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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé
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Elevated C reactive protein rate in 23 black African patients with systemic lupus erythematosus and without opportunistic infectious disease


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 19, Number 2, 67-71, avril-mai-juin 2009, Étude originale

DOI : 10.1684/san.2009.0159

Résumé   Summary  

Author(s) : J Iba-Ba, B Biteghe, L Missounga, R Bignoumba Ibouili, JB Mipinda, S Coniquet, JB Moussavou Kombila, JB Boguikouma , Service de médecine A Centre hospitalier de Libreville BP 2228 Libreville, Gabon, Service de cardiologie Centre hospitalier de Libreville BP 2228 Libreville, Gabon.

Summary : IntroductionCRP rarely increases during systemic lupus exacerbations.Materials and methodsThis retrospective study of patients with systemic lupus diagnosed according to ACR criteria examined all patients with no intercurrent infectious disease and responding to corticosteroid treatment and compared the patients with normal and with significantly elevated (> or \= 30 mg/l) CRP.Results23 black patients (22 women, 1 man) were selected and classified in two groups: group I with CRP > 30 mg/l (n \= 12) and the controls, group II, with normal CRP (n \=11). In group I, mean CRP was 279 mg/l. Four patients had isolated pericarditis, and one pericarditis associated with pleurisy. Nine patients had no cardiovascular risk factors or abnormal liver function enzymes. Antinuclear antibodies were specific for anti-DNA (n\= 8), anti-Sm (n \= 2), anti-RNP (n \= 1), and anti-SSA (n \= 1). In group II, seven patients had pericarditis, and nine had no cardiovascular risk factors or liver function results. Antinuclear antibodies were specific for anti-DNA (n \= 9), anti-Sm (n \= 1) and unknown (n \= 1).DiscussionThe paucity of data about black Africans in the literature makes it difficult to interpret these results in terms of their specificity for this population or as a typical profile of elevated CRP without infectious disease.ConclusionIn absence of a specific profile for patients with elevated CRP without intercurrent infectious disease, we consider the possibility of a subgroup of the black population that may be particularly vulnerable and express CRP more easily.

Keywords : systemic lupus, CRP, antinuclear antibodies, Gabon

ARTICLE

Auteur(s) : J Iba-Ba1, B Biteghe1, L Missounga1, R Bignoumba Ibouili1, JB Mipinda2, S Coniquet1, JB Moussavou Kombila1, JB Boguikouma1

1Service de médecine A Centre hospitalier de Libreville BP 2228 Libreville, Gabon
2Service de cardiologie Centre hospitalier de Libreville BP 2228 Libreville, Gabon

Le lupus est une maladie auto-immune d’expression polymorphe, évoluant par poussée susceptible d’extension systémique, déclenchée parfois par des facteurs environnementaux identifiables, et dont la susceptibilité génétique est avérée dans la population noire afro-américano-carribéenne et asiatique. Les poussées inflammatoires impliquent la coexistence de nombreux médiateurs chimiques, mais s’accompagnent rarement, voire très peu d’une majoration de la protéine C réactive (CRP). Celle-ci, quand elle a lieu, impose de systématiquement rechercher l’association à un épisode infectieux intercurrent. À travers une série de lupus systémiques répondant aux critères de l’American College of Rhumatology (ACR) ayant une élévation significative de la CRP (≥ 30 mg/L) en l’absence de sepsis et s’accompagnant sous corticothérapie d’une normalisation des paramètres inflammatoires seule, comparés à une population avec CRP normale, nous avons voulu rechercher l’existence de facteurs prédisposants permettant de définir un profil type de patients, dans la population noire.

Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective de lupus systémiques diagnostiqués sur les critères de l’ACR, réalisée dans le service de médecine A du centre hospitalier de Libreville, sur une période allant de janvier 2004 à décembre 2008, incluant les patients de race noire d’un âge supérieur ou égal à 18 ans, dissociant les lupus avec CRP supérieure ou égale à 30 mg/L (groupe I) des lupus avec CRP normale (groupe II), servant de population témoin. Par groupe étaient précisés pour chaque patient : l’âge, le sexe, les facteurs de risque cardiovasculaire, les taux moyens de la vitesse de sédimentation et de la CRP, les données de l’hémogramme et du bilan hépatique, le taux des anticorps antinucléaires (AAN) et leur spécificité, et sur le plan thérapeutique, le délai de normalisation de la CRP sous corticothérapie (groupe I), de même que les éventuelles complications infectieuses. Rappelons la réalisation systématique, avant la mise sous corticothérapie, d’un bilan infectieux large comprenant : hémoculture, ECBU, Rx du thorax, couplé à une intradermoréaction à la tuberculine, des tubages gastriques, et une sérologie rétrovirale VIH 1 et 2 (tableau 1).

Tableau 1 Profil des patients avec CRP normale (groupe II).Table 1. Profile of patients with normal CRP (Group II).

Patient

Âge (ans)

Sexe

FRCV

VS (mm)

CRP

Hémogramme

AAN

Échocardiographie

CST oral

Autres TTT

Complications infectieuses

Type de lupus

1

27

F

Tabagisme 4,5 PA

40/75

N

L : 6,28 ; Hb : 12 ; Pt : 250 000

2 560, anti-ADN+

Péricardite sèche

80 mg

Plaquenil

Non

LS

2

38

F

Obésité + HTA

58/111

N

L : 3,9 ; Hb : 9,9 ; Pt : 370 000

AAN+ 1280, anti-ADN NR

Insuffisance cardiaque

AINS

Non

LS

3

32

F

Non

82/141

N

L : 8,1 ; Hb : 8 ; Pt : 392 000

1 280, anti-ADN+

Péricardite minime

60 mg°

Plaquenil

Non

LS

4

18

F

Non

84/141

N

L : 7,6 ; Hb : 7,1 ; Pt : 255 000

1 280, anti-ADN+

Péricardite moyenne

50 mg

Non

LS

5

25

F

Non

87/149

N

L : 2,8 ; Hb : 7,4 ; Pt : 143 000

> 1 280, ADN+

Péricardite sèche

60 mg*

Plaquenil

Non

Articulaire

6

20

F

Non

89/141

N

L : 2,7 ; Hb : 6,8 ; Pt : 163 000

640, anti-ADN+

Péricardite minime

45 mg°

Non

LS

7

30

F

Non

89/146

N

L : 3,9 ; Hb : 11 ; Pt : 335 000

320, Sm/RNP+

Péricardite minime

55 mg

Plaquenil

Non

Rénale

8

40

F

Non

100/145

N

L : 3,3 ; Hb : 5,6 ; Pt : 444 000

+ 1 600 anti-ADN–, Sm+

Normal

60 mg

Plaquenil

Tuberculose

Rénale

9

43

F

Non

126/133

N

L : 3,0 ; Hb : 7,5 ; Pt : 101 000

1 280, anti-ADN+

NR

25 mg

Non

LS

10

18

F

Non

132/–

N

L : 5,5 ; Hb : 7,1 ; 683 000

1 280, anti-ADN+

Péricardite minime

40 mg

Plaquenil

Non

LS

11

35

F

Non

133/139

N

L : 3,52 ; Hb : 7,9 ; Pt : 302 000

> 3 200, anti-ADN+

NR

45 mg

Plaquenil

Non

LS

Résultats

Vingt-trois patients (12 femmes et 1 homme) étaient inclus dans l’étude. Le bilan infectieux détaillé ci-dessus était non contributif chez tous les patients. Dans le groupe I (n = 12), l’âge moyen était de 32,8 ans (extrêmes [E] : 18 et 68), les facteurs de risque cardiovasculaire mineurs (obésité [n = 1], maladie thromboembolique [n = 1] et histoire familiale d’hypertension artérielle et de diabète [n = 1]), la moyenne de la CRP et de la vitesse de sédimentation respectivement de 279 mg/L (E : 30 et 1 349) et de 82 mm (E : 36 et 120). Le taux de leucocyte inférieur ou égal à 3 500/mm3 dans quatre cas, et un cas d’hyperleucocytose au cours d’une atteinte de deux séreuses (pleurésie + péricardite). L’activité des ASAT et des ALAT était normale dans neuf cas, avec une hypergammaglobulinémie polyclonale supérieure à 18 g/L dans quatre cas. Les AAN étaient toujours positifs, de spécificité : anti-ADN dans huit cas, anti-Sm dans deux cas ; anti-RNP et anti-SSA chacun dans un cas. L’atteinte des séreuses était à type de pleurésie (n = 1), de péricardite (n = 5) isolée, ou en association (n = 1). La normalisation de la CRP dans ce groupe était obtenue en 24,5 jours (E : 8 et 73), sous corticothérapie sans complication infectieuse.

