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Characterization of benzene and formaldehyde emissions from burning incense and scented candles indoors: Development of exposure scenarios and recommendations for use


Environnement, Risques & Santé. Volume 8, Number 2, 109-18, mars-avril 2009, Article original

DOI : 10.1684/ers.2009.0235

Résumé   Summary  

Author(s) : François Maupetit, Fabien Squinazi , Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), 84, avenue Jean-Jaurès, Champs-sur-Marne, 77447 Marne-la-Vallée cedex 02, France, Laboratoire d’hygiène de la ville de Paris (LHVP), 11, rue George-Eastman, 75013 Paris, France.

Summary : Burning incense and scented candles indoors is known to produce particles, carbon monoxide and carbon dioxide but relatively few studies have documented their emissions of volatile organic compounds (VOC) and formaldehyde. This study presents a methodology to characterise the emissions of VOCs and formaldehyde from those products. The measurements taken were used to assess health risk for consumers and to make recommendations for use.MethodologyVOCs and formaldehyde emissions from 43 products were measured in a test room of the Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) experimental house. A testing protocol was established to characterise time-dependent emissions from burning incense and candles.ResultsFor incense sticks and cones, the highest benzene and formaldehyde emissions were measured during combustion and for an hour afterwards: the concentrations measured then decreased significantly as the pollutants were removed by the ventilation system (0.6 vol/h). Incense cones emitted more formaldehyde than incense sticks, and for incense in general, the higher the burnt mass, the higher the emissions. Benzene and formaldehyde emissions from scented candles were far lower than from incense. Nevertheless, formaldehyde emissions did increase slightly during candle burning, presumably due to secondary reactions.ApplicationsThe experimental methodology presented in this paper was used to assess the risks of indoor exposure to benzene and formaldehyde associated with the combustion of incense and candles. Specific exposure scenarios were developed. Results from this risk assessment have been presented to producers, who have used them to modify their products (mainly by diminution of the burnt mass) or to formulate low-emission products. Exposure scenarios were also used to derive recommendations on indoor use of incense and scented candles.

Keywords : air pollution, indoor, benzene, formaldehyde, health risk assessment, organic chemicals, perfume

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ARTICLE

Auteur(s) : François Maupetit1, Fabien Squinazi2

1Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), 84, avenue Jean-Jaurès, Champs-sur-Marne, 77447 Marne-la-Vallée cedex 02, France
2Laboratoire d’hygiène de la ville de Paris (LHVP), 11, rue George-Eastman, 75013 Paris, France

Article reçu le 1 Août 2008, accepté le 8 Janvier 2009

La population générale passant près de 21 heures par jour en intérieur, l’impact potentiel de la qualité de l’air intérieur sur le confort et la santé humaine sont devenus un sujet de santé publique incontournable ces dernières années. La qualité de l’air intérieur dépend de l’équilibre entre le niveau de ventilation et les différentes sources de pollutions présentes dans les environnements intérieurs. Les produits de construction, de décoration et d’ameublement ont déjà été identifiés comme des sources potentielles de composés organiques volatils (COV) et d’aldéhydes, dont le formaldéhyde. À ce titre, des procédures d’évaluation de leurs émissions sur des critères sanitaires ont été mises en place dans différents pays européens, afin de pouvoir identifier les produits faiblement émissifs. En France, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a récemment présenté un tel protocole [1]. Cependant, ces produits ne sont pas les seules sources de pollution présentes dans les environnements intérieurs, et certains travaux de recherche ont caractérisé, par exemple, les émissions des produits d’entretien et de nettoyage ou des équipements bureautiques. En 2005, le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) a présenté un rapport sur les émissions des désodorisants d’intérieur, et notamment de bâtons d’encens et de bougies parfumées [2]. La combustion d’encens et de bougies est reconnue comme une source de particules (PM10 et PM2,5), de monoxyde et de dioxyde de carbone (CO et CO2) et d’oxydes d’azote (NOx) [3-5]. En revanche, il existe relativement peu d’informations sur les niveaux d’émissions de COV et de formaldéhyde associées à ces combustions [2, 4-7].

L’objet de cette étude est de présenter une méthodologie de caractérisation des émissions de COV et de formaldéhyde par des encens et bougies d’intérieur et des niveaux de pollution auxquels leurs utilisateurs pourraient être exposés. Cette méthodologie a été appliquée à une gamme complète de produits (25 bâtons d’encens, 11 cônes d’encens, 5 bougies parfumées et 2 concentrés de parfum). Les résultats ont mis en évidence les axes de progrès permettant de développer des produits aux niveaux d’émission maîtrisés et de donner des conseils d’utilisation.

