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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé
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Metal contamination of the ground water in Mohammedia (Morocco)


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 13, Number 3, 177-82, Juillet 2003, Étude originale


Résumé   Summary  

Author(s) : Amal Serghini, Mohammed Fekhaoui, Abdellah El Abidi, Latifa Tahri, Mostafa Bouissi, El Houssine Zaid , Institut scientifique, Laboratoire d‘hydrobiologie et d‘écotoxicologie, Charia Ibnou Batouta, BP 703, Rabat, Maroc <serghiniisrabat.ac.ma>. Institut national d‘hygiène, Charia Ibnou Battouta, BP 769, Rabat, Maroc. Service d‘hygiène de la commune Mohammedia, Mohammedia, Maroc. Faculté des sciences de Rabat, Université Mohammed V, Rabat, Maroc .

Summary : This aim of this study was to assess the heavy metal contamination of the ground water in the Moroccan city of Mohammedia and its relation to the highly developed industrial and domestic activities in the region. Six heavy metals, Cu, Zn, Cd, Hg, Fe and Pb, were assayed in the waters of 19 wells throughout the city, in industrial areas, public landfills, and residential zones. Four sampling campaigns were conducted between January and May 1999. Analysis of the heavy metal levels revealed a causal relation between the human activities at the sites studied and the degree of contamination recorded. The sites in the industrial areas had elevated concentrations of Fe, Zn, Cu or Pb and most often a combination of at least two of these at a single site. Moreover, the spatial distribution of this pollution showed water in S7 areas to be high in iron and that in S5 and S7 (industrial) areas high in mercury. The concentrations measured are respectively 2.5 and 3‐5 times greater than the Maximum Acceptable Concentration (MAC) recommended by WHO for potable water. This work has conclusively proven the presence of dangerous heavy metal contamination of the ground water supply in the area of Mohammedia\; it demonstrates the need for conservation and antipollution measures aimed against heavy metal contamination of the overall water supply and in particular the ground water.

Keywords : Environment\; Public Health\; Water.

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ARTICLE

Auteur(s) : Amal Serghini1, Mohammed Fekhaoui1, Abdellah El Abidi2, Latifa Tahri2, Mostafa Bouissi3, El Houssine Zaid

1 Institut scientifique, Laboratoire d’hydrobiologie et d’écotoxicologie, Charia Ibnou Batouta, BP 703, Rabat, Maroc
<serghini@israbat.ac.ma>
2 Institut national d’hygiène, Charia Ibnou Battouta, BP 769, Rabat, Maroc
3 Service d’hygiène de la commune Mohammedia, Mohammedia, Maroc
4 Faculté des sciences de Rabat, Université Mohammed V, Rabat, Maroc

