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Evaluation of the parasite prevalence of sewage and sludge samples in Tunisia


Environnement, Risques & Santé. Volume 6, Number 6, 433-42, novembre-décembre 2007, Article original

DOI : 10.1684/ers.2007.0116

Résumé   Summary  

Author(s) : Layla Ben Ayed, Zoubeir Alouini, Myriem Jemli, Sonia Sabbahi , Laboratoire Sciences et techniques de l’eau, Institut agronomique de Tunisie (Inat), 43, avenue Charles Nicolle, 1082 Tunis- Mahrajène Tunisie, Laboratoire de parasitologie des eaux usées et des boues résiduaires, Institut national de recherche en génie rural, eaux, et forêts (INRGREF), Rue Hédi Karray, BP n o 10, Ariana 2080, Tunis, Tunisie.

Summary : Parasites were studied in sewage and sludge samples from seven sewage treatment plants in Tunisia from September through December 2005. All 28 samples were positive. Protozoan cysts were more frequent than helminth ova. The results allowed us to evaluate the detection technique (Bailenger method) and the effectiveness of the treatment processes (lagooning and activated sludge). Cysts of Entamoeba coli, Entamoeba histolytica/dispar and Giardia were found in all raw sewage samples, at concentrations ranging respectively from 333 to 856, from 160 to 720 and finally from 120 to 653 cysts/L. The frequency of helminths varied: 42% for Ascaris sp., 25% for Enterobius vermicularis, 14% for Taenia spp, and 3% for Hymenolepis nana (3%). During treatment, most cysts and all ova were eliminated. In the treated sewage samples, the elimination rate of helminths ova was 100% and between 82 and 100% for protozoan cysts depending on the treatment process and the month. Both lagooning and activated sludge eliminated protozoan cysts relatively effectively.

Keywords : helminths, parasitololgy, protozoa, sewage, Tunisia, waste management

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : Layla Ben Ayed1,2, Zoubeir Alouini, Myriem Jemli, Sonia Sabbahi

1Laboratoire Sciences et techniques de l’eau, Institut agronomique de Tunisie (Inat), 43, avenue Charles Nicolle, 1082 Tunis- Mahrajène Tunisie
2Laboratoire de parasitologie des eaux usées et des boues résiduaires, Institut national de recherche en génie rural, eaux, et forêts (INRGREF), Rue Hédi Karray, BP n°10, Ariana 2080, Tunis, Tunisie

Article reçu le 3 Janvier 2007, accepté le 30 Août 2007

Face à la demande en eau sans cesse croissante pour les besoins des divers secteurs d’activité, demande confrontée à des limitations des ressources hydrauliques et à des conditions climatiques ardues, les recours à la réutilisation des eaux usées traitées et à la valorisation des boues résiduaires ont été proposés comme des alternatives intéressantes d’un point de vue économique et notamment agronomique.En Tunisie, le volume annuel de la réutilisation des eaux usées traitées a été estimé à 120 millions de mètres cubes en 1996 et il est prévu d’augmenter ce volume pour atteindre 210 millions de mètres cubes à l’horizon de l’an 2010 [1].Si sur le plan de la composition chimique et dans le domaine bactériologique un effort réel d’évaluation et de réglementation a été fait, les informations et les données concernant le risque parasitaire sont encore plus sommaires [2, 3].Les normes tunisiennes de qualité régissant la réutilisation des eaux usées traitées et celle des boues résiduaires (NT106.03 et NT106.20 respectivement) ne fixent de limites que pour les œufs d’helminthes, qui doivent être inférieures à 1 œuf/L. Aucun détail n’est stipulé pour les spores, les kystes ou les oocystes des protozoaires.Les micro-organismes pathogènes pouvant être véhiculés par les eaux ou par les boues se répartissent effectivement en trois grands groupes comprenant les bactéries, les virus et les parasites. L’analyse des risques sanitaires liés à ces agents montre que les parasites se distinguent nettement des bactéries et des virus de par leur résistance dans l’environnement et de par leur faible dose infectante [4-6]. Selon les études de Strauss [7], de Faby et Brissaud [8] et de Thompson [9], les kystes d’amibes et de Giardia sp. peuvent survivre dans l’environnement durant plusieurs mois et pour les œufs de Tænia sp. et d’Ascaris sp., la survie varie de 9 mois à plus d’1 an respectivement ; en outre, quelques unités ingérées peuvent suffire à déclencher des maladies, voire des épidémies (épidémie de Milwaukee causée par Cryptosporidium sp. aux États-Unis d’Amérique, en 1994).En Tunisie, des études antérieures menées pour une estimation de la charge parasitaire dans les eaux usées et dans les boues résiduaires ont montré la présence d’une myriade de parasites comprenant des œufs d’helminthes (Ascaris sp., Hymenolepis nana, Trichuris sp., Enterobius vermicularis) et des kystes de protozoaires (Giardia, Entamoeba histolytica/dispar, Entamoeba coli) [10-12]. Dans tous ces cas d’étude, la fréquence des protozoaires dépassait largement celle des helminthes. Cela est en parfaite corrélation avec les données des enquêtes épidémiologiques locales [13, 14]. Ces dernières ont également montré que Giardia duodenalis est l’espèce la plus dominante parmi les protozoaires et Enterobius vermicularis parmi les helminthes.La réutilisation des eaux usées traitées pour diverses fins et la valorisation agricole des boues font qu’il devient impératif d’évaluer le risque sanitaire inhérent des parasites. Cela nous permettra en un premier temps de déterminer la prévalence des parasites dans des échantillons d’eaux usées et de boues résiduaires tunisiens et dans un second temps de rendre compte de l’efficacité des filières de traitement pour l’élimination de ces formes pathogènes.