Dans le groupe II (n = 11), avec CRP normale, l’âge moyen était de 29,6 ans (E : 18 et 43 ans). La vitesse de sédimentation moyenne était de 92 mm (E : 40 et 133), avec peu de facteurs de risque cardiovasculaire : tabagisme (n = 1) ou association obésité et hypertension artérielle (n = 1) et avec péricardite dans sept sur neuf cas. Le taux de leucocytes était inférieur ou égal à 3 500/mm3 (n = 5), sans cas d’hyperleucocytose. L’activité des ASAT et des ALAT était normale dans respectivement huit et neuf cas, avec une hypergammaglobulinémie dans trois cas. Les AAN étaient toujours positifs, de spécificité anti-ADN (n = 9), anti-Sm (n = 1), le test n’a pas été réalisé dans un cas. Le caractère systémique du lupus était prédominant (n = 8), suivi de l’atteinte rénale (n = 2) et articulaire (n = 1). Dans un cas, la corticothérapie se compliquait d’une tuberculose à 13 mois du début de la corticothérapie.

Concernant l’influence environnementale, le nombre de poussées lupiques était retrouvé superposable de janvier à mai dans les deux groupes (groupe I [n = 5], groupe II [n = 6]), correspondant à la grande saison des pluies qui est en fait une période majeure d’ensoleillement, alors que d’août à décembre (petite saison des pluies avec ensoleillement modéré) prédominaient les patients du groupe I (n = 7) versus trois cas pour le groupe II.

Discussion

Les poussées lupiques s’accompagnent rarement, voire très peu, d’élévation de la CRP. Quand celle-ci a lieu, elle impose de systématiquement rechercher/exclure l’association à un épisode infectieux intercurrent. Dans notre série, cette majoration de la CRP est retrouvée de 4,5 à 337 fois la normale, sans association à une cause infectieuse, avec normalisation obtenue sous corticothérapie seule, sans réveil septique secondaire.

La CRP, marqueur de l’inflammation témoigne de mécanismes inflammatoires récents. Son taux sérique est corrélé aux concentrations de l’interleukine-6 (IL-6) dont elle constitue le reflet [1]. Ce taux d’IL-6 sérique serait plus élevé dans les lupus en poussée, corrélé non seulement avec l’index d’activité du lupus, mais à la CRP et la vitesse de sédimentation [2]. Bertoli et al., dans une étude multiethnique de patients lupiques, confirment cette corrélation avec l’activité de la maladie, et non avec sa sévérité [3]. L’absence d’induction de la CRP au cours des poussées lupiques traduirait un défaut de réponse du foie à la stimulation par l’IL-6 et le LIF (leukemia inhibitor factor) [4]. Dans le groupe I, avec élévation de la CRP, nous ne retrouvons pas de signes d’hyperfonctionnement hépatique corrélés à cette hausse, notamment en l’absence d’épisode infectieux dans cette population reconnue comme particulièrement exposée. L’activité des aminotransférases, retrouvée normale dans 66,6 % concernant les ASAT et 75 % les ALAT, élimine une cause hépatique primitive à cette augmentation de la CRP.

Des études récentes ont démontré que l’augmentation de la CRP chez les patients avec facteurs de risque cardiovasculaire apparaissait comme prédictive de maladie vasculaire, notamment thrombotique [5], complication fréquemment retrouvée sur le plan évolutif au cours du lupus. Dans les lupus avec CRP augmentée (groupe I), nous retrouvons le peu d’influence des facteurs de risque cardiovasculaire (n = 3) (tableau 2).

