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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé
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Typhoid fever in Lebanon: Epidemiological study


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 20, Number 2, 81-6, avril-mai-juin 2010, Étude originale

DOI : 10.1684/san.2010.0197

Résumé   Summary  

Author(s) : Soraya Naji-Rammal, Nora Bedrossian , Département des sciences fondamentales Faculté des sciences médicales Université libanaise Campus Rafic-El-Hariri BP 2 Hadath Liban.

Summary : Typhoid fever is a major public health problem, especially in developing countries. From 2000 through 2008, the infectious disease surveillance unit at the Lebanese Ministry of Public Health received 6148 reports of typhoid cases. A case is considered positive for typhoid or paratyphoid fever when fever of at least 38°C persists for three days, and Salmonella enterica serovar Typhi or Paratyphi is isolated from blood, bone marrow, or stool. Statistical analysis was performed with STATA v.10 software. The most cases were recorded in 2003 (n\=891), followed by 2007 (n\=879), while the fewest were recorded in 2005 (n\=461). The distribution of typhoid was not homogeneous between age groups: the age group most affected were those aged 20-39 years, followed by those from 10-19 years\; those older than 60 years were least affected. Nor was the geographic distribution, by district (combining Nabatieh and the South together), homogeneous. The most affected individuals were in the North (n\=2,192), followed by Bekaa (n\=1,651) and Mount Lebanon (n\= 1,094). Beirut was the least affected, with 210 cases. The results indicate that typhoid fever remains endemic in Lebanon and that the risk of epidemic episodes is still present.

Keywords : Lebanon, Salmonella typhi, typhoid fever

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : Soraya Naji-Rammal, Nora Bedrossian

Département des sciences fondamentales Faculté des sciences médicales Université libanaise Campus Rafic-El-Hariri BP 2 Hadath Liban

Depuis la première observation d'Eberth concernant le bacille typhique (1880) et ensuite la découverte des autres salmonelles, il se déroule plus d'un siècle [1]. Mais l'infection à Salmonella demeure toujours un problème sanitaire important dans le monde particulièrement dans les pays en voie de développement.

Les Salmonella responsables des fièvres typhoïdes et paratyphoïdes ont l'homme pour seul réservoir. La contamination se fait par ingestion d'eau ou d'aliments ayant subi une contamination fécale d'origine humaine. Comme toutes les maladies à transmission orofécale, ces fièvres surviennent le plus souvent dans des zones où l'hygiène est précaire, et frappent principalement les pays en développement. La fièvre typhoïde est encore un grand problème de santé dans le monde [2].

Dans ces pays, il y a plus de 12,5 millions de cas annuels. Cette incidence est particulièrement élevée en Asie du Sud-Est, en Afrique et en Amérique latine où le péril fécal est à l'origine de la transmission par l'eau ou les aliments souillés. Le taux de mortalité varie de 7 à 32 % en Inde ou au Nigéria expliqué en partie par la multirésistance des souches bactériennes [3, 4].

Au Liban, la fièvre typhoïde sévit de manière endémique [5]. Déjà par le passé, un rapport datant de 1895 avait signalé une épidémie survenue à Beyrouth, touchant 2 % de la population (2 000 cas), avec un taux de mortalité de plus de 15 % [6]. Entre début janvier 1985 et fin octobre 1987, 235 cas de fièvre typhoparatyphoïdique furent diagnostiqués à l'hôpital El-Sahel à Beyrouth [7].

Dans les pays développés, le diagnostic repose sur l'isolement du germe [8]. Mais en pays d'endémie, où les moyens de culture peuvent faire défaut [9-11], le sérodiagnostic de Widal-Félix reste le plus économique des moyens diagnostiques. Par ailleurs, dans ces régions, la prévalence plus forte de la maladie renforce la valeur prédictive positive de ce test. Il reste par conséquent couramment employé et il constitue la base du plus grand nombre de diagnostics [12, 13].