Protocole expérimental

Description de la pièce témoin

Le but de ces mesures étant d’évaluer le niveau d’exposition des utilisateurs d’encens et de bougies d’intérieur, il a été proposé de réaliser ces mesures dans des conditions réalistes, à l’échelle 1, dans une pièce témoin de la maison expérimentale MARIA (Maison automatisée de recherches innovantes sur l’air) du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) [8]. La pièce témoin d’un volume de 32,3 m3 est vide de tout mobilier. Le sol est en béton brut, le plafond en béton peint, et les murs sont revêtus de plaques de plâtre peintes. Pendant toutes les mesures, la ventilation est contrôlée avec précision. L’air neuf (air extérieur) est insufflé dans la pièce à l’aide d’une bouche de soufflage placée au-dessus de l’unique fenêtre, puis l’air de la pièce témoin est extrait par un système mécanique d’extraction fixé à la base de la porte. Un débit d’air extrait de 19,5 m3/h, correspondant à un taux de renouvellement d’air de 0,6 vol/h dans la pièce et représentatif des conditions de ventilation normales d’un logement, a été appliqué pendant les mesures. Il faut donc 100 minutes pour que l’air de la pièce soit renouvelé complètement. Pendant les expériences, la température était de 20 ± 2 °C. L’humidité relative à l’intérieur de la pièce dépendait principalement de l’humidité relative de l’air neuf. Afin de s’affranchir des phénomènes d’hétérogénéité des concentrations en polluants, à l’intérieur de la pièce, résultant des émissions par combustion d’une source ponctuelle (bâton ou cône d’encens, bougie) et d’évaluer le niveau moyen d’exposition des utilisateurs de ces produits, les prélèvements ont été réalisés au niveau du système d’extraction de l’air intérieur. Avant chaque expérience, le niveau de pollution de la pièce témoin est caractérisé (mesure du blanc de la pièce).

Méthodes de mesure des polluants

Les COV ont été prélevés et analysés selon la norme NF ISO 16000-6. Les COV sont prélevés par pompage sur un support adsorbant (tubes garnis de Tenax TA®), puis analysés par désorption thermique (système Perkin Elmer ATD 400) et chromatographie en phase gazeuse avec double détection : spectrométrie de masse pour l’identification et l’ionisation de flamme pour la quantification (système Varian 3800-Saturn 2000). Les différents COV étudiés (dont le benzène) ont été quantifiés par étalonnage spécifique. La précision analytique est de l’ordre de 15 %, et la limite de détection est de 0,3 μg/m3. Au cours de la première série de mesures portant sur huit produits, les six COV suivants, représentatifs de la combustion des encens [2, 4-6], ont été recherchés : benzène, toluène, xylène, styrène, naphtalène, limonène. Par la suite, seul le benzène a été mesuré, car il représente le principal COV à l’émission des bâtons et cônes d’encens.

Les aldéhydes et composés carbonylés (dont le formaldéhyde) ont été prélevés, selon la norme NF ISO 16000-3, par pompage sur des cartouches remplies de gel de silice garni de DNPH1 (cartouches Waters). Suite à une élution liquide, ils sont analysés par chromatographie liquide (HPLC, high performance liquid chromatography) avec détection UV (appareillage Waters, modèle Alliance). Les différents composés mesurés ont été quantifiés par étalonnage spécifique. La précision analytique est de l’ordre de 15 %, et la limite de détection est de 0,3 μg/m3. Les composés suivants ont été recherchés sur 20 des 43 produits testés : formaldéhyde, acétaldéhyde, acroléine et benzaldéhyde.

Protocole d’analyse

L’évolution dans le temps des concentrations de COV émis pendant et après la combustion d’encens ou de bougies d’intérieur a été relativement peu étudiée. Un protocole d’analyse a donc été mis au point, afin de mesurer les émissions de benzène et de formaldéhyde pendant et après leur combustion, afin d’évaluer l’efficacité de la ventilation à éliminer les polluants émis.

Pour chaque série de mesures, après la mesure du blanc de la pièce témoin (durée de prélèvement : une heure), quatre prélèvements et analyses ont été effectués :

  • prélèvement P1 : combustion :
    • durée de prélèvement ajustée à la durée de combustion pour les encens ;
    • une heure pour la combustion des bougies ou la diffusion des concentrés de parfum ;
  • prélèvement P2 : postcombustion (de zéro à une heure après combustion) ;
  • prélèvement P3 : postcombustion (de une à deux heures après combustion) ;
  • prélèvement P4 : postcombustion (de deux à trois heures après combustion).

Tous les prélèvements ont été réalisés en double. Les résultats présentés correspondent à la moyenne des deux mesures corrigée du blanc de la pièce témoin.

Résultats

La première campagne de mesures a permis de caractériser les émissions des six COV cibles (benzène, toluène, xylène, styrène, naphtalène, limonène) et des quatre aldéhydes cibles (formaldéhyde, acétaldéhyde, acroléine, benzaldéhyde) de deux bâtons d’encens, de deux cônes d’encens, de deux bougies d’intérieur et de deux concentrés de parfum utilisés avec un brûle-parfum électrique. La gamme des concentrations mesurées, pendant et après l’utilisation de ces différents types de produits, est présentée dans le tableau 1.

Pour les encens, on constate la présence de composés dont les niveaux de concentration relativement importants sont associés au phénomène de combustion : benzène, toluène, xylène, styrène, formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine. Les autres COV identifiés à l’émission des encens étaient principalement des alcools et des terpènes qui représentent vraisemblablement les bases odorantes de ces produits.

