ARTICLE
Auteur(s) : Delphine
Rouquie1,2, Sylvie Bonvalot1
1Département de chirurgie, Institut Gustave-Roussy,
39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif
2Service de chirurgie viscérale et vasculaire, Hôpital
du Val-de-Grâce, Paris
Le terme de tumeur stromale gastrique, employé pour la première
fois par Mazur et Clark en 1983 [1], s’est généralisé à partir de
1993, quand les progrès de l’immunohistochimie et de la biologie
moléculaire ont permis de regrouper dans une même famille
histologique, appelée tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST),
des sarcomes viscéraux d’origine digestive ayant en commun
l’expression du gène KIT pour 95 % d’entre eux. L’incidence
des GIST est de 15 à 20 pour 1 million [2]. L’intérêt actuel
suscité par les GIST est lié à la découverte d’une thérapeutique
ciblée, l’imatinib, qui inhibe l’activité tyrosine kinase de KIT et
de PGFRα mutés activés. En effet, la prise en charge des GIST
métastatiques jusque-là particulièrement chimiorésistantes a été
révolutionnée par ce traitement. Progressivement, il a été
nécessaire de redéfinir la place de la chirurgie dans la prise en
charge globale de cette pathologie.
Chirurgie des GIST primitives localisées
Biopsie
Il est recommandé d’effectuer une biopsie avant chirurgie d’exérèse
pour tous les sarcomes. Pour les GIST, cependant, les récentes
conférences d’experts n’ont pas permis d’aboutir à un consensus
concernant la nécessité d’établir un diagnostic préopératoire par
une microbiopsie. Celle-ci reste néanmoins recommandée par la
plupart des experts [2-5]. Elle peut être effectuée dans le cadre
d’une échoendoscopie, par voie percutanée ou chirurgicalement. Les
avantages et les risques potentiels de la biopsie doivent être
pesés lors d’une réunion multidisciplinaire. Les risques théoriques
sont l’essaimage abdominal par voie cœlioscopique et percutanée,
ainsi que le risque de rendre non énucléable une tumeur de
l’œsophage, en raison de la rupture de la continuité de la
muqueuse. Si une biopsie préopératoire est programmée, la procédure
doit de préférence être effectuée par une équipe pluridisciplinaire
expérimentée car ces tumeurs sont très fragiles et peuvent
facilement saigner. En pratique, elle n’est vraiment utile que
lorsque l’exérèse d’une toute petite tumeur n’est pas envisagée
(par exemple, en raison de l’âge ou de l’état physiologique) et
dans le cas d’une tumeur localement évoluée ou d’emblée
métastatique afin de définir un traitement néoadjuvant [3].
Principes de la chirurgie d’exérèse
La chirurgie a pour objectif une résection macroscopiquement
complète de la tumeur, sans effraction tumorale et avec des marges
de sécurité circonférentielles de tissu sain [4-6]. Ces lésions,
souvent nécrotiques, sont fragiles et doivent donc être manipulées
avec la plus grande précaution. L’ouverture peropératoire de la
tumeur, qu’elle soit liée aux manipulations lors de la chirurgie
d’exérèse ou qu’elle soit spontanée, entraîne une diminution de la
survie qui rejoint celle des patients ayant eu une exérèse
incomplète dans certaines études [7]. En cas d’adhérence avec un
viscère de voisinage, la sécurité recommande d’en effectuer
l’exérèse au lieu de tenter une libération hasardeuse pouvant
entraîner une effraction tumorale qui altère définitivement le
pronostic [8]. La chirurgie cœlioscopique est donc globalement
déconseillée car elle augmente les manipulations tumorales et
surtout le risque d’effraction tumorale avec un risque de
dissémination péritonéale majeur du fait du pneumopéritoine. Elle
peut cependant être discutée dans les cas de petites tumeurs
intramurales, lorsque la séreuse est indemne et que la résection
peut être effectuée avec des marges saines sans risque d’effraction
par un opérateur entraîné. L’extraction de la pièce doit être
protégée.
