ARTICLE
Auteur(s) : André
Omgbwa Eballe, Jean-Pierre
Boitte, Jeannette
Traoré
Institut d’ophtalmologie tropicale de l’Afrique (IOTA), 248
Bamako, Bamako Mali
La prévalence de la cécité selon l’Organisation mondiale de la
santé (OMS) 1995 [1] est de l’ordre de 0,3 % dans les pays à
économie de marché et les anciens pays de l’Europe de l’Est, et de
1,4 % en Afrique subsaharienne, tandis que celle de la basse
vision est estimée à trois fois le chiffre de la cécité. L’ampleur
et la gravité des affections cécitantes posent un problème de santé
publique au sud du Sahara en raison de nombreux facteurs qui ont
pour dénominateur commun la pauvreté. Parmi ceux-ci, l’insuffisance
des ressources humaines, des moyens techniques, et une faible
volonté politique de lutte contre la cécité. De forte répercussion
socio-économique, le coût annuel de la cécité a été estimé en Inde
à 4,6 milliards de dollars américains ; et aux États-Unis
à 4,1 milliards de dollars [2] ; il a été démontré que
ces coûts grèvent considérablement l’économie nationale, et ce dans
tous les pays [3]. L’objectif principal de ce travail était de
déterminer les différents groupes d’affections oculaires,
responsables de basse vision ou de cécité rencontrés chez les
sujets en âge d’activité professionnelle (18-50 ans)
consultant à l’Institut d’ophtalmologie tropicale de l’Afrique
(IOTA), basé à Bamako au Mali.
Population d’étude et méthode
( Tableau 1 )( Tableau 2 )( Tableau 3
)( Tableau 4 )( Tableau 5 )( Tableau 6
)Avec ses 100 000 consultations par an, l’IOTA, niveau
tertiaire des soins oculaires à Bamako et dans la sous-région
ouest-africaine, a permis une étude prospective sur 9 semaines
du 1er février au 8 avril 2003. Tous les
nouveaux malades âgés de 18 à 50 ans exerçant un métier
ou non étaient recrutés les jours de consultations. Élèves et
étudiants étaient exclus. Ils bénéficiaient tous d’un
interrogatoire et d’un examen ophtalmologique complet. Ils étaient
soit suivis en externe, soit hospitalisés en fonction de la gravité
de leur pathologie. Les cas chirurgicaux étaient pris en charge.
La saisie et l’analyse des données ont été effectuées avec le
logiciel Epi Info 6.04.
Les variables analysées ont été les suivantes : âge, sexe,
ethnie, profession, niveau de scolarisation, motifs de
consultation, antécédents, acuité visuelle de loin sans correction,
diagnostic, cécité binoculaire, cécité monoculaire, basse vision
(tableaux 1 à 6).
Nous avons utilisé le test de χ2 pour l’allure
et la comparaison des tendances.
Tableau 1 Distribution de la cécité binoculaire,
monoculaire et de la basse vision selon le sexe.Table 1.
Distribution of binocular and monocular blindness and of low vision
according to sex.
|
Sexe
|
Cécité binoculaire
|
Cécité monoculaire
|
Basse vision
|
|
Homme
|
23 (47,9 %)
|
64 (67,4 %)
|
30 (42,8 %)
|
|
Femme
|
25 (52,1 %)
|
31 (32,6 %)
|
40 (57,2 %)
|
|
Total
|
48 (100 %)
|
95 (100 %)
|
70 (100 %)
|
Tableau 2 Distribution de la cécité binoculaire, cécité
monoculaire et de la basse vision selon la classe d’âge.Table 2.
Distribution of binocular and monocular blindness and of low vision
according to age group.
|
Classe d’âge (années)
|
Cécité binoculaire
|
Cécité monoculaire
|
Basse vision
|
|
18-28
|
6 (12,5 %)
|
31 (32,6 %)
|
15 (21,4 %)
|
|
29-39
|
13 (27,1 %)
|
22 (23,2 %)
|
20 (28,6 %)
|
|
40-50
|
29 (60,4 %)
|
42 (44,2 %)
|
35 (50 %)
|
|
Total
|
48
|
95
|
70
|
Tableau 3 Distribution de la cécité binoculaire, cécité
monoculaire et basse vision selon le niveau de scolarisation.Table
3. Distribution of binocular and monocular blindness and of low
vision according to school level.