Les émissions des bougies parfumées et des concentrés de parfum sont très nettement inférieures à celles des bâtons et cônes d’encens. En particulier, les concentrations en benzène, toluène, xylène, styrène, naphtalène, limonène, acétaldéhyde, acroléine et benzaldéhyde des premières bougies et concentrés de parfum testés étaient inférieures à 3 μg/m3, voire à la limite de détection analytique (0,3 μg/m3). Le seul composé présent à un niveau de concentration significatif, mais très variable d’une bougie à une autre ou d’un concentré à l’autre, était le formaldéhyde. Les autres COV identifiés à l’émission des bougies parfumées et des concentrés de parfum sont des alcools et des terpènes.

Cette première campagne de mesures a également permis de vérifier que la méthodologie proposée était bien adaptée pour caractériser la dynamique des émissions des produits testés. Pour les bâtons et cônes d’encens, les concentrations les plus fortes ont été mesurées pendant la combustion (P1) et dans l’heure suivant la combustion (P2). Ensuite, les concentrations des différents polluants diminuent significativement dans la pièce d’étude sous l’effet du renouvellement d’air par le système de ventilation.

Pour la suite de cette étude destinée à proposer une stratégie d’amélioration des émissions des bâtons et cônes d’encens, il a donc été décidé de se focaliser sur les trois composés suivants : benzène, formaldéhyde et acétaldéhyde.

Les concentrations minimales, maximales, médianes et moyennes des trois principaux composés mesurés (benzène, formaldéhyde, acétaldéhyde), pendant et après la combustion des 25 bâtons d’encens, des 11 cônes d’encens et des 5 bougies d’intérieur, sont présentées dans les tableaux 2 à 4. L’ensemble des résultats obtenus est très cohérent avec ceux d’autres études, même si les méthodologies adoptées peuvent parfois différer [2, 4-6].

Les bâtons et cônes d’encens testés présentent tous le même type de profil d’émission : les concentrations les plus importantes sont mesurées pendant (P1) et surtout juste après (P2) la combustion. Ensuite, les concentrations diminuent dans la pièce d’essai sous l’effet de la ventilation. Les figures 1 à 3 illustrent ainsi les profils d’émission du benzène, du formaldéhyde et de l’acétaldéhyde par les différents types de produits testés.

Les niveaux de concentration de benzène mesurés pendant et après la combustion des bâtons et cônes sont pratiquement identiques (figure 1). En revanche, les cônes d’encens émettent nettement plus de formaldéhyde (figure 2) et d’acétaldéhyde (figure 3) que les bâtons d’encens. Cette différence doit vraisemblablement s’expliquer par un mode de combustion différent. En effet, pour les cônes d’encens, la masse brûlée est plus importante et la combustion plus rapide (masse brûlée = 0,49 g ; durée de combustion = 17 minutes, valeurs médianes) que pour les bâtons d’encens (masse brûlée = 0,32 g ; durée de combustion = 29 minutes, valeurs médianes).

Par ailleurs, pour les bougies parfumées, on constate des niveaux de concentration de tous les composés mesurés nettement inférieurs à ceux mesurés pour les encens. On remarque cependant un profil d’émission du formaldéhyde différent pour les bougies avec des concentrations qui augmentent significativement après la combustion de la bougie (tableau 4). Cette observation pourrait éventuellement refléter des phénomènes de réactivité chimique postcombustion entre certains composés présents dans l’air intérieur (par exemple, l’ozone) et d’autres composés émis pendant la combustion de la bougie, notamment les terpènes [9]. Cette observation nous a amenés à modifier le protocole d’essai pour les bougies d’intérieur après la première série de mesures sur deux bougies. Par la suite, la durée de chacun des trois prélèvements postcombustion a été de deux heures pour évaluer ces éventuels phénomènes de réactivité jusqu’à six heures, après utilisation d’une bougie d’intérieur.

Tableau 1 Gamme de concentrations (μg/m3) des composés organiques volatils (COV) cibles, des COV totaux (TVOC) et des aldéhydes cibles pendant et après utilisation (ensemble des prélèvements) pour les premiers produits testés : deux bâtons d’encens, deux cônes d’encens, deux bougies parfumées et deux huiles essentielles.Table 1. Range of concentrations (μg/m3) of target volatile organic compounds (VOCs), total VOCs (TVOCs) and target aldehydes during and after use (all samples) for the first products tested: two incense sticks, two incense cones, two scented candles and two essential oils.