Marges de sécurité
Les tranches de section doivent être indemnes d’infiltration
tumorale au niveau de l’organe d’où provient la tumeur. Mais il
n’existe pas à l’heure actuelle de consensus sur la distance de
sécurité nécessaire entre le bord de la tumeur et la tranche de
section chirurgicale [5]. Pour une lésion de l’estomac, une
résection atypique (wedge resection) peut être effectuée (par
exemple dans le cas d’une lésion sous-cardiale) ou une résection
segmentaire (par exemple pour une lésion antrale). Dans le cas
d’une lésion intestinale, la résection segmentaire de l’intestin
est appropriée [3]. Concernant les tumeurs primitives
œsophagiennes, duodénales ou rectales, la résection atypique est
souvent techniquement irréalisable ou grevée d’un risque élevé de
complications (fistules) et les résections anatomiques d’organe
constituent donc le traitement de choix. En cas de petites tumeurs
intramurales (< 2 cm), les interventions d’énucléations
sont dans l’ensemble déconseillées car les marges seront positives.
Cependant, dans certaines localisations difficiles (œsophage,
duodénum et rectum), une résection localisée (éventuellement sous
endoscopie) peut être discutée à condition d’avoir informé le
patient des avantages et des inconvénients potentiels et d’assurer
un suivi régulier [3].
Curage lymphatique
Le curage lymphatique n’est pas réalisé de manière systématique [9,
10]. À l’inverse des adénocarcinomes, les GIST sont peu
lymphophiles, leur taux d’envahissement ganglionnaire est
habituellement inférieur à 10 % sur les pièces d’exérèse et le
risque de récidive ganglionnaire inférieur à 5 %. En dehors de
la constatation d’un envahissement macroscopique, le curage
ganglionnaire n’a donc pas d’indication [4-6].
Reprise d’exérèse
L’influence de la présence de marges positives est diversement
appréciée dans la littérature ; cependant, une résection
incomplète est un facteur prédictif majeur de mauvais pronostic
[11]. Aparicio et al. [6] ont mis en évidence une durée de survie
sans récidive locale de 63 mois chez les patients ayant
bénéficié d’une chirurgie avec résection segmentaire versus
11 mois chez ceux qui ont eu une simple énucléation (p <
0,001) (( figure
1 )). Lorsque la séreuse est envahie (GIST de grande taille
[4]) ou qu’il y a eu une effraction tumorale, le pronostic est
surtout lié à l’essaimage péritonéal et non plus à la tranche de
section viscérale et une reprise d’exérèse n’est donc pas utile. En
revanche, la reprise se discute lorsque les tranches de section
sont positives et que le patient est potentiellement curable par la
chirurgie (séreuse non envahie, pas d’effraction tumorale et lésion
au risque faible ou modéré de malignité car, dans le cas contraire,
le risque est surtout métastatique).
Résection versus observation
Désormais, chaque GIST est considérée comme potentiellement maligne
[2-12] et doit donc être réséquée. Néanmoins, l’abstention peut
être discutée en cas de petite lésion ou lorsqu’il existe des
co-morbidités, à condition d’informer le patient et d’assurer un
suivi régulier. Toutes les lésions intramurales n’étant pas des
GIST, il faut alors obtenir un diagnostic anatomopathologique avant
de décider une abstention opératoire [5].
Résultats de la chirurgie de la tumeur primitive
Les meilleurs résultats de la chirurgie sont obtenus après
l’exérèse complète et sans effraction d’une tumeur primitive avec
une médiane de survie de l’ordre de 60 mois (survie globale à
5 ans de 50 %) [6] (( figure 2 )). Dès que la
chirurgie est macroscopiquement incomplète, la survie globale à
5 ans chute à moins de 10 % [4-6].
Place de l’imatinib néoadjuvant
Lorsque la lésion est réséquable, un traitement néoadjuvant par
imatinib n’est pas indiqué [5], par contre, l’imatinib peut être
indiqué après concertation pluridisciplinaire quand on estime qu’il
peut modifier le geste opératoire en simplifiant la chirurgie ou en
permettant une résection moins mutilante (préservation
sphinctérienne pour le rectum par exemple). Cela nécessite un suivi
attentif afin de dépister précocement les 10 % de GIST
d’emblée résistantes à l’imatinib. Par ailleurs, cette option
s’adresse à des patients qui ne présentent pas un risque de
complication chirurgicale de la tumeur (hémorragie en particulier
[13]).
