ARTICLE
L'Afrique subsaharienne est actuellement la région la plus touchée
par l'épidémie du sida [1]. Environ 23,3 des 33,6 millions
de personnes estimées infectées par le VIH dans le monde
à la fin de l'année 1999 vivaient dans cette région
[2], confrontée, par ailleurs, à une prévalence élevée
des autres maladies sexuellement transmises (MST) [3-5]. Celles-ci favorisent
la transmission du VIH et leur contrôle contribue à la lutte
contre le sida [6-11]. La faible capacité de diagnostic des MST
dans la plupart des structures sanitaires des pays en développement
constitue un obstacle majeur pour le contrôle de ces maladies [11,
12]. Les algorithmes développés par l'OMS proposent une
démarche syndromique qui, compte tenu des moyens disponibles dans
les structures de santé, amène le soignant à faire
un regroupement de symptômes et de signes cliniques, à poser
un diagnostic syndromique et à traiter les agents étiologiques
les plus fréquemment en cause dans ce syndrome. La sensibilité
et la spécificité des différents algorithmes varient
selon les pays et la population étudiée. Acceptables dans
les populations masculines, elles sont souvent faibles et parfois médiocres
chez les femmes [13-22]. Sans être parfaite, l'approche syndromique
est considérée par l'OMS comme la meilleure option pour
les pays en développement, eu égard à leurs faibles
budgets pour la santé [23, 24].
Depuis 1997, le Projet « Appui à la lutte contre le sida
en Afrique de l'Ouest » intervient dans les structures de santé
de sept pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana,
Guinée, Mali et Sénégal) pour augmenter leur capacité
à prendre en charge les MST conformément aux algorithmes
nationaux. Réalisée pour apprécier la qualité
de la prise en charge des MST dans six pays (tous sauf le Ghana) avant
l'intervention, cette étude avait pour objectif général
d'estimer deux des indicateurs de prévention (IP6 et IP7) développés
par l'OMS pour évaluer les programmes de lutte contre le sida.
Les objectifs spécifiques étaient de déterminer la
proportion (1) de cas MST bénéficiant d'une anamnèse
et d'un examen physique complets et efficacement traités (IP6 observé),
(2) de cas MST encouragés à l'utilisation du préservatif
et à la notification des partenaires sexuels (IP7 observé),
(3) de soignants qui connaissaient les étapes d'une anamnèse
et d'un examen physique complets et les médicaments efficaces contre
les MST (IP6 théorique), (4) de soignants qui mentionnaient l'usage
des préservatifs et la notification des partenaires parmi les conseils
pour tout patient MST (IP7 théorique) et (5) de comparer le comportement
déclaré par les soignants au comportement observé
[25].
Matériel et méthode
Description des algorithmes
Les algorithmes des six pays pour les écoulements urétraux
recommandaient de traiter une gonococcie et une chlamydiase. Ceux qui
concernaient les ulcères génitaux proposaient de traiter
le chancre mou et la syphilis. Pour l'écoulement vaginal, ils recommandaient
un traitement visant un à quatre germes selon qu'il était
possible ou non de localiser au spéculum l'origine vaginale (vaginite)
ou/et cervicale (cervicite) des pertes. Ils invitaient les soignants qui
ne pouvaient examiner les patientes, à évaluer le risque
MST à partir des données sur l'âge (moins de 25 ans),
la notion de nouveaux partenaires dans les trois derniers mois et selon
les pays, l'état civil (célibataire). En l'absence de ces
facteurs (risque négatif), tous les pays recommandaient de traiter
une trichomonase et une candidose. En présence d'un de ces facteurs
(risque positif), le Burkina Faso, la Guinée et le Sénégal
proposaient de traiter la gonococcie, la chlamydiase et la trichomonase
alors que le Bénin, la Côte d'Ivoire et le Mali recommandaient
de traiter les trois entités pathologiques et une candidose. Quand
l'examen était possible, les six pays proposaient de traiter les
patientes présentant un écoulement d'origine vaginale pour
candidose si les pertes étaient blanches (ou lait caillé)
ou pour trichomonase si elles étaient abondantes, jaunâtres
et nauséabondes, et de traiter celles présentant des pertes
cervicales pour gonococcie et chlamydiase. Pour le syndrome inflammatoire
pelvien, la Guinée et le Mali proposaient le traitement d'une gonococcie
et d'une chlamydiase, les autres pays recommandaient de traiter une infection
à germes anaérobies en plus des deux entités. Enfin,
tous les pays demandaient aux soignants de sensibiliser tout patient pris
en charge pour MST au fait qu'il était important d'utiliser le
préservatif et de faire venir les partenaires au traitement.
