ARTICLE
san.2011.0268
Auteur(s) : Ziemlé Clément Meda1 medacle1@yahoo.fr, Lassina Konate1 konate_lassina@yahoo.fr,
Hyacinthe Ouedraogo1 ouedhyacinthe@yahoo.fr, Moussa
Sanou1 sanoubabado@yahoo.fr, David
Hercot2 dhercot@itg.be, Issiaka Sombie3 sombie_issiaka@yahoo.com
1 Ministère de la Santé
District sanitaire de Orodara
Burkina Faso
2 Institut de médecine tropicale
département de santé publique
Anvers
Belgique
3 Recherche et système d’information de la gestion
sanitaire (DRSIS) à l’Organisation ouest-africaine de la santé
(OOAS)
Institut supérieur des sciences de la santé
Bobo Dioulasso
Burkina Faso
Tirés à part : Z. Clément Meda
Dans la plupart des pays à faibles revenus tels que le Burkina
Faso, le district sanitaire est le niveau opérationnel du système
de santé pour la mise en œuvre des politiques sanitaires nationales
[1]. Leur coordination est, en général, assurée par une équipe
cadre de district (ECD) dont les fonctions et les rôles ont été
définis de longue date (encadré 1) [2, 3]. Cependant,
le constat montre que les ECD attendent les instructions des
niveaux hiérarchiques supérieurs et n’agissent pas en leaders. En
outre, il apparaît que la vision du système de santé, le management
et la recherche au niveau décentralisé sont des notions
insuffisamment valorisées dans le contexte actuel de financement
basé sur les intrants et la planification centralisée.
Encadré 1 Huit fonctions de l’équipe cadre de district [2]
- 1. La clinique/gestion de l’hôpital du district
- 2. L’approvisionnement en médicaments
- 3. La recherche opérationnelle
- 4. La supervision
- 5. La planification et la gestion budgétaire
- 6. Le développement de la collaboration
intersectorielle
- 7. La formation
- 8. L’information sanitaire
Notre expérience montre que le leadership et la vision exercée
par les ECD sont incontournables pour des actions efficientes de
santé, particulièrement dans un contexte de rareté des ressources.
Cet article rapporte un résumé de six expériences centrées sur
l’accès aux soins mises en œuvre grâce à une vision dynamique de la
planification normative par l’ECD.
Cette expérience a été menée dans le district sanitaire de
Orodara (DSO), situé à l’Ouest du Burkina Faso, entre 2004 et 2008.
Ce district a une population estimée en 2008 à 286 895
habitants avec un taux de croissance annuel de 3,1 % [4].
Il s’agit d’un district géographiquement inaccessible (62 %)
avec une superficie de 8 307 km2, composé d’un hôpital
de district et de 43 centres de santé périphériques et de
promotion sociale (CSPS) inégalement repartis dans le district. La
population, avec de faibles ressources financières, a un accès
limité aux soins et aux services. En 2004, le district appliquait
une planification figée et la population souffrait d’un système de
santé insuffisamment financé et peu performant. Dans ce contexte,
l’ECD a déterminé les priorités sur la base des critères d’accès
aux soins et aux services en plaçant le patient au centre de ses
préoccupations, dans le respect des normes et des objectifs
nationaux.
Dans cet article, nous décrirons le contexte de mise en œuvre de
cette expérience et six des interventions pratiquées. Ensuite, nous
discuterons de l’importance de cette étude de cas avant de conclure
en formulant des recommandations.
Une équipe cadre qui joue son rôle
Dans le district sanitaire, l’attitude de l’ECD est un élément
central dans la réussite des objectifs. Une bonne compréhension du
rôle de l’ECD, une appropriation des principes de l’initiative de
Bamako (IB) et des soins de santé primaires (SSP), la recherche de
solutions idoines pour résoudre les problèmes de santé, ont été des
éléments essentiels pour l’ECD. La démarche de l’ECD a été inspirée
par les travaux entrepris par le médecin-chef du district entre
2002 et 2004 et le projet santé maternelle IMMPACT/Burkina.
