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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé
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Assessment of the risk of tuberculosis among health care personnel in Meknes


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 14, Number 3, 167-71, Juillet-Août-Septembre 2004, Étude originale


Résumé   Summary  

Author(s) : Chakib El Houssine Laraqui , Omar Laraqui , Yacir El Kabouss , Martine Moulin , Aziz Mahmal , Dominique Faucon , Christian Verger , Siham Laraqui , Alain Caubet , UFR sécurité et santé au travail, Faculté des sciences de l’éducation, Rabat, Agdal, Maroc, Société marocaine de médecine du travail, 44, avenue Lalla Yacout, Casablanca, Maroc, tecnolec@menara.ma, Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Avenue Mohamed El Fassi, Rabat Maroc, Service de médecine du travail et pathologie professionnelle, CHU Saint Etienne, France, Service de pneumologie, CHU de Marrakech, Maroc, Institut universitaire de médecine du travail, 2, avenue du Professeur Léon Bernard 35043 Rennes cedex France.

Summary : Tuberculosis has long been a concern for those responsible for the health of hospital personnel. Several studies of healthcare professionals who work in Morocco with patients with tuberculosis have shown annual incidence rates approximately ten times higher than those for the general population. This survey of the risk of tuberculosis among healthcare personnel (109 subjetcs with high and 118 with intermediate exposure to tuberculosis) and a control population (124 teachers) showed a positive correlation between the diameter of the tuberculin induration and intensity of exposure (significant difference between the highly exposed versus those with intermediate or no exposure). The risk of occupational tuberculosis was greater among the highly exposed healthcare workers. The involvement of occupational medicine units in health training in national public health programs and especially in programs combating tuberculosis must be a high-priority activity, because studies show that tuberculin conversion rates diminish significantly when programs of tuberculosis sensitization (information, education and communication), prevention (vaccination), and control (screening and treatment) are widely available to healthcare professionals, even those who have direct and constant with patients with tuberculosis.

Keywords : Tuberculosis, Health Care Professionnals, Morocco

ARTICLE

Auteur(s) :, Chakib El Houssine Laraqui1,2,*, Omar Laraqui2, Yacir El Kabouss3, Martine Moulin4, Aziz Mahmal5, Dominique Faucon4, Christian Verger6, Siham Laraqui2, Alain Caubet6

1UFR sécurité et santé au travail, Faculté des sciences de l’éducation, Rabat, Agdal, Maroc
2Société marocaine de médecine du travail, 44, avenue Lalla Yacout, Casablanca, Maroc, tecnolec@menara.ma
3Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Avenue Mohamed El Fassi, Rabat Maroc
4Service de médecine du travail et pathologie professionnelle, CHU Saint Etienne, France
5Service de pneumologie, CHU de Marrakech, Maroc
6Institut universitaire de médecine du travail, 2, avenue du Professeur Léon Bernard 35043 Rennes cedex France
*CH Laraqui.

La tuberculose demeure un problème majeur de santé dans le monde avec une incidence annuelle de huit à dix millions (8,4 millions en 1999) et trois millions de décès [1]. Dans les pays en développement et particulièrement en Afrique, 50 % de la population âgée de 20 à 50 ans a été en contact avec le bacille tuberculeux [2]. Au Maroc, en 1999, l’incidence cumulée était de 105,7 pour 100 000 habitants, ce qui correspond à une augmentation de 0,9 % par rapport à l’année 1998 et la tuberculose demeure une maladie de l’adulte jeune : 70 % des cas ont un âge compris entre 15 et 45 ans et se situent donc dans une tranche d’âge correspondant à la vie active et productive [3, 4]. Plusieurs études réalisées en milieu de soins marocain avaient montré des incidences annuelles environ dix fois plus élevées que celles de la population générale chez les professionnels de santé en contact permanent avec les tuberculeux. Ces différents travaux ont insisté sur les mauvaises conditions de travail et la défaillance des mesures de prévention et de sécurité à différents niveaux (admission, accueil, consultation, service d’hospitalisation, salles d’exploration et d’analyses, laboratoire) [5].Cette étude épidémiologique transversale se propose d’évaluer et de comparer la prévalence et l’intensité des réactions tuberculiniques chez le personnel de santé à celles d’une population non exposée.