Bâtons d’encens

Cônes d’encens

Bougies parfumées

Huiles essentielles

Masse brûlée (g)

0,85-1,25

0,80-0,90

5,50-6,90

/

Durée combustion (minutes)

45-65

15-17

60

60

Benzène

5-30

2-13

< 0,3

< 0,3

Toluène

1-15

0-13

< 0,3

0-1

Xylènes

0-6

0-5

< 0,3

0-1

Styrène

0-12

0-5

0-3

0-2

Limonène

0-3

0-2

0-4

1-250

Naphtalène

0-3

0-1

0-1

< 0,3

TVOC

30-510

30-300

10-100

30-330

Formaldéhyde

5-50

15-60

2-50

2-60

Acétaldéhyde

10-50

15-65

0,5-3

0-1

Acroléine

0-2

0-10

< 0,3

< 0,3

Benzaldéhyde

0-12

0-6

0-4

1-4



Tableau 2 Synthèse des résultats obtenus pour les bâtons d’encens : nombre de mesures, masse brûlée (g), durée de combustion (minutes) et concentrations en benzène, formaldéhyde et acétaldéhyde (μg/m3) pour chacun des quatre prélèvements.Table 2. Synthesis of results for incense sticks: number of measurements, burnt mass (g), duration of combustion (minutes) and concentrations of benzene, formaldehyde and acetaldehyde (μg/m3) for each of the four samples.

Bâtons d’encens

Prélèvement

Nombre

Minimum

Maximum

Médiane

Moyenne ± écart type

Masse brûlée (g)

25

0,16

1,25

0,32

0,44 ± 0,27

Durée combustion (minute)

25

15

64

29

32 ± 12

Benzène

P1

25

1,4

30,7

4,3

7,7 ± 7,8

P2

25

2,2

28,8

6,6

8,9 ± 6,8

P3

25

0,7

11,9

3,1

4,5 ± 3,6

P4

25

< 0,3

5,7

1,6

2,2 ± 1,8

Formaldéhyde

P1

7

< 0,3

37,1

9,8

12,7 ± 11,6

P2

7

< 0,3

39,3

6,4

13,5 ± 14,1

P3

7

< 0,3

38,2

3,8

8,1 ± 13,4

P4

7

< 0,3

47,5

2,9

9,2 ± 17,1

Acétaldéhyde

P1

7

4,5

32,4

8,5

14,4 ± 11,1

P2

7

5,6

47,4

9,8

17,9 ± 15,9

P3

7

2,9

23,1

5,2

8,6 ± 7,7

P4

7

1,7

13,5

3,6

5,2 ± 4,4



Tableau 3 Synthèse des résultats obtenus pour les cônes d’encens : nombre de mesures, masse brûlée (g), durée de combustion (minutes) et concentrations en benzène, formaldéhyde et acétaldéhyde (μg/m3) pour chacun des quatre prélèvements.Table 3. Synthesis of results for incense cones: number of measurements, burnt mass (g), duration of combustion (minutes) and concentrations of benzene, formaldehyde and acetaldehyde (μg/m3) for each of the four samples.

Cônes d’encens

Prélèvement

Nombre

Minimum

Maximum

Médiane

Moyenne ± écart type

Masse brûlée (g)

11

0,39

0,90

0,49

0,58 ± 0,19

Durée combustion (min)

11

10

25

17

18 ± 5

Benzène

P1

11

3,5

13,4

5,9

6,3 ± 3,0

P2

11

3,1

13,0

6,4

7,6 ± 3,2

P3

11

0,7

4,8

3,2

3,1 ± 1,3

P4

11

< 0,3

3,1

1,5

1,4 ± 0,9

Formaldéhyde

P1

6

17,7

51,0

39,3

37,3 ± 11,1

P2

6

15,9

57,6

28,5

32,5 ± 16,1

P3

6

3,4

43,8

9,7

18,4 ± 17,1

P4

6

2,0

51,0

10,0

18,9 ± 20,7

Acétaldéhyde

P1

6

21,8

42,2

29,6

30,1 ± 7,4

P2

6

17,1

64,5

36,6

36,6 ± 17,9

P3

6

6,6

29,3

13,5

16,4 ± 10,1

P4

6

3,0

23,7

6,5

9,8 ± 8,1



Tableau 4 Synthèse des résultats obtenus pour les bougies : nombre de mesures, masse brûlée (g), durée de combustion (minutes) et concentrations en benzène, formaldéhyde et acétaldéhyde (μg/m3) pour chacun des quatre prélèvements.Table 4. Synthesis of results for candles: number of measurements, burnt mass (g), duration of combustion (minutes) and concentrations of benzene, formaldehyde and acetaldehyde (μg/m3) for each of the four samples.

Bougies

Prélèvement

Nombre

Minimum

Maximum

Médiane

Moyenne ± écart type

Masse brûlée (g)

5

3,24

7,60

6,90

6,08 ± 1,77

Durée combustion (min)