Lakoski et al., [6], dans une étude multiethnique de 6 814 patients, retrouvent une CRP plus importante chez les patients de sexe féminin, même après ajustements de variables, et ce, quel que soit le profil racial. Notre population conforte les données de la littérature concernant le lupus comme maladie à prédominance féminine ; mais concernant l’augmentation de la CRP sans contexte infectieux, la comparaison selon le sexe aurait imposé une population superposable en hommes. De même, l’âge voisin de 30 ans retrouvé dans les deux groupes est statistiquement non significatif.

La CRP serait, dans la revue de la littérature, plus élevée au cours de l’atteinte des séreuses, avec prédominante de l’atteinte péricardique [7] pouvant être avec ou sans retentissement sur la fonction ventriculaire. Nous confortons cette donnée dans le groupe I, corrélée à l’existence de cinq atteintes péricardiques sur 12 cas, soit près de 50 % des patients, sans pour autant que cette atteinte péricardique soit significative, car dans le groupe II avec CRP normale, elle concerne 7 patients sur 11, soit 66 % des cas. Concernant les autres atteintes séreuses, nous retrouvons une atteinte pleurale (non significative mais non retrouvée dans le groupe II) isolée dans un cas ou associée à une péricardite dans un autre cas. Dans notre population étudiée, nous ne pouvons pas retenir cette atteinte des séreuses comme étiologie de l’augmentation de la CRP.

Sur le plan immunologique, il n’existe pas de corrélation avec l’élévation de la CRP concernant la positivité des AAN avec spécificité de type anti-ADN prédominant dans les deux groupes ; 8 sur 12 cas concernant le groupe I et 10 sur 11 cas concernant le groupe II. Cette tendance est confortée par Spronk et al., dans leur série de lupus en poussée avec CRP augmentée [7].

Les limites des laboratoires en Afrique subsaharienne ne nous permettent pas d’approfondir cette étude par une étude génétique de ces patients. Cependant, en tenant compte des données de la littérature, on peut évoquer le caractère variable de l’expression de la CRP sous dépendance génétique. En effet, Rhodes et al. démontrent, dans des familles lupiques aux Philippines, l’existence de déterminants génétiques dans la variation de la CRP de base et soulignent l’intérêt de la poursuite des études génétiques pour une meilleure cartographie de ce type de patients [8, 9]. La possibilité pour les pays en voie de développement de poursuivre ces études pourrait être d’intégrer leurs résultats dans une étude multicentrique, avec pour support des laboratoires pharmaceutiques internationaux.

Tableau 2 Profil des patients avec CRP augmentée (groupe I).Table 2. Profile of patients with elevated CRP (Group I).

Patient

Âge (ans)

Sexe

FRCV

VS (mm)

CRP (mg/L)

Hémogramme

AAN

Échocardiographie

CST oral

Autres TTT

NJN CRP

Complications infectieuses

Type de lupus

1

21

F

Non

36/?

30

L : 3,8 ; Hb : 11,7 ; Pt : 254 000

> 200, anti-ADN+

Pleurésie

60 mg

Plaquenil

8

Non

Cutané–articulaire

2

39

F

HTA + diabète familial

93/143

31

L : 3,2 ; Hb : 5,8 ; Pt : 297 000

+ 1 280 anti-ADN+

Hypertrophie septale

40 mg

Endoxan i.v., puis Imurel

17

Non

Articulaire

3

25

F

Non

105/146

44

L : 3,5 ; Hb : 6,2 ; Pt : 675 000

> 1/1 280, anti-ADN+

Normal

40 mg

Plaquenil

12

Non

Cutané–articulaire

4

58

F

Obésité (BMI 32)