La ville de Mohammedia qui couvre une superficie de 34 km2, est située sur l’un des axes les plus actifs du Maroc : entre la capitale économique Casablanca et la capitale administrative Rabat [1].
La croissance démographique accélérée (170 000 habitants en 1994) s’est opérée en parallèle avec l’implantation et le développement d’un tissu industriel des plus variés. La ville compte actuellement 168 unités industrielles [2] : industries chimiques et parachimiques, constructions mécaniques et électriques, industries du textile et du cuir, raffinerie, etc. Toutes ces industries contribuent à la charge hydraulique des rejets et véhiculent d’importantes quantités de substances toxiques susceptibles de contaminer les eaux superficielles et profondes.
À ces activités industrielles s’ajoute une industrie agro-alimentaire représentée essentiellement par des conserveries de poissons et de légumes et par des minoteries [1], qui génère une importante charge en matières organiques, en azote et en phosphore total. Cette situation est aggravée par la présence d’une décharge publique située dans une ancienne carrière a proximité de la ville et non adaptée à cet effet.
Compte tenu de la charge polluante minérale et organique produite, la qualité des eaux souterraines se trouve donc menacée par les différentes formes de polluants. Les métaux lourds, associés aux divers rejets, représentent les polluants les plus redoutés pour ces milieux en raison de leur concentration par certains organismes vivants [3-6] et de leur implication dans les phénomènes de bioaccumulation et bioamplification dans les chaînes alimentaires. Ils soulignent un des aspects les plus inquiétants pour la santé environnementale [7-9].
Les effets toxicologiques en matière de santé publique pour le cadmium, le mercure et le plomb ont été largement mis en évidence par des travaux antérieurs. En effet, la toxicité du plomb vis-à-vis du système nerveux et des reins a été soulignée en 1999 par Roony et al. [10]. Le saturnisme a été la première maladie professionnelle reconnue en France [11]. La toxicité du cadmium résulte principalement de l’inhibition des enzymes thiols ainsi que de son affinité pour les hydroxyles et les carboxyles. Il est également l’agent étiologique de la maladie « itai-itai » qui se manifeste par des troubles osseux et l’augmentation du taux de phosphatase alcaline [12, 13]. L’exposition chronique à de faibles doses en cadmium provoque des dommages aux tubules reinaux, suivis de protéinurie, lésions pulmonaires, hypertention artérielle [14]. La transformation du mercure en un dérivé alkylé, le méthyl mercure, a été à l’origine de la catastrophe écologique de la baie de Minamata [15] ; la contamination par le mercure peut causer des pharyngites, des gastro-entérites, des néphrites, des troubles de la circulation ou des dépôts au niveau des neurones.
Contrairement aux trois éléments précédents, le zinc, le fer et le cuivre sont dotés d’un rôle physiologique et interviennent dans diverses réactions métaboliques ; néanmoins, ils peuvent présenter un risque pour la santé humaine en cas de surcharge chronique.
L’objectif de ce travail est d’évaluer à travers une analyse qualitative et quantitative, la concentration de certains métaux lourds toxiques comme le plomb (Pb), le zinc (Zn), le cuivre (Cu), le fer (Fe), le cadmium (Cd) et le mercure (Hg) dans les eaux souterraines de la zone de Mohammedia.

Description de la zone d’étude

La zone de Mohammedia fait partie d’un plateau constitué d’un ensemble de plaines littorales correspondant soit à des zones agricoles, soit à des dépressions submergées temporaires ou permanentes [16].
La moyenne pluviométrique annuelle est de 404 mm/an [17]. La proximité de l’océan Atlantique donne à cette région un climat tempéré et humide avec un hiver doux et un été rafraîchi par l’action atténuante exercée par la brise de mer (température maximale 23 °C, température minimale 10 °C).
La région est caractérisée par un réseau hydrique important avec, en surface, deux oueds et leurs affluents qui traversent la ville en diagonale (oued Nfifikh, oued Mellah) et des dayas1 temporaires et permanents [18]. Les eaux souterraines sont représentées par une nappe phréatique considérable ayant une superficie de 500 km2 à des profondeurs qui varient entre – 10 et – 40 m. Le sens général de son écoulement est dirigé vers l’Océan. Sa recharge est assurée par l’infiltration des eaux de pluie (21,7 Mm3/an) et les apports par abouchements souterrains en provenance d’une nappe adjacente (17 Mm3/an), alors que sa décharge se fait par la sortie vers l’Océan (5 Mm3/an), en raison du drainage par les oueds – surtout l’oued Hassar (affluent de l’oued Mellah) (5 Mm3/an) –, et de l’utilisation en industrie (10 Mm3/an) et en agriculture (20 Mm3/an).

1 Daya : mare.

Matériel et méthode

La présente étude est conduite sur un réseau de 19 stations réparties sur l’ensemble de la ville. Elles ont été choisies en fonction de leur représentativité par rapport au périmètre urbain de la ville et de leur proximité des sources de pollution (figure 1). La distribution géographique est la suivante :
– stations S1 et S2, situées avant la décharge publique ;
– stations S3, S4, S5, S6 et S7, réparties au niveau de la zone industrielle ;
– stations S8, S9, S10, S11, S12, S13, S14, S15 et S16, localisées au nord, proches du littoral ;
– stations S17, S18 et S19, situées dans la ville haute (en amont).

