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Helminthiases intestinales chez les enfants d’âge scolaire : résultats préliminaires d’une étude prospective à Agboville dans le sud de la Côte d’Ivoire


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 14, Numéro 3, 143-7, Juillet-Août-Septembre 2004, Étude originale


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Stephane Serge Oga Agbaya , William Yavo , Ebi Ignace Hervé Menan , M’boya Armelle Attey , Luc Philippe Kouadio , Moussa Koné , Laboratoire d’hygiène de l’environnement et santé publique, UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques, Université de Cocody, 01 BPV 34, Abidjan 01, Abidjan Côte d’Ivoire, Laboratoire de parasitologie et mycologie, UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques, Université de Cocody, AbidjanCôte d’Ivoire <kmoussa@yahoo.fr> <yavowilliam@yahoo.fr>, Institut national d’hygiène publique, BPV 14, Abidjan Côte d’Ivoire, Laboratoire de parasitologie et mycologie, Institut Pasteur, BP 490, Abidjan Côte d’Ivoire.

Résumé : Les helminthiases intestinales affectent la santé et les performances scolaires des enfants surtout dans les pays en développement. Afin d’explorer le rôle de facteurs socio-économiques dans la survenue et le maintien des helminthiases intestinales, une étude de cohorte a été entreprise au sein d’une population d’enfants scolarisés. Les selles de 363 écoliers ont été examinées par trois techniques coproparasitologiques : examen direct, technique de Kato et scotch-test anal de Graham. Les écoliers infestés ont reçu un traitement anthelminthique approprié. Après un contrôle négatif effectué deux semaines plus tard, 336 écoliers déparasités ont été revus au bout de trois mois. Les résultats ont montré une prévalence des helminthiases intestinales de 37,5 % (IC à 95 % \= 30,5–45,0). Les espèces parasitaires dominantes étaient Necator americanus (15%), Trichuris trichiura (13,6 %) et Schistosoma mansoni (10 %). L’incidence à trois mois des helminthiases intestinales était de 7,7 % (IC à 95 % \= 4,4–13,1). Le risque relatif de réinfestation par rapport à une nouvelle infestation valait 3,4 (IC à 95 % \= 1,5-7,3). Les valeurs d’incidence de réinfestation selon les facteurs socio-économiques étudiés n’évoluaient pas dans le même sens que celles de la prévalence d’infestés. Les espèces parasitaires les plus retrouvées chez les réinfestés étaient Trichuris trichiura (16,3 %) et Schistosoma mansoni (12,5 %). Ces résultats font ressortir la nécessité de poursuivre les investigations en vue de mettre en évidence les déterminants d’hygiène pertinents pour la lutte à long terme contre les helminthiases intestinales.

Mots-clés : Parasitologie, Schistosoma mansoni, Enfant et adolescent, Hygiène, Côte d’Ivoire

ARTICLE

Auteur(s) :, Stephane Serge Oga Agbaya1, William Yavo2, Ebi Ignace Hervé Menan2, M’boya Armelle Attey2, Luc Philippe Kouadio1,3, Moussa Koné2,4,*

1Laboratoire d’hygiène de l’environnement et santé publique, UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques, Université de Cocody, 01 BPV 34, Abidjan 01, Abidjan Côte d’Ivoire
2Laboratoire de parasitologie et mycologie, UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques, Université de Cocody, AbidjanCôte d’Ivoire <kmoussa@yahoo.fr> <yavowilliam@yahoo.fr>
3Institut national d’hygiène publique, BPV 14, Abidjan Côte d’Ivoire
4Laboratoire de parasitologie et mycologie, Institut Pasteur, BP 490, Abidjan Côte d’Ivoire
*M. Koné.

Il a été souvent rapporté que les parasitoses intestinales affectent plus fréquemment les enfants des milieux défavorisés [1–5] et de nombreuses études de prévalence ont révélé les facteurs socio-économiques associés aux helminthiases intestinales [6–9]. L’administration périodique d’une dose unique d’antihelminthique a été également présentée comme un moyen de réduire la morbidité à court terme avec un rapport coût/efficacité favorable [2] alors que la prévention à long terme passe par l’hygiène [10].Les enquêtes prospectives qui fournissent les données d’incidence et de risque relatif sont les mieux indiquées pour explorer les relations de causalité [11]. Cependant, très peu de travaux, en particulier en Afrique, se sont intéressés à l’incidence d’infestation ou de réinfestation [12].Cette étude préliminaire visait à explorer le rôle de quelques facteurs socio-économiques dans la réinfestation par les helminthes intestinaux au sein d’une population d’enfants d’âge scolaire.