36/70

48

L : 4,1 ; Hb : 12,3 ; Pt : 205 000

AAN > 1280, RNP+

Normal

55 mg

Imurel

12

Non

LS

5

25

M

Non

84/141

52

L : 7,2 ; Hb : 6,8 ; Pt : 609 000

+ 640, anti-ADN+

Myocardite

40 mg*

Plaquenil

24

Non

LS

6

13

F

Non

120/137

54

L : 13,8 ; Hb : 9,9 ; Pt : 595 000

+ 1 280 Sm/RNP, SSA

Péricardite + pleurésie minime

60 mg

15

Non

Cardiaque

7

43

F

Non

95/146

75

L : 2,7 ; Hb : 7,5 ; Pt : 186 000

+ 640, anti-ADN+

Péricardite minime, hypertrophie septale

50 mg*

Imurel

27

Non

LS

8

34

F

Non

81/140

110

L : 1,6 ; Hb : 7,8 ; Pt : 47 000

+ 1 280, SSA+

Péricardite

60 mg*

Plaquenil

13

Non

LS

9

27

F

Non

82/141

341

L : 8,1 ; Hb : 7,7 ; Pt : 402 000

+ 1 280, anti-ADN+

Péricardite et myocardite

60 mg

27

Non

LS

10

45

F

Non

74/141

482

L : 4,7 ; Hb : 7,3 ; Pt : 526 000

+ 640 anti-ADN+

Myocardite

55 mg

Plaquenil

73

Non

LS

11

31

F

Non

78/141

732

L : 9,8 ; Hb : 7,8 ; Pt : 351 000

+ 1 280, anti-ADN+

Péricardite

70 mg

Plaquenil

37

Non

LS

12

28

F

MTE

100/123

1349

L : 4,6 ; Hb : 7,4 ; Pt : 488 000

AAN+ 320, Sm+, RNP+

Normal

50 mg

Plaquenil

29

Non

LS

Conclusion

La CRP peut être augmentée dans le lupus systémique en poussée, et cela sans contexte infectieux démontré. En l’absence, dans notre série, d’un profil type de patient, malgré la susceptibilité génétique reconnue chez le Noir africain, il nous semble licite, comme signalé dans la revue de la littérature, de discuter de l’existence d’un sous-type génétique exprimant plus facilement l’augmentation de la CRP et de pouvoir poursuivre cette analyse par une étude génétique de nos patients.

Références

1 Swaak AJ, van Rooyen A, Aarden LA. Interleukin-6 (IL-6) and acute phase proteins in The disease course of patients with systemic lupus erythematosus. Rheumatol Int 1989 ; 8 : 263-8.

2 Chun HY, Chung JW, Kim HA, et al. Cytokine IL-6 and IL-10 as biomarkers in systemic lupus erythematosus. J Clin Immunol 2007 ; 27 : 461-6.

3 Bertoli AM, Vilá LM, Reveille JD, Alarcón GS, LUMINA Study Group and al. Systemic lupus erythematosus in a multiethnic US cohort (LUMINA): LXI. Value of C reactive protein as a marker of disease activity and damage. J Rheumatol 2008 ; 5 : 2355-8.

4 Miossec P. Lupus et cytokines: compréhension des signes cliniques et identification des Cibles thérapeutiques. Rev Rhum 2005 ; 72 : 126-9.

5 Shucard JL, Gaines JJ, Ambrus Jr J, Shucard DW. C reactive protein and cognitive deficits in systemic lupus erythematosus. Cogn Behav Neurol 2007 ; 20 : 31-7.

6 Lakoski SG, Cushman M, Criqui M, et al. Gender and C reactive protein: data from the Multiethnic Study of Atherosclerosis (MESA) cohort. Am Heart J 2006 ; 152 : 593-8.

7 Spronk PE, ter Borg EJ, Limburg PC, Kallenberg CG. Plasma concentration of IL-6 in systemic lupus erythematosus; an indicator of disease activity? Clin Exp Immunol 1992 ; 90 : 106-10.

8 Rhodes B, Meek J, Whittaker JC, Vyse TJ. Quantification of the genetic component of basal C reactive protein expression in SLE nuclear families. Ann Hum Genet 2008 ; 72 : 611-20.

9 Rhodes B, Wong A, Navarra SV, Villamin C, Vyse TJ. Genetic determinants of basal C reactive protein expression in Fillipino systemic lupus erythematosus families. Genes Immun 2008 ; 9 : 153-60.


 

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