Population d’étude et méthode

Notre étude s’est déroulée de février à juin 2002 au sein des formations sanitaires de la wilaya médicale de Meknès.

Population cible

Après avoir informé les responsables des collèges d’enseignement du secondaire et des formations sanitaires sur l’intérêt de l’enquête, une convocation nominative a été adressée à l’ensemble des sujets qui y travaillaient. Le consentement éclairé a été recueilli chez les 351 sujets ayant accepté de participer à l’étude. Ces derniers avaient au moins cinq années d’ancienneté, n’étaient, depuis au moins dix jours, sous aucun médicament pouvant négativer la réaction tuberculinique (anti-histaminiques, tranquillisants, corticoïdes) et ne souffraient d’aucune maladie virale (grippe).

Le personnel de santé a été divisé en deux catégories : 109 personnes très exposées (TE) en contact permanent avec les tuberculeux et exerçant à l’hôpital de phtisiologie ou dans les centres de diagnostic spécialisés de la tuberculose et 118 sujets moyennement exposés (ME) ayant un contact occasionnel avec les malades tuberculeux et travaillant dans des centres de santé à Méknès. La population non exposée (NE) est composée de 124 personnes enseignantes dans des collèges du secondaire dans la même ville. Le taux de participation a été de 62 % chez les TE, 33 % chez les ME et 49,6 % chez les NE.

Méthode

L’étude comporte une enquête médicale avec questionnaire, des tests tuberculiniques et une radiographie pulmonaire. Le questionnaire rempli par le médecin enquêteur porte sur les facteurs déterminant la positivité ou la négativité de la réaction tuberculinique (notion de vaccinations par le BCG, antécédents personnels ou familiaux de tuberculose et résultats des intradermo-réactions tuberculiniques antérieures éventuelles).

Des intradermo-réactions tuberculiniques ont été réalisées, selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du programme national de lutte anti-tuberculeuse au Maroc, par injection en intradermique de 0,1 mL de la solution de tuberculine purifiée à 10 unités (Institut Pasteur Maroc) au niveau de la face antérieure de l’avant-bras. L’obtention d’une papule en peau d’orange affirme le caractère intradermique de l’injection. La lecture a été faite à la soixante douzième heure par mesure du diamètre transversal de la zone d’induration que nous avons classée en quatre groupes : de [0 à 5 mm[, de [5 à 10 mm[, de [10 à 15 mm[ et de 15 mm et plus. Pour éviter les erreurs techniques, les injections ont été pratiquées par une infirmière très expérimentée en présence du médecin pneumologue qui a fait la lecture des réactions au troisième jour.

Les radiographies pulmonaires standard postéro-antérieures, de bonne qualité technique, ont été interprétées par deux pneumologues.

Résultats

Caractéristiques de la population

Les trois groupes sont comparables pour le sexe, l’ancienneté et le statut socio-économique (tableau 1( Tableau 1 )).
Tableau 1 Caractéristiques de la population.Table 1. Characteristics of the population.

