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Placenta previa: Maternal and fetal prognosis covering 128 consecutive cases from the Brazzaville University Hospital Center


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 14, Number 3, 177-81, Juillet-Août-Septembre 2004, Étude originale


Résumé   Summary  

Author(s) : Simon Faustin Buambo-Bamanga , Paul Oyere-Moke , Pierre Makoumbou , Jean Roger Ekoundzola , Hervé Fortuné Mayanda , Service de gynécologie « B » CHU de Brazzaville BP 32. Brazzaville Congo, Service de néonatologie CHU de Brazzaville BP 32. Brazzaville Congo.

Summary : Objectives: The aim of this study was to determine the frequency of placenta previa (PP) in our hospital\; to assess the maternal and fetal prognosis\; to specify its location, the term at occurrence, and the mode of childbirth\; and to propose preventive measures to improve its management. Material and Method: This retrospective study covers a 5-year period from 1 January, 1998, to 31 December, 2002, and 128 cases of PP at the maternity ward of the Brazzaville University Hospital Center. The frequency of this complication during the study period was 0.6%\; 54.6% of the women were 26-35 years old\; most had two or more previous pregnancies (72.7%) and two or more previous deliveries (73.6%). The central (total) variant was most common (84.4%). Most children (71.9%) were born before term, and even more (85.2%) delivered by cesarean\; 43.8% of the new-borns had 1-min Apgar scores of at least 7\; 53.1% weighed less than 2500 g at birth and 44.5% (57) were premature.The principal postpartum morbidity involved: endometritis, 3 cases (2.3%)\; parietal suppuration after cesarean, 7 cases (5.5%)\; and maternal anemia, 11 cases (8.6%). There were also 7 (5.5%) still-births and 12 (9.4%) early neonatal deaths. Causes of neonatal death included cerebral distress, neonatal infection, and complications of Hirschprung disease. Conclusion: PP remains a serious disease of pregnancy. Improving the maternal and fetal prognosis requires intensification of antenatal consultations, ultrasound examinations that enable the location of placental insertion to be identified, and timely cesarean delivery once the infant is sufficiently mature.

Keywords : Gynaecology-Obstetrics, Congo.

ARTICLE

Auteur(s) :, Simon Faustin Buambo-Bamanga1,*, Paul Oyere-Moke1, Pierre Makoumbou2, Jean Roger Ekoundzola1, Hervé Fortuné Mayanda2

1Service de gynécologie « B » CHU de Brazzaville BP 32. Brazzaville Congo
2Service de néonatologie CHU de Brazzaville BP 32. Brazzaville Congo
*SF Buambo-Bamanga.

Auparavant, le placenta praevia (PP) était considéré comme une pathologie redoutable par l’obstétricien à cause des complications dominées par les hémorragies. Actuellement la pratique systématique de l’échographie a permis non seulement de poser le diagnostic de l’insertion du placenta au cours de la grossesse, mais aussi de modifier l’attitude thérapeutique.Malgré cela, le PP, par la survenue souvent brutale de ces hémorragies reste considérée comme une pathologie grave de la grossesse, augmentant en même temps le taux de la mortalité et de la morbidité maternelles et périnatales dans nos maternités.Le but de notre travail est :
  • de déterminer la fréquence du PP hémorragique au centre hospitalier universitaire (CHU) ;
  • de préciser la variété topographique, l’âge gestationnel et le mode d’accouchement ;
  • d’apprécier le pronostic maternel et fœtal ;
  • de proposer les mesures préventives pour l’amélioration de la prise en charge.

Matériel et méthode

L’étude porte sur 128 cas de PP rencontrés au CHU de Brazzaville sur une période de 5 ans (1er janvier 1998 au 31 décembre 2002).

Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée dans les services de gynécologie-obstétrique A et B, du bloc d’accouchement et de néonatologie.

Ont été inclus dans l’étude, tous les PP compliqués d’hémorragie au cours du travail d’accouchement et en ont été exclus les PP non hémorragiques et non en travail. Au cours de cette période 20.234 accouchements ont été réalisés.

Les variables analysées ont été les suivantes :

  • fréquence ;
  • gestité et parité ;
  • variété topographique du PP ;
  • terme de la grossesse ;
  • mode d’accouchement et abondance de l’hémorragie ;
  • poids de naissance ;
  • score d’Apgar ;
  • pronostic maternel et fœtal.

Résultats

La fréquence de PP a été de 0,6 % sur 20 234 accouchements.

La tranche d’âge qui compte le plus de cas se situe entre 26 et 35 ans (54,5 %) (tableau 1( Tableau 1 )).

