Auteur(s) : Bernard Charbonnel, linique d’endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition, Hôtel-Dieu, BP 1005, 44035 Nantes Cedex 01..
Résumé : Les complications coronariennes sont les principales complications du diabète non insulinodépendant. Leur fréquence est corrélée au niveau et à la durée du déséquilibre glycémique. Traiter les seuls facteurs de risque vasculaire associés au diabète sucré réduit mais ne supprime pas le risque accru de morbi-mortalité cardiovasculaire du diabète non insulinodépendant. La réduction glycémique, y compris par l’insuline si besoin, améliore les différents facteurs de risque cardiovasculaire du diabète non insulinodépendant.
Mots-clés : diabète non insulinodépendant, risque cardiovasculaire, équilibre glycémique.
Illustrations
Figure 1. Incidence à
cinq ans de la mortalité cardiovasculaire dans l'étude du
groupe de Parving [6] : rôle prédicteur majeur du taux d'hémoglobine
glyquée, que les patients soient ou non albuminuriques.
Figure 2. L'étude DIGAMI
: réduction par l'insulinothérapie de la mortalité
coronaire en prévention secondaire [17] : dès leur admission
pour infarctus du myocarde, les patients randomisés dans le groupe
insuline ont été traités par une perfusion de glucose
et d'insuline. Le relais a ensuite été pris par une insulinothérapie
en multi-injections. Le groupe témoin a été traité
de manière peu agressive suivant les habitudes antérieures.
Figure 3. Le risque coronaire du diabète
non insulinodépendant est la conséquence à la fois
du syndrome dit d'insulinorésistance qui précède la
survenue du diabète sucré et du diabète sucré
per se.