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Traitement inotrope chez le patient de réanimation


Médecine thérapeutique. Volume 11, Numéro 4, 258-63, juillet-aout 2005, Mise au point

Article gratuit  

Auteur(s) : Xavier Monnet, Christian Richard, Jean-Louis Teboul

Résumé : Le traitement inotrope est le plus souvent justifié par la survenue d’un état de choc cardiogénique afin de restaurer transitoirement la fonction contractile du ventricule gauche lors d’une insuffisance cardiaque aiguë. Le traitement inotrope peut aussi être envisagé pour atteindre des valeurs « supranormales » du transport en oxygène, dans le but de prévenir la survenue d’une hypoxie tissulaire. Une telle attitude thérapeutique ne se justifie que dans la période péri-opératoire pour des patients chirurgicaux à risque. Au niveau du cardiomyocyte, les agents inotropes agissent soit par l’augmentation de la concentration intracytosolique en calcium, soit par l’augmentation de la sensibilité des myofibrilles au calcium. La dobutamine, la dopamine et l’adrénaline sont les inotropes les plus puissants. En plus de leur pouvoir inotrope positif, ces substances vasoactives sont susceptibles de modifier la redistribution locorégionale du débit sanguin lors des états de choc. L’importance de ce phénomène reste cependant mal définie, ce qui souligne l’intérêt d’évaluer – au mieux au moyen d’outils de monitorage – l’effet de ces substances sur l’hémodynamique systémique et l’oxygénation tissulaire.

Mots-clés : traitement inotrope, réanimation, insuffisance cardiaque aiguë

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