Les multigestes, ainsi que les grandes multigestes représentent 72,7 % alors que les paucigestes ne représentent que 20,3 % (tableau 2( Tableau 2 )).

Les multipares et grandes multipares dominent (tableau 3( Tableau 3 )) avec 73,6 % alors que les paucipares ne représentent que 19,5 %.

Concernant la répartition selon la gestité, les insertions périphérique et centrale représentent respectivement 15,6 % et 84,4 % (tableau 4( Tableau 4 )).

Pour ce qui est de la répartition selon la parité, la variété centrale est beaucoup plus rencontrée chez les multipares (tableau 5( Tableau 5 )) tandis que si l’on examine la répartition selon le terme de la grossesse, on constate que 71,9 % (soit 92 nouveau-nés) sont des prématurés (tableau 6( Tableau 6 )).

Si l’on considère la répartition selon le mode d’accouchement, la voie basse a été adoptée dans 14,8 % des cas (soit 19 cas), alors que la césarienne a été indiquée dans 85,2 % des cas (soit 109 cas) essentiellement pour un PP central ou PP périphérique saignant après la rupture artificielle des membranes (tableau 7( Tableau 7 )).

Nous avons constaté (tableau 8( Tableau 8 )) que 43,8 % des nouveau-nés (soit 56 cas) ont eu un Apgar ≥ 7 à la première minute et 41,4 % d’entre eux (53) sont nés par césarienne. Trente-six nouveau-nés (28,1 %) ont eu un Apgar entre 4 et 6 à la première minute. L’état de mort apparente (Apgar ≤ 3) a été remarqué chez 29 nouveau-nés, soit 22,6 %, dont 6 (4,7 %) nés par voie basse et 23 (17,9 %) nés par voie haute. Tous ont été transférés en néonatologie. Sept nouveau-nés (5,5 %) sont des mort-nés (Apgar = 0, à la sortie).

Parmi les 128 nouveau-nés, 68 (53,1 %) ont eu un poids inférieur à 2 500 grammes contre 60 (46,9 %) dont le poids était supérieur ou égal à 2 500 grammes. Cinquante-sept nouveau-nés (44,5 %) dont le poids était inférieur à 2 500 g étaient des prématurés (tableau 9( Tableau 9 )).
Tableau 1 Répartition selon l’âge des parturientes.Table 1. Distribution according to age of parturients.

Âge (ans)

Nombre

%

15 – 20

8

6,2

21 – 25

27

21,1

26 – 30

35

27,3

54,6 %

31 – 35

35

27,3

36 – 40

18

14,1

41 et plus

5

4,0

Total

128

100


Tableau 2 Répartition des parturientes selon la gestité.Table 2. Distribution of parturients according to gestity.

Gestité (G)

Nombre

%

G1

9

7

G2 – G3

26

20,3

G4 – G5

48

37,5

G6 – G7

33

25,8

72,7 %

≥ G8

12

9,4

TOTAL

128

100


Tableau 3 Répartition des parturientes selon la parité.Table 3. Distribution of parturients according to parity.

Parité (P)

Nombre

%

P1

9

7

P2 – P3

25

19,5

P4 – P5

47

36,8

P6 – P7

36

28,2

73,6 %

≥ P8

11

8,6

Total

128

100


Tableau 4 Répartition des PP selon la gestité.Table 4. Distribution of PPs according to gestity.

PP Gestité

Latéral

Marginal

Central

Total n (%)

G1

2

1

6

9 (7)

G2 – G3

3

23

26 (20,3)

G4 – G5

5

43

48 (37,5)

G6 – G7

6

27

33 (25,8)

≥ G8

3

9

12 (9,4)

TOTAL

2 (1,6 %)

18(14 %)

108(84,4 %)

128 (100)

15,6 %


Tableau 5 Répartition des PP selon la parité.Table 5. Distribution of PPs according to parity.

PP Parité

Latéral

Marginal

Central

Total n (%)

P1

1

2

6

9 (7)

P2 – P3

1

4

20

25 (19,5)

P4 – P5

4

43

47 (36,8)

64,9 %

P6 – P7

5

31

36 (28,1)

≥ P8

3

8

11 (8,6)

TOTAL

2 (1,6 %)

18 (14 %)

108 (84,4 %)

128 (100)


Tableau 6 Répartition des PP selon le terme de la grossesse.Table 6. Distribution of PPs according to term of pregnancy.

