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Aspects actuels de la giardiase |
Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 4, Numéro 1, 31-4, Janvier - Février 2001, Revue : parasitoses intestinales
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Article gratuit
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Auteur(s) : Stéphane Madoux, Jean Dupouy-Camet |
Résumé : Giardia intestinalis (ou Giardia duodenalis ou Giardia lamblia), protozoaire du tube digestif, peut être à l'origine de phénomènes diarrhéiques chez l'enfant. Sa tolérance est très variable ainsi que sa fréquence. A titre d'exemple, Giardia intestinalis est rencontré, selon les années, dans 0, 5 à 2 % des examens de selles pratiqués dans notre service. La giardiase (ou giardiose, expression scientifiquement reconnue mais peu usitée par le milieu médical) se transmet par ingestion des kystes présents dans les selles. Ces kystes, digérés par le suc gastrique, libèrent chacun 2 formes végétatives ou trophozoïtes. Ces trophozoïtes sont flagellés, mesurent 10 à 20 microns de long sur 6 à 10 de large. Ils ont une forme de cerf-volant avec une face ventrale déprimée qui leur sert à se fixer aux villosités intestinales du duodénum et de la partie haute du jéjunum (figure 1). Pour des raisons inconnues, certaines de ces formes végétatives se transforment en kystes qui seront éliminés dans le milieu extérieur. Un sujet infecté peut excréter de façon intermittente plusieurs millions de kystes par jour. Ces kystes sont très résistants : ils survivent pendant plus de 2 mois dans l'eau à 8 °C et pendant un mois à 21 °C [1]. Ils sont également résistants aux désinfectants chlorés aux concentrations utilisées pour désinfecter l'eau. Chez des volontaires, la dose infectante moyenne est de 50 à 100 kystes [2].
Si les méthodes diagnostiques et thérapeutiques n'ont pas particulièrement progressé ces dernières années, ce n'est pas le cas des connaissances sur les interactions entre le parasite et son hôte. L'effet pathogène du parasite est mieux connu, et on sait maintenant typer les souches de Giardia. |
Mots-clés : Giardia, giardiose, enfant. |
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