Modalités des récidives et résultats de la chirurgie avant
l’ère de l’imatinib
Dans plus de la moitié des cas, les récidives surviennent dans les
2 ans suivant la chirurgie de la tumeur primitive [6, 7]. La
plupart de ces récidives sont intra-abdominales (récidives locales,
métastases hépatiques et sarcomatoses). Contrairement aux
authentiques léiomyosarcomes, les récidives extra-abdominales sont
rares (moins de 15 % des patients) et de mauvais pronostic
[14]. Les taux de résection complète des récidives locales ou
métastatiques, avant l’ère de l’imatinib, variaient dans la
littérature de 33 à 40 % avec une médiane de survie après
chirurgie macroscopiquement complète de 15 mois [6, 15].
Récidives locales
Les récidives purement locales (à différencier des récidives
régionales) ne concernent qu’une petite minorité des patients. Dans
l’étude de Mudan et al. [15], elles étaient associées dans la
moitié des cas à des métastases et leur résection complète n’a été
possible que dans un tiers des cas avec une médiane de survie après
chirurgie de 15 mois. Dans cette étude, le seul paramètre
déterminant pour la survie était l’intervalle entre la chirurgie
initiale et la récidive.
Métastases hépatiques
Les métastases hépatiques des GIST sont rarement isolées : dans
l’étude de Rutkowski et al., 60 % d’entre elles étaient
accompagnées d’un essaimage péritonéal (sarcomatose) ou de
récidives locales [16]. Elles sont le plus souvent multiples et
bilobaires (89 et 74 % respectivement) [17]. Ces
caractéristiques tumorales expliquent le taux de réséquabilité
faible observé dans ce type de métastases, 17 % dans la série
de De Matteo et al. [18]. Il n’existe pas d’étude randomisée
validant l’ablation des métastases hépatiques (chirurgicale ou par
radiofréquence). Les études rapportées sont rares et ont des
effectifs souvent restreints en dehors des séries du Memorial de
New York qui rapporte 56 patients [18] et de celle, récente,
de l’AFC (Association française de chirurgie) [19] qui en rapporte
158. La médiane de survie après exérèse complète est de
39 mois et la survie à 5 ans de 30 %. Bien entendu,
ces résultats doivent être interprétés prudemment car il s’agit
d’études rétrospectives et les patients opérés sont ceux qui
avaient les meilleurs facteurs pronostiques. Le délai entre le
traitement de la tumeur primitive et le diagnostic des métastases
est un facteur essentiel retrouvé dans l’analyse multivariée [19].
Cette attitude chirurgicale reste expérimentale dans ce cas, et
l’administtration d’imatinib est le standard. Toute chirurgie dans
ce cadre doit être discutée en comité multidisciplinaire.
Sarcomatoses
Une seule étude randomisée a évalué l’intérêt d’une chimiothérapie
intrapéritonéale (CIP) après exérèse complète de sarcomatoses [20].
Les médianes de survie sans récidive et globale ont été
respectivement de 18 et 29 mois sans différence significative
avec ou sans CIP. Dans ces situations, l’adjonction de la
chimiothérapie intrapéritonéale après exérèse complète n’a donc pas
transformé le pronostic des patients. Les sarcomatoses faisant
suite à des GIST doivent maintenant être traitées en première
intention par l’imatinib.
Place de la chirurgie à l’ère de l’imatinib dans les GIST
avancées
Les GIST avancées correspondent aux tumeurs primitives localement
évoluées initialement inopérables (contre-indication médicale)
et/ou non réséquables, et aux GIST métastatiques, d’emblée ou dans
le cadre d’une rechute. Depuis 2000, l’utilisation de l’imatinib
révolutionne la prise en charge de ces tumeurs jusque-là
particulièrement chimiorésistantes et dont le seul traitement
potentiellement efficace était la chirurgie [13]. Les réponses
obtenues sur le volume tumoral ont été impressionnantes mais les
réponses cliniques complètes restent exceptionnelles (inférieures à
5 %) [21, 22]. Par ailleurs, on sait maintenant qu’il existe
environ 20 % de résistances secondaires par an [23]. Une
chirurgie au moment où la réponse au traitement est maximale doit
donc être discutée.
Timing de la chirurgie secondaire
Dans l’étude de phase III de l’EORTC [24], le délai moyen
d’obtention d’une réponse partielle sur le scanner est de
4 mois et 80 % des réponses sont obtenues après
6 mois de traitement. Ce délai de 4 mois nécessaire à
l’obtention d’une réponse partielle est confirmé par Verweij et al.