Méthodologie
L'étude descriptive a été réalisée
dans 240 structures sanitaires publiques et privées. Le protocole
de l'OMS pour les indicateurs IP6 et IP7 [25] a été adapté
au contexte des pays et suivi. Il a principalement été étendu
à l'évaluation des syndromes exclusifs aux femmes qui représentaient
plus de 50 % de la clientèle MST de ces pays et à l'évaluation
de la prise en charge des MST par des agents de santé qui n'avaient
pas le niveau d'infirmier et étaient majoritaires dans les infirmeries
privées, lesquelles représentaient 29 % des structures retenues.
Un maximum de cinq observations par soignant et de 3 jours par structure
a été retenu, compte tenu du nombre d'observations nécessaires,
du temps et du budget disponibles, ainsi que du faible nombre moyen de
cas MST par jour et par structure (résultats du pré-test).
La question sur les contacts sexuels récents a été
exclue des critères d'évaluation de l'IP6. La notion de
rapports sexuels suspects et non protégés nous semblait
être d'une évidence telle que la question serait rarement
posée en consultation MST dans des pays où le mode prédominant
est la transmission hétérosexuelle.
Les données ont été collectées de décembre
1996 à octobre 1997 à l'aide de questionnaires, d'observations
et d'interviews adaptés de ceux de l'OMS [25]. Six à douze
infirmiers d'État, sages-femmes ou médecins, avaient été
préalablement formés dans chaque pays pour l'enquête.
Les soignants étaient directement observés pendant la prise
en charge de nouveaux épisodes de MST. L'observateur intervenait
à la sortie du patient pour connaître le diagnostic retenu
et les médicaments prescrits. Tous les soignants (observés
ou non) qui prenaient habituellement en charge des cas MST étaient
interviewés au troisième jour et invités à
dire les questions qu'ils posaient d'habitude, les étapes qu'ils
suivaient pour l'examen, les conseils de prévention qu'ils donnaient
et les médicaments qu'ils prescrivaient habituellement pour gonococcie,
syphilis, chancre mou, urétrite non gonococcique, syndrome d'écoulement
urétral, d'ulcère génital et de pertes vaginales.
L'anamnèse était complète si le cas était
questionné sur la nature, le début et la durée des
symptômes. L'examen physique était complet si les parties
génitales étaient visualisées et examinées
à la recherche d'écoulements et de lésions. Le diagnostic
était syndromique quand il était possible, compte tenu de
l'algorithme pour le syndrome correspondant aux plaintes. Le traitement
était efficace quand les médicaments prescrits visaient
tous les germes à traiter selon l'algorithme pour ce syndrome,
et partiellement efficace quand ces médicaments visaient certains
et non tous ces germes. Les scores IP6 observé et théorique
correspondaient respectivement à la proportion de cas avec une
anamnèse et un examen physique complets et un traitement efficace,
et au pourcentage de soignants qui mentionnaient les questions et les
étapes d'une anamnèse et d'un examen physique complets et
des médicaments visant tous les germes à traiter selon l'algorithme
pour le syndrome auquel la question référait. Les scores
IP7 observé et théorique étaient estimés par
les proportions de cas sensibilisés à l'usage des préservatifs
et à la notification des partenaires sexuels et de soignants ayant
mentionné ces conseils.
