge, aucune catégorie socio-professionnelle,
aucune région et aucune zone. Si la même tendance persiste, la
prévalence de l'obésité atteindra 15 % en 2010 et 20 %
en 2020. La France aura alors rejoint la prévalence enregistrée
aux États-Unis en 1990. Compte tenu de la situation relative aux adultes,
l'effet « boule de neige » est à redouter, l'obésité
des parents constituant un facteur de risque supplémentaire pour les
enfants. Les médecins généralistes ont un rôle de
premier plan dans la lutte contre cette « épidémie »,
auprès de chacun des adultes dont ils constatent une prise de poids récente
de 4 à 5 kg (ou de quelques cm de tour de taille...). Ils sont au premier
rang pour donner, au bon moment, les conseils nécessaires pour ajuster
modestement, mais en permanence, l'activité physique ou l'alimentation,
comme d'ailleurs ils le sont pour ce qui concerne le tabac ou l'alcool. Ils
ne peuvent bien sûr être seuls. La lutte contre l'obésité
concerne de nombreux intervenants : les autres professionnels de santé
en général, mais aussi l'industrie agroalimentaire, les employeurs,
les urbanistes, les politiques, l'éducation, etc. Il s'agit d'un véritable
enjeu de société. Les questions auxquelles répond ce
dossier ont fait l'objet de 3 publications de Bibliomed : 384 du 28 avril 2005,
386 du 19 mai 2005, 482 du 15 novembre 2007.
Risques et déterminants
L'obésité se propage dans le monde entier sur le mode épidémique
: plus d'un milliard de personnes sont en surcharge pondérale (indice
de masse corporelle IMC entre 25 et 30 kg/m2), au moins 300 millions
obèses (IMC > 30 kg/m2). L'excès de poids est associé
à une importante morbidité cardiovasculaire, diabétique,
respiratoire, ostéoarticulaire..., responsables d'une réduction
de l'espérance de vie à 40 ans de 7 ans pour les femmes et 6 ans
pour les hommes. Surtout la prévalence augmente régulièrement
depuis les années 80. Le taux d'obésité actuel de 15 %
en Europe risque d'atteindre rapidement les 30 % constatés aux USA [4].
Quelles explications donner ? Une origine génétique est peu probable
: aux USA, l'obésité touche tous les groupes ethniques. Les deux
principaux éléments invoqués sont une réduction
de l'activité physique et une modification des habitudes alimentaires,
comme le montrent quelques données récentes.
Données observationnelles de la Nurse Health Study
La Nurse Health Study (NHS) a suivi depuis 1976 plus de 115 000 femmes âgées
de 30 à 55 ans à l'inclusion, en notant leurs données médicales,
leurs comportements alimentaires, leurs activités physiques...
Surcharge pondérale, activité physique et mortalité
Durant 24 ans de suivi il y a eu 10 282 morts. Le taux de mortalité
augmente parallèlement à l'IMC. Les taux élevés
d'activité physique sont bénéfiques à tous les niveaux
d'IMC. Par rapport aux femmes minces et actives (au moins 3 h 30 d'activité
par semaine), le risque relatif de mort est à 1,55 pour les femmes minces
et inactives, 1,91 pour les obèses actives, 2,42 pour les obèses
inactives. Le poids excessif et l'inactivité physique sont responsables
de 31% des morts prématurées, 59 % des morts cardiovasculaires,
21% des morts par cancer chez les non-fumeuses [5].
Télévision, autres comportements sédentaires, obésité
Une sous-étude de la NHS a suivi 50 277 femmes de 1992 à 1998.
Le risque d'obésité et de diabète de type 2 était
associé au temps passé devant la télévision : 2
heures de plus par jour augmentaient de 23% le risque d'obésité
ou le risque d'apparition d'une obésité et de diabète de
type 2. À l'inverse la station debout ou la marche réduisaient
le risque : chaque heure de marche rapide réduisait de 24 % le risque
d'obésité (et de 34 %celui de diabète de type 2). Dans
la cohorte 30 % des nouveaux cas d'obésité et 43 % de diabète
de type 2 pourraient être évités par une vie plus active
(moins de 10 h/semaine de TV et au moins 30 mn/j de marche) [6].