Pour nous, la planification est axée sur la résolution des
problèmes de santé et ne doit pas servir à des dépenses futures.
Ainsi basée sur l’approche systémique [1,5–7], la planification
annuelle du district sanitaire est mise en œuvre, suivie et évaluée
de façon dynamique par une ECD se remettant constamment en cause.
Citons en exemple la révision et la validation des grilles de
supervision et de monitoring à chaque session, le contrôle de
gestion des finances et matières. Du reste, il ressort que la
supervision de qualité est recommandée pour l’amélioration des
performances [8]. Aussi, il est donné une réponse dynamique aux
problèmes identifiés grâce à la recherche comme outil de résolution
des problèmes, et, en se basant sur l’amélioration de la
performance dans le système de santé dont les fonctions sont
indissociables [9-11]. L’organisation et le fonctionnement des
services et organes de coordination ont été fondés sur un cadre
bien défini, cohérent et axé sur la confiance mutuelle entre les
acteurs. Une définition précise, consensuelle et évolutive du rôle
de chacun dans le district, la démarche d’évaluation continue, le
respect des cadres de concertation, les mécanismes de motivation
individuels et la disponibilité permanente de l’ECD pour répondre
aux besoins des acteurs furent, selon nous, des éléments
organisationnels clés de la réussite des interventions décrites
ci-après.
Suite au travail de réflexion, de recherche et de concertation
avec les acteurs, des interventions ont été identifiées pour
améliorer la performance du district dont nous détaillons six
brièvement, selon la pertinence, la mise en œuvre et les résultats
obtenus.
Six interventions clés mises en œuvre
Approche intégrée pour rendre accessible le sang de qualité au
niveau de l’hôpital de district
Cette intervention a consisté à rendre disponible, au niveau du
DSO, du sang de qualité conformément aux normes de sécurité
transfusionnelle. La transfusion sanguine était inexistante à
l’hôpital de district et les besoins en sang justifiaient 80 %
des évacuations vers le centre hospitalier universitaire (CHU) de
Bobo Dioulasso en 2004, avec les conséquences psychosociales et
financières pour les malades et leurs familles. En outre,
l’hémorragie est la principale cause des décès maternels en Afrique
[12, 13].
Notre action a consisté à ravitailler bi-hebdomadairement la
banque de sang d’Orodara à partir du centre régional de transfusion
sanguine (CRTS) de Bobo Dioulasso. D’un total de 746 poches
collectées à Orodara, il y a eu 450 poches utilisées à Orodara.
Cela suppose une utilisation de la différence au niveau du CRTS de
Bobo Dioulasso pour satisfaire la demande en produits sanguins des
structures sanitaires. D’aoÛt 2005 à décembre 2007, sur 531 poches
de sang demandées, le taux de satisfaction fut de 84,7 %. Les
besoins en sang non couverts ont été de 50 % pour la période
évaluée contre 100 % en 2004. Ainsi, ont été améliorées la
fonctionnalité et de l’offre de services par la réduction annuelle
de 70 % des références pour nécessité de transfusion et le
désengorgement du CHU de Bobo Dioulasso (tableau
1). Un rapide calcul sur un paramètre tangible, le coÛt du
carburant sur la période de l’étude, montre une économie
substantielle de 92 % soit 5 474 000 F CFA
(8 350,1 euros) par la diminution du nombre de références
vers le CHU et une dépense de 481 000 F CFA
(733,7 euros) au compte de l’hôpital de district pour
l’approvisionnement de la banque de sang.
Tableau 1 Synthèse comparative entre 2004 et 2007 de la
situation des évacuations, des besoins en sang non couverts, des
dépenses en carburant faites par les patients et l’hôpital de
district de Orodara, Burkina Faso.