TE

ME

NE

P

n = 109

n = 118

n = 124

Âge (années)

37,3 ± 7

38,9 ± 8,7

41,6 ± 6,8

0,002

m ± ET

Sexe

F n (%)

70 (64,2)

88 (74,6)

81 (65,3)

0,3

M n (%)

39 (35,8)

30 (25,4)

43 (34,7)

0,3

Professions n (%)

Md : 24 (22)

Md : 39 (33,1)

En : 97 (78,2)

If : 40 (36,7)

If : 51 (43,2)

Ad : 24 (19,4)

AS : 45 (41,3)

AS : 28 (23,7)

AS : 3 (2,4)

Antécédents médicaux

La notion des intradermo-réactions tuberculiniques et des radiographies antérieures a été difficile à préciser chez les sujets enquêtés. Les fonctionnaires (professionnels de santé et enseignants), non assujettis à la médecine du travail, n’ont pas de dossiers médicaux. Par ailleurs, il n’y avait pas de différence significative entre les trois groupes pour la bronchopneumopathie, le diabète et la vaccination, à l’exception de la tuberculose entre les très exposés et les non exposés (tableau 2( Tableau 2 )).
Tableau 2 Antécédents médicaux.Table 2. Medical history.

TE

ME

NE

P

P

P

n = 109

n = 118

n = 124

TE/ME

TE/NE

NE/ME

Tuberculose [n (%)]

9 (8,3)

3 (2,5)

2 (1,6)

0,05

0,03

0,95

Bronchopneumopathie [n (%)]

9 (8,3)

2 (1,7)

4 (3,2)

0,21

0,09

0,44

Diabète [n (%)]

24 (22)

28 (23,7)

18 (14,5)

0,75

0,13

0,06

Vaccination par le BCG [n (%)]

88 (80,7)

105 (89)

111 (89,5)

0,12

0,08

0,94

Prévalences des indurations des tests tuberculiniques

Une corrélation positive a été observée entre le diamètre de l’induration et l’intensité de l’exposition. Pour les intradermo-réactions tuberculiniques avec une induration supérieure à quinze millimètres, une différence significative TE versus NE (χ2 = 37,6 ; p < 0,001) et TE versus ME (χ2 = 29,1 ; p < 0,001) a été notée. En revanche, aucune différence significative entre NE et ME (χ2 = 0,62 ; p = 0,43) n’a été décelée (tableau 3( Tableau 3 )).
Tableau 3 Diamètre d’induration de l’intradermo-réaction tuberculinique en fonction de l’intensité d’exposition.Table 3. Prevalence of induration diameter of tuberculin reaction according to intensity of exposure.

Induration en mm

TE

ME

NE

P

P

P

n = 109

n = 118

n = 124

TE/ME

TE/NE

NE/ME

[0 – 5[ n (%)

10 (9,2)

21 (17,8)

36 (29)

0,14

0,002

0,09

[5 – 10[ n (%)

9 (8,3)

28 (23,7)

19 (15,3)

0,008

0,15

0,18

[10 – 15[ n (%)

24 (22)

48 (40,7)

52 (42,9)

0,01

0,007

0,82

≥ 15 n (%)

66 (60,6)

21 (17,8)

17 (13,7)

< 0,001

< 0,001

0,43

Radiographies pulmonaires

Elles ont été anormales chez 5,1 % de l’ensemble de la population sans aucune différence significative entre les trois groupes. Les lésions retrouvées ont été à type d’emphysème pulmonaire (3,7 %), d’infiltrats fibreux séquellaires (3,1 %) et de pachypleurites (2,3 %). La somme des pourcentages est supérieure à leur total car une personne peut présenter plusieurs anomalies simultanément.

Discussion

Comme cela a été rapporté dans la littérature, le faible taux de participation, à notre enquête du personnel des centres de santé, témoignait de son refus de subir du test tuberculinique et de sa faible sensibilisation et conscientisation vis-à-vis du risque tuberculeux auquel il était exposé quotidiennement [6]. La création récente, par le ministère de la Santé, d’unités de santé au travail devrait contribuer de manière efficace à l’amélioration des conditions de travail, à la sensibilisation, à l’information, à l’éducation et à la formation du personnel de santé en matière de prévention du risque tuberculeux [4, 5].