|
Scolarisation
|
Cécité binoculaire
|
Cécité monoculaire
|
Basse vision
|
|
Aucune
|
41 (85,4 %)
|
62 (65,2 %)
|
43 (61,4 %)
|
|
Primaire
|
5 (10,4 %)
|
23 (24,2 %)
|
10 (14,3 %)
|
|
Secondaire
|
2 (4,2 %)
|
5 (5,3 %)
|
10 (14,3 %)
|
|
Université
|
-
|
2 2,1 %)
|
7 (10 %)
|
|
Coranique
|
-
|
3 (3,2 %)
|
-
|
|
Total
|
48
|
95
|
70
|
Tableau 4 Distribution de la cécité binoculaire, cécité
monoculaire et basse vision selon la profession.Table 4.
Distribution of binocular and monocular blindness and of low vision
according to professional occupation.
|
Professions
|
Cécité binoculaire
|
Cécité monoculaire
|
Basse vision
|
|
Ménagères
|
18 (37,5 %)
|
24 (25,2 %)
|
24 (34,3 %)
|
|
Cultivateurs
|
15 (31,3 %)
|
30 (31,5 %)
|
15 (21,4 %)
|
|
Manœuvres ouvriers
|
5 (10,4 %)
|
13 (13,7 %)
|
4 (5,7 %)
|
|
Éleveurs
|
4 (8,3 %)
|
1 (1,1 %)
|
-
|
|
Commerçants
|
2 (4,1 %)
|
6 (6,3 %)
|
7 (10 %)
|
|
Domestiques
|
1 (2,1 %)
|
3 (3,2 %)
|
4 (5,7 %)
|
|
Petit commerce informel
|
1 (2,1 %)
|
8 (8,4 %)
|
1 (1,4 %)
|
|
Fonctionnaires
|
1 (2,1 %)
|
2 (2,1 %)
|
4 (5,7 %)
|
|
Pêcheurs
|
1 (2,1 %)
|
-
|
-
|
|
Inactifs
|
-
|
1 (1,1 %)
|
3 (4,4 %)
|
|
Professions libérales
|
-
|
4 (4,2 %)
|
6 (8,6 %)
|
|
Militaires
|
-
|
3 (3,2 %)
|
2 (2,8 %)
|
|
Total
|
48
|
95
|
70
|
Tableau 5 Causes de cécité binoculaire.Table 5. Causes
of binocular blindness.
|
Pathologies
|
Effectifs
|
Pourcentages
|
|
Cataracte
|
14
|
29,2
|
|
Glaucome
|
11
|
22,9
|
|
Trachome
|
7
|
14,6
|
|
Zona + rétinite CMV VIH+
|
4
|
8,3
|
|
Neuropathie optique
|
4
|
8,3
|
|
Opacités cornéennes
|
3
|
6,2
|
|
Aphakie traditionnelle
|
2
|
4,2
|
|
Rétinopathie diabétique
|
1
|
2,1
|
|
Rétinopathie onchocerquienne
|
1
|
2,1
|
|
Endophtalmie
|
1
|
2,1
|
|
Total
|
48
|
100
|
Tableau 6 Causes des cécités monoculaires.Table 6.
Causes of monocular blindness.
|
Causes
|
Effectifs
|
Pourcentages
|
|
Traumatiques
|
48
|
50,5
|
|
Infectieusesa
|
25
|
26,3
|
|
Dégénératives et multifactorielles
|
17
|
17,9
|
|
Inflammatoires
|
3
|
3,1
|
|
Autres
|
2
|
2,2
|
|
Total
|
95
|
100
|
aDans les causes infectieuses, nous retrouvions 5 cas de
zona ophtalmique avec remaniement total du globe oculaire chez des
sujets séropositifs au VIH.
Résultats
- • Huit cent vingt-huit patients avaient été
recrutés dont 384 hommes (46,4 %) et 444 femmes (53.6 %),
sex ratio de 1,15 en faveur des femmes ;
- • L’âge moyen était de 35,7 ans, la tranche d’âge
40-50 ans était la plus représentative avec 323 cas soit
39,1 % ;
- • Sur le plan ethnique, les Bambaras, Sarakolés, Peuls
et Malinkés constituaient 74 % de l’effectif ;
- • Sur le plan professionnel, les ménagères constituaient
35 % de l’effectif, suivies des cultivateurs 11,8 %, des
professions libérales (10,7 %), commerçants (10,7 %) et
enfin des fonctionnaires (10 %).
