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What are the West Nile virus vectors in southern France?


Environnement, Risques & Santé. Volume 6, Number 6, 453-60, novembre-décembre 2007, Le point sur

DOI : 10.1684/ers.2007.0114

Résumé   Summary  

Author(s) : Thomas Balenghien, Florence Fouque, Philippe Sabatier, Dominique J Bicout , Équipe « Environnement et prédiction de la santé des populations » (EPSP), Laboratoire TIMC, École nationale vétérinaire de Lyon, 1, avenue Bourgelat, 69280 Marcy l’Étoile, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Unité « Contrôle des maladies animales exotiques et émergentes », TA A-15/G, Campus de Baillargnet, 34398 Montpellier cedex 5, Cellule d’intervention biologique d’urgence, Institut Pasteur, 25-28, rue du Dr. Roux, 75015 Paris.

Summary : The epidemiological cycles of West Nile virus (WNV) include birds as amplifying hosts, mosquitoes as vectors and humans and equines as sensitive dead-end hosts. Although WNV infection is often asymptomatic, it can lead to encephalitis in sensitive hosts. Its emergence in the Americas, where it causes thousands of clinical cases (mainly in the United States) has sparked the current interest in this virus. In France, WNV caused epizootics including several human cases in the beginning of the 1960s before it disappeared for 35 years. Since 2000, however, it has caused epizootics in the Camargue and sporadic human and/or equine cases in other parts of the Mediterranean coast. This paper reviews the studies conducted in recent years\; our aim is to identify the vector species in southern France. Bird, human and horse-baited trap collections were conducted to identify the potential vectors. Mosquito exposure to virus under natural conditions was assessed by testing field-collected individuals for the presence of WNV. Experimental infections allowed us to evaluate the susceptibility of potential vectors to infect with, amplify and transmit WNV. These studies show that Culex modestus and Culex pipiens can be considered the principal WNV vectors in the Camargue wetlands, while Culex pipiens is probably the only vector in the dry coastal areas. After vector identification, a risk assessment for each species covering the appropriate time and space is necessary to propose prevention and control methods. Various approaches under development for these purposes, using modelling and remote sensing tools, are briefly described.

Keywords : Culicidae, West Nile fever, insect vectors

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ARTICLE

Auteur(s) : Thomas Balenghien1,2, Florence Fouque3, Philippe Sabatier1, Dominique J BicoutDominique J Bicout1

1Équipe « Environnement et prédiction de la santé des populations » (EPSP), Laboratoire TIMC, École nationale vétérinaire de Lyon, 1, avenue Bourgelat, 69280 Marcy l’Étoile
2Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Unité « Contrôle des maladies animales exotiques et émergentes », TA A-15/G, Campus de Baillargnet, 34398 Montpellier cedex 5
3Cellule d’intervention biologique d’urgence, Institut Pasteur, 25-28, rue du Dr. Roux, 75015 Paris