Dans ce travail, nous présentons l'épidémiologie de la fièvre typhoïde au Liban pendant neuf ans (entre 2000 et 2008).

Patients et méthode

Nous avons analysé entre janvier 2000 et octobre 2008 (neuf ans) les registres de l'unité de surveillance des maladies transmissibles du ministère de la Santé publique au Liban. Un patient est considéré atteint de fièvre typhoïde ou fièvres paratyphoïdes si : il y a une fièvre d'au moins 38 °C pendant trois jours ou plus avec confirmation du laboratoire après isolement de Salmonella enterica serovar typhi ou paratyphi à partir de prélèvements biologiques : sang, moelle osseuse, selles, etc.

Le diagnostic de la typhoïde repose essentiellement sur les examens suivants.

Examens biologiques

La leuconeutropénie est fréquente et est un signe d'orientation dans ce contexte septique. Une anémie modérée ainsi qu'une thrombopénie sont souvent retrouvées. L'élévation de la protéine C réactive est nette. Les transaminases sont modérément élevées dans 50 à 60 % des cas.

Examens bactériologiques

L'isolement des salmonelles est effectué à partir des hémocultures et des coprocultures positives respectivement dans 90 et 50 % des cas.

Diagnostic sérologique

La sérologie de Widal et Félix recherche la présence d'anticorps-anti-O apparaissant vers le huitième jour de la maladie, et les anticorps anti-H positifs au 12e jour. Intéressant en cas d'absence d'isolement bactérien, elle montre une séroconversion sur deux prélèvements dans 70 à 90 % des cas. Ce test est largement utilisé au Liban [14, 15].

Analyse statistique

L'analyse statistique a été réalisée sur le logiciel STATA version 10. Le test utilisé est le test de χ2 « for goodness of fit ». Le seuil de significativité alpha a été fixé à 5 %.

Résultats

Entre 2000 et 2008, 6 148 cas de typhoïde ont été rapportés auprès de l'unité de surveillance des maladies transmissibles du ministère de la Santé publique au Liban.

Le tableau 1 et la figure 1 révèlent la distribution des cas enregistrés durant les différentes années de l'étude en fonction des mois.

Graphiquement, la répartition des cas totaux de typhoïde enregistrés selon chaque année d'étude n'est pas homogène (figure 2). Ce résultat est confirmé statistiquement (p < 0,001).

En comparant la somme des cas survenus durant un mois spécifique sur les neuf ans, on constate une différence significative des cas par mois, p < 0,001 (la distribution des cas n'est pas homogène au cours des mois pendant les neuf ans de suivi) comme le montre la figure 1.

La répartition des cas en fonction de l'âge et du sexe durant les neuf ans de l'étude est représentée au tableau 2. Cette répartition est homogène entre hommes et femmes de point de vue statistique (p = 0,4906) ; la figure 3 montre que la maladie touche aussi bien les hommes que les femmes dans des proportions similaires.

La répartition des cas de typhoïde n'est pas homogène selon les différentes catégories d'âge (p < 0,001) statistiquement. En effet, d'après la figure 4, la tranche d'âge la plus touchée est celle située entre 20 et 39 ans suivie de celle des 10 à 19 ans. Cette fraction de la population est celle qui se déplace le plus soit pour le travail, soit pour l'école.

La répartition des cas enregistrés dans les régions ou ce qu'on appelle localement mohafazats (districts) est regroupée dans le tableau 3. Elle n'est pas homogène entre les cinq mohafazats (regroupant sud et Nabatieh ensemble), p < 0,001.

D'après la figure 5, la région la plus touchée est le nord, suivi de la Beqaa et du Mont-Liban quelle que soit l'année.

Tableau 1 Répartition des cas en fonction des mois et de l'année.

Table 1. Distribution of typhoid cases according to month and year.

Total

Jan.

Fév.

Mars

Avr.