Comparison of vacuations/transfers, unmet blood needs, and fuel
costs for patients and the Orodara health district, Burkina Faso:
2004 and 2007.
|
| Années |
|
| 2004 |
2007 |
| Besoins non couverts en produits sanguins |
100 % |
50 %*(199/397) |
| Dépense estimée en carburant pour les patients
pris en charge par la transfusion sanguine à l’hôpital du district
s’ils devaient être évacués |
5 474 000 F CFA
(8 350,1 euros) |
0 |
| Dépense en carburant par l’hôpital de district de
Orodara, pour indications de sang |
0 |
481 000 F CFA (733,7 euros) |
* Cent quatre-vingt-dix-neuf malades évacués au CHU pour
insuffisance de satisfaction en produits sanguins labiles au niveau
du CRTS et/ou associée à d’autres indications
médicochirurgicales.
Approche intégrée pour rendre fonctionnel le système de
contre-référence régional
Le système de référence étant non fonctionnel au niveau de
l’espace régional en 2004, le district sanitaire a entrepris des
missions trimestrielles au CHU de Bobo-Dioulasso, afin de
rechercher l’information sur le devenir des patients évacués et de
rendre effective la contre-référence. Cette démarche a ainsi permis
l’amélioration de la qualité des services et de la compétence des
agents grâce à la rétro-information. Cela a également permis la
réduction des évacuations et la création d’un espace régional
cohérent. Cette activité est réalisée pour un budget annuel
inférieur à 300 000 F CFA (457 624 euros) et
est entièrement financée par les fonds propres de l’hôpital de
district.
Approche décentralisée pour améliorer le dépistage de la
tuberculose
Au vu de l’inaccessibilité géographique des deux tiers du
district, nous avons entrepris d’améliorer le taux de dépistage
précoce (de 10,29 % en 2005 à 20 % en 2007) des cas de
tuberculose, afin d’en assurer la prise en charge précoce, d’une
part, et de doter le district de statistiques fiables sur la
coïnfection tuberculose-infection à VIH, d’autre part. Cette
stratégie a permis d’intégrer la pratique décentralisée du
dépistage dans le système de santé du district selon le modèle
proposé par Sanou et al. [14]. Réalisée entre juillet 2006
et juin 2007, cette intervention a concerné 99 259 patients
ayant consulté dans toutes les formations sanitaires, et parmi
lesquels, 7 % qui présentaient une toux chronique, ont été
systématiquement dépistés.
Le taux de détection est passé de 10,29 % en 2005 à
16,11 % en 2007 (figure 1).
L’incidence de la tuberculose à microscopie positive est passée de
6,88 à 10,42 pour 100 000 habitants pour la même période. Les
résultats des crachats bacille acido-alcoolo-résistant (BAAR)
étaient positifs chez 28 patients dont 5 chez ceux de dix à 15
jours et 23 chez ceux de 15 jours et plus. Le taux de coïnfection
tuberculose-infection à VIH était de 10,71 %. Le traitement
antituberculeux a été décentralisé dans les centres de santé
concernés. Les patients dépistés ont été mis sous antituberculeux
sur leur site d’origine et ceux VIH positifs inclus dans la file
active du district. Cette expérience a également été utilisée pour
le dépistage des cas de VIH avant l’utilisation des tests rapides.
Cette intervention a pu se réaliser grâce aux ressources du
programme national de lutte contre la tuberculose et du district à
40 %, et par l’ONG-Medicus Mundi Castilla La Mancha à
60 %.
Accès financier aux soins obstétricaux d’urgence à coÛts
réduits
Dans l’impossibilité de mettre en place un système de partage
des coÛts du fait de l’insuffisance des ressources, l’ECD a tenu à
promouvoir l’accès financier aux soins d’urgence à travers les
soins obstétricaux d’urgence (SOU) centrés sur les césariennes. En
effet, plusieurs recherches ont révélé que la réduction des
obstacles financiers constitue une condition sine qua non pour
réduire la mortalité maternelle [15-17]. Ainsi, en se basant sur la
question « en tant qu’ECD, quelle est notre contribution dans
la réduction des morbidités et mortalités maternelles et
néonatales ? », l’ECD a redéfini ses priorités de
planification pour atteindre une augmentation progressive du nombre
de césariennes (figure 2).