Article reçu le 9 Juillet 2007, accepté le 31 Juillet 2007

« Moustique tueur. Il arrive en France ! » (Le point, 22 septembre 2000). « L’étrange virus du Nil tue les chevaux de Camargue » (Le Midi Libre, 11 septembre 2000). En septembre 2000, un vent de panique souffle sur la Camargue : les mouvements de chevaux sont limités par arrêté préfectoral dans l’Hérault, le Gard et les Bouches-du-Rhône, provoquant l’annulation de nombreuses manifestations équestres en pleine période touristique ; les sorties scolaires et les centres aérés sont interdits ; le 11 octobre, 200 personnes se réunissent en Arles pour réclamer la démoustication de la Camargue… Que s’est-il passé pour en arriver là ? Entre l’été et l’automne 2000, le virus du Nil Occidental ou virus West Nile a provoqué 76 cas équins, dont 21 fatals aux portes de la Camargue [1]. La crainte d’une infection possible de l’homme par ce virus explique la panique. Cet épisode sera suivi en 2004 d’une autre épizootie équine (32 cas) en Petite Camargue et de cas sporadiques humains et/ou équins en 2003 dans le Var et en 2006 dans les Pyrénées-Orientales, heureusement sans provoquer de nouvelle panique [2-5].D’où vient cet « étrange virus du Nil » ? Il a été découvert en 1937 en Ouganda dans le West Nile District et son écologie a été décrite dans les années 1950 [6]. Ce virus est transmis par des moustiques au sein de populations d’oiseaux qui sont ses hôtes naturels (figure 1). Ces derniers n’expriment en général, dans l’Ancien Monde, pas de symptômes [7]. Un moustique s’infecte en piquant un oiseau infecté dont le sang contient du virus. Après le temps nécessaire à la multiplication et à la dissémination virale, le moustique devient infectant. Il peut alors transmettre le virus à un oiseau naïf lors d’un nouveau repas sanguin. Le moustique infectant peut aussi piquer des mammifères et leur transmettre le virus. Les hommes et les équidés, considérés comme des impasses épidémiologiques, sont les principaux hôtes sensibles, c’est-à-dire déclarant une maladie : d’une fièvre bénigne à une encéphalite potentiellement fatale [8].Pendant longtemps ce virus connu à travers tout l’Ancien Monde a été considéré comme peu pathogène pour l’homme. Néanmoins, il montre depuis une dizaine d’années un regain d’activité dans le Bassin méditerranéen, provoquant des épidémies humaines importantes (en Algérie en 1994, en Roumanie en 1996, en Tunisie en 1997, en Russie en 1999 ou Israël en 2000) et de larges épizooties équines dans l’Ouest méditerranéen [1-3, 5, 9-16]. De plus, introduit en 1999 à New York, il s’est rapidement répandu du Canada à l’Argentine et provoque chaque année des milliers de cas, essentiellement aux États-Unis [7]. Ce nouveau visage du virus West Nile apparaît dans un contexte général de résurgence des maladies vectorielles et préoccupe actuellement les communautés scientifiques, sanitaires et médiatiques.Cette maladie n’est pas nouvelle en France. Si certains textes du XIXe siècle retraçant l’histoire pathologique et culturelle de la Camargue laissent supposer la présence de longue date de ce virus en France, c’est entre 1962 et 1965 que ce virus provoque les premiers cas humains et épizooties équines rigoureusement décrits en Camargue [17, 18]. Les études entomologiques réalisées à cette époque isolent le virus chez un moustique, Culex modestus, dont les larves aquatiques colonisent les roselières et les rizières [19]. Cette espèce est alors considérée comme le principal vecteur [20]. À partir de 1965, la maladie semble disparaître ; les études lui étant consacrées aussi. Certains des épisodes de transmission des années 2000, recensés dans des zones peu favorables au développement de Cx. modestus, suggèrent l’existence d’autres vecteurs. Dans ce contexte de résurgence du virus West Nile dans le Bassin méditerranéen français, une étude était essentielle pour mettre à jour les connaissances sur les moustiques responsables de la transmission du virus West Nile au sein des populations d’oiseaux et aux hôtes sensibles (homme et cheval).Les moustiques appartiennent à la famille des Culicidae, qui comporte environ 3 500 espèces dans le monde [21]. On en recense une cinquantaine en France métropolitaine et une vingtaine dans la zone camarguaise [22, 23]. Les espèces se distinguent entre elles par des différences morphologiques, mais surtout comportementales [21, 24]. Par exemple, leur période d’activité, dans la saison ou la journée, est différente. De même, les femelles hématophages piquent, selon les espèces, préférentiellement les mammifères, les oiseaux ou encore les batraciens et reptiles. Enfin, les larves, toujours aquatiques, se développent dans des gîtes présentant des variations spécifiques importantes : trous d’arbres, récipients abandonnés, marais, rizières… Identifier l’espèce vectrice, c’est se donner des moyens de lutte, car seule une lutte antilarvaire est réellement efficace.

Comment mène-t-on l’enquête ?

Comme dans n’importe quelle enquête, l’identification d’une espèce de moustique en tant que vecteur d’un virus repose sur la réunion d’un certain nombre d’indices [25]. En effet, pour être vecteur, cette espèce doit : i) piquer les hôtes impliqués dans les cycles de transmission ; ii) être exposée au virus en conditions naturelles, c’est-à-dire qu’on doit trouver des moustiques capturés sur le terrain porteurs du virus ; et iii) être capable d’amplifier et de transmettre le virus en conditions de laboratoire [25]. Faisant appel à des études sur le terrain et à des expérimentations en laboratoire, des protocoles permettant de récolter une à une les preuves nécessaires ont été mis en place.