Analyse
Les cas douteux quant au fait qu'il s'agissait d'anciens ou de nouveaux
épisodes (critère d'inclusion) étaient exclus à
la première étape d'analyse pour décrire les caractéristiques
socio-démographiques des patients. À la deuxième
étape, pour l'estimation des proportions de cas répondant
aux critères retenus pour les scores IP6 et IP7, on a exclu les
cas non traités (appréciation de l'IP6 impossible sans le
traitement). Les proportions ont été obtenues en analyse
univariée à l'aide du logiciel Epinfo. Pour contrôler
la corrélation intra-soignant (observations non indépendantes
pour un même soignant), le logiciel SUDAAN (Software for the Statistical
Analysis of Correlated Data) [26] a été utilisé pour
estimer les intervalles de confiance au seuil de 95 % afin d'augmenter
la précision des résultats et pour comparer les mesures
obtenues par pays, sexe, état civil, plaintes des patients et qualification
du soignant à l'aide du test du khi2 ou du test exact
de Fisher.
Résultats
On a réalisé 613 observations (dont 11 ont été
exclues en l'absence de certitude que les cas consultaient pour de nouveaux
épisodes de MST), et 504 interviews dont 52,2 % auprès de
soignants préalablement observés. Le tableau
1 montre le nombre de cas par sexe, état civil, plainte
et profession du soignant, ainsi que l'âge moyen et l'âge
médian par pays pour les 602 observations restantes. L'âge
moyen, 28,1 ans, variait selon les pays et était plus élevé
chez les hommes comparés aux femmes. L'âge médian
était de 27 ans. La majorité des patients étaient
de sexe féminin (57,1 %) et non mariés (53,0 %). Les cas
de pertes vaginales et les patients traités par des médecins
étaient plus nombreux. Des variations étaient observées
selon les pays
(p < 0,001 pour toutes ces variables) : proportion plus élevée
de cas traités par des sages-femmes au Mali, par des infirmiers
au Sénégal et au Burkina Faso et par des soignants moins
qualifiés en Côte d'Ivoire, pourcentage plus élevé
d'écoulements urétraux en Côte d'Ivoire et de douleurs
pelviennes au Burkina Faso.
Approche diagnostique et thérapeutique
Les données pour 69 cas référés à
d'autres services de santé ou non traités en attente d'examens
de laboratoire, ont été exclues pour l'obtention des proportions
de cas avec les critères retenus pour les scores IP6 et IP7. Le
tableau 2 montre les résultats
obtenus pour les 533 patients restants. La question sur la nature des
symptômes était posée dans 93,8 % des cas et celle
sur le début et la durée de ces symptômes dans 85,4
% des cas. L'anamnèse était complète pour 84,6 %
(IC 95 % : 80,8 % ; 88,4 %) des cas. La proportion de soignants qui ont
mentionné les deux questions de l'anamnèse complète
était de 80,2 % (IC 95 % : 76,7 % ; 83,8 %). Elle était
comparable au pourcentage observé, mais significativement plus
élevée (p < 0,001) quand les soignants interviewés
avaient été observés (86,7 %) que lorsqu'ils ne l'avaient
pas été (73,1 %). Les organes génitaux étaient
visualisés pour l'examen physique dans 68,1 % des cas et soigneusement
examinés à la recherche d'écoulements et de lésions
dans 61,5 %. L'examen physique était complet dans 60,8 % (IC 95
% : 55,7 % ; 65,9 %) des cas. Les deux étapes de l'examen complet
ont été mentionnées par 59,4 % (IC 95 % : 55,2 %
; 63,8 %) de soignants interviewés. Cette mesure, comparable au
pourcentage observé, était plus élevée
(p < 0,001) quand les répondants avaient été observés
(69,4 %) que lorsqu'ils ne l'avaient pas été (48,4 %).