Des études sur les habitudes alimentaires
Boissons sucrées et obésité
Plusieurs études avaient montré une association entre boissons
sucrées et obésité de l'enfant. Une sous-étude de
la NHS a suivi 51 603 femmes de 1991 à 1999. Chez celles qui augmentaient
les boissons sucrées (de une ou moins par semaine à une ou plus
par jour), la prise de poids moyenne était de plus de 4 kg tous les 4
ans, alors que le poids était presque stable chez celles qui diminuaient
la consommation. Parallèlement, le RR de DT2 était augmenté.
De plus les grosses consommatrices étaient moins physiquement actives,
fumaient plus et avaient une consommation totale de calories plus élevée
[7].
Fast-food et prise de poids
L'étude CARDIA [8] a suivi sur 15 ans 3 031 jeunes adultes américains,
blancs et noirs, âgés de 18 à 30 ans. La fréquentation
des restaurants fast-food est associée avec la prise de poids et l'insulino-résistance
sur les 15 ans de suivi ; la prise de poids est de plus de 4,5 kg pour ceux
qui y mangent plus de 2 fois par semaine. De plus, ces fréquents utilisateurs
regardent plus la télévision, boivent plus d'alcool et de boissons
sucrées, consomment plus de graisses et de calories et moins de fruits,
de légumes, de céréales, de produits laitiers. La taille
des portions intervient : les portions de grosse taille sont les plus consommées
; la taille des portions et leur valeur calorique a plus que doublé ces
cinquante dernières années, dépassant de 50 à 65
% les apports caloriques recommandés : 1 100 kj pour 100 g, contre 670
ou 525 recommandés dans divers régimes [9].
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Que conclure pour notre pratique ?
Ces données ne concernent que des Américains, femmes pour
la NHS. Malgré cette limite, elles sont transposables à
toute réflexion sur l'obésité de l'adulte :
* D'abord parce que ce qui se passe actuellement aux USA a toute chance
de se reproduire en France dans les années à venir.
* Ensuite parce qu'elles confirment la croissance linéaire de la
mortalité, depuis la surcharge pondérale jusqu'à
l'obésité, et l'effet bénéfique de l'activité
physique quel que soit le poids.
* Surtout parce qu'elles montrent bien l'influence des facteurs sociologiques
et économiques sur l'apparition et l'évolution de cette
épidémie : transports motorisés qui diminuent automatiquement
la quantité d'activité physique, prégnance de la
télévision dans nos comportements et notre sédentarité,
influence de l'industrie alimentaire sur nos comportements (boissons sucrées,
fast-food...).
Ceci montre bien que l'approche thérapeutique de l'obésité
ne peut se limiter à de simples conseils mais doit prendre en compte
l'ensemble de ces données.
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Approche diététique
Comment réduire le déséquilibre entre apports et dépenses
énergétiques qui est cause de l'obésité ? L'approche
diététique est la première réponse à envisager,
mais le nombre et la diversité des régimes proposés en
montrent bien les limites : tous entraînent une perte de poids immédiate
; la plupart des obèses qui maigrissent ainsi reviennent rapidement à
leur poids initial, souvent à de nombreuses reprises. Quelles sont les
conséquences, notamment psychologiques, du phénomène de
yo-yo ainsi réalisé [10] ? Que connaît-on de l'efficacité
et des risques des divers « régimes » ? Que proposer en pratique
?
Divers régimes à l'efficacité discutable
Tous les régimes proposés ont en commun la restriction calorique.
Les uns proposent une alimentation variée où les apports de graisses,
de saccharose et d'alcool sont en général réduits ; d'autres
une alimentation exclusive, par exemple à base de fruits, induisant une
fonte musculaire importante ; certains sont « dissociés »,
interdisant l'association de certains groupes d'aliments (par exemple celui
de Montignac) ; les régimes hyperprotéiques de type Atkins réduisent
ou excluent les glucides et entraînent ainsi une réaction cétogène
anorexigène.