Matériel et méthode

Procédure d’échantillonnage et caractéristiques des stations d’épuration

Cinq litres d’échantillons moyens de 24 heures d’eaux usées brutes et d’eaux usées traitées, recueillis à partir d’un échantillonneur moyen automatique, installé dans les stations, et 100 grammes de boues (boues déshydratées et boues sèches) ont été collectés entre les mois de septembre et de décembre 2005 à partir de sept stations d’épuration à réseau unitaire : Charguia, Chotrana, Grombalia, Kalaat el Andalous, Mahdia, Mornag et Sud Méliane (figure 1, tableau 1).

Ces sept stations ont été sélectionnées en se basant sur les pourcentages des personnes diarrhéiques infectées par les parasitoses intestinales fournis par les études épidémiologiques locales [14] et sur la filière de traitement adoptée (lagunage, boues activées).

Un contrôle des conditions météorologiques précède chaque échantillonnage.

Le volume de 5 litres échantillonné est défini, avec le volume de 2,5 litres, comme étant le volume donnant les résultats les plus significatifs [10, 11, 15]. L’échantillonnage de larges volumes d’eau engendre l’obtention d’un important culot qui peut perturber l’observation microscopique.

Les différents types d’échantillons collectés à partir de chaque station comportent toujours un prélèvement d’eaux usées brutes et un prélèvement d’eaux usées traitées associés à un prélèvement de boues déshydratées dans la station de Chotrana, et à un prélèvement de boues sèches dans la station de Mornag.

Tableau 1 Paramètres des stations d’épuration.
Table 1 Characteristics of treatment plants.

Paramètres

DB05 (Kg/j)

Débit (m3/j)

  • Capacité (équivalent
  • habitant)


Nature des affluents par ordre de dominance

Traitement primaire des eaux usées

Traitement secondaire des eaux usées

Traitement des boues

Désinfection

Rendement épuratoire (%)