5

60

60

60

60

Benzène

P1

5

< 0,3

< 0,3

< 0,3

< 0,3

P2

5

< 0,3

0,6

< 0,3

< 0,3

P3

5

< 0,3

1,0

< 0,3

< 0,3

P4

5

< 0,3

1,0

< 0,3

< 0,3

Formaldéhyde

P1

5

< 0,3

13,6

1,6

3,6 ± 5,6

P2

5

1,2

30,8

2,4

8,1 ± 12,8

P3

5

< 0,3

39,9

2,3

9,3 ± 17,2

P4

5

< 0,3

50,4

3,0

12,1 ± 21,5

Acétaldéhyde

P1

5

0,5

1,5

0,8

0,9 ± 0,4

P2

5

0,7

3,8

2,0

2,0 ± 1,2

P3

5

1,0

2,7

1,9

1,8 ± 0,7

P4

5

1,1

2,1

1,3

1,6 ± 0,5

Discussion

L’utilisation de bâtons ou cônes d’encens et de bougies parfumées dans les environnements intérieurs se traduit par des niveaux de concentration de quelques μg/m3 à quelques dizaines de μg/m3 de certains composés volatils pendant l’utilisation et quelques heures après, avant que le système de ventilation n’ait assuré l’extraction de ces polluants. Le tableau 5 présente une comparaison des concentrations médianes mesurées juste après la combustion (prélèvement P2 : postcombustion) avec les concentrations de ces mêmes polluants mesurées, par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), dans l’air extérieur et dans l’air intérieur des logements en France [10]. On rappelle que ces concentrations représentent une valeur médiane de l’exposition mesurée pendant une semaine. Ces valeurs intègrent donc la contribution de l’air extérieur, des sources émissives « continues » (produits de construction et de décoration, ameublement, etc.) et des sources émissives « discontinues » (produits d’entretien, désodorisants d’intérieur, activités humaines, etc.). On constate ainsi que l’utilisation de certains produits de consommation courante, comme les désodorisants d’intérieur, va rajouter une pollution ponctuelle au niveau de pollution global de l’air intérieur. Il convient donc de limiter, autant que faire se peut, les émissions de l’ensemble des sources d’émissions dans les environnements intérieurs (produits de construction et de décoration, ameublement, mais aussi produits d’entretien et désodorisants d’intérieur) d’une part, et d’assortir l’utilisation des produits à des recommandations en matière d’aération des environnements intérieurs ou de fréquence d’utilisation, d’autre part.

Les premières mesures réalisées ont montré des caractéristiques d’émissions différentes entre les encens, d’une part, et les bougies et concentrés de parfum, d’autre part. Dans le but de maîtriser les émissions, cette méthodologie a été prioritairement appliquée aux bâtons et aux cônes d’encens. En effet, les mesures réalisées sur les bâtons et les cônes d’encens ont rapidement suggéré une relation entre les concentrations émises et la masse de produit brûlée. La figure 4 illustre les concentrations mesurées en benzène, en formaldéhyde et en acétaldéhyde, juste après la combustion des bâtons d’encens (prélèvement P2 : postcombustion, une heure), en fonction de la masse d’encens brûlée. On peut ainsi constater que plus la masse brûlée est faible, plus les concentrations des produits de combustion sont basses. Afin de limiter les émissions polluantes de ce type de produits, une réflexion a donc été engagée avec les fabricants, et l’axe de progrès retenu a concerné la diminution des masses de produits brûlées.

La figure 5 illustre l’évolution des émissions d’un bâton d’encens présentant la même base parfumée suite aux modifications de formulation effectuées par son fabricant. Le bâton 2 présentait une durée de combustion de 64 minutes et une masse brûlée de 1,25 g, alors que sa formulation allégée (bâton 25) présente une durée de combustion de 31 minutes pour une masse brûlée de 0,45 g. On peut constater une réduction d’un facteur 4 à 5 des concentrations de benzène et de formaldéhyde, respectivement associées à ce changement de formulation (figure 5). Cette réduction des émissions a également été constatée pour l’acétaldéhyde et le benzaldéhyde.

Les niveaux de concentration de benzène et de formaldéhyde mesurés dans cette étude permettent de construire des scénarios d’exposition, puis d’évaluer et de quantifier les risques sanitaires encourus par la population exposée [11, 12]. Les résultats de la quantification des risques sanitaires à long terme ont permis ensuite d’abandonner des produits au profit de produits moins émissifs, de modifier les produits en diminuant la masse à brûler et de formuler des conseils d’utilisation des parfums d’intérieur retenus.

Tableau 5 Concentrations médianes mesurées par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) dans l’air extérieur et l’air intérieur des logements français [10] et concentrations médianes à l’émission des bâtons d’encens, des cônes d’encens et des bougies (deuxième prélèvement : P2) (μg/m3).Table 5. Median concentrations measured by the Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) in the outdoor and indoor air of French homes [10] and median emission concentrations of incense sticks, incense cones and candles (second samples: P2) (μg/m3).

Benzène

Formaldéhyde

Acétaldéhyde

OQAI air extérieur

< 1,1

1,9

1,3

OQAI air intérieur

2,1

19,6

11,6

Bâtons encens

6,6

6,4

9,8

Cônes encens

6,4

28,5

36,6

Bougies

< 0,3

2,4

2,0

Scénarios d’exposition

Plusieurs types d’exposition ont été étudiés. La voie d’exposition considérée est exclusivement la voie respiratoire (inhalation des deux substances chimiques émises par les parfums d’intérieur).