[23] avec une dose d’imatinib quotidienne de 400 mg. Par
ailleurs, on observe 20 % de re-progressions après 1 an de
traitement, révélant une résistance secondaire. On admet en
conséquences que la chirurgie est à discuter après 6 mois de
traitement lorsqu’il n’y a pas d’amélioration entre deux imageries
successives.
Principes de la chirurgie secondaire
Dix à 20 % des patients deviennent potentiellement accessibles
à cette chirurgie d’exérèse secondaire selon les séries [25, 26].
Il n’y a actuellement pas de consensus sur l’attitude thérapeutique
à adopter sur ces lésions solides résiduelles (hépatiques et
péritonéales) et le bénéfice du geste chirurgical reste à évaluer
par un essai prospectif [13]. La chirurgie doit répondre aux mêmes
principes que ceux d’une chirurgie première s’il s’agit d’une
tumeur primitive ; en revanche, on privilégie une chirurgie
conservatrice s’il s’agit de métastases.
Indications
Re-progressions localisées
Une re-progression localisée ne concerne qu’une seule cible. On
l’explique par l’acquisition de nouvelles mutations monoclonales
[25]. Ce phénomène représente 50 % des rechutes [3]. Cette
situation peut être accessible à la chirurgie ou à des méthodes de
destruction locale de type radiofréquence hépatique afin
d’éradiquer la souche résistante tout en continuant l’imatinib pour
traiter les autres cibles restant sensibles. Cette chirurgie a
donné de bons résultats avec un recul d’environ 1 an.
Cependant, son bénéfice comparé aux alternatives médicales n’a pas
été démontré et mérite une évaluation complémentaire. Quand la
progression est « multifocale », avec progression de toutes les
cibles, la chirurgie est inutile et il est conseillé une
augmentation de la dose de l’imatinib [24] ou le choix de nouvelles
molécules
Complication chirurgicale liée à la réponse à l’imatinib
Environ 5 % des patients traités par imatinib ont présenté des
hémorragies ou une perforation d’organe creux liées à la rupture de
volumineuses masses tumorales nécrosées par le traitement. Les
perforations d’organes sont observées en cas de tumeur primitive
non opérée et exposent à des chirurgies effectuées en urgence.
Compte tenu de la morbidité et de la mortalité opératoire de ces
interventions effectuées en urgence, il est préférable d’opérer de
manière programmée les patients qui développent ces grosses masses
nécrotiques [26, 27] (( figure 3 )).
Métastases
La meilleure indication de la chirurgie « adjuvante »
semble être lorsqu’une exérèse complète paraît possible sur
l’imagerie (< 10 %) car les pièces d’exérèse révèlent une
réponse histologique partielle dans la majorité des cas [26]
(tableau 1( Tableau 1 )). À dater de
l’institution de l’imatinib, la médiane de survie sans progression
des patients opérés secondairement de façon réglée est de
23,4 mois [26], ce qui ne semble pas différent de la médiane
de survie des patients non opérés. Cela suggère que l’acte
chirurgical sur ces reliquats métastatiques macroscopiques ne
modifie pas clairement la survie sans progression, cela d’autant
que l’imatinib doit être poursuivi en postopératoire. Il sera donc
nécessaire à l’avenir d’évaluer l’apport de cette chirurgie
complémentaire par une étude prospective.