Le principal foyer du virus West Nile dans le sud de la France est celui de Camargue, qui est inscrit dans un arc de cercle passant par Montpellier, Beaucaire et Fos-sur-Mer et qui comprend deux zones écologiquement très différentes : la zone humide sous influence du Delta rhodanien et la zone agricole sèche de la Costière dominée par la vigne (figure 2). Puisque les cycles de transmission dans chaque zone peuvent être différents [26], deux sites d’études, témoins d’épisodes passés de fièvre West Nile, ont été choisis : la station biologique de la Tour du Valat en Camargue humide, et un centre équestre de Lunel-Viel en zone sèche.

La première étape a consisté à dresser la liste des suspects pour chaque site, c’est-à-dire à recenser les espèces piquant les hôtes du cycle de transmission (oiseau, homme et cheval). En effet, si une espèce pique principalement les oiseaux, c’est un vecteur potentiel du virus dans les populations d’oiseaux ; si une espèce pique les oiseaux et les mammifères, c’est un vecteur potentiel du virus des oiseaux vers l’homme et le cheval. Pour cela, des captures de moustiques sur appât ont été réalisées de mai à octobre 2004 [27]. Chaque semaine et sur chaque site, un cheval et deux canards ont été maintenus dans des pièges appâts (tente ou cages moustiquaires) pendant 24 heures consécutives. Sur ces pièges, des dispositifs permettaient l’entrée des moustiques, mais non leur sortie. Toutes les 4 heures, les moustiques retenus dans les pièges ont été récoltés. Avec la même fréquence, des captures sur appât humain ont été réalisées : pendant 15 minutes, deux personnes capturaient les moustiques se posant sur leurs mollets exposés1. Les moustiques ainsi capturés ont été identifiés, triés par espèce et comptés (figure 3). Ce protocole a permis d’identifier quatre espèces potentiellement impliquées dans la transmission en zone humide : Culex pipiens et Cx. modestus, capturés principalement sur oiseau, mais aussi sur homme (5 Cx. pipiens et 75 Cx. modestus) et cheval (170 Cx. pipiens et 396 Cx. modestus), et Aedes caspius et Aedes vexans, espèces dominantes sur homme et cheval, mais aussi capables de se gorger sur oiseau (34 Ae. caspius et 31 Ae. vexans). A contrario, en zone sèche, seul Cx. pipiens pique à la fois les oiseaux et les mammifères.

Au cours de ces captures, une épizootie équine a éclaté au nord-ouest des Saintes-Maries-de-la-Mer [3]. Sans faire de victimes, le virus circulait aussi à la Tour du Valat : l’infection d’un des oiseaux appât a été détectée par l’apparition d’anticorps [28]. L’occasion était belle de trouver le coupable. La présence de virus a donc été recherchée par une technique d’amplification virale chez tous les moustiques capturés sur oiseau à la Tour du Valat [28]. Malheureusement, cette recherche est restée infructueuse : le taux d’infection des moustiques par les virus est toujours faible, même en période d’épidémie [29].

Pour trouver les coupables parmi les espèces suspectes, leur compétence vectorielle (aptitude à amplifier et transmettre le virus) a été évaluée en conditions de laboratoire [30]. Des femelles de chaque espèce ont été nourries avec un mélange sang/virus sur un système artificiel de gorgement [31]. Après une période d’incubation de 14 jours à 26 °C (permettant la multiplication et la dissémination virale), la salive de ces femelles a été récoltée. La présence du virus a été recherchée par microscopie dans la tête des femelles, et par amplification virale dans leur salive (figure 4).