En milieu de travail, la radiophotographie ou la radiographie, imposée par la loi, constitue un document de surveillance et d’évaluation de l’aptitude du salarié. Cependant, depuis 1990, le nouveau programme de lutte contre la tuberculose au Maroc avait pour stratégie l’orientation des activités de dépistage vers une population cible représentée essentiellement par les malades contagieux. Les symptômes respiratoires amenant les patients vers les structures de santé devaient permettre la sélection de ceux qui étaient suspects d’être tuberculeux. Dans notre étude, la radiographie thoracique systématique n’a révélé aucun cas de tuberculose évolutive. Par ailleurs, dans un autre travail, nous avons montré que le dépistage actif orienté par le médecin du travail est quatre à cinq fois plus rentable que celui de la radiophotographie systématique qui doit être considérée comme un moyen onéreux avec un rendement faible [4].

Dans les trois groupes, la prévalence élevée de la vaccination antérieure par le BCG peut s’expliquer par le fait que le certificat vaccinal par le BCG était devenu obligatoire pour l’inscription sur le registre de l’état civil. L’ensemble de la population a été vacciné durant le premier mois qui suit la naissance.

L’interprétation de l’intradermo-réaction à la tuberculine dépend de plusieurs facteurs dont les plus importants sont les antécédents de vaccination par le BCG et la prévalence de l’infection tuberculeuse. La littérature considère comme positive une induration de cinq millimètres chez les sujets vaccinés par le BCG et de dix millimètres chez ceux non vaccinés avec notion de contage. Le diamètre de l’induration est d’autant plus faible que le délai écoulé entre la vaccination et le test tuberculinique est plus important [7]. En effet, toute notre population cible a été vaccinée par le BCG à la naissance sans aucune notion de revaccination. Cependant, dans notre pays à haute endémicité de tuberculose, la sensibilité à l’IDR à la tuberculine est accrue. On a considéré que le seuil objectif de positivité d’une IDR à 10 unités internationales de tuberculine, se situe autour de 10 mm d’induration. 81,7 % dans le groupe TE avaient une IDR supérieure ou égale à 10 mm. Un pourcentage semblable de 79 % a été retrouvé dans une étude réalisée à Abidjan où le niveau d’exposition du personnel de soins aux patients tuberculeux était élevé. Cette étude a révélé que ce personnel court le risque de transmission nosocomiale du BK [8].

Chez le personnel de santé exposé au risque tuberculeux, le risque relatif d’avoir une réaction tuberculinique initiale significativement positive était de 2,6 et celui de la conversion documentée était de 13,6 [9]. Chez le groupe TE de notre étude, le risque relatif d’avoir une induration supérieure ou égale à 10 mm était de 1,5 par rapport au groupe NE et de 1,4 par rapport au groupe ME. Cela traduit la corrélation positive entre l’intensité d’exposition et la réaction tuberculinique. Les risques relatifs comparables chez les sujets moyennement exposés et non exposés peuvent s’expliquer par l’endémicité de la tuberculose dans notre pays ; en effet, nous ne pourrions pas parler de sujets réellement NE. La classification TE, ME et NE, tenant compte uniquement du lieu du travail, peut-être considérée comme arbitraire dans la mesure où pour une personne classée NE, dont un membre de l’entourage proche présenterait une tuberculose pulmonaire, pourrait devenir TE. Cela peut-être considéré comme un biais de sélection.

Un autre travail mené à Toronto a attribué un risque relatif de 4,5 de virage tuberculinique pour le personnel ayant une exposition élevée au BK et a signalé que même dans un hôpital avec peu d’admissions de cas de tuberculose, la conversion du test tuberculinique pourrait se produire [10].

Une étude, réalisée à Edmonton, a montré une conversion tuberculinique significative au rappel de 46,2 % chez un personnel de santé non protégé ayant une forte exposition au BK et dont 69 % n’ont jamais été vaccinés par le BCG comparée à 4,8 % de conversion tuberculinique chez ceux faiblement exposés au BK [11].