Échantillonnage et préparation des échantillons

Quatre campagnes de prélèvements ont été effectuées entre janvier et mai 1999 dans les 19 puits choisis.
Pour l’analyse des métaux traces – Pb, Zn, Cu, Fe et Cd – l’échantillonnage a été effectué dans des flacons en polyéthylène spécialement lavés à l’acide chlorhydrique (10 %) puis rincés à l’eau distillée. Pour l’analyse du mercure, les prélèvements ont été effectués dans des flacons en verre préalablement lavés à l’acide nitrique (dilué au demi) et rincés à plusieurs reprises à l’eau bi-distillée. Les échantillons sont par la suite fixés par l’acide nitrique à 2 % (65 % supra pur Merck) et transportés à basse température (+ 4 °C) jusqu’au laboratoire.
Le dosage du Pb, Cu et Cd est effectué par spectrophotométrie d’absorption atomique avec four à graphite (Pattern VARIAN AA 20), celui du Zn et du Fe par spectrophotométrie d’absorption atomique de flamme et celui du Hg par spectrophotométrie atomique à générateur d’hydrures (VGA 76).
La validité des méthodes analytiques est vérifiée par contrôle interne à l’aide des échantillons standard (Conseil national de recherches du Canada : BCSS-1) et par contrôle externe à l’aide d’exercices d’intercalibration (AIEA, 1998, 1999).

Résultats et discussion

Les résultats des analyses métalliques sont présentés dans la figure 2.
En général, les concentrations sont variables d’une station à une autre et d’un élément à un autre. Elles sont discutées sur la base de plusieurs normes (OMS, États-Unis, CEE, France) (tableau 1) [19-22].

Tableau 1. Comparaison des normes internationales de métaux lourds pour les eaux de consommation (OMS, États-Unis, CEE, France)
Table 1. 
Comparison of international standard levels of heavy metals in consumption water (WHO, USA, EEC, France)



Pays   États-Unis OMS CEE FRANCE
Métaux lourds (µg/l) CMA NG CMA Limite qualité
Plomb NA15 10 50 50
Zinc 5 000 3 000 100 5 000 5 000
Cuivre NA1300 1 000
Fer 300 300 50 200 200
Cadmium 5 3 5 5
Mercure 1 1 1
CMA : concentration maximale admissible ; NA : niveau d’action ; NG : niveau guide.

Plomb

Les valeurs moyennes relevées témoignent d’une contamination irrégulière et parfois importante. En effet, la valeur minimale de 5,38 µg/L +/- 2,50 µg/L est enregistrée au niveau de la station 12 et une valeur maximale de 23,33 µg/L ± 2,30 µg/L est enregistrée au niveau de la station 2 (zone de forte influence). Cependant, l’analyse détaillée des teneurs en Pb montre que les faibles valeurs ont été enregistrées au niveau des stations situées dans la ville basse et les quartiers d’habitation, loin de toute source de pollution, tandis que les concentrations les plus élevées ont été relevées au niveau des stations situées au niveau de la zone industrielle ou à proximité de la décharge publique.

Zinc

Les teneurs en zinc indiquent des concentrations importantes particulièrement au niveau des stations S6, S8, S9 et S10, avec des valeurs respectives de : 256,25 µg/L ± 15,05 µg/L ; 218,75 µg/L ± 24,30 µg/L ; 162,5 µg/L ± 10,20 µg/L ; et 156,25 µg/L ± 16,40 µg/L. Pour les autres points, les valeurs oscillent entre 6,61 µg/L ± 12,50 µg/L et 79,41 µg/L ± 5,30 µg/L.
Par ailleurs, et malgré cette présence notable du zinc dans ces eaux, les teneurs enregistrées au niveau de toutes les stations restent inférieures à la concentration maximale admissible (CMA) recommandée par l’OMS pour l’élément zinc dans les eaux d’alimentation (5 000 µg/L).