Tableau 1 Tableau comparatif des résultats de la
chirurgie post-traitement par imatinib corrélés à la réponse
histologique observée sur la pièce opératoire chez des patients
porteurs de GIST évoluées. D’après Bonvalot et al. [26] et Scaife
et al. [25]
|
Etude
|
Nombre de patients sous imatinib
|
Nombre de patients opérés
|
Résultats
|
|
Exérèse complète
|
Réponse histologique complète
|
Réponse histologique partielle
|
Pas de réponse histologique
|
|
IGR[26]
|
180
|
22
|
15
|
1
|
19
|
2
|
|
(5/5 tumeurs primitives 10/17 métastases)
|
|
MDA[25]
|
126
|
17
|
16
|
2
|
11
|
3
|
Conclusion
Le traitement chirurgical d’une tumeur stromale gastro-intestinale
localisée doit être macroscopiquement complet, sans effraction
tumorale et avec des marges saines tout en privilégiant une exérèse
fonctionnelle. Comme pour les autres sarcomes, le curage
ganglionnaire n’est pas systématique. Le délai entre le traitement
de la tumeur primitive et le diagnostic des métastases est un
facteur pronostique essentiel. Une chirurgie complète est rarement
possible sur les métastases compte tenu de leurs caractéristiques
et cette attitude reste considérée comme expérimentale, le
traitement standard restant l’imatinib. Une chirurgie
complémentaire doit être discutée lorsque la réponse à l’imatinib
est maximale (entre 6 et 12 mois). En dehors de la prévention
de complications ou du traitement ponctuel de re-progressions
localisées, le bénéfice sur la survie de cette chirurgie secondaire
devra être évalué par une étude prospective. Les indications de la
chirurgie en situation de récidive doivent être évaluées en réunion
multidisciplinaire.
Références
1 Mazur MT, Clark HB. Gastric stromal tumors. Reappraisal
of histogenesis. Am J Surg Pathol 1983 ; 7 : 507-19.
2 Miettinen M, El-Rifai W, Sobin LH,
Lasota J. Evaluation of malignancy and prognosis of
gastrointestinal stromal tumors : a review. Hum Pathol
2002 ; 33 : 478-83.
3 Blay JY, Landi B, Bonvalot S, Monges G,
Ray-Coquard I, Duffaud F, et al. Recommendations for
the managment of GIST patients. Bull Cancer 2005 ; 92 :
907-18.
4 De Matteo RP, Lewis JJ, Leung D, Mudan SS,
Woodruff JM, Brennan MF. Two hundred gastrointestinal
stromal tumors : recurrence patterns and prognostic factors
for survival. Ann Surg 2000 ; 231 : 51-8.
5 Blay JY, Bonvalot S, Casali P, Choi H, Debier-Richter M,
Dei-Tos AP, et al. Consensus meeting for the management of
gastrointestinal stromal tumors. Report of the GIST Consensus
Conference of 20-21 March 2004, under the auspices of ESMO. Ann
Oncol 2005 ; 16 :566–78. Erratum in Ann Oncol 2005 ;
16 :993.
6 Aparicio T, Boige V, Sabourin JC, Crenn P,
Ducreux M, Le Cesne A, et al. Prognostic factors
after surgery of primary resectable gastrointestinal stromal
tumours. Eur J Surg Oncol 2004 ; 30 : 1098-103.
7 Ng EH, Pollock RE, Munsell MF,
Atkinson EN, Romsdalh MM. Prognostic factors influencing
survival in gastrointestinal leiomyosarcomas. Implications for
surgical management and staging. Ann Surg 1992 ; 215 :
68-77.
8 Known SJ. Korean gastric study cancer group. Surgery and
prognostic factors for gastric stromal tumor. World J Surg
2001 ; 25 : 290-5.
9 Clary BM, De Matteo RP, Lewis JJ, Leung D,
Brennan MF. Gastrointestinal stromal tumors and leiomyosarcoma
of the abdomen and retroperitoneum : a clinical comparison.
Ann Surg Oncol 2001 ; 8 : 290-9.
10 Kosmadakis N, Visvardis EE, Kartsaklis P,
Tsimara M, Chatziantoniou A, Panopoulos I,
et al. The role of surgery in the management of
gastrointestinal stromal tumors (GISTs) in the era of imatinib
mesylate effectiveness. Surg Oncol 2005 ; 14 : 75-84.
11 Pierie JP, Choudry U, Muzikanski A,
Yeap BY, Souba WW, Ott MJ. The effect of surgery and
grade on outcome of gastrointestinal stromal tumors. Arch Surg
2001 ; 136 : 383-9.
12 Fletcher CD, Berman JJ, Corless C,
Gorstein F, Lasota J, Longley BJ, et al.
Diagnosis of gastrointestinal stromal tumors : a consensus
approach. Hum Pathol 2002 ; 33 : 459-65.
13 Van der Zwan SM, DeMatteo RP. Gastrointestinal
stromal tumor : 5 years later. Cancer 2005 ; 104 :
1781-8.