Une étude a comparé 4 régimes : équilibré
(Weight Watchers), hyperprotéiné et hypoglucidique (Zone), à
teneur très basse en glucides (Atkins) et à bas contenu en graisses
(Ornish). Les résultats sont similaires pour les 4 : perte pondérale
à 1 an faible, à 5% du poids initial pour ceux qui terminent l'essai
; 42 % d'abandons, plus souvent dans les régimes très restrictifs
[11, 12].
Ainsi il y a toujours perte de poids initiale à court terme, adhésion
médiocre au régime, avec environ 50 % d'arrêts du régime
dans les études (sans doute beaucoup plus dans la pratique quotidienne)
et reprise de poids quasi constante à moyen et long terme.
Les risques d'une approche diététique isolée
La perte de poids et surtout son maintien sont difficiles. Les reprises de
poids successives (phénomène yo-yo) ont des effets psychologiques
défavorables avec perte de l'estime de soi, de la confiance en soi,
de la satisfaction, troubles de l'humeur. Dans 30 à 70 % des cas selon
les études apparaît un trouble du comportement alimentaire,
l'hyperphagie boulimique récemment identifiée et inscrite
dans le DSM-IV. L'hyperphagie boulimique concerne surtout les femmes, mais parfois
des hommes ou des adolescents. Elle se traduit par des crises de boulimie, avec
le sentiment de perte de contrôle du comportement alimentaire. On peut
l'identifier en analysant les sensations de faim, d'appétit et de satiété,
les grignotages et compulsions, leurs déclencheurs, les comportements
compensatoires. Elle est souvent associée à des symptômes
dépressifs [13].
En pratique : des conseils à individualiser
Proposer des objectifs modestes, clairs et réalistes
Les régimes trop restrictifs et/ou à risque de carence doivent
être évités. Le conseil diététique doit être
basé sur les habitudes alimentaires du patient, garantir un apport nutritionnel
adapté, limiter les apports de graisses et/ou d'hydrates de carbone et/ou
d'alcool [10, 11]. L'alimentation recommandée par 3 sociétés
américaines, avec apport important de fruits, légumes, céréales,
poissons, est associée à une réduction de l'incidence du
diabète, des maladies cardiovasculaires, du cancer [12].
Ne pas se limiter à l'approche diététique
L'important est d'associer à de nouvelles habitudes alimentaires des
activités physiques adaptées régulières. Il est
prouvé que l'exercice physique associé au régime réduit
le poids et améliore les facteurs de risque cardiovasculaires [14]. Des
conseils clairs et adaptés du médecin traitant sont efficaces
[15]. Ce programme ne peut et ne doit pas être imposé, mais nécessite
une réflexion commune entre médecin et patient et un suivi régulier
[10-12].
Motiver aux changements comportementaux
Si une psychothérapie est parfois recommandée, le généraliste
garde dans tous les cas un rôle essentiel : proposer des objectifs réalistes,
motiver au changement en analysant tous les facteurs de résistance et
les soutiens potentiels, structurer les repas, repérer les déclencheurs
de grignotages et crises alimentaires, aider le patient à trouver ses
propres stratégies à court et à long terme, accompagner
dans la durée [13].
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Que conclure pour notre pratique ?
L'obésité est une maladie chronique. Comme dans toute
maladie chronique, l'implication du patient à toutes les étapes
est indispensable à l'efficacité. Résumer la prise
en charge de l'obésité à la prescription d'un régime
miracle ne peut que conduire à un échec prévisible,
aux conséquences néfastes.
Le seul résultat visé est à long terme, ce qui
implique :
des objectifs réalistes et surtout adaptés au patient,
analysés et discutés avec lui, seuls éléments
d'une adhésion et d'une efficacité sur une durée
suffisante ;
la prise en compte dans cette analyse de ses habitudes et modes
de vie.
L'approche diététique ne suffit pas à elle seule
: elle doit être associée à des modifications du mode
de vie et de l'activité physique. Cela suppose une réflexion
sur la motivation et les conditions du changement comportemental et un
suivi prolongé [12].