Matériel et méthode

Notre étude comporte une enquête de prévalence suivie d’une enquête prospective de cohorte. Ces investigations ont été conduites dans la population scolaire de la commune d’Agboville dans le Sud forestier de la Côte d’Ivoire, de février à juin 2001. Était inclus tout écolier d’âge inférieur ou égal à 15 ans, régulièrement inscrit dans une école primaire. Étaient exclus, pour l’enquête de prévalence, les écoliers qui avaient reçu un traitement anthelminthique durant les quinze jours précédant l’enquête.

Les individus de l’échantillon ont été sélectionnés selon la procédure de sondage en grappes à deux degrés. La taille de l’échantillon a été déterminée pour une prévalence attendue de 36 % [8], une précision de 7 % et un effet de grappe égal à 2. Nous avons ainsi procédé à un tirage au sort de 30 classes puis de 12 écoliers dans chaque classe.

Deux questionnaires ont servi à la collecte des données : l’un administré aux écoliers par un enquêteur en vue de recueillir les données sociodémographiques et scolaires, l’autre, autoadministré, destiné aux parents pour les conditions socio-économiques et les antécédents de déparasitage.

Trois séries de prélèvements ont été réalisés à trois moments différents au cours de l’étude :

  • le premier a eu lieu lors du premier contact, en vue de l’enquête de prévalence. Sur la base des résultats des examens, les écoliers qui étaient infestés ont reçu un traitement spécifique [13]. Les autres ont été systématiquement déparasités à l’albendazole à la dose de 400 mg en prise unique ;
  • le deuxième prélèvement de selles est intervenu 15 jours après le traitement. La cohorte a été constituée à partir de tous les écoliers dont les examens parasitologiques des selles étaient négatifs à ce deuxième prélèvement (J 15). Les sujets ont été répartis en exposés et non exposés, selon que le résultat du premier examen parasitologique des selles était respectivement positif et négatif ;
  • le troisième prélèvement a été réalisé dans le cadre de l’enquête de cohorte, trois mois plus tard.

Pour chaque écolier, le scotch-test anal de Graham a été effectué le matin avant toute toilette. Ensuite, les selles ont été recueillies dans des boîtes de Pétri. Sur chaque prélèvement de selles, nous avons réalisé un examen macroscopique, un examen microscopique direct et une technique de concentration de Kato.

Les données ont été codifiées, puis saisies et analysées à l’aide du logiciel Epi info version 6.04. Les proportions des différentes modalités ont été estimées avec leur intervalle de confiance à 95 % pour traduire la prévalence et l’incidence. Le test du χ2 a servi à la comparaison des taux d’incidence. Puis, le risque relatif et son intervalle de confiance, et la fraction étiologique du risque pour les exposés ont été estimés. Le seuil de signification statistique a été fixé à 5 % [14].

Résultats

L’étude a recruté 363 enfants dans 29 écoles primaires. Leur âge moyen était de 9,9 ans avec un écart type de 2,4 ans. Le sex ratio était de 1,3.

Le pourcentage d’écoliers déparasités au moins une fois au cours des trois dernières années augmente lorsque le revenu mensuel du père augmente. Les différences observées sont statistiquement significatives (tableau 1( Tableau 1 )).

Trois écoliers avaient reçu un traitement anthelminthique moins de quinze jours avant l’enquête de prévalence. Les analyses de prévalence ont donc concerné 360 écoliers. Parmi ceux-ci, 135 étaient porteurs d’helminthes, soit 37,5 % (IC à 95 % = 30,5-45,0). Les garçons étaient significativement plus infestés que les filles (43,1 % vs 30,4 % ; p = 0,014). La prévalence d’infestation chez les 68 écoliers dans l’intervalle d’âge 4-7 ans (27,9 %) a tendance à être plus faible que celles observées chez les 195 de 8-11 ans (39,5 %) et les 97 de 12-15 ans (40,2 %) (différences statistiquement non significatives).

Au deuxième examen, sur 360 écoliers examinés, 12 étaient porteurs d’helminthes : 348 enfants étaient donc éligibles pour le troisième examen. Parmi ceux-ci, 336 étaient présents et 12 perdus de vue (3,5 %). Trois mois après, 26 écoliers sur 336 étaient porteurs d’helminthes intestinaux, soit un taux d’incidence trimestrielle estimée à 7,7 % (IC à 95 % = 4,4–13,1). Le risque de réinfestation (c’est-à-dire pour ceux qui étaient porteurs d’helminthes au premier examen de contracter une infestation avant le troisième examen) était trois fois celui des non-porteurs (tableau 2( Tableau 2 )). La fraction du risque attribuable au statut antérieur d’infesté était de 70,2 %.

Le tableau 3( Tableau 3 ) présente la répartition des écoliers infestés au premier examen et de ceux qui ont été réinfestés au troisième examen selon l’espèce parasitaire et quelques paramètres socio-économiques.