Charguia

11 370

39 481

394 810

Domestiques

Décantation primaire

Boues activées

Absence

Absence

93

Touristiques

Industriels

Chotrana

38 003

103 543

1 035 430

Domestiques

Décantation primaire

Chenal d’oxydation

Digestion anaérobie

Absence

92

Industriels

Touristiques

Déshydratation

Grombalia

990

3 121

19 461

Industriels

Décantation primaire

Chenal d’oxydation

Lits de séchage

Absence

96

Domestiques

Kalaat el Andalous

119

265

9 824

Domestiques

Absence

Lagunage aéré

Absence

Absence

92

Industriels

Mahdia

1 730

5 161

46 138

Domestiques

Absence

Lagunage aéré

Absence

Ultraviolet

84

Industriels

Touristiques

Mornag

457

3 200

37 778

Domestiques

Décantation primaire

Boues activées

Lits de séchage

Ultraviolet

95

Industriels

Sud Méliane

18 059

57 766

632 452

Domestiques

Décantation primaire

Chenal d’oxydation

Déshydratation

Absence

67

Industriels

Touristiques

Technique de Bailenger pour les eaux usées et les boues

Pour les échantillons d’eaux usées, cette méthode repose sur la décantation des échantillons collectés pendant 24 heures. Le sédiment est récupéré et est centrifugé pendant 15 minutes à 1 000 x g. Le culot obtenu est mélangé volume à volume avec le tampon acétoacétique à pH 4,5. Ce pH est considéré comme le plus favorable pour concentrer l’ensemble des éléments parasitaires. De l’éther est ajouté à deux fois le volume de la solution obtenue, puis le tout est agité pendant 10 minutes. Le sédiment obtenu après une centrifugation à 1 000 x g pendant 6 minutes, est remis en suspension avec 5 fois le volume d’une solution de sulfate de zinc (33 % ; densité, d = 1,18). Cette densité a été considérée comme adéquate pour une bonne purification des parasites [16]. Le volume V du produit est mesuré [17].

Pour les échantillons de boues, après une décantation de 24 heures également, du tampon acétoacétique à pH 4,5 et de l’éther sont ajoutés dans les mêmes conditions que pour les échantillons d’eaux usées. Le culot obtenu est centrifugé à 1 000 x g pendant 10 minutes [17].

Les œufs d’helminthes (principalement Ascaris sp., Taenia sp., Enterobius vermicularis, Hymenolepis nana, Hymenolepis diminuta, Trichuris trichiura, toxocara sp.) et les kystes de protozoaires (principalement Giardia sp., Entamoeba coli, Entamoeba histolytica/dispar, Entamoeba hatmani, Endolimax nana, Cryptosporidium sp., Dientamoeba fragilis, Pseudolimax butschlii) sont recherchés dans les analyses microscopiques.

Le nombre total d’œufs et de kystes présents par litre d’eaux usées et par 100 grammes de boues est déterminé comme suit :

Où :

N : nombre total d’œufs et de kystes présents par litre d’eaux usées ou par 100 grammes de boues dans l’échantillon originel ;

X : nombre d’œufs et de kystes ;

P : volume du produit observé sous microscope (50 μL) ;

V : volume du produit final ;

S : volume de l’échantillon originel (5 litres pour les eaux usées et 100 grammes pour les boues).

Résultats

Vingt-huit échantillons (12 d’eaux usées brutes, 13 d’eaux usées traitées et 3 échantillons de boues dont 2 sont des échantillons de boues déshydratées et 1 de boues sèches) ont été collectés à partir de sept stations d’épuration tunisiennes.

Le tableau 2 montre les abondances moyennes des formes de résistance des parasites, en kystes de protozoaires et en œufs d’helminthes dans des échantillons d’eaux usées brutes traitées et dans des échantillons de boues collectés pendant le mois de septembre, considéré en Tunisie comme saison chaude (température moyenne enregistrée 33 °C), et les mois d’octobre, novembre et décembre, considérés comme saisons froides.

D’après les données du tableau 2, on constate que concernant l’embranchement des helminthes, deux grandes classes sont observées : les nématodes représentés par les œufs d’Ascaris sp. et d’Enterobius vermicularis et les cestodes représentés par les œufs de Taenia sp. et d’Hymenolepis nana.

Parmi les protozoaires, les kystes d’amibes (Entamoeba coli, Entamoeba histolytica/dispar) et les kystes des flagellés (Giardia sp.) sont toujours dans les eaux usées.

