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Reflux gastro-œsophagien résistant aux inhibiteurs de la pompe à protons


Hépato-Gastro. Volume 9, Numéro 3, 159-63, Mai - Juin 2002, Editoriaux

Article gratuit  

Auteur(s) : Jean-Paul GALMICHE, Sylvie SACHER-HUVELIN

Résumé : Il n'est guère contestable que les inhibiteurs de pompe à protons (IPP) ont représenté une avancée thérapeutique majeure des deux dernières décennies, notamment pour le traitement du reflux gastro-œsophagien (RGO) sous toutes ses formes, avec ou sans œsophagite, compliqué ou non [1-6]. Ainsi, une méta-analyse portant sur plus de 7 000 patients atteints d'œsophagite modérée ou sévère a montré des taux de cicatrisation de 84 ± 11 % avec les IPP de première génération (oméprazole, lansoprazole ou pantoprazole) contre 52 ± 17 % pour les antagonistes H2 (anti-H2) ; les proportions de sujets asymptomatiques à l'issue de ce traitement initial étaient de 77 ± 10 % versus 48 ± 15 % respectivement pour les IPP et les anti-H2 [7]. Les résultats obtenus avec les IPP de nouvelle génération (rabéprazole et ésoméprazole) semblent légèrement supérieurs, en particulier pour l'ésoméprazole 40 mg qui permet d'obtenir des taux de cicatrisation significativement plus élevés que l'oméprazole, y compris dans les formes sévères d'œsophagite plus résistantes d'emblée aux thérapeutiques antisécrétoires (anti-H2 ou IPP). Malgré ces progrès tout à fait remarquables, le traitement par IPP ne permet pas d'obtenir 100 % de succès, et une faible proportion de malades, que l'on peut estimer entre 5 % et 10 % selon la gravité initiale de la maladie, résiste ou répond mal aux IPP. Comment prendre en charge ces malades ? Avant de répondre à cette question, il convient d'abord de préciser qui sont ces patients « mauvais répondeurs » aux IPP, et quelle est la nature de cette résistance ?

Mots-clés : reflux gastro-œsophagien, inhibiteur de la pompe à protons.

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