Les parasites les plus fréquemment observés au premier examen étaient Necator americanus (15 %), Trichuris trichiura (13,6 %) et Schistosoma mansoni (10 %). Treize écoliers sur 17 ont été réinfestés par la même espèce parasitaire qui colonisait leur intestin au premier examen. T. trichiura et S. mansoni étaient les espèces les plus retrouvées chez ces écoliers.
Tableau 1 Pratique du déparasitage selon le revenu du père.Table 1. Anthelmintic consumption according to father’s revenue.

Revenu mensuel (FCFA*)

Effectif

Déparasités

% (IC à 95 %)

Pas de revenu fixe

93

38

40,9 (27,0 – 56,2)

Moins de 37 000

63

31

49,2 (31,4 – 67,2)

[37 000 – 100 000[

81

50

61,7 (45,2 – 76,1)

[100 000 – 200 000[

59

42

71,2 ( 51,5 – 85,6)

200 000 et plus

49

39

79,6 (58,0 – 92,2)

P**

0,00002

*1 euro = 657,957 FCFA ; 1 000 FCFA = 1,519856 euro.

**Test du χ2 à 4 ddl (degrés de liberté) ; α = 0,05.


Tableau 2 Incidence à trois mois des helminthiases intestinales selon le statut infestés/non infestés au début de l’étude.Table 2. Three-month rate of intestinal helminthiasis according to infected or non-infected status at beginning of study.

Groupes d’écoliers

Effectifs

Incidence absolue

Taux d’incidence (%)

Risque relatif (IC à 95 %)

Infestés au premier examen

121

17

14

3,4 (1,5-7,3)

Non infestés au premier examen

215

9

4,2

P*

< 0,002

*Test du χ2 à 1 ddl ddl (degré de liberté) ; α = 0,05.


Tableau 3 Prévalence d’infestation (premier examen) et incidence de réinfestation (troisième examen) selon l’espèce parasitaire et quelques paramètres socio-économiques.Table 3. Percentage of infested children (first exam) and rate of those re-infested (third exam) according to parasite species and socio-economic parameters.

Espèce parasitaire et paramètres socio-économiques

1er examen

3e examen

Nombre d’écoliers

Prévalence d’infestés (%)

Écoliers infestés

Incidence de réinfestés (%)

Espèce parasitaire

T. trichiura

360

13,6

43

16,3

S. mansoni

360

10,0

32

12,5

E. vermicularis

360

6,9

22

4,5

N. americanus

360

15,0

47

2,1

A. lumbricoides

360

5,6

16

0

S. stercoralis

360

0,3

1

0

Revenu mensuel du père (FCFA*)

Pas de revenu fixe

92

46,7

40

12,5

Moins de 37 000

63

47,6

28

14,5

[37 000 – 100 000]

81

38,3

26

15,4

[100 000 – 200 000]

58

29,3

16

6,3

200 000 et plus

48

14,6

5

0,0

Type de logement

Villa/appartement

165

27,3

43

14,0

Cour commune

166

44

66

15,2

Taudis

29

58,6

12

8,3

Mode d’approvisionnement en eau

Eau d’adduction

108

31,5

29

13,8

Puits

174

42,5

67

10,4

Eau d’adduction + puits

46

23,9

10

30

Mode d’évacuation des excréta

WC avec chasse

85

21,2

15

13,3

WC sans chasse

96

44,8

39

10,3

Latrines

116

38,8

41

14,6

Dehors dans la nature

50

52,0

23

17,4

*1 euro = 657,957 FCFA ; 1 000 FCFA = 1,519856 euro.

Discussion

Les helminthiases intestinales forment un ensemble de maladies parasitaires endémiques dans les pays en développement, dont la Côte d’Ivoire [2, 7–8, 15]. Cela est corroboré dans la présente étude où la prévalence de ces parasitoses était d’un niveau correspondant à celle rapportée à Abidjan en 1995 [8].

Des contraintes logistiques ne nous ont pas permis de réaliser la technique de Baermann, spécifique à la recherche de Strongyloïdes stercoralis. Néanmoins, les première et troisième places occupées par les autres helminthes à transmission transcutanée (N. americanus et S. mansoni) témoignent d’un défaut d’assainissement du milieu et d’un contact non protégé avec ce milieu.

Par ailleurs, les parasites les plus rencontrés dans notre échantillon étaient tous hématophages (ankylostomes, trichocéphales, schistosomes). Ce profil comporte un risque d’anémie par carence en fer pouvant influer négativement sur les résultats scolaires et la croissance des enfants [3–5, 16].

À l’instar de la nôtre, il ressort constamment des études que les filles sont statistiquement moins parasitées que les garçons [8, 17].

Notre étude ayant pour objet d’analyser les relations entre facteurs socio-économiques et réinfestation aux helminthiases intestinales, il nous a paru opportun de regrouper toutes ces parasitoses afin d’insister davantage sur les paramètres pouvant déterminer leur survenue.