Cuivre

Comme pour le zinc, seules quelques stations montrent des teneurs relativement importantes. La charge maximale est de l’ordre de 29,24 µg/L ± 3,25 µg/L (S15) et la charge minimale est de l’ordre de 1,28 µg/L ± 1,40 µg/L (S17).
Les concentrations en cuivre restent néanmoins très faibles par rapport à la concentration maximale admissible fixée par l’OMS pour l’élément cuivre dans les eaux d’alimentation.

Fer

Concernant nos résultats, nous pouvons constater des teneurs très élevées en fer, de l’ordre de 757,8 µg/L ± 52,80 µg/L et 189,45 µg/L ± 26,80 µg/L au niveau des stations S7 et S9 respectivement. Cependant, à l’exception de la station 7 dont la teneur est 2,5 fois supérieure à la CMA préconisée par l’OMS, pour les eaux de boisson [19], celles des autres stations sont très inférieures.

Cadmium

La présence du cadmium n’est effective qu’au niveau de quatre stations situées dans la zone industrielle (S4, S5, S6 et S8), avec des valeurs respectives de 2,14 µg/L ± 0,24 µg/L, 1,36 µg/L ± 0,08 µg/L, 1,07 µg/L ± 0,19 µg/L et 1 µg/L ± 0,07 µg/L.
Malgré cette présence, la contamination par cet élément reste faible à moyenne si l’on en juge par la valeur maximale admissible fixée par l’OMS qui est de l’ordre de 5 µg/L, pour cet élément dans les eaux d’alimentation.

Mercure

Deux stations seulement témoignent d’une présence importante, voire dangereuse du Hg dans ces eaux souterraines. Il s’agit des stations 5 et 7 dont les concentrations 3,41 µg/L ± 0,25 µg/L et 5,26 µg/L ± 0,20 µg/L, dépassent de 3 à 5 fois la valeur maximale admissible préconisée par l’OMS pour les eaux de boisson. Des valeurs limites de concentrations de l’ordre de 1,11 µg/L ± 0,18 µg/L et 1,17 µg/L± 0,25 µg/L ont été relevées aux niveaux des stations S6 et S8. Ces valeurs sont comparables à la CMA recommandée par l’OMS [19], qui est de l’ordre de 1 µg/L. Les autres stations étudiées indiquent des teneurs faibles allant de 0,22 µg/L ± 0,22 µg/L à 0,59 µg/L ± 0,25 µg/L.
Ainsi, l’ensemble des analyses métalliques effectuées au niveau des 19 stations d’étude révèle, d’une manière globale, la présence d’une contamination métallique moyenne à forte au niveau des sites situés dans la zone industrialisée, contrairement aux sites de prélèvements localisés dans la zone d’habitation. En effet, à l’exception de la station 15 pour le Cu et le Zn, les stations S10 à S19 n’ont révélé aucune teneur considérable en métaux lourds lors de cette étude.
Nos résultats, confrontés à la norme de l’OMS relative aux eaux de boisson, ont révélé des valeurs dépassant les CMA pour l’élément fer, au niveau de la station S7, et pour l’élément mercure au niveau des quatre stations S5, S6, S7 et S8. Ces dépassements, vis-à-vis des valeurs maximales admissibles de l’OMS, sont confirmés par des valeurs préconisées pour ces éléments par d’autres normes internationales pour les eaux de boisson (tableau 1) [19-22].
Ce schéma de contamination serait dû aux diverses activités industrielles au niveau de cette ville, marquées par une prédominance des secteurs de transformation des minéraux, de l’industrie chimique et parachimique, du secteur du textile et du cuir (tableau 2) [2].