PP Terme (semaines d’aménorrhée – SA)

Latéral

Marginal

Central

Total n (%)

28 – 30 SA

1

2

3(2,3)

31 – 33 SA

1

4

24

29(22,7)

71,9 %

34 – 36 SA

1

6

53

60(46,9)

≥ 37 SA

7

29

36(28,1)

TOTAL

2 (1,6 %)

18 (14 %)

108 (84,4 %)

128 (100)


Tableau 7 Répartition selon le mode d’accouchement.Table 7. Distribution according to mode of childbirth.

Voie d’accouchement

Nombre

%

Voie basse

19

14,8

Voie haute

109

85,2

Total

128

100


Tableau 8 État du nouveau-né à la naissance (Apgar à la première minute) en fonction du mode d’accouchement.Table 8. State of newborn child at birth (Apgar score at first minute) according to mode of childbirth.

Voie d’accouchement Apgar

Voie basse

Voie haute

Total n (%)

0

5

2

7 (5,5)

1 – 3

6

23

29 (22,6)

4 – 6

5

31

36 (28,1)

≥ 7

3 (2,4 %)

53 (41,4 %)

56 (43,8)

Total

19 (14,8 %)

109 (85,2 %)

128 (100)


Tableau 9 Poids à la naissance par rapport au terme.Table 9. Weight at birth in relation to term of pregnancy.

Âge Poids

28 SA – 36 SA n (%)

≥ 37 SA n (%)

Total n (%)

< 2 500 g

57 (44,5)

11 (8,6)

68 (53,1)

≥ 2 500 g

35 (27,4)

25 (19,5)

60 (46,9)

Total

92 (71,9)

36 (28,1)

128 (100)

Abondance de l’hémorragie

Il a été difficile d’objectiver avec précision l’abondance de l’hémorragie. Néanmoins, les 5,5 % (soit 7 nouveau-nés mort-nés) sont survenus après une hémorragie abondante et le taux le plus élevé de la morbidité fœtale, 65 nouveau-nés (soit 50,7 %) dont le score d’Apgar est compris entre 1-6/10 ont été observés en cas d’hémorragie estimée assez abondante.

Pronostic maternel et néonatal

Pronostic maternel

Les suites des couches ont été normales chez 83,6 % des accouchées (soit 107 cas). Aucun décès maternel n’a été déploré.

Les complications du post-partum retrouvées au cours de l’étude ont été les suivantes :

  • endométrites : 3 cas (soit 2,3 %), dont 1 cas d’endométrite sur un terrain de VIH/sida ;
  • suppurations pariétales après césarienne : 7 cas (5,5 %) ;
  • anémie maternelle postopératoire : 11 cas (8,6 %).

Pronostic néonatal

L’analyse de ce pronostic a permis de retrouver 19 cas de décès, soit 14,8 %, dont :
  • 7 mort-nés (soit 5,5 %) ;
  • 12 décès néonatals précoces (soit 9,4 %) dont 5 nés à terme (3,9 %) et 7 prématurés (5,5 %).

Les causes de décès ont été essentiellement :

  • la souffrance cérébrale néonatale du 3e degré (SCNN3) ;
  • la SCNN3 + INN (infection néonatale) ;
  • la complication de la maladie d’Hirschprung dans 1 cas.

Discussion

Fréquence

Le placenta praevia demeure une pathologie obstétricale redoutable. Il se voit dans approximativement 1/200 grossesses [1]. Sa fréquence dans notre étude est de 0,6 %. Elle dépasse légèrement celle trouvée au Maroc par Ghazli [2] qui est de 0,4 % et est inférieure à celle de Bohoussou [3] (0,8 %).

Facteurs favorisants

On sait que le profil typique de la femme candidate à un PP correspond à une multigeste et multipare ayant des antécédents d’avortements et de cicatrice utérine (myomectomie, cure de synéchie ou césarienne) qui augmentent la fréquence des PP du fait d’une implantation préférentielle de l’œuf sur l’endomètre endommagé [1, 4, 5].

Dans notre série, les multigestes représentent 72,7 % des cas et les multipares 73,6 % des cas. Ces résultats rejoignent ceux de la littérature. Cependant, il manque dans notre étude, les données concernant les antécédents gynécologiques.

Dans notre série, l’étude de la relation entre le PP, la gestité et la parité a révélé que les variétés recouvrant l’orifice interne du col (84,4 %) étaient plus fréquentes que les variétés périphériques (15,6 %).

Âge maternel

L’âge maternel le plus concerné est supérieur à 25 ans, ce qu’explique le fait que la plupart des mariages sont célébrés après 20 ans et que, parfois, les filles se sentent libérées des contraintes familiales après cet âge avant de décider de garder une grossesse.