Mai

Juin

Juil.

Août

Sep.

Oct.

Nov.

Déc.

2000

743

182

54

67

38

35

55

68

80

64

41

35

24

2001

580

56

30

54

51

69

60

75

62

46

42

24

11

2002

643

42

47

91

52

33

27

68

53

57

73

62

38

2003

891

51

61

149

50

84

74

116

144

52

48

23

39

2004

634

56

63

32

45

58

58

80

66

71

35

48

22

2005

461

21

28

29

32

61

74

69

55

46

37

8

1

2006

759

35

24

49

46

50

68

41

42

101

94

156

53

2007

879

57

55

42

44

57

101

140

139

64

127

36

17

2008

558

18

26

42

33

37

79

86

79

49

56

31

22

Total

6 148



Tableau 2 Répartition des cas en fonction de l'âge et du sexe.

Table 2. Distribution of cases according to age and sex.

Total

0-4 (ans)

5-9 (ans)

10-19 (ans)

20-39 (ans)

40-59 (ans)

60+ (ans)

Âge IN (ans)

M

F

Sexe IN

2000

743

94

90

185

221

69

43

41

414

329

0

2001

580

74

65

98

172

71

42

58

269

311

0

2002

643

73

66

94

181

70

47

112

307

333

3

2003

891

125

84

169

221

87

76

129

463

422

0

2004

634

94

67

98

165

77

59

74

305

329

0

2005

461

78

52

80

93

55

45

58

230

231

0

2006

759

81

89

147

210

95

87

50

352

406

1

2007

879

85

90

223

227

94

97

63

429

449

1

2008

558

76

62

115

160

78

52

15

272

285

1

Total

6 148



Tableau 3 Répartition des cas en fonction de l'année et du mohafazat (district).

Table 3. Distribution of cases according to year and district.

Total

Nord

Beqaa

Nabatieh

Sud

Mont-Liban

Beyrouth

IN

2000

743

394

132

0

0

112

31

29

2001

580

384

69

4

9

50

25

39

2002

643

254

136

8

19

140

26

60

2003

891

371

239

29

43

111

17

81

2004

634

197

249

18

24

70

12

64

2005

461

164

134

9

16

81

12

45

2006

759

146

251

61

56

143

31

71

2007

879

118

327

71

31

245

31

56

2008

558

164

114

59

29

142

25

25

Total

6 148

2 192

1 651

259

227

1 094

210

470

Discussion

Six mille cent quarante-huit cas de typhoïde sont enregistrés au Liban au cours des neuf années de l'étude. Ces chiffres démontrent que la fièvre typhoïde reste endémique dans ce pays et présente toujours un risque de survenue d'épisodes épidémiques.

L'analyse statistique des résultats obtenus a montré que la répartition des cas de fièvre typhoïde n'est pas homogène sur les neuf ans, p < 0,001.

On note que le plus grand nombre de cas est enregistré en 2003 (891 cas) suivi par l'année 2007 (879 cas), ces deux années étaient marquées par une pluviométrie importante et des crues des cours d'eaux, tandis que le plus bas nombre est enregistré en 2005 (461 cas).

La répartition des cas est homogène entre hommes et femmes, p = 0,4906. La répartition des cas de typhoïde n'est pas homogène selon les différentes catégories d'âge, p < 0,001. On note que la tranche d'âge la plus touchée se situe entre 20-39 ans, suivie par la tranche 10-19 ans. Cette catégorie de personnes représente la fraction d'âge de la population active ; alors que la tranche la moins touchée est celle des personnes âgées de plus de 60 ans. Si l'on se reporte au mode de vie menée par la population, on trouve que la tranche d'âge la plus touchée est celle qui se déplace le plus avec un risque de contamination plus important.