- • Concernant le niveau de scolarisation, 51,3 % des
sujets étaient analphabètes, 19,9 % avaient un niveau d’étude
primaire, 17 % un niveau secondaire, 10,1 % un niveau
supérieur, et 1,7 % des sujets avaient effectué des études
coraniques.
- • La baisse d’acuité visuelle était le motif de
consultation le plus fréquent (39,5 %). Venaient ensuite les
douleurs oculaires (15,3 %) et des prurits (14,8 %) et
les traumatismes oculaires (4,8 %).
- • Les antécédents des patients se résumaient, au plan
oculaire, aux traumatismes et à la chirurgie traditionnelle de la
cataracte (2 cas) ; sur le plan général, se sont
présentés 19 cas de séropositivité au VIH connus, référés par
des médecins généralistes pour bilan ophtalmologique ou
diagnostiqués à l’IOTA en fonction de la pathologie opportuniste
que présentaient les sujets. Aucun test de dépistage n’avait été
demandé aux autres patients.
- • Pour ce qui est de l’acuité visuelle de loin sans
correction, 48 sujets présentaient une acuité visuelle
inférieure à 1/20e œil droit et œil gauche, soit
5,8 % de cécité binoculaire, 70 patients (8,5 %)
avaient une basse vision (acuité visuelle œil droit et œil gauche
comprise entre 1/20e et 2/10e),
95 patients (11,5 %) étaient monophtalmes (acuité
visuelle œil droit inférieure à 1/20e et œil gauche
supérieure à 2/10e inversement), 615 patients
(74,3 %) avaient une acuité visuelle supérieure à
2/10e à l’œil droit et à l’œil gauche.
- • Sur le plan des atteintes organiques, les pathologies
conjonctivo-cornéo-sclérales étaient les plus fréquentes
(59,4 %), suivies de la pathologie cristallinienne
(11,6 %), puis des atteintes vitréo-rétiniennes (9,2 %),
des atteintes palpébro-orbitaires (8,3 %), des neuropathies
optiques (6,9 %), des atteintes uvéales (3,1 %),
1,6 % constituant les autres atteintes.
- • Les causes majeures de basse vision étaient, entre
autre, les vices de réfraction (22,9 %), la cataracte
(17,2 %), le trachome (15,7 %), le glaucome (10 %),
les opacités cornéennes (5,7 %) et les neuropathies optiques
non glaucomateuses (5,7 %).
Discussion
Notre échantillon n’était constitué que de malades vus dans un
centre hospitalier de référence, véritable biais dans notre étude,
et la plupart des patients venaient des milieux urbains. Nos
résultats reflètent plus des caractères épidémiologiques
spécifiques des hôpitaux et non de l’ensemble d’une population
générale (malades et non malades). Le taux de cécité binoculaire
(5,8 %) dans notre série, très élevé par rapport à la
littérature (1,4 %) en Afrique subsaharienne [1], est lié au
cadre de l’étude.
Cécités et basse vision
- • Le sexe : la cécité monoculaire était l’apanage
des hommes (p = 0,01) ce qui correspondait avec la littérature [1]
et avec les travaux de Moussala au Cameroun [4], la basse vision
(8,5 %) atteignait indifféremment les hommes et les femmes (p
= 0,24). Statistiquement, dans notre étude, hommes et femmes
étaient indifféremment touchés par la cécité binoculaire (p = 0,77)
comme le retrouvait déjà Ezepue au Nigeria [5].
- • L’âge : la fréquence de la cécité binoculaire
augmentait avec l’âge (p = 0,04), de même que celle de la basse
vision, résultat similaire à celui de Fafowora au Nigeria [6] qui
rapportait dans ses travaux une augmentation de la prévalence de la
cécité binoculaire avec l’âge, phénomène qui serait lié à
l’augmentation de la fréquence des pathologies cécitantes telles
que la cataracte et le glaucome plus précoces sous les tropiques à
partir de la quarantaine [1, 6], tandis que la cécité monoculaire
affectait tous les âges confondus, deux pics de fréquence étant
néanmoins observés, l’un entre 18 et 28 ans, pic qui
serait lié aux traumatismes, et l’autre survenant entre 40 et
50 ans et probablement dû à la cataracte et au glaucome
asymétriques.