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Médecins et patients face à l'obésité
L'obésité semble de plus en plus se répandre dans nos
sociétés développées sous une forme épidémique,
avec des déterminants et des conséquences connus en termes de
mortalité, morbidité, bien être somatique, psychique et
social. L'approche diététique associée à une réduction
de la sédentarité est la base de toute amélioration, médicaments
et a fortiori chirurgie n'étant que des palliatifs.
Pourtant, les résultats à long terme de tous les programmes
de perte de poids (à l'exception de la chirurgie) sont peu satisfaisants
pour le patient parce que la perte de poids est minime et souvent suivie d'un
phénomène de yo-yo mal perçu. Ces échecs seraient-ils
liés à une approche purement « comptable » de l'équilibre
nécessaire entre apports et dépenses énergétiques,
sans tenir compte de ce qui pose réellement problème au patient
? Dans cette approche l'activité physique n'est-elle pas trop souvent
oubliée ? Une analyse genevoise apporte des éléments de
réflexion à ce sujet [16].
Les kilos ne sont que l'une des facettes de la problématique de l'obèse.
Ses vraies difficultés viennent surtout de nombreux aspects psychosociaux,
voire de résistances à la perte de poids et au suivi du régime,
difficultés retrouvées aussi chez les soignants. Les déceler
et les comprendre peut aider à améliorer la prise en charge.
Préoccupations et difficultés du soignant
Le soignant, centré sur la perte de poids et les conseils diététiques,
perçoit mal la « distance » entre ses objectifs et ceux du
patient :
un écart entre l'objectif de santé du médecin et
celui de mieux-être physique et psychique du patient ;
une ambition irréaliste d'objectifs inatteignables face à
une motivation souvent faible ;
un coût psychologique excédant les bénéfices
potentiels, rendant la démarche difficile à long terme ;
une méconnaissance des bénéfices secondaires (le
plus souvent inconscients) de l'obésité : elle peut entraîner
une résistance au changement, qui permet au patient de se protéger,
et de continuer à son rythme [17] ;
une méconnaissance notamment de l'importance des émotions
liées à l'alimentation pour l'obèse, même si elle
est souvent inconsciente ;
une difficulté de renoncer à l'atteinte du poids idéal.
Préoccupations et difficultés du patient
Le patient obèse a déjà fait de nombreux régimes,
perdu et repris du poids, connaît la diététique et ce qu'il
faut faire, mais il n'arrive pas à le mettre en pratique sur le long
terme. Quelles sont ses difficultés potentielles ?
il ne reconnaît plus les signaux de faim et de satiété
;
il a difficilement conscience de ses états émotionnels
et des conflits psychologiques qui l'agitent ;
il peut avoir des troubles du comportement alimentaire, avec des prises
alimentaires compulsives qui font baisser les tensions intérieures. Ceci
est mal reconnu et vécu avec culpabilité qui fait qu'il n'en parle
pas ;
il ne s'autorise plus à manger et ne cède qu'avec un sentiment
de culpabilité, une diminution de l'estime de soi, qu'augmente tous ses
échecs ;
il considère qu'être gros est synonyme de grande passivité,
de manque de volonté et de contrôle, à l'inverse de la signification
sociale de la minceur, synonyme de maîtrise de soi et de son corps.
Accompagner l'obèse en perte de poids
Au-delà du poids, plusieurs éléments vont évoluer
:
la motivation à perdre du poids, où vont s'équilibrer
progressivement effort et bénéfices ;
la diététique, d'abord en pratique au quotidien, puis dans
les circonstances diverses de la vie ; l'activité physique qui
passera de l'effort pénible, à l'acceptation puis à l'intégration
dans le quotidien ;
les troubles du comportement alimentaire, progressivement reconnus, puis
contrôlés ;
la redécouverte progressive des sensations alimentaires et de
diverses émotions ;
l'acceptation d'un meilleur rapport au corps.
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Que conclure pour notre pratique ?
Comprendre la problématique de l'obésité : ce n'est
pas seulement « un problème de volonté », où
« il suffit de moins manger ». Cette représentation simpliste
ne peut être qu'un frein au succès thérapeutique.
L'obésité est une maladie chronique complexe, surtout
si l'on veut obtenir des résultats à moyen et long terme.