En ce qui concerne la répartition des cas en fonction des mohafazats, on constate qu'elle n'est pas homogène entre les cinq mohafazats (en regroupant le sud et Nabatieh ensemble), p < 0,001. On observe que le nord reste le plus touché avec 2 192 cas, suivi par la Beqaa (1 651 cas) et le Mont-Liban (1 094 cas).

Du point de vue géographique, le nord demeure le plus touché suivi par la Bekaa et le Mont-Liban. En effet, le nord et la Beqaa sont des régions majoritairement rurales. Les installations de circuits de distributions d'eau potable n'y sont pas toujours présentes. L'alimentation en eau potable par les eaux de forages situe le sud comme la zone la moins touchée par la fièvre typhoïde. Beyrouth reste la moins touchée avec 210 cas.

L'exposition à la pollution par les matières fécales peut favoriser l'apparition d'une multitude de maladies, dont le choléra, la fièvre typhoïde, la fièvre paratyphoïde ou les salmonelloses, la shigellose, la giardiase. L'absence d'un système d'évacuation adéquat des eaux usées serait à l'origine de la présence des fièvres typhoïdes au Liban particulièrement dans les régions rurales du nord et la Bequaa.

Du point de vue épidémiologique, une légère hausse est à remarquer pendant la saison sèche (figure 1). Payet et al. notaient une recrudescence des fièvres typhoïdes en période sèche à Dakar [16], de même que Lin et al. au Vietnam [17].

Hamze et Vincent ont évalué la fréquence de la fièvre typhoïde au nord du Liban sur une période de huit ans (1992-1999) : 7 391 sérums ont été analysés pour rechercher une infection par S. typhi par le test de Widal et Félix. La surveillance sur les huit années avait permis de mettre en évidence une baisse progressive de la fréquence de la maladie, mais avec toujours plus de 100 cas chaque année. L'analyse mensuelle montre qu'à la classique poussée estivale s'ajoute une recrudescence hivernale [5].

Quant aux types d'isolats et la sensibilité aux antibiotiques, on a pu répertorier partiellement des données concernant le nord. En effet, dans un travail mené à la faculté de santé publique sur la sensibilité aux antibiotiques des isolats au nord du Liban entre début 2006 et fin juin 2007, les auteurs ont rapporté que 111 isolats de Salmonella ont été isolés dans les prélèvements suivants : selles, sang, urine et liquide céphalorachidien.

La répartition des isolats sur les sérovars était :

  • S typhi (46,8 %)
  • S para typhi A (0,9 %)
  • S para typhi B (8,1 %)
  • S para typhi C (1,8 %)
  • Salmonella spp (42,4 %).

Il est à signaler que 45 % des isolats étaient dans le sang, 53 % dans les selles et 1 % dans le LCR et les urines. Cependant, S. typhi reste majoritaire dans les hémocultures (82,6 %) suivie par les selles (17,4 %).

En ce qui concerne la sensibilité aux antibiotiques, l'étude a révélé que la sensibilité des S. typhi était totale vis-à-vis des bêtalactamines, des aminosides, des cyclines, des fluoroquinolones et de la fosfomycine. On note seulement que 6 % des isolats étaient résistants au cotrimoxazol. Les isolats S. para A et para C étaient sensibles à toutes les molécules testées. Les isolats des S. para B ont montré que 77,7 % étaient sensibles à l'amoxicilline, la ticarcilline, la pipéracilline et à l'association amoxiclave et ticarclave.

La sensibilité vis-à-vis des céphalosporines de première génération était de 89 %.

Par rapport aux antibiotiques céfotaxime, céftazidime, céfépime, aztréonam, imipénème, ofloxacine, ciprofloxacine, tétracycline, minocycline et fosfomycine, la sensibilité était de 100 % [18].