La proportion de diagnostics syndromiques a été estimée
à 35,3 % (IC 95 % : 30,3 % ; 40,3 %). Ce comportement observé
était meilleur que celui déclaré par les soignants
puisque 12,0 % (IC 95 % : 9,2 % ; 14,8 %) avaient dit qu'ils privilégiaient
l'approche syndromique. Les médicaments prescrits étaient
le plus souvent partiellement efficaces ou inefficaces. Faible et variant
selon les pays (p = 0,003) mais non significativement en fonction du sexe
des cas, de leurs plaintes et de la profession du soignant, la proportion
de traitements efficaces était de 14,1 % (IC 95 % : 10,1 % ; 18,0
%). La proportion des soignants interviewés qui mentionnaient des
médicaments efficaces était relativement élevée
pour la gonococcie et la syphilis comparées aux autres diagnostics
(tableau 3). Les estimations
de traitements efficaces théoriques ne variaient pas significativement
selon que les soignants avaient été observés ou non
(sauf pour la syphilis).
Scores IP6 et IP7
L'anamnèse et l'examen physique complets et le traitement efficace
ont été observés pour un même patient dans
9,9 % (IC 95 : 6,9 % ; 12,9 %) des cas. Ce faible IP6 observé ne
variait pas significativement en fonction du sexe,
de l'état civil et des plaintes des patients ou de la qualification
du soignant (tableau 4).
Les scores IP6 théoriques étaient les plus faibles pour
les syndromes d'écoulement urétral, d'ulcère génital
et de pertes vaginales comparés aux autres diagnostics (tableau
3). Les soignants ont sensibilisé 50,8 % des patients pour
faire venir les partenaires sexuels au traitement, 19,5 % pour utiliser
le préservatif et 15,4 % (IC 95 % : 11,4 % ; 19,2 %) aux deux méthodes
de prévention (IP7). Celles-ci étaient plus souvent proposées
aux hommes et aux célibataires plutôt qu'aux femmes et patients
mariés (tableau 4).
L'IP7 théorique, 79,7 % (IC 95 % : 76,2 % ; 83,2 %), était
plus élevé que l'IP7 observé.
Discussion
Notre étude a des limites, dont la principale réside dans
la description du niveau de prise en charge des MST à l'aide d'un
indicateur comportant une composante portant sur l'efficacité du
traitement et ne pouvant être estimée avec exactitude dans
la mesure où, compte tenu des problèmes de disponibilité
et d'accès aux médicaments [27] ainsi que des problèmes
d'observance liés aux comportements socioculturels des patients
[28, 29], rien ne garantissait l'achat et la prise des médicaments
prescrits. De plus, la méthode utilisée comparait indirectement
la démarche diagnostique et thérapeutique observée
à celle proposée dans le gold standard représenté
par l'algorithme pour le syndrome correspondant aux plaintes du patient,
chez des soignants susceptibles d'avoir adapté leurs connaissances
de base au contexte économique et socioculturel du milieu de vie
de leurs patients et donc d'avoir leurs propres gold standard.
Néanmoins, cette étude réalisée dans six
pays d'Afrique de l'Ouest, pour évaluer la qualité des soins
MST, a répondu à la question de savoir si les soignants
se conformaient aux algorithmes nationaux pour les MST et a confirmé
un faible niveau de qualité de prise en charge de ces maladies
dans la région. Les problèmes se posaient autant pour établir
le diagnostic que pour prescrire le traitement et pour donner des conseils
de prévention. Alors que les soignants avaient un comportement
observé comparable à celui qu'ils déclaraient pour
l'anamnèse et l'examen physique et que les mesures observées
et théoriques étaient relativement élevées
pour ces deux composantes, les proportions de diagnostics et de traitements
conformes aux algorithmes nationaux étaient faibles, tout comme
le niveau de connaissance des médicaments efficaces contre les
MST. Bien que la promotion du préservatif et la notification des
partenaires étaient souvent mentionnées dans les interviews,
les soignants insistaient plus rarement sur ces méthodes de prévention
pendant les consultations et, quand ils le faisaient, ils encourageaient
plus souvent les hommes que les femmes à recourir aux deux méthodes.