Il est à noter également que dans tous les échantillons d’eaux usées ou de boues, il y a une dominance remarquable des kystes de protozoaires sur les œufs d’helminthes. Le nombre moyen des kystes de protozoaires à l’entrée des stations est relativement élevé et varie de 906 à 1 679 kystes/L d’eaux usées, de 8 à 23 kystes/100 g de boues déshydratées, de 8 à 16 kystes/100 g de boues sèches alors que celui des helminthes est nettement plus faible et varie entre 17 et 466 œufs/L dans les eaux usées brutes à 11 œufs/100 g de boues déshydratées et en absence totale dans les échantillons de boues sèches.

L’élimination des formes de résistance est variable et tributaire à la fois de la charge initiale trouvée et de la filière de traitement de la station. En effet, la charge parasitaire en œufs d’helminthes (17 à 466 œufs/L) chute considérablement dans les eaux usées traitées dans toutes les stations et aucun œuf n’a été décelé durant tous les mois d’échantillonnage, et ce quelle que soit la filière de traitement (tableau 3).

Pour les kystes de protozoaires, l’abattement est variable. Il est de 100 % dans les stations à boues activées de Charguia, de Grombalia (uniquement dans l’échantillon collecté au mois de novembre) et dans la station à lagunage de Mahdia, tandis que les pourcentages d’abattement pour les autres stations (Chotrana, Mornag, Grombalia au mois de décembre, Sud Méliane et Kalaat el Andalous) varient entre 82 et 96 % (tableau 3). Le pourcentage d’abattement le plus faible (72 %) a été observé au sein de la station d’épuration de Kalaat el Andalous, à partir des échantillons collectés au mois d’octobre. Il est à noter qu’au cours du mois de septembre, mois relativement chaud en Tunisie, l’élimination des kystes de protozoaires est totale alors qu’aux mois d’octobre, de novembre et de décembre, relativement froids, l’abattement est moins important : cela plaide en faveur d’une tendance accrue à l’enkystement des protozoaires durant les mois froids de l’année.

Le rendement épuratoire des différentes filières de traitement vis-à-vis des kystes de protozoaires fait du lagunage et des boues activées deux systèmes efficaces d’élimination des parasites, avec respectivement 92 et 91 % d’abattement.

Malgré le niveau d’excrétion enregistré dans les eaux usées brutes et malgré leur résistance dans l’environnement, aucun œuf d’helminthes n’a pu être détecté dans les eaux usées traitées, exception faite pour les eaux provenant de la station de Sud Méliane qui ne contenaient des œufs de Taenia sp. qu’au niveau des échantillons d’eaux usées traitées et non au niveau des eaux usées brutes. Ce résultat paradoxal peut être expliqué par une contamination au sein de la station (au niveau du prétraitement par la fixation des œufs dans un dégrilleur par exemple, ou bien par fixation au préalable au niveau du bassin d’activation, etc.). L’important abattement des œufs d’helminthes est la conséquence directe de leur importante taille et donc de leur importante vitesse de décantation relativement aux kystes de protozoaires.

Divers taux d’élimination des kystes de protozoaires et des œufs d’helminthes ont été observés selon les stations étudiées.

En effet, pour la station de Charguia, station à boues activées avec une décantation primaire, l’élimination des kystes de protozoaires et des œufs d’helminthes est totale durant tous les mois d’échantillonnage malgré des concentrations initiales assez élevées.

La station de Chotrana, à chenal d’oxydation avec une décantation primaire, a présenté un abattement de 88 % des formes infectantes de protozoaires dans l’échantillon d’eaux usées traitées collecté au cours du mois de septembre.

Le rendement d’élimination de la charge parasitaire de la station de Charguia est supérieur à celui de Chotrana, car cette dernière fonctionne en surcharge. Cependant, il est à noter que leurs rendements épuratoires sont très satisfaisants si on tient compte de la charge initiale élevée en parasites.

La station de Grombalia, station qui a le même système d’épuration que la station sus-citée, a donné deux abattements différents selon les mois d’échantillonnage. En effet, un abattement total des parasites a été observé au cours du mois de novembre et un autre de 92 % a été atteint au mois de décembre.

À partir des échantillons de Kalaat el Andalous, station à lagunage aéré, des kystes d’Entamoeba histolytica/dispar ou d’Entamoeba coli ont été détectés dans tous les échantillons d’eaux usées traitées collectés, quel que soit le mois de l’échantillonnage.