Les kits opératoires, les frais d’hospitalisation et la
consultation de contrôle ont été rendus gratuits pour la patiente,
et payés par les subventions de l’État et les budgets révisés de
l’hôpital de district. La subvention totale est évaluée à
44,25 % du coÛt total d’une césarienne estimé à 96 055
F CFA, 55,75 % restant à la charge de la patiente. De
nombreux avantages peuvent être attribués à cette stratégie :
la renommée accrue du centre, la confiance renouvelée aux services
de santé, la réduction des temps d’attente et d’intervention et la
satisfaction des clientes et de leurs familles. Enfin, une
comptabilité analytique a montré la possible pérennité de cette
stratégie. Cette expérience a déjà été l’objet de publication par
Sombié [13].
Concours annuel d’excellence du district sanitaire
d’Orodara
Pour accompagner et renforcer le processus, un concours annuel
d’excellence a été institué. L’objectif était d’identifier chaque
année les meilleures équipes, ainsi que les meilleurs agents de
santé, et de les motiver. De nombreux auteurs ont démontré qu’il
faut prendre en compte la motivation du personnel pour accroître sa
performance [17-20]. La stratégie a été d’intégrer les objectifs et
indicateurs du district sanitaire dans les critères d’évaluation
dudit concours. Le budget annuel utilisé est inférieur à
2 000 000 F CFA (3 050 827 euros) par
édition.
Comme résultats et acquis, nous avons noté l’amélioration des
indicateurs dans les domaines de la clinique et de la gestion, le
respect des directives et la valorisation du travail accompli, une
plus grande discipline administrative, un meilleur archivage des
supports, le travail en équipe et le maintien des équipes au même
niveau d’information. En outre, nous avons obtenu la motivation, la
stabilité et le renforcement des compétences du personnel pour
l’offre de soins de qualité. Cette motivation des équipes de santé
et des prestataires a été matérialisée par la remise de présents,
de certificats de mérite et de lettres de félicitation.
Promotion et diffusion des résultats
Les résultats ont été communiqués sous forme de feed-back
pour un partage d’expérience sous la forme d’un journal trimestriel
de rétro-information du district, dénommé le Trimestriel
d’information sanitaire de Orodara (TISO), qui a reçu les
félicitations et encouragements du secrétaire général du ministère
de la Santé. En outre, un feed-back régulier a été fait lors
des réunions avec les différents acteurs du secteur de la santé,
avec les autorités publiques et la société civile. Ces réunions ont
permis à leur tour de dégager des recommandations dont la mise en
œuvre est évaluée lors de la tenue du cadre de concertation
suivant. Les résultats sont également diffusés vers le niveau
national et vers les chercheurs lors de rencontres scientifiques. À
titre d’exemple, le district participe depuis 2002 aux Journées des
sciences de la santé de Bobo-Dioulasso avec en moyenne trois
communications par édition et a obtenu le prix de la meilleure
communication en 2008 [21].
Discussion
Notre objectif est de partager notre expérience en montrant que
le leadership et la vision exercée de l’ECD peuvent contribuer à
l’amélioration de la couverture universelle des soins par la
contextualisation des stratégies nationales dans les pays à faibles
revenus en partant d’une expérience vécue au Burkina Faso. Le rôle
joué par l’ECD a contribué à améliorer la fonctionnalité et l’offre
de services et des soins de l’hôpital de district, à réduire la
part intrahospitalière des décès maternels et néonatals, à
améliorer l’équité, l’accès géographique et financier aux soins et
à motiver le personnel. Tous ces résultats ont été obtenus à partir
d’activités financées principalement par les fonds propres du
district dont la gestion est devenue plus efficiente, source de
motivation pour tout le personnel. L’amélioration régulière des
indicateurs du district lui a permis d’être classé meilleur
district de sa région depuis 2006 et deuxième meilleur district au
niveau national en 2006, malgré un contexte de travail
difficile.