L’ensemble de ces investigations a permis d’identifier les responsables de la transmission du virus West Nile dans le sud de la France. En zone humide, Cx. modestus est sans doute le principal vecteur. En effet, il pique oiseaux, hommes et chevaux, et présente une grande compétence à amplifier et transmettre le virus West Nile. Les études des années 1960 l’avaient d’ailleurs trouvé porteur de virus [19]. En revanche, en zone sèche où Cx. modestus est rare ou absent, c’est Cx. pipiens qui deviendrait le principal vecteur, présentant une compétence vectorielle modérée en France, comme ailleurs dans le monde. Le rôle d’Ae. caspius et d’Ae. vexans dans la transmission du virus West Nile aux mammifères est probablement mineur ou nul, la compétence vectorielle (encadré 1) de ces espèces étant très faible, comme cela a été démontré pour Ae. caspius ou comme cela est décrit pour Ae. vexans.

Où trouve-t-on ces espèces ?

L’identification des espèces vectrices n’est pas la fin du problème, mais plutôt le début d’un travail de plus vaste ampleur. En France, la fièvre West Nile est une maladie qui frappe certaines années, souvent en des points du littoral méditerranéen où on ne l’attendait pas. La répartition des espèces vectrices, Cx. modestus et Cx. pipiens, n’est pas homogène dans l’espace. Obtenir des cartes de distribution de ces espèces est le premier pas dans la cartographie des zones de transmission du virus West Nile. Un tel travail a été lancé en déterminant les milieux écologiques favorables à l’existence de gîtes larvaires et aux déplacements des moustiques [28]. Une classification des milieux écologiques, obtenue à partir d’images satellitaires, a été utilisée pour générer des cartes d’occupation de l’espace par ces espèces (figure 5) [32].

Qu’en est-il du risque d’infection ?

La seule présence d’une espèce vectrice n’est pas synonyme de transmission. Les maladies vectorielles sont des systèmes épidémiologiques complexes impliquant au minimum un triptyque vecteur/pathogène/hôte (dans notre cas plusieurs hôtes : oiseaux, hommes, chevaux). La transmission ne se produit que dans des situations écologiques particulières permettant l’interaction de ces acteurs [33]. L’utilisation d’outils de modélisation mathématique peut permettre la description et la compréhension de ces systèmes épidémiologiques, préalables obligatoires à toute action de prévention ou de lutte. Des modèles de dynamique de population ont été développés pour estimer la densité des vecteurs au cours du temps en fonction des conditions environnementales [28]. Les indices classiquement utilisés pour quantifier la transmission d’une maladie vectorielle, comme la capacité vectorielle, ont été adaptés à la complexité de l’épidémiologie de la fièvre West Nile et spatialisés pour permettre une modélisation du risque d’infection dans l’espace et au cours du temps [28]. Cette approche permet l’intégration des connaissances acquises par un réseau de collaborations, impliquant des biologistes et des entomologistes de l’Institut Pasteur, de l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID-Méditerranée), de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l’Institut de médecine tropicale du Service de santé des armées (IMTSSA), des ornithologues et des géographes de notre équipe et de la station biologique de la Tour du Valat, ou encore de chercheurs du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), réunis pour une meilleure compréhension de cette maladie dans l’hexagone.

Remerciements

Cet article est un extrait synthétique de la thèse de T. Balenghien [28] encadrée par D. J. Bicout et F. Fouque. Ce travail de thèse a bénéficié de la collaboration des institutions précédemment citées, et particulièrement de la station biologique de la Tour du Valat, de l’EID-Méditerranée, de l’Institut Pasteur de Paris, du Centre national de référence sur les arbovirus de Lyon, et du soutien financier du Centre national d’études spatiales (Cnes, Toulouse), de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONC 2002/07/6171) et du projet « Analyse du Changement Climatique et de ses Impacts sur l’Eau et la Santé » (ACCIES).

Références

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2 Mailles A, Dellamonica P, Zeller H, et al. Human and equine West Nile virus infections in France, August - September 2003. Euro Surveill 2003 : 7 ; [available at http ://www.eurosurveillance.org/ew/2003/031023.asp#1].

3 Zeller H, Zientara S, Hars J, et al. West Nile outbreak in horses in Southern France : September 2004. Euro Surveill 2004 : 8 ; [available at http ://www.eurosurveillance.org/ew/2004/041007.asp#3].

4 Durand B, Dauphin G, Labie J, Zeller H, Zientara S. Résultats d’une enquête sérologique sur l’infection à virus West Nile chez les équidés dans le Var, en 2003. Environnement, Risques & Santé 2005 ; 4 : 114-8.