Mahdia, station à lagunage aéré également, a donné de meilleurs résultats puisqu’on assiste à une absence totale des parasites dans les échantillons d’eaux usées traitées. Cette station se caractérise également par la présence exclusive de kystes d’Endolimax nana, non détectés dans aucune autre des stations étudiées.

La station de Mornag, station compacte à boues activées avec décantation primaire, se caractérise par la présence de kystes d’Entamoeba histolytica/dispar dans les eaux usées traitées. Comme il s’agit d’une station compacte, le temps de décantation est réduit, ce qui peut vraisemblablement expliquer la présence de parasites dans les eaux usées traitées, car en principe les kystes de protozoaires nécessitent un long temps de décantation compte tenu de leur faible taille.

Enfin, à partir d’échantillons de la station de Sud Méliane à chenal d’oxydation, les kystes d’Entamoeba histolytica/dispar sont détectés dans l’échantillon collecté au mois de décembre.

La prévalence de chaque parasite a été déterminée sur la base des données du tableau 2.

  • Entamoeba coli, protozoaire non pathogène, se rencontre dans tous les échantillons d’eaux usées et de boues résiduaires de toutes les stations étudiées (100 %) et se distingue par les plus fortes concentrations (jusqu’à 856 kystes/L). Les concentrations les plus élevées obtenues ont été décelées au niveau de la station de Charguia. Entamoeba coli a été détecté une seule fois au niveau d’un échantillon d’eaux usées traitées à partir de Kalaat el Andalous au cours du mois de décembre.
  • Entamoeba histolytica/dispar, amibe pathogène, se retrouve dans 100 % des échantillons d’eaux usées brutes et de boues résiduaires, dans 46 % des échantillons d’eaux usées traitées, pourcentage relativement élevé comparé avec les autres parasites détectés. Les concentrations sont assez élevées : de 160 à 720 kystes/L d’eaux usées brutes, de 66 à 320 kystes/L d’eaux usées traitées, de 8 à 23 kystes/100 g de boues déshydratées et 8 kystes/100 g de boues sèches.
  • Giardia sp., agent responsable de la giardiase, a été rencontré dans 92 % des cas étudiés. Les kystes de Giardia sp. ont été décelés au niveau des échantillons d’eaux usées brutes et de boues mais dans aucun échantillon d’eaux usées traitées. Les concentrations des échantillons positifs sont un peu plus faibles qu’en ce qui concerne les kystes d’amibes et varient entre 120 et 653 kystes/L d’eaux usées, 8 kystes/100 g de boues déshydratées et 12 kystes/100 g de boues sèches.

L’absence de kystes de Giardia sp. dans les eaux usées traitées et leur concentration inférieure relativement à celles des autres kystes de protozoaires peuvent s’expliquer de différentes manières. La première est le bon rendement des filières de traitement et la seconde est liée aux limites de la technique de Bailenger, sachant qu’à la base cette technique est principalement adaptée pour la détection des œufs d’helminthes. Cette dernière hypothèse doit être évoquée, car d’après les données épidémiologiques relatives aux affections diarrhéiques locales, Giardia sp. est de loin le protozoaire dominant chez l’homme.

Concernant les helminthes, des œufs de nématodes et de cestodes ont été retrouvés.

  • Ascaris sp., parasite pathogène, a été retrouvé dans 11 échantillons d’eaux usées brutes avec des concentrations allant de 66 à 466 œufs/L, dans un seul échantillon de boues avec une faible concentration de l’ordre de 11 œufs/100 g de boues déshydratées, et dans aucun échantillon d’eaux usées traitées et de boues sèches.
  • Enterobius vermicularis, Taenia sp., Hymenolepis nana, tous pathogènes, ont été isolés également en plus faibles concentrations et détectés dans des échantillons d’eaux usées brutes notamment, à un moindre degré dans des échantillons de boues déshydratées, mais dans aucun échantillon de boues sèches. Les concentrations varient respectivement de 26 à 100, de 26 à 96 et finalement à 53 œufs/L.


Tableau 2 Tableau récapitulatif de