Au Maroc, Ghazli [2] trouve 52,5 % des femmes âgées de 30 ans ou plus au moment où elles ont présenté leur PP. Dans la série de Bohoussou [3], en Côte d’Ivoire, l’âge maternel touché commence à partir de 25 ans.

Âge gestationnel

En étudiant ce paramètre, on a trouvé que le PP s’est révélé dans 71,9 % des cas avant le terme, compliquant en même temps le pronostic périnatal, alors que ce dernier est bon à partir de la 37e semaine révolue.

Cette prématurité reste la première cause de mortalité néonatale précoce dans notre série (5,5 %), alors qu’elle est de 3,9 % à terme.

Boog [5], dans sa série, trouve cette mortalité élevée : 32,5 % avant 35 semaines contre 5,7 % entre 39 et 40 semaines, 16 % entre 41 et 42 semaines et 30,3 % à partir de 43 semaines.

Mode d’accouchement

Dans notre série, la voie haute a été réalisée dans 85,2 %, des cas alors que la voie basse l’a été dans 14,8 % des cas (tableau 7).

Cette voie a souvent été décidée en urgence devant l’importance des hémorragies chez une parturiente souvent non suivie, parfois en état de choc, asthénique et dénutrie.

Devant ces hémorragies, notre recours à la césarienne a contribué à la diminution de risque de mort néonatale en per partum chez nos parturientes dont les grossesses sont avant terme dans 71,9 % des cas.

Dans la série d’Iyasu [6], 78,30 % des patientes avec un PP ont accouché par césarienne et l’auteur conclut en disant que les parturientes avec PP sont 4 fois plus souvent candidates à la césarienne que les parturientes sans PP. L’extraction par césarienne sauve 2 à 7 fois plus le fœtus que la voie basse et, selon Boog [5], la voie haute améliore le pronostic dans toutes les variétés du PP, même dans les formes marginales et latérales. Dantzer [4] avait constaté qu’entre 34 et 36 semaines d’aménorhée, l’accouchement par voie haute en cas de PP donne un meilleur pronostic chez le prématuré.

Ainsi, la majorité des auteurs [1, 4–7] s’accorde sur l’action bénéfique d’un accouchement par voie haute, car il améliore le pronostic aussi bien maternel que fœtal.

Apgar

Concernant l’Apgar, il est admis que plusieurs facteurs peuvent être responsables de la baisse du score d’Apgar à la première minute. En cas de PP, il est bas 2 fois plus souvent que dans la population générale [5]. Il est suggéré l’existence d’une réserve placentaire capable de compenser toute réduction du débit ou toute hypoxie maternelle, mais il est évident que ces mécanismes peuvent être dépassés dans certains cas, comme une nouvelle hémorragie de sang maternel ou de sang fœtal, et qui aboutissent à une altération importante des échanges foeto-maternels avec souffrance fœtale [8].

Poids fœtal

Dans notre série, 44,5 % (57 nouveau-nés) ont un poids inférieur à 2 500 grammes et sont tous des prématurés, et on peut dire que ce faible poids est lié en grande partie à la prématurité.

Dans l’étude de Richard [9], tous les enfants décédés avaient un poids de naissance inférieur à 2 500 g et étaient des prématurés. Boog [5] fait remarquer qu’un poids fœtal de 2 500 grammes suffit à garantir une bonne évolution néonatale.

Abondance de l’hémorragie

En cas de PP hémorragique, l’origine du sang extériorisé est double – maternelle et fœtale – et la participation fœtale dans ces hémorragies est estimée autour de 4 à 10 % du fait de la déchirure des villosités au cours du décollement d’un bord placentaire. Le pronostic périnatal dépend de la précocité des premières hémorragies, des récidives hémorragiques, de la quantité de sang perdu et de l’existence d’un choc hypovolémique qui double la mortalité fœtale [5].

Le nombre élevé d’épisodes hémorragiques s’accompagne d’une morbidité et d’une mortalité périnatales plus fréquentes [4].

Ainsi, dans la plupart des séries [2, 4, 5], comme dans la nôtre, l’abondance de l’hémorragie est un facteur de mauvais pronostic fœtal.

Pronostic maternel

Malgré nos difficiles conditions de travail, nous n’avons pas noté de cas de décès maternel, mais ce pronostic reste dominé par les complications infectieuses et non infectieuses postcésariennes.

