John Libbey Eurotext

Virologie

Visualisation du site primaire de réplication d’un rhabdovirus chez la truite vivante par imagerie en bioluminescence Volume 10, issue 5, Septembre-Octobre 2006

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Authors
Unité de virologie et immunologie moléculaires, Inra, CRJ Domaine de Vilvert, 78152 Jouy-en-Josas

Le virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (vNHI) est un rhabdovirus de salmonidés. C’est l’agent étiologique d’une affection mortelle chez les alevins de truite et il représente un problème majeur en aquaculture. Les symptômes de cette maladie se traduisent par des hémorragies généralisées et des nécroses. Nous disposons au laboratoire depuis quelques années d’un système de génétique inverse pour le vNHI [1]. Ce système a été exploité pour générer de nombreux virus recombinants [2]. Parmi ceux-ci, un virus exprimant un gène surnuméraire, le gène luciférase LUC, a été obtenu et caractérisé [3]. La luciférase est une enzyme qui convertit son substrat, la luciférine, en émettant des photons. Le virus vNHI-LUC a été utilisé pour infecter des truites par balnéation. La mise au point du système d’imagerie en bioluminescence pour visualiser la propagation du virus a été réalisée chez des truites vivantes infectées depuis 4 jours. Par l’utilisation d’une caméra très sensible, la lumière émise peut être détectée sur animal entier vivant. Par un traitement en imagerie, la localisation très précise de la réplication virale chez l’animal peut être quantitativement déterminée. Ainsi, nous avons montré pour la première fois, par un procédé non invasif, la cinétique de dissémination du vNHI chez la truite vivante dès 8 heures post-infection. Nos résultats démontrent que la porte d’entrée du virus se situe au niveau des nageoires. Jusqu’à ce jour, la grande majorité des chercheurs du domaine privilégiaient les branchies comme site primaire de réplication virale (figures 1 à 3).