14 Plaat BE, Hollema H, Molenaar WM, Tom
Broers GH, Pijpe J, Mastik MF, et al. Soft
tissue leiomyosarcomas and malignant gastrointestinal stromal
tumors : differences in clinical outcome and expression of
multidrug resistance proteins. J Clin Oncol 2000 ; 18 :
3211-20.
15 Mudan SS, Conlon KC, Woodruff JM,
Lewis JJ, Brennan MF. Salvage surgery for patients with
recurrent gastrointestinal sarcoma : prognostic factors to
guide patients selection. Cancer 2000 ; 88 : 66-74.
16 Rutkowski P, Nyckowski P, Grzesiakowska U,
Nowecki ZI, Nasierowska-Guttmejer A, Dudek K,
et al. The clinical characteristics and the role of surgery
and imatinib treatment in patients with liver metastases from c-Kit
positive gastrointestinal stromal tumors (GIST). Neoplasma
2003 ; 50 : 438-42.
17 Jaques DP, Coit DG, Casper ES,
Brennan MF. Hepatic metastases from soft-tissue sarcoma. Ann
Surg 1995 ; 221 : 392-7.
18 DeMatteo RP, Shah A, Fong Y, Jarnagin WR,
Blumgart LH, Brennan MF. Results of hepatic resection for
sarcoma metastatic to liver. Ann Surg 2001 ; 234 :
540-7.
19 Adam R, Bonvalot S, Vibert E, Le Cesne A. Métastases
hépatiques des sarcomes et tumeurs stromales. In : Chirurgie
des métastases hépatiques des cancers non colorectaux non
endocrines. Rapport présenté au 107e congrès de l’AFC.
Monographie de l’Association Française de Chirurgie. Paris :
Arnette, 2005.
20 Bonvalot S, Cavalcanti A, Le Pechoux C,
Terrier P, Vanel D, Blay JY, et al. Randomized
trial of cytoreduction followed by intraperitoneal chemotherapy
versus cytoreduction alone in patients with peritoneal
sarcomatosis. Eur J Surg Oncol 2005 ; 31 : 917-23.
21 Verweij J, van Oosterom A, Blay JY,
Judson I, Rodenhuis S, van der Graaf W, et al.
Imatinib mesylate (STI-571 Glivec, Gleevec) is an active agent for
gastrointestinal stromal tumours, but does not yield responses in
other soft-tissue sarcomas that are unselected for a molecular
target.Results from an EORTC Soft Tissue and Bone Sarcoma Group
phase II study. Eur J Cancer 2003 ; 39 : 2006-11.
22 Demetri GD, von Mehren M, Blanke CD, Van Der
Abeele AD, Eisenberg B, Roberts PJ, et al.
Efficacy and safety of imatinib mesylate in advanced
gastrointestinal stromal tumors. N Engl J Med 2002 ;
347 : 472-80.
23 Verweij J, Casali PG, Zalcberg J, Le
Cesne A, Reichardt P, Blay JY, et al.
Progression-free survival in gastrointestinal stromal tumors with
high-dose imatinib : randomized trial. Lancet 2004 ;
364 : 1127-34.
24 Zalcberg JR, Verweij J, Casali PG, Le
Cesne A, Reichardt P, Blay JY, et al. EORTC
Soft Tissue and Bone Sarcoma Group, the Italian Sarcoma
Group ; Australasian Gastrointestinal Trials Group. Outcome of
patients with advanced gastrointestinal stromal tumours crossing
over to a daily imatinib dose of 800 mg after progression on 400
mg. Eur J Cancer 2005 ; 41 : 1751-7.
25 Scaife CL, Hunt KK, Patel SR,
Benjamin RS, Burgess MA, Chen LL, et al. Is
there a role for surgery in patients with "unresectable" cKIT+
gastrointestinal stromal tumors treated with imatinib mesylate? Am
J Surg 2003 ; 186 : 665-9.
26 Bonvalot S, Eldweny H, Le Péchoux C, Vanel D, Terrier P,
Cavalcanti A, et al. Impact of surgery on advanced gastrointestinal
stromal tumors (GIST) in the Imatinib era. Ann Surg Oncol, 2006 (in
press).
27 Benjamin RS, Blanke CD, Blay JY,
Bonvalot S, Eisenberg B. Management of gastrointestinal
stromal tumors in the imatinib era : selected cases studies.
Oncologist 2006 ; 11 : 9-20.
|