L’exposition aiguë correspond au niveau maximum de chacune des deux substances considérées, c’est-à-dire la valeur d’exposition maximale lors de l’émission des parfums d’intérieur à laquelle s’ajoute la valeur de fond des logements (2,1 μg/m3 pour le benzène ; 19,6 μg/m3 pour le formaldéhyde ; médianes observées pour les 567 logements étudiés par l’OQAI) [11]. L’exposition aiguë représente le scénario d’exposition S1.

La dose d’exposition aiguë est égale à :

Où :

  • CIA : concentration aiguë inhalée en μg/m3 ;
  • Cmax : concentration d’exposition maximum en μg/m3 ;
  • Cint : concentration moyenne d’exposition en air intérieur en μg/m3.

L’exposition chronique est envisagée en fonction de la fréquence d’utilisation du parfum d’intérieur. La cible retenue est une population adulte avec un scénario « vie entière », soit une durée d’exposition conventionnelle de 70 ans. L’exposition journalière à une substance chimique est égale au produit de la concentration de cette substance dans chacun des microenvironnements fréquentés durant la journée par le temps passé dans ces microenvironnements. Les durées d’exposition prises en compte sont celles d’un adulte, soit trois heures et 22 minutes en milieu extérieur et 20 heures et 38 minutes dans les environnements intérieurs [13]. En l’absence de valeurs de concentration disponibles dans d’autres environnements intérieurs (bureaux, moyens de transports, etc.), seules les données mesurées dans les logements ont été retenues (2,1 μg/m3 pour le benzène ; 19,6 μg/m3 pour le formaldéhyde). Pour le milieu extérieur, les concentrations suivantes ont été retenues : 1,7 μg/m3 pour le benzène ; 2,6 μg/m3 pour le formaldéhyde [14]. La fraction d’exposition journalière au parfum d’intérieur correspond à la concentration moyenne mesurée en benzène et formaldéhyde lors de la combustion et aux trois périodes de postcombustion du parfum d’intérieur, à laquelle s’ajoute la valeur de fond rencontrée dans les logements.

Plusieurs scénarios (S) d’utilisation annuelle sont distingués :

  • S2 : aucune utilisation du parfum d’intérieur (scénario neutre ou témoin) ;
  • S3 : utilisation à fréquence très faible : une fois par mois (12 utilisations dans l’année) ;
  • S4 : utilisation une fois par semaine (52 utilisations dans l’année) ;
  • S5 : utilisation à fréquence faible : deux journées par semaine (104 utilisations dans l’année) ;
  • S6 : utilisation à fréquence moyenne : trois journées par semaine (156 utilisations dans l’année) ;
  • S8 : utilisation à fréquence importante : cinq journées par semaine (260 utilisations dans l’année) ;
  • S9 : utilisation une fois par jour (365 utilisations dans l’année) ;
  • S10 : utilisation à fréquence très importante : deux fois par jour (730 utilisations dans l’année).

La dose journalière d’exposition est égale à :

Où :

  • CIi : concentration moyenne inhalée en μg/m3 ;
  • Ci : concentration de la substance i dans l’air inhalé pendant la fraction de temps d’exposition ti en μg/m3 ;
  • ti : fraction de temps d’exposition à la concentration Ci pendant une journée ;
  • Fan : fréquence annuelle d’exposition (nombre de jours d’exposition par an sur 365).

Ainsi, le scénario d’utilisation, S5, « deux fois par semaine » correspond à la formule suivante :

Où :

  • C ext : concentration moyenne d’exposition en air extérieur en μg/m3 ;
  • t ext-adulte : fraction de temps d’exposition à la concentration Cext pendant une journée pour un adulte ;
  • t int-adulte : fraction de temps d’exposition à la concentration Cint pendant une journée pour un adulte ;
  • C moy : concentration d’exposition moyenne en μg/m3 ;
  • t ext : fraction de temps d’exposition.

Caractérisation des risques sanitaires

L’évaluation de l’exposition au benzène et au formaldéhyde permet de caractériser les risques sanitaires en déterminant un indice de risque (IR) pour les effets aigus et chroniques obéissant à des relations dose-réponse à seuil et un excès de risque individuel (ERI) pour les effets obéissant à des relations dose-réponse sans seuil (effets cancérigènes généralement).

Les effets aigus sont des troubles liés à une exposition courte mais à forte dose. Généralement, ils sont immédiats ou surviennent à court terme et disparaissent spontanément quand cesse l’exposition, si celle-ci n’a pas occasionné des désordres irréversibles.

Les effets chroniques correspondent à des troubles en rapport avec une exposition faible et prolongée ou répétée dans le temps. Ils surviennent en général avec un temps de latence qui peut atteindre plusieurs mois, voire des décennies et sont habituellement irréversibles en l’absence de traitement.

Pour chaque substance i, un IRi, aigu ou chronique, est calculé en faisant le rapport entre la concentration moyenne inhalée et la concentration admissible dans l’air pour l’effet considéré (CAA : valeur toxicologique de référence (VTR) par voie respiratoire) :

Où :

  • IRi : indice de risque (sans unité) ;
  • CIi : concentration inhalée de la substance i exprimée en μg/m3 ;
  • CAAi : concentration admissible dans l’air (VTR par voie respiratoire) exprimée en μg/m3.