La prise en charge des cas reposait souvent sur un examen physique incomplet
et sur un diagnostic apparemment précis quant au germe en cause
sans référence à la démarche syndromique,
ni à des résultats de laboratoire. Une telle approche diagnostique
amenait le soignant à prescrire contre un seul et non contre tous
les germes à traiter selon l'algorithme pour le syndrome correspondant
aux plaintes du patient. La proportion de traitements efficaces, composante
qui a le plus contribué à la diminution de l'IP6, a probablement
été surestimée compte tenu du fait que les soignants
auraient pu donner un traitement efficace aux 63 patients non traités
s'ils avaient suivi les directives nationales. Elle serait de 12,5 % si
elle était calculée avec les données des 602 cas
retenus à la première étape des analyses, en considérant
que les cas repartis sans prescription ont été inefficacement
traités. Elle était d'autant plus faible qu'on n'est pas
certain du respect du contrat de prescription (achat et prise des médicaments)
par les patients.
Un écart entre les comportements observés et déclarés
a été rapporté pour d'autres pays africains [30,
31]. Il était souvent plus important quand les soignants étaient
questionnés en suggérant les étapes à suivre
et amenés à dire s'ils passaient ou non par ces étapes
en prenant en charge les cas, que lorsqu'ils étaient interviewés
comme nous l'avons fait, en leur demandant de dire les étapes qu'ils
suivaient et en vérifiant si celles retenues pour les scores IP6/IP7
étaient mentionnées. L'étude du Malawi [30] a montré
que les observations induisaient un bon comportement des soignants (scores
observés plus faibles quand les observateurs consultaient les soignants
en simulant d'être atteints de MST que lorsqu'ils les observaient
pendant la prise en charge des vrais cas). Les résultats de notre
étude suggèrent en plus que les observations peuvent biaiser
l'évaluation du niveau de connaissance des soignants par des interviews
réalisées dans les trois jours suivants (meilleure connaissance
en prise en charge des MST chez les soignants interviewés après
avoir été observés).
Les scores obtenus ont pu être biaisés par la méthode
utilisée puisqu'on ne peut exclure que des soignants qui savaient
qu'on les observait, aient modifié leur comportement et répondu
aux interviews par des déclarations ne reflétant pas forcément
ce qu'ils pensaient ou faisaient réellement. Toutefois, le bas
niveau observé dans la prise en charge des MST nous paraissait
vraisemblable dans la mesure où les soignants avaient un faible
niveau de connaissance des médicaments anti-MST et semblaient peu
convaincus de la nécessité de sensibiliser les femmes (au
même titre que les hommes) aux méthodes de prévention.
La qualité de prise en charge des MST était peu documentée
en Afrique de l'Ouest comparée aux autres régions du continent
et du monde selon une revue des études sur l'évaluation
des indicateurs IP6/IP7 réalisée par Saidel et al.
[32]. Deux études réalisées au Sénégal
[33] et en Côte d'Ivoire [34] avaient montré des scores IP6/IP7
comparables à ceux que nous avons observés. Nous croyons
que cette étude qui a permis d'avoir des données sur une
grande échelle contribue à combler cette lacune
* Cette étude a été soutenue par le Projet «
Appui à la lutte contre le sida en Afrique de l'Ouest » exécuté
par le Centre de coopération internationale en santé et
développement Inc (CCISD) grâce à un financement de
l'Agence canadienne de développement internationale (ACDI).
CONCLUSION
Remerciements
Les auteurs remercient le CCISD, l'ACDI et les responsables nationaux
des six pays qui ont autorisé la réalisation de l'étude,
ainsi que le personnel soignant qui a accepté d'être observé
et interviewé.
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