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8 Hayes EB, Sejvar JJ, Zaki SR, Lanciotti RS, Bode AV, Campbell GL. Virology, Pathology, and Clinical Manifestations of West Nile Virus Disease. Emerg Infect Dis 2005 ; 11 : 1174-9.

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18 Joubert L, Oudar J, Hannoun C, et al. Epidémiologie du virus West Nile : étude d’un foyer en Camargue. IV. La méningo-encéphalomyélite du cheval. Ann Inst Pasteur (Paris) 1970 ; 118 : 239-47.

19 Hannoun C, Panthier R, Mouchet J, Eouzan JP. Isolement en France du virus West-Nile à partir de malades et du vecteur Culex modestus Ficalbi. CR Acad Sci Hebd Seances Acad Sci D 1964 ; 259 : 4170-2.

20 Mouchet J, Rageau J, Laumond C, et al. Epidémiologie du virus West Nile : étude d’un foyer en Camargue V. Le vecteur : Culex modestus Ficalbi Diptera ; Culicidae. Ann Inst Pasteur (Paris) 1970 ; 118 : 839-55.

21 Clements AN. The biology of mosquitoes. Volume 1. Development, nutrition and reproduction. London : Chapman & Hall, 1992.

22 Rioux JA. Les Culicidés du "Midi méditerranéen". Etude systématique et écologique. Paris : Editions Paul Lechevalier, 1958.

23 Schaffner F, Angel G, Geoffroy B, Hervy JP, Rhaiem A, Brunhes J. Les moustiques d’Europe : logiciel d’identification et d’enseignement. Montpellier : IRD éditions, 2001 ; (cédérom).

24 Clements AN. The biology of mosquitoes. Volume 2. Sensory reception and behaviour. London : Chapman & Hall, 1999.

25 World Health Organization (WHO). Arthropod-borne viruses : report of a study group. World Health Organization Technical Report Series. Geneva : WHO, 1961.

26 Jourdain E, Toussaint Y, Leblond A, Bicout DJ, Sabatier P, Gauthier-Clerc M. Bird species potentially involved in introduction, amplification and spread of West Nile virus in a Mediterranean wetland, the Camargue (Southern France). Vector Borne Zoonotic Dis 2007 ; 7 : 15-33.

27 Balenghien T, Fouque F, Sabatier P, Bicout DJ. Horse, bird and human-seeking behavior and seasonal abundance of mosquitoes in a West Nile virus focus of southern France. J Med Entomol 2006 ; 43 : 936-46.

28 Balenghien T. De l’identification des vecteurs du virus West Nile à la modélisation du risque d’infection dans le sud de la France. Grenoble : Université J. Fourier, 2006.

29 Lukacik G, Anand M, Shusas EJ, et al. West Nile virus surveillance in mosquitoes in New York State, 2000-2004. J Am Mosq Control Assoc 2006 ; 22 : 264-71.

30 Balenghien T, Vazeille M, Grandadam M, et al. Vector Competence of some French Culex and Aedes for West Nile Virus. Emerg Infect Dis (submitted).

31 Balenghien T, Vazeille M, Reiter P, Schaffner F, Zeller H, Bicout DJ. Evidence of the Laboratory Vector Competence of Culex modestus Ficalbi for West Nile Virus. J Am Mosq Control Assoc 2007 ; 23 : 233-6.

32 Tran A, Gaidet N, L’Ambert G, et al. On the use of remote sensing for the ecological description of multi-host disease systems : a case study on West Nile Virus in Southern France. Vet Ital 2007 ;43 : 967-87.

33 Rodhain F, Perez C. Précis d’entomologie médicale et vétérinaire. Paris : Maloine, 1985.

34 Turell MJ, Dohm DJ, Sardelis MR, O’Guinn ML, Andreadis TG, Blow JA. An update on the potential of North American mosquitoes (Diptera : Culicidae) to transmit West Nile Virus. J Med Entomol 2005 ; 42 : 57-62.

1 Cette technique est préconisée pour la surveillance du virus West Nile en France : Guide de procédures de lutte contre la circulation du virus West Nile en France métropolitaine, ministère de la Santé et des Solidarités. www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/zoonose/guide_WestNil_0507.pdf.


 

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