Le suivi prospectif de trois mois a mis en évidence une incidence globale relativement élevée, témoin d’une transmission intense des helminthiases intestinales dans la population des enfants. Ce haut niveau de transmission permettrait de retrouver les valeurs de prévalence d’avant traitement seulement six mois après traitement [12].

Un autre caractère de la dynamique de transmission des helminthiases intestinales est le risque élevé de réinfestation. Les cas prévalents d’helminthiases intestinales dans cette région seraient donc constitués à peu près par les mêmes enfants [18].

Les valeurs de la prévalence d’infestés et de l’incidence de réinfestés en fonction des paramètres socio-économiques étudiés ont révélé quelques discordances.

En effet, la prévalence des helminthiases intestinales diminue quand le revenu mensuel du père augmente. De même, sont moins parasités les enfants vivant dans un logement confortable (villa/appartement) où ils bénéficient de commodités telles que l’adduction d’eau potable et l’évacuation des excréta par un système humide de type water closet (WC) avec chasse d’eau. Ces observations attestent des relations déjà évoquées entre helminthiases intestinales et niveau socio-économique [1, 6–9].

Cependant l’incidence de réinfestés n’indique pas la même tendance. Les effectifs observés étaient faibles parce que n’ont été retenus à ce stade de l’analyse que les écoliers qui étaient déjà infestés au premier examen. Cela peut faire craindre une instabilité des pourcentages [14]. Toutefois, il ressort par rapport au revenu mensuel du père que deux groupes se distinguent par leurs valeurs d’incidence : les enfants dont le revenu mensuel du père est inférieur à 100 000 FCFA1 et ceux dont ce revenu est supérieur ou égal à 100 000 FCFA. La tranche intermédiaire de 37 000 à 100 000, qui se dégageait nettement pour ce qui était de la prévalence, aurait à peu près les mêmes valeurs d’incidence que les tranches inférieures. Par ailleurs, le logement de type villa ou appartement rejoint le type cour commune. L’approvisionnement en eau de puits correspondrait à une incidence proche de l’adduction d’eau potable. Les différentes modalités d’évacuation des excréta étaient associées à des valeurs d’incidence de réinfestés plus ou moins proches. Ces observations nous amènent à suggérer que les relations entre helminthiases intestinales et niveau socio-économique ne seraient pas aussi linéaires que l’on avait pensé [1, 19].

Cette suggestion trouve une explication dans le fait que la pratique du déparasitage est positivement associée au revenu mensuel du père. Le déparasitage plus fréquent des enfants vivant dans des conditions socio-économiques favorables pourrait expliquer la faible prévalence des helminthiases intestinales chez ces enfants [2, 12, 20]. Cette pratique ne pouvait pas influencer l’incidence dans les conditions où nous l’avons déterminée. Tous les enfants ont été systématiquement déparasités et les parents le savaient.

Les parasites les plus retrouvés chez les écoliers réinfestés étaient T. trichiura, à transmission féco-orale et S. mansoni à transmission transcutanée. En ce qui concerne ce dernier helminthe, la durée et l’inconstance de la migration des œufs des capillaires vers la lumière intestinale font que l’incidence pourrait être un peu surestimée avec les écoliers infestés qui n’émettaient pas encore d’œufs dans leurs selles [21]. Mais l’intérêt de cette étude était de voir dans quelle mesure un enfant infesté pourrait à nouveau souffrir d’une helminthiase intestinale dans un court laps de temps. Ainsi, la mesure ci-dessus de l’incidence permet d’apprécier l’occurrence de l’infestation schistosomiale. Le trichocéphale venait en tête en raison de sa fréquence relativement élevée et de son cycle simple et court [21], ce qui permet de le retrouver constamment le premier après une cure anthelminthique [20, 22].

Conclusion

Au regard de ce qui précède, il convient d’admettre que d’autres facteurs pourraient jouer un rôle déterminant dans la survenue des helminthiases intestinales. Il s’agirait alors, d’une part du réseau hydrographique et des facteurs édaphiques dans l’environnement résidentiel et scolaire et, d’autre part, de l’observance des règles d’hygiène.

Il apparaît donc qu’une frange de la population subit les effets d’un déficit chronique d’hygiène, soit du fait de son milieu de vie, soit du fait de son comportement. Des auteurs ont proposé une chimiothérapie systématique tous les quatre mois pour réduire la morbidité [2, 12]. Toutefois cette approche devrait être soutenue par une action sur l’environnement et l’éducation sanitaire de la population.

Remerciements

Tous nos remerciements vont au personnel du laboratoire de parasitologie de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, antenne d’Abidjan-Cocody, et à la direction régionale de l’éducation nationale d’Agboville.

Références

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