L’IR est un indicateur de nature qualitative : un rapport inférieur à 1 signifie que la population exposée est théoriquement hors de danger, alors qu’un IR supérieur à 1 signifie que l’effet toxique peut se déclarer sans qu’il soit possible de prédire la probabilité de survenue de cet événement.

Pour le benzène, la VTR aiguë par voie respiratoire est celle proposée par l’Agency for Toxic Substances and Disease Registry (ATSDR) [15], fondée sur une diminution des processus immunologiques (160 μg/m3), la VTR chronique est celle proposée par le United States Environmental Protection Agency (US-EPA) [30 μg/m3], basée sur une diminution du nombre de lymphocytes [16]. Pour le formaldéhyde, l’ATSDR [15] propose une VTR aiguë de 50 μg/m3 basée sur une étude d’exposition de deux heures chez l’homme (volontaires). Les effets rencontrés étaient des démangeaisons et éternuements, des congestions des muqueuses et une sensation de brûlure au niveau des yeux et du nez. L’Afsset propose une valeur guide d’air intérieur pour une exposition à court terme de 50 μg/m3 sur deux heures [17]. La VTR chronique est celle de l’ATSDR de 10 μg/m3 [15]. Cette VTR est basée sur une étude menée chez l’homme (population de travailleurs) ayant mis en évidence des changements histologiques des tissus du nez. Pour l’Afsset, la valeur guide d’air intérieur pour une exposition à long terme est de 10 μg/m3 [17].

Les effets sans seuil (cancérogènes et mutagènes) ont une probabilité de survenue jamais nulle quelle que soit la dose reçue. Cette probabilité croît avec la dose, l’intensité de l’effet n’étant pas modifiée par la dose. L’évaluation des risques est véritablement quantitative. La probabilité d’occurrence du cancer au cours de la vie d’un individu qui serait exposé, sa vie entière, à une unité de dose de la substance cancérigène est donnée par l’ERIi pour chaque substance étudiée i :

Ou :

  • ERIi : excès de risque individuel (sans unité) – probabilité qu’une personne a de développer l’effet associé à une substance cancérogène pendant sa vie du fait de l’exposition considérée ;
  • CIi : concentration inhalée du polluant i exprimée en μg/m3 ;
  • T : durée d’exposition ;
  • Tm : durée pendant laquelle l’exposition est moyennée (ex. : 70 ans assimilés à la vie entière) ;
  • ERIUi : excès de risque unitaire par inhalation exprimé en (μg/m3)–1 – probabilité de survenue de l’effet chez un individu pour une exposition à une unité de dose durant toute la vie (en général : 1 μg/m3 pour l’inhalation) et 24 heures sur 24.

Remarque : ici T/Tm = 1, l’exposition est considérée sur 70 ans.

Il est possible d’avoir également un résultat rendu sous forme d’impact ou d’excès de risque collectif (ERC) qui représente une estimation du nombre de cancers en excès pour la population d’étude :

Où :

  • ERCi : excès de risque collectif – estimation du nombre de cancers en excès – lié à l’exposition étudiée, qui devrait survenir au cours de la vie d’un groupe d’individus ;
  • ERIi : excès de risque individuel (sans unité) ;
  • n : population concernée (nombre de personnes).

Pour le benzène, la fourchette protectrice proposée par l’US-EPA [16] est retenue, car elle encadre toutes les autres valeurs proposées : ERU de 2,2 à 7,8 × 10–6 (μg/m3)–1 pour le risque de leucémie pour une exposition chronique par inhalation. Cette VTR a été obtenue à partir d’une étude de cohorte professionnelle.

Pour le formaldéhyde, Santé Canada (2001) [18] propose l’ERU de 2 × 10–10 (μg/m3)–1 pour une exposition chronique par inhalation. Cette VTR a été obtenue à partir d’une étude de cancers de voies aériennes supérieures, selon un modèle biologique de croissance clonale à deux étapes.

Conseils d’utilisation des parfums d’intérieur

Afin que l’utilisation des parfums d’intérieur ne pose pas de problème sanitaire aigu ou chronique (effets avec seuil), l’IR pour les substances étudiées (benzène et formaldéhyde) doit être inférieur à 1.

Concernant les effets sans seuil (effets cancérigènes), il a été proposé que le scénario d’utilisation n’entraîne pas un cas de cancer supplémentaire pour la population exposée, soit un ERI maximal inférieur à 5,50 × 10–6 pour le benzène (ce qui donne bien moins d’un cas de cancer supplémentaire pour une population d’un million de personnes avec un scénario témoin pour lequel le risque de survenue d’un cancer est de 4,5 × 10–6) et un ERI inférieur à 23,4 × 10–5 pour le formaldéhyde (moins d’un cas de cancer supplémentaire pour une population de 100 000 personnes par rapport au scénario témoin pour lequel le risque de survenue d’un cancer est de 22,4 × 10–5).