- • Sur le plan ethnique, les Peuls, les Bambaras, les
Malinkés et les Sarakolés étaient les plus représentatifs de
l’échantillon et étaient les plus affectés évidemment par les
cécités et la basse vision.
- • Sur le plan du niveau de scolarisation, les
analphabètes étaient les plus atteints par la cécité binoculaire
(85,4 %), la cécité monoculaire (65,2 %) et la basse
vision (61,4 %), ce qui laissait penser que plus le niveau
d’instruction est haut, moins on est exposé à la cécité, rejoignant
ainsi le travail d’Auzemery [1], avec lequel nous pensons que
l’analphabétisme, lit de pauvreté et de dépendance financière, est
un facteur de consultation au stade terminal des pathologies, d’une
part, et de mauvaise hygiène individuelle et collective, d’autre
part, favorisant ainsi la transmission d’un certain nombre de
pathologies cécitantes évitables. La connaissance du risque chez
les sujets éduqués évitait probablement le contact avec certains
facteurs traumatisants, les préservant ainsi de la cécité
monoculaire, dont la cause la plus fréquente dans notre série était
le traumatisme oculaire.
- • Sur le plan professionnel, ménagères et cultivateurs
représentaient 68,8 % des cécités binoculaires, 56,7 %
des cécités monoculaires et 55,7 % des basses visions. Ces
deux groupes de professions les plus atteints sont le lit même de
l’analphabétisme et de la pauvreté. Fonctionnaires et commerçants
étaient les moins atteints, ce qui serait lié au niveau de vie
relativement élevé qui leur permettrait d’avoir un habitat décent,
et une hygiène adéquate, préventive des maladies cécitantes
évitables tels que le trachome, et favoriserait les consultations
dans de meilleurs délais.
- • Les causes de cécité binoculaire étaient
principalement la cataracte (29,2 %), le glaucome
(22,9 %), le trachome (14,6 %), résultats similaires à
ceux de Negrel au Bénin [7] et de Balo au Sud Togo [8]. Le trachome
connu comme deuxième cause de cécité binoculaire après la cataracte
[9], le combat acharné contre le trachome par la stratégie CHANCE1 et la distribution de l’azithromycine
seraient la raison du recul de cette pathologie qui se cantonnerait
plus dans des foyers urbains et ruraux réfractaires à l’hygiène
collective ou individuelle.
- • Les manifestations oculaires liées au VIH/sida
(8,3 %) arrivent en quatrième position, avec les neuropathies
optiques non glaucomateuses. Dix-neuf sujets de notre échantillon
étaient connus séropositifs au VIH, et 4 d’entre eux présentaient
une cécité binoculaire liée au zona ophtalmique diffus et à la
rétinite à cytomégalovirus (CMV) bilatérale. Le VIH/sida serait-il
entrain de modifier les caractères épidémiologiques de la
cécité ? ou alors ce résultat serait-il lié au fait que ce
travail a été effectué dans un cadre hospitalier, avec un effectif
composé essentiellement de malades et de sujets adultes jeunes en
milieu urbain ? Ce sont autant de questions que l’on peut se
poser devant ces résultats.
- • Pour ce qui concerne les causes de cécité monoculaire
de et basse vision, les traumatismes oculaires étaient la plus
grande cause de cécité monoculaire (50,5 %), ce qui
corroborait les résultats de Nwosu au Nigeria et de Moussala au
Cameroun [10, 11] qui associaient la cécité monoculaire aux
traumatismes oculaires. Les manifestations oculaires du VIH/sida,
avec 5 cas de cécité monoculaire (5,3 %) deviendraient,
en raison de l’indisponibilité des traitements antiviraux au sud du
Sahara, une des plus grandes causes de cécité monoculaire.
- • Vice de réfraction (22,9 %), cataracte
(17,2 %), trachome (15,7 %) et glaucome (10 %)
représentaient les pathologies pourvoyeuses de basse vision, les
mêmes causes ayant déjà été signalés au Nigeria et en Éthiopie [10,
12].