Les fièvres typhoïde et paratyphoïde sont courantes dans les pays les moins industrialisés, principalement du fait du problème de l'eau, de boisson non potable, de l'élimination inadéquate des effluents et des inondations. Selon les estimations, l'incidence annuelle de la typhoïde est de 17 millions de cas environ au niveau mondial [19]. Le poids de la morbidité directement liée au manque d'hygiène est terrifiant : près de 2,5 millions de morts par an à la suite de maladies diarrhéiques dont la dysenterie ; 600 000 décès provoqués par la fièvre typhoïde et 138 000 par la dengue et la fièvre hémorragique dengue.

Selon l'OMS, dans les pays de la région du Proche-Orient, les toxi-infections alimentaires accompagnées de symptômes tels que la diarrhée et parfois la fièvre sont monnaie courante et généralement considérées comme sans gravité et spontanément résolutives. Les données concernant l'incidence des maladies d'origine alimentaire dans la région sont plutôt rares, car la plupart des pays n'exercent aucune surveillance systématique de ces affections ou ne disposent pas même d'un mécanisme de notification adéquat, c'est-à-dire qui permette au moins d'assurer la liaison avec les autorités responsables de la sécurité sanitaire des aliments. Même lorsqu'il existe un système national de notification, la déclaration des toxi-infections alimentaires n'a pas un caractère actif.

Les systèmes d'information sanitaire s'appuient sur les déclarations obligatoires, les enquêtes sur les poussées épidémiques et la surveillance par sentinelles, et les registres hospitaliers. La notification obligatoire des maladies d'origine alimentaire se heurte à un certain nombre d'obstacles, et notamment à des difficultés aux niveaux de la détection des épidémies, de l'identification des cas isolés et de la caractérisation des tendances à long terme. Les maladies d'origine alimentaire figurant dans la liste de notification des pays de la région sont les suivantes : choléra, diarrhée sanglante, autres diarrhées, shigellose, amibiase, intoxication alimentaire, salmonellose, typhoïde et paratyphoïde, brucellose, hépatite virale A, tuberculose intestinale et pulmonaire, échinococcose, lambliase, toxoplasmose, distomatose et autres affections.

Les pays de la région peuvent être répartis en trois grands groupes selon le niveau de la surveillance des maladies d'origine alimentaire sur le territoire national. Le Liban est inclus dans le deuxième groupe à côté de l'Algérie, de l’Égypte, de l’Iraq, de la Jamahiriya arabe libyenne, de la Jordanie, du Liban, du Maroc, d’Oman, de la République arabe syrienne, de la République islamique d'Iran et de la Tunisie. Ces pays exercent une surveillance adéquate des maladies, y compris des toxi-infections alimentaires courantes [20].

Dans le tiers-monde, particulièrement en Afrique, cette pathologie sévit encore de façon endémique [15, 21-33]. La fièvre typhoïde représente 1 % des admissions dans le département de médecine interne aux cliniques universitaires de Kinshasa [34]. Au Zaïre, elle constitue un problème de santé publique, mais l'on ne dispose pas de statistiques nationales. Très peu d'études sur la fièvre typhoïde y ont été réalisées. Depuis 1989, 11 pays ont connu des épidémies de typhoïde polypharmacorésistante. En l'absence de traitement efficace, près de 10 % des cas sont mortels [35]. Du 27 septembre 2004 au 11 janvier 2005, l'OMS a été informée qu'il y avait eu au total 42 564 cas, dont 214 mortels (taux de létalité : 0,5 %) et 696 cas graves de perforation intestinale à Kinshasa [36].

Au 30 mai, 200 des cas de typhoïde et des 40 décès ont été rapportés par le bureau régional d'OMS pour les Amériques (OPS) et le ministère de la Santé, Haïti. Trois cas ont été confirmés par le laboratoire. Le problème a commencé en avril pendant la saison sèche. Les villages touchés n'ont pas accès aux dispensaires et à l'eau sûre ; tous les points d'eau dans le secteur ont montré un niveau maximum de pollution par Escherichia coli. La plupart des décès se sont produits chez les personnes qui n'ont eu aucun accès aux dispensaires [37].