Tableau 2. Répartition des activités industrielles par secteur dans la ville de Mohammedia
Table 2.
 Distribution of industrial activity by sector in the city of Mohammedia
Nombre Effectif  %
Industrie mécanique, métallurgique et électrique 60 3 961 36
Industrie chimique et parachimique 46 3 966 27
Industrie du textile et du cuir 29 2 849 17
Industrie agro-alimentaire 33 1 578 20
Total 168 12 354 100

Contre toute attente, nous avons noté que les sites situés à proximité de la décharge publique, ne présentent pas, excepté pour le plomb, des valeurs importantes en métaux lourds analysés lors de ce travail. Le sens de l’écoulement de la nappe de l’amont vers l’aval serait en partie à l’origine de cette typologie spatiale de la contamination de ces eaux souterraines. En effet, les polluants générés dans la zone industrielle amont (stations 5, 6 et 7) contribuent d’une manière appréciable à la charge de la zone aval (stations 8, 9 et 10). Cependant, quelques cas de contamination ponctuelle sont à relever particulièrement pour le Fe au niveau de la station 7 et le Cu au niveau de la station 15.
À part le Fe et le Hg, la majorité des autres métaux lourds analysés existent à des concentrations très inférieures aux concentrations maximales admissibles, préconisées par les normes internationales pour l’eau potable, ce qui laisse supposer que l’on peut conclure à une absence de contamination critique par les éléments plomb, cadmium, zinc et cuivre des eaux souterraines de Mohammedia. Cependant, si les concentrations enregistrées n’incitent pas à des inquiétudes immédiates et ne peuvent être à l’origine de toxicité aiguë, il faut souligner que le risque écotoxicologique réside dans le caractère cumulatif des métaux lourds qui interviennent dans des phénomènes de bioaccumulation, voire de bioamplification [7, 8, 23]. Les métaux lourds peuvent ainsi s’accumuler à faibles doses dans les différents organes et atteindre le seuil toxique en altérant soit les réactions métaboliques chez les individus, soit en entraînant des perturbations démoécologiques au niveau des populations des écosystèmes touchés.
La présence de plusieurs métaux, au niveau de certains sites étudiés (S5, S6, S7, S8, S9), souligne la diversité des polluants dans les rejets industriels et pourrait être à l’origine de phénomènes d’interaction de synergie dans leur action toxique.

Conclusion

La présente étude a mis en évidence la présence d’un gradient de contamination métallique amont-aval dans les eaux souterraines de la ville de Mohammedia. Les polluants sont présents à des concentrations d’importance variable d’un site de prélèvement à l’autre. Néanmoins, la globalité des résultats montre que les sites de prélèvement situés au niveau de la zone industrielle à proximité des unités industrielles spécifiques et à proximité de la décharge publique ont révélé une contamination significative par les métaux lourds analysés. En revanche, les sites de prélèvements localisés dans la ville basse, au niveau de la zone d’habitation, ne témoignent d’aucune pollution importante par ces métaux.
L’absence, dans la quasi-totalité des cas, de traitement préalable des rejets industriels serait en grande partie responsable de la contamination des eaux souterraines de la région de Mohammedia, par les métaux lourds analysés. De même, les lixiviats de la décharge publique contribueraient à la pollution métallique, d’autant plus que la décharge de Mohammedia, située dans l’ancienne carrière, n’est pas conçue dans les normes d’une décharge contrôlée : système d’étanchéité, collecteur de biogaz et de lixiviat, etc…
La nature du sol de la région, caractérisée par des calcaires sableux marins, facilite sans doute le passage d’éléments métalliques par infiltration des eaux vers les eaux souterraines.
Notre étude contribue donc à mettre en évidence que les ressources en eaux souterraines de la région de Mohammedia sont confrontées à un sérieux problème de pollution par les métaux lourds, notamment par le mercure et le fer. Les métaux lourds présents à des concentrations faibles sont à considérer également à cause des phénomènes de toxicité chronique et des effets d’interaction. Ils représentent ainsi des risques certains pour la santé des populations et pour la qualité des ressources naturelles n

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