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Utilisation de paramètres agronomiques comme critères de résistance à la sécheresse chez trois variétés de niébé cultivées au Sénégal et au Niger


Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 12, Numéro 4, 259-66, Décembre 2001, Notes de recherche


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Benoît SARR, Omar DIOUF, Macoumba DIOUF, Harold ROY-MACAULEY, Casimir BROU, Ceraas/Coraf/ISRA, BP 3320 Thiès Escale, Sénégal..

Résumé : En dépit du niveau de résistance assez important développé par le niébé (Vigna unguiculata (L.) Walp.), sa production dans les écosystèmes secs du Sahel est affectée par des périodes de déficit hydrique survenant au cours du cycle de croissance. L'objectif de ce travail est de comparer à l'aide de critères agronomiques, le degré de sensibilité au déficit hydrique de variétés hâtives à port érigé et celui de variétés tardives à port semi-érigé ou rampant. L'effet d'un déficit hydrique sévère appliqué de la phase végétative jusqu'au début de la floraison a été étudié à Bambey (Sénégal) durant la saison sèche 1999. Les observations agronomiques ont porté sur le suivi de l'état hydrique du sol, de la dynamique de développement végétatif et de la croissance racinaire, du rendement et de ses composantes. La sensibilité à la sécheresse a été évaluée en comparant pour chaque variété, l'indice de stress (Is) et l'efficience d'utilisation de l'eau (WUE) pour les gousses, les graines et la biomasse totale. Les résultats ont montré une plus grande sensibilité de la variété Bambey 21 à la sécheresse. Cette sensibilité s'est traduite par un Is plus élevé en conditions de déficit pour les graines (0,61), les gousses (0,54) et une moindre WUE pour la production de graines (3,27 en conditions de stress contre 6,41 kg ha- 1.mm- 1 en conditions hydriques optimales. Des régressions simples entre le rendement en grains et diverses variables liées à la phénologie, au développement foliaire et aux composantes du rendement ont montré que le maintien du nombre de grains par m2 est un critère intéressant de résistance à la sécheresse chez le niébé. À l'échelle du peuplement végétal, ces travaux pourraient servir à la définition de critères pertinents de résistance à la sécheresse utilisables en sélection variétale.

Mots-clés : Bioclimatologie, agrophysiologie, sélection variétale.

Illustrations


   
   Photo 1. Vue partielle de la parcelle expérimentale montrant les variétés au stade reproductif. On remarque aisément la précocité de la variété B21 (Bambey 21) qui est à maturité pendant que les deux autres ne sont qu'à la pleine floraison (TN 88-63 et Mouride). La différence de structure de la canopée de ces variétés est également frappante.



   
   Photo 2. Mise en évidence de la ramification racinaire importante chez la variété TN 88-63 en conditions hydriques optimales. On remarquera l'accroissement du volume racinaire dans les couches superficielles du sol. Photo prise 52 jours après semis.



   
   Photo 3a. Mise en évidence de l'allongement de la racine principale chez la variété TN 88-63 soumise à un stress hydrique de 22 jours. 3b. On peut remarquer la suppression de la ramification racinaire et de la nodulation dans les couches sèches du sol, et la reprise de ces mécanismes dans les profondeurs plus humides.



   
   Figure 1. Effet du régime hydrique sur le développement du couvert des trois variétés de niébé.



   
 

Figure 2. Indice de stress (Is) des composantes du rendement (gousses, graines, biomasse totale) chez les trois variétés.




   
    



   
    



   
    


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