Conclusion

La campagne de mesures des émissions de benzène et de formaldéhyde par des parfums d’intérieur, réalisée à l’échelle 1 dans une pièce témoin de la maison expérimentale MARIA, a permis d’évaluer le niveau d’exposition des utilisateurs de ces produits. Cette méthodologie a été appliquée à 25 bâtons d’encens, à 11 cônes d’encens, à 5 bougies parfumées et à 2 concentrés de parfums. Les niveaux d’exposition des principaux composés émis, notamment benzène, formaldéhyde et acétaldéhyde, ont été caractérisés pendant et après les combustions.

Pour les bâtons et cônes d’encens, les émissions de benzène et de formaldéhyde sont les plus fortes pendant la combustion et dans l’heure suivant la combustion, puis elles diminuent significativement. Les bougies émettent nettement moins de benzène et de formaldéhyde que les cônes et bâtons d’encens. On remarque, cependant, que les concentrations en formaldéhyde augmentent significativement après la combustion. Par ailleurs, les cônes d’encens émettent plus de formaldéhyde que les bâtons d’encens.

Ces analyses ont permis d’évaluer et de quantifier des risques sanitaires encourus par la population exposée aux émissions de benzène et de formaldéhyde par des encens et des bougies d’intérieur après l’élaboration de scénarios d’exposition. Cette méthodologie a été utilisée avec succès, d’une part, pour modifier les produits et abandonner des produits au profit d’autres moins émissifs et, d’autre part, pour proposer des conseils sur la fréquence d’utilisation de ces parfums d’intérieur en fonction des risques sanitaires à long terme.

Remerciements et autres mentions

Conflit d’intérêt : aucun. Les auteurs souhaitent remercier l’ensemble des partenaires scientifiques, des fabricants et distributeurs qui se sont associés financièrement à ce projet.

Références

1 Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Procédure de qualification des produits de construction sur la base de leurs émissions de composés organiques volatils et de formaldéhyde et de critères sanitaires. Maisons-Alfort : Afsset, 2006.

2 Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC). Emissions of chemicals by air fresheners – Tests on 74 consumer products sold in Europe. Bruxelles : BEUC, 2005.

3 Jetter JJ, Guo Z, McBrian JA, Flynn MR. Characterization of emissions from burning incense. Sci Total Environ 2002 ; 295 : 51-67.

4 Lee SC, Wang B. Characteristics of emissions of air pollutants from burning of incense in a large environmental chamber. Atmos Environ 2004 ; 38 : 941-51.

5 Lee SC, Wang B. Characteristics of emissions of air pollutants from mosquito coils and candles burning in a large environmental chamber. Atmos Environ 2006 ; 40 : 2128-38.

6 Ho SSH, Yu JZ. Concentrations of formaldehyde and other carbonyls in environments affected by incense burning. J Environ Monit 2002 ; 4 : 728-33.

7 Solal C, Rousselle C, Mandin C, Manel J, Maupetit F. VOCs and formaldehyde emissions from cleaning products and air fresheners. Proceedings of the 11th International Conference on Indoor Air Quality and Climate – Indoor Air 2008, 17-22 August 2008, Copenhagen, Denmark.

8 Ribéron J, O’Kelly P. Maison automatisée de recherches innovantes sur l’air (MARIA): An experimental tool at the service of indoor air quality in housing sector. Proceedings of the 9th International Conference on Indoor Air Quality and Climate – Indoor Air 2002, Monterey. Indoor Air 2002 ; 3 : 191-5.

9 Nazaroff WW, Weschler CJ. Cleaning products and air fresheners: exposure to primary and secondary air pollutants. Atmos Environ 2004 ; 38 : 2841-65.

10 Kirchner S, Arenes JF, Cochet C, et al. État de la qualité de l’air dans les logements français. Environnement, Risques & Santé 2007 ; 6 : 259-69.

11 Institut national de l’environnement et des risques industriels (Ineris). Guide méthodologique : évaluation des risques sanitaires liés aux substances chimiques dans les études d’impact des installations classées pour la protection de l’environnement. Ineris, 2003.

12 Institut national de veille sanitaire (InVS). Guide pour l’analyse du volet sanitaire des études d’impact. Maisons-Alfort : InVS, 2000.

13 Gauvin S. Pollution atmosphérique d’origine automobile et développement de la maladie asthmatique de l’enfant. Étude VESTA, thèse pour le grade de docteur ès sciences de l’université Joseph-Fourier, Grenoble, 2001.

14 AIRPARIF. Surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France. http://www.airparif.asso.fr.

15 Agency for Toxic Substances and Disease Registry (ATSDR). Minimal Risk levels (MRLs) for Hazardous Substances. http://www.atsdr.cdc.gov/mrls.html.

16 United States Environmental Protection Agency (US-EPA). http://www.epa.gov/iris/subst/index.html.

17 Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Rapport du groupe d’experts sur le formaldéhyde, version intégrale. Maisons-Alfort : Afsset, 2007.

18 Santé Canada, Environnement Canada. Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999). Liste des substances d’intérêt prioritaire, rapport d’évaluation ; formaldéhyde. En40-215/61F. Ottawa : Ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, 2001.

1 2,4-dinitrophénylhydrazine.


 

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