Une enquête menée au service des urgences de l’hôpital de Harbor pendant une épidémie de tuberculose a montré 31 % de conversion tuberculinique au cours des six premiers mois [12]. Le virage de l’intradermo-réaction tuberculinique varie, selon le degré d’exposition au risque tuberculeux, entre les différentes catégories de personnel d’une même formation de santé et d’une formation sanitaire à une autre [13, 14].

Le dépistage systématique de la tuberculose par intradermo-réaction a ses intérêts et ses limites. Différents facteurs rendent difficile l’interprétation d’une IDR : sa valeur prédictive positive s’intègre toujours à un faisceau d’arguments collectifs (prévalence de la maladie dans le groupe concerné) et individuels (notion de contage, signes cliniques et radiologiques thoraciques évocateurs). Malgré ces réserves, l’IDR demeure la seule technique validée parmi les réactions cutanées tuberculiniques. Son intérêt est double : recherche de l’acquisition d’une immunité contre la tuberculose après BCG et constitution d’un élément essentiel du diagnostic de tuberculose chez l’enfant [15]. Le comité scientifique de l’Oeuvre nationale belge de défense contre la tuberculose (ONBDT) recommande un test tuberculinique à l’entrée en service et lors du suivi, pour les personnes en contact étroit et régulier avec des patients tuberculeux ou des produits pathologiques contaminés par le BK [16]. Pour les professionnels de santé très exposés au risque tuberculeux, l’intérêt est d’identifier une conversion tuberculinique significative afin d’administrer un traitement prophylactique d’une part, et d’évaluer les moyens de prévention mis en place, d’autre part [7, 17].

Dans le programme national de la lutte anti-tuberculeuse au Maroc, le test tuberculinique n’a qu’une valeur limitée en clinique. Il n’a d’intérêt diagnostic que pour les cas de tuberculose extra-pulmonaire et pour le dépistage des primo-infections latentes chez les enfants de moins de 5 ans vivant au contact de malades contagieux [18].

L’injection et l’interprétation des réactions tuberculiniques, très délicates, nécessitent la formation des professionnels de santé à la technique. Certaines études ont démontré qu’il est important d’effectuer l’épreuve à la tuberculine en deux étapes, la confirmation du virage nécessitant deux tests tuberculiniques : l’un avant embauche ou à un moment déterminé, et l’autre au moins six mois plus tard [19, 20].

Dans notre pays à haute incidence de tuberculose, plusieurs questions restent posées en matière de dépistage tuberculinique chez les professionnels de santé :

  • peut-on continuer à ne pas exiger un carnet de vaccinations à jour et une IDR à la tuberculine avant l’embauche chez les professionnels de santé ? Sans cela, il nous sera difficile d’apprécier la conversion ;
  • faut-il mettre les personnes dont l’intradermo-réaction tuberculinique est significativement positive sous traitement prophylactique ? Si oui, à partir de quel niveau et dans quel contexte ?
  • faut-il revacciner le personnel de santé exposé au risque tuberculeux ayant plusieurs IDR négatives ? Si oui, combien de fois ? Cela serait-il inutile à la qualité de son immunité antituberculeuse, voire nuisible pour sa santé ?.

Conclusion

Le risque tuberculeux professionnel est plus élevé chez le personnel de santé très exposé. L’implication des unités de médecine du travail des formations sanitaires dans les programmes nationaux de santé publique et notamment dans celui de la lutte contre la tuberculose doit constituer une action prioritaire [4]. Plusieurs études ont montré que le taux de la conversion tuberculinique diminue significativement si des programmes de sensibilisation (actions d’information, d’éducation et de communication), de prévention (vaccination) et de contrôle (dépistage et traitement) de la tuberculose sont bien implantés pour les professionnels de santé malgré le fait que ces derniers prennent en charge un nombre important de malades tuberculeux [21, 22].

Références

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