|
 |
| |
| |
Intérêt de la dissociation albumine-transferrine (DAT) dans le diagnostic de la carence martiale dans une cohorte de 1 288 écoliers dans une région du grand Tunis |
Annales de Biologie Clinique. Volume 64, Numéro 6, 565-73, Novembre-Décembre 2006, Article original
|
Article gratuit
Summary
|
Auteur(s) : A Bibi, S Benmoussa, A Torjman, N Taboubi, F Ouali, H Cherif, L Hamzaoui, T Messaoud, B Zouari, S Fattoum |
Résumé : La carence martiale constitue la carence nutritionnelle la plus fréquente quelle que soit la région du globe. Elle touche préférentiellement les enfants en bas âge, en période de croissance ainsi que les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes. Dans cette étude, nous nous proposons d’évaluer la fréquence de la carence martiale dans une population de 1 288 enfants scolarisés âgés de 11 à 14 ans en étudiant l’apport de tests classiques du bilan martial (fer, transferrine, ferritine, hémogramme), ainsi que d’un profil protéique inflammatoire (PPI) qui permet l’expression de certaines protéines en pourcentage des valeurs normalisées pour l’âge et le sexe. Au cours de la carence martiale, la synthèse de la transferrine est augmentée alors que celle de l’albumine ne varie pas, il en résulte une dissociation albumine-transferrine (DAT) révélatrice de carence martiale. Le diagnostic de carence martiale a été posé sur la présence d’une hypoferritinémie (<\; 15 ng/mL) et/ou d’une DAT > 28 %. Les résultats de la ferritine ont permis d’identifier 33,8 % d’enfants carencés \; l’analyse des données de la DAT a révélé par ailleurs 12,8 % de sujets présentant une carence martiale parmi la population ayant des valeurs normales de ferritine. Les performances diagnostiques de ces deux tests ont été évaluées par rapport à celle de la carence martiale définie par une augmentation du récepteur soluble de la transferrine (RsTf) dans deux groupes de sujets, présentant ou non une inflammation biologique. L’efficacité diagnostique de la DAT reste inchangée dans les deux situations. De par sa situation privilégiée dans le métabolisme du fer, la ferritinémie est le test à pratiquer en première intention afin d’évaluer cette carence. Toutefois, son interprétation reste parfois délicate et demande un complément d’information apporté par la DAT qui apparaît - après le RsTf - comme la meilleure alternative à la ferritine en cas de processus inflammatoire sous-jacent. |
Mots-clés : carence martiale, ferritine, inflammation, profil protéique, DAT |
|