Conclusion
Cette étude prospective, donne un bilan hospitalier de la cécité et
de la basse vision chez les sujets en âge d’activité
professionnelle. Cataracte, glaucome et trachome restent les
principales causes de cécité binoculaire, les traumatismes
oculaires, véritable problème de santé publique, restent l’une des
plus grandes causes de cécité monoculaire. Vice de réfraction,
cataracte, trachome et glaucome étaient les plus grandes causes de
basse vision dans notre série.
Les ménagères, cultivateurs et manœuvres ouvriers, pour la
plupart analphabètes, étaient aux premiers rangs des cécités et des
basses visions.
Au rythme de l’accroissement de la prévalence du VIH/sida, de
l’indisponibilité de traitement antiviral et de la pauvreté
galopante dans les pays en développement, nul doute que le VIH/sida
talonnera à l’avenir les grandes causes de cécité.
Cécité et déficience visuelle, déjà un problème de santé
publique, deviendront une charge socio-économique importante en
Afrique subsaharienne et pourraient même freiner le progrès dans
certains pays à faibles revenus. C’est pourquoi nous
recommandons :
- – l’application des stratégies de lutte contre la cécité
prônées par « Vision 2020 : le droit à la vue »2 ;
- – la lutte à tous les niveaux de la société, sans
tabous, contre le VIH/sida ;
- – la lutte contre l’analphabétisme en relevant le taux
de scolarisation et le niveau d’instruction ;
- – la prévention des traumatismes oculaires par la
sensibilisation du public et des personnes à risque aux mesures de
sécurité.
Références
1 Auzemery A, Négrel AD. Cécité et baisses de vision au
sud du sahara, un problème de santé publique. EMC Ophtalmologie
2002 ; (21-591-A-10, P2).
2 Organisation mondiale de la santé (OMS). L’OMS sonne
l’alarme : Le nombre de personnes atteintes de déficience
visuelle doublera d’ici l’an 2020. Communiqué de presse OMS
n° 15. Genève : OMS, 21 février 1997.
3 Organisation mondiale de la santé (OMS). La cécité et la
déficience visuelle, partie IV : aspects socio-économiques.
Aide mémoire n° 145. Genève : OMS, février 1997.
4 Moussala M, Kouda Zeh A, Souleymane M.
Monocular blindness in West Cameroun : Epidemiologic aspects
and causes. Rev Int Trach Pathol Ocul Trop Subtrop Sante Publique
1996 ; 73 : 101-8.
5 Ezepue UF. Magnitude and causes of blindness and low
vision in Anabra state of Nigeria (results of 1992 point prevalence
survey). Public Health 1997 ; 111 : 305-9.
6 Fafowora O, Ajibode HA, Fadamiro CO,
Ajewole A, Ogundipe O. Osuntokun. Ocular morbidity survey
in an ophtalmologicaly underserved rural area of Nigeria. Afr J Med
Sci 1998 ; 27 : 35-8.
7 Negrel AD, Avognon Z, Minassian DC,
Babagbeto M, Oussa G, Bassabi S. Blindness in Benin.
Med Trop 1995 ; 55 : 409-14.
8 Balo PK, Wabagira J, Banla M, Kuaovi RK.
Specific causes of blindness and vision impairment in a rural area
of southern Togo. JFO 2000 ; 23 : 459-64.
9 Organisation mondiale de la santé (OMS). La cécité et la
déficience visuelle, partie II : principales causes dans le
monde. Aide mémoire n° 143. Genève : OMS, février 1997.
10 Nwosu SN. Ocular problems of young adults in rural
Nigeria. Int Ophtlmol 1998 ; 22 : 259-63.
11 Kortlang C, Koster JC, Coulibaly S,
Dubbeldam RP. Prevalence of blindness and visual impairment in
the region of segou, Mali. A baseline survey for primary eye care
programme. Trop Med Int Health 1996 ; 1 : 314-9.
12 Zerihun N, Mabey D. Blindness and low vision in
jimma zone, Ethiopia : results on a population-based survey.
Ophtalmic Epidemiol 1997 ; 4 : 19-26.
2 « Vision 2020 : le droit à la
vue » : initiative mondiale pour l’élimination de la
cécité évitable d’ici à 2020.1
CHANCE : Chirurgie, Antibiotiques, Nettoyer le visage et
Changer l’Environnement.
|