Plusieurs auteurs [4, 10] s’accordent pour reconnaître que les infections restent l’entité dominante des complications après césarienne.

Notre taux élevé des suppurations pariétales serait dû :

  • à l’insuffisance de respect des règles de stérilisation et de désinfection au bloc opératoire ;
  • aux fautes d’asepsie commises au cours des interventions chirurgicales.

L’anémie maternelle postopératoire est souvent le fait de saignement survenu pendant la grossesse, pendant le travail, ou pendant l’intervention, mais surtout du déficit en produits sanguins dans notre banque de sang.

Le taux de mortalité périnatale varie selon les auteurs (tableau 10( Tableau 10 )).

Notre taux est inférieur à celui de Ghazli [2] au Maroc et presque le même que celui trouvé par Bohoussou [3] en 1983 en Côte d’Ivoire.
Tableau 10 Taux de mortalité périnatale.Table 10. Rate of perinatal mortality.

Auteurs

Année

Nombre de cas

Taux de morti-natalité (%)

Crenshaw et al. (États-Unis)

1973

106

37,0

Maillet (France)

1978

204

12,8

Brenner (États-Unis)

1978

185

21,3

Bohoussou (Côte d’Ivoire)

1983

170

14,6

Newton (États-Unis)

1984

139

4,3

Mc Shane (États-Unis)

1985

147

8,1

Wangala (France)

1996

109

7,14

Ghazli (Maroc)

1999

200

31

Notre série (Congo)

2002

128

14,8

Mesures préventives

La prévention de cette pathologie doit prendre en compte :
  • la lutte contre les fausses couches provoquées ;
  • l’application d’une bonne technique chirurgicale concernant les interventions pratiquées sur l’utérus (fibromes, césariennes).

En gros, il faut éviter tout ce qui altère l’endomètre. Ainsi, il convient :

  • de faire le diagnostic précoce des PP, surtout chez la femme à risque, par la pratique d’échographie systématique ;
  • de surveiller strictement la grossesse par la multiplication des consultations prénatales ;
  • d’hospitaliser la patiente, surtout si les saignements deviennent récidivants et permanents ;
  • de pratiquer la césarienne dès que la maturité fœtale est suffisante.

Conclusion

Le PP reste une pathologie grave de la grossesse. Il est souvent de révélation brutale dans les pays en développement et est responsable d’une mortalité, morbidité maternelle et périnatale importantes.

L’amélioration du pronostic materno-fœtal dépend de l’information, de l’éducation et de la communication sur l’importance des consultations prénatales permettant le diagnostic précoce de l’insertion placentaire, de la prise en charge des parturientes, ainsi que de leurs nouveau-nés en milieu spécialisé.

Références

1 Mabie WC. Placenta praevia. Clin Perinatol 1992 ; 19 : 425-45.

2 Ghazli M, Zinoun N, Salha-Eddine A, Aderdour M, Bekkey M. Placenta preavia et pronostic fœtal : A propos de 200 cas. Rev Fr Gynecol Obstet 1998 ; 93 : 457-63.

3 Bohoussou KM, Sanongba Kone N. Placenta praevia à propos de 170 cas. J Gynecol Obstet Biol Reprod 1983 ; 12 : 669-75.

4 Dantzer M, Sloukgi JC, Agnani G, Colette C. Césariennes pour placenta preavia, mortalité et morbidité périnatales. Rev Fr Gynecol Obstet 1986 ; 81 : 685-91.

5 Boog G. Le placenta praevia. EMC Obstétrique 5-069 – A-10. Paris : Elsevier, 1996 ; 21 p.

6 Iyasus Safilas AK, Rowley DI, Koonin LM, Lawson HW, Atrash HK. The epidemiology of placenta preavia in the USA :1979 through 1987. Am J Obstet Gynecol 1993 ; 168 : 1421-9.

7 Briouder R, Bourgeois M, Canet J. Détresse respiratoire grave avec hypoxémie réfractaire chez les nouveaux-nés de mère atteinte de placenta praevia. Ann Anesth Fr 1975 ; NS 1 : 71-80.

8 Schaaps JP, Foidar JM. La circulation utéro-placentaire. Rev Fr Gynecol Obstet 1991 ; 86 : 579-84.

9 Richard L, Silver. Placenta preavia: agressive expectant management. Am J Obstet Gynecol 1984 ; 150 : 15-9.

10 Wangala P, Riethmuller D, Nguyen S, et al. Mortalité et morbidité périnatale liées aux césariennes pour placenta praevia. Rev Fr Gynecol Obstet 1996 ; 91 : 168-72.


 

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