C'est un processus long et capricieux nécessitant, comme pour toute
maladie chronique, une motivation qu'il faut maintenir chez patients et
médecins, sans se laisser décourager par les seuls résultats
pondéraux.
La prise en charge d'un obèse demande du temps et de la patience
aux deux partenaires. Les changements nécessaires vont au-delà
des modifications alimentaires. Ils seront appréciés selon
les critères cités plus haut. Vivre son corps autrement,
tisser de nouvelles relations avec ses semblables et avec soi-même,
s'affirmer sont autant de pistes à suivre. Vouloir aller trop vite
entraîne des résistances au changement.
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Déclaration d'intérêts :
Les auteurs assurent la veille documentaire au centre de documentation de l'Unaformec,
dont sont issues chaque semaine les synthèses publiées dans ces
dossiers
Conflits d'intérêt financier : néant
Références :
- Calle EE, Thun MJ, Petrelli JM, Rodriguez C, Heath CW. Body mass index
and mortality in a prospective cohort of US adults. N Engl J Med. 1999;341:1097-1107.
- Gallois P, Vallée JP, Le Noc Y. L'enfant à risque d'obésité
et son médecin. Médecine. 2005;1(10):26-31.
- INSERM. Enquête ObEpi 2003 : l'obésité et le surpoids
en France. Sur http://www.tns-sofres.com/etudes/sante/190603_obesite.pdf
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- Apovian CM. Sugar-sweetened soft drinks, obesity, and type 2 diabetes.
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- Pereira MA, Kartashov AI, Ebbeling CB, Van Horn L, Slattery ML, Jacobs
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CARDIA study): 15-year prospective analysis. Lancet. 2005;365:36-42.
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- Amati F, Golay A. Dieting or non dieting? (suivre ou ne pas suivre un régime
?) Rev Med Suisse. 2005;1:814-7.
- Di Vetta V, et al. Régimes amaigrissants : lesquels conseiller/déconseiller
? Rev Med Suisse. 2005;1:818-22.
- Eckel RH. The dietary approach to obesity. Is the diet or the disorder?
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- Carrard I, Haenni C, Reiner M, Golay A. Obésité et troubles
du comportement alimentaire : comment faire ? Rev Med Suisse. 2005;1:825-9.
- Collectif. Que peut-on attendre d'une activité physique régulière
chez l'adulte ? Bibliomed. 2003:327.
- Collectif. Que faire pour améliorer l'activité physique des
adultes ? Bibliomed. 2004:328.
- Guillermin Spahr ML, Golay A. Les ingrédients de la perte de poids.
Rev Med Suisse. 2006;2:834-8
- Moutet M, Gloay A. La résistance du patient : « à quoi
? », « contre qui ? » Rev Med Suisse. 2006;2:853-7.
Note :
1. Nous reviendrons dans un second dossier sur les éventuelles interventions
thérapeutiques médicamenteuses et chirurgicales dans cette indication.
En résumé : l'obésité de l'adulte
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* L'OMS parle maintenant d'une véritable « épidémie
» d'obésité. En France, surpoids et obésité
concernent maintenant 35% des adultes.
* Ce sont les comportements qu'il faudrait modifier en profondeur pour
éviter les conséquences inéluctables de cette «
épidémie » : morbidité cardiovasculaire, diabétique,
respiratoire, ostéoarticulaire, réduction de l'espérance
de vie.
* Les deux principaux éléments à proposer sont une
optimisation de l'activité physique et une modification des habitudes
alimentaires, ce qui suppose une réflexion sur la motivation et
les conditions du changement comportemental, et un suivi prolongé.
* L'obésité est une maladie chronique complexe, nécessitant
pour son traitement une motivation qu'il faut maintenir chez patients
et médecins, sans se laisser décourager par les seuls résultats
pondéraux.
*La prise en charge d'un obèse demande du temps et de la patience
aux deux partenaires. Vivre son corps autrement, tisser de nouvelles relations
avec ses semblables et avec soi-même, s'affirmer sont autant de
pistes à suivre. Vouloir aller trop vite entraîne des résistances
au changement.
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