Remerciements

Nous remercions les Drs Mounzer Hamzé, Sani Hlais, Ramez Chahine et Nada Ghosson, ainsi que les membres de l'unité de surveillance au ministère de la Santé publique au Liban pour leur aimable collaboration.

Références

1 LeMinor L. The genus Salmonella. A handbook on the biology of bacteria: ecophysiology, isolation, identification, application. Philadelphia : Springer-Verlag, 1992.

2 Wain J, et al. Quantitation of bacteria in blood of typhoid fever patients and relationship between counts and clinical features, transmissibility, and antibiotic resistance. J Clin Microbiol 1998 ; 36 : 1683-7.

3 Edelman R, Levine M. Summary of an international workshop on typhoid fever. Rev Infect Dis 1986 ; 8 : 329-49.

4 Hutin P, Picard B, Garre M. Fièvre typhoïde. Encycl Med Chir (Elsevier Paris), Maladies infectieuses 1997 ; 8-019-A-10, 10p.

5 Hamze M, Vincent P. La fièvre typhoïde au nord du Liban : étude sur huit ans (1992-1999) utilisant le test de Widal. East Mediterr Health J 2004 ; 10 : 180-6.

6 Wortabex Y. Al Moktataf 1896 ; 268-4.

7 Naji-Rammal S. Problèmes posés par la fièvre typhoïde au Liban-hôpital El-Sahel, Beyrouth. Thèse de docteur en pharmacie. Université de Bordeaux II-UFR des sciences pharmaceutiques 1980.

8 Balows A, et al. Manual of clinical microbiology. Washington (DC) : Am Soc Microbiol, 1991.

9 Choo KE, et al. Usefulness of the Widal test in diagnosing typhoid fever in endemic areas. J Pediatr Child Health 1993 ; 29 : 36-9.

10 Gallais H, et al. La fièvre typhoïde en Afrique noire. À propos de 213 cas. Med Trop 1983 ; 43 : 367-70.

11 Shukla S, Patel B, Chitnis DS. 100 years of Widal test and its reappraisal in an endemic area. Indian J Med Res 1997 ; 105 : 53-7.

12 RL B. Diagnostic value of a single pre-treatment Widal test in suspected enteric fever cases in the Philippines. Trans R Soc Trop Med 1987 ; 81 : 871-3.

13 Rasaily R. Value of a single Widal test in the diagnosis of typhoid fever. Indian J Med Res 1993 ; 97 : 104-7.

14 Hamze M, Naboulsi M, Vincent P. Évaluation du test de Widal pour le diagnostic de la fièvre typhoïde au Liban. Pathol Biol 1998 ; 46 : 613-6.

15 Tohme A, Abboud J, El-Murr T, Ghayad E. Fièvre typhoïde : étude rétrospective de 52 cas observés au Liban. Presse Med 2002 ; 31 : 1257-62.

16 Payet M, Sankale, M, et al. Aspects cliniques des ébertelloses dakaroises. Bull Soc Patho Exot 1965 ; 58 : 122-7.

17 Fy L, Ah V, et al. The epidemiology of typhoid fever in the Dong Thap Provence, Mekong Detlta region in Vietnam. Am J Trop Med Hyg 2000 ; 62 : 644-8.

18 Al-Kass M, Hamze M. Sensibilité aux antibiotiques isolés au nord du Liban entre début 2006 et fin juin 2007. Mémoire pour l'obtention du diplôme de licence en science de laboratoire. Université libanaise. Faculté de santé publique section 3. Numéro d'ordre : III-LAB-2007-1.

19 http://www.who.int/water_sanitation_health/diseases/typhoid/fr/.

20 L'impact sur la santé humaine des systèmes de sécurité sanitaire. « Aliments établis au Proche-Orient ». Réunion régionale FAO/OMS pour le Proche-Orient sur la sécurité sanitaire des aliments Amman (Jordanie), 5-6 mars 2005.

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