L’étude de cas présentée ici a ses limites méthodologiques. Elle
ne présente pas de district contrôle ou de mise en perspective plus
large, par exemple au niveau national. Elle ne peut pas non plus se
targuer d’établir l’efficacité (effectiveness) de
l’approche. Cependant, elle a le mérite par le partage d’une
expérience vécue de montrer comment, à ressources limitées, la
performance d’un district peut être améliorée par un management
bien mené.
Selon l’OMS, sans politique et un « leadership » fort,
les systèmes de santé ne répondent pas spontanément de façon
équilibrée aux besoins et attentes des populations et n’utilisent
pas leurs ressources de manière optimale [7]. C’est pourquoi notre
expérience insiste sur la notion de leadership, mais avec une
vision orientée. Elle montre que des responsables ayant des
capacités managériales, une bonne vision du système intégré de
santé et qui sont capables de répondre au changement durant le
processus de management [22], peuvent avoir une influence
significative sur les résultats du district. Notre postulat est que
tous les professionnels de santé amenés à une fonction de
management devraient avoir le patient au centre de leur
préoccupation, être formés à mobiliser leurs connaissances et à
s’engager dans une conduite critique, raisonnée et éthique. Cette
dynamique managériale doit intégrer le fait que les système de
santé sont de plus en plus complexes et adaptatifs [23], avec les
tâches dévolues aux ECD sans cesse croissantes [3, 22].
La gestion de l’information et du savoir est un élément clé d’un
système de santé [23]. L’intégration de la recherche et de
l’évaluation aux fonctions même de l’ECD permet d’accroître la
motivation intrinsèque de celle-ci et le partage des acquis avec
les autres acteurs. La participation aux rencontres scientifiques
et le feed-back sont, à nos yeux, des éléments importants du
succès de cette expérience.
L’État doit jouer son rôle en définissant les objectifs et en
donnant les moyens de les atteindre aux acteurs chargés de la mise
en œuvre [24]. Cela implique que l’État doit s’assurer que les
managers de districts exercent un leadership. À ce jour, la mise en
place d’une équipe dynamique relève plus souvent de la chance que
d’une politique délibérée. L’État doit mettre en place les
conditions pour transformer cette expérience positive en
caractéristique intrinsèque de tout district sanitaire. Pour ce
faire, nous suggérons de développer un cadre de systèmes
d’assurance qualité du management des districts sanitaires.
Conclusion
Bien que nous n’ayons pas présenté là toutes les recherches et
évaluations que nous avons pu réaliser au cours de ces quatre
années et que nos conclusions ne reposent que sur un cas d’étude
pour lequel nous sommes juge et partie, cette expérience montre
qu’il est possible de progresser vers la couverture universelle des
soins à faibles coÛts dans un district sanitaire malgré les moyens
limités mis à la disposition des districts. Dans une approche
systémique, la vision dynamique et le leadership exercés par l’ECD
permettent de favoriser l’accès aux soins, d’arriver à de meilleurs
résultats pour la réduction des problèmes de santé des populations,
en prenant en compte l’équité. Il nous paraît crucial que les
responsables de la coordination au niveau opérationnel soient
nommés de manière rigoureuse. Leur degré d’engagement, leur
leadership et leur vision du système devraient être des paramètres
centraux dans le recrutement. Une stratégie nationale, voire
internationale, de renforcement des compétences managériales des
ECD et d’encouragement de la performance, nous paraît un pas en
avant important pour améliorer la performance des systèmes de santé
dans une même enveloppe financière. Les stratégies de soutien par
les pairs déjà bien développés dans la médecine clinique et dans
d’autres secteurs pourraient être une piste opérationnelle à suivre
[25].
Remerciements et autres mentions
Tous nos remerciements à l’équipe du Professeur Wim Van Damme de
l’Institut de médecine tropicale d’Anvers (Belgique), qui a
organisé le concours Emerging Voices pour faciliter
l’éclosion de jeunes Talents. Ce travail n’aurait pu voir le jour
sans eux.
Financement : DH et le projet « talents
émergents » sont principalement financés dans le cadre de
l’accord de partenariat entre l’Institut de médecine tropicale
d’Anvers et la coopération au développement belge (DGD) ;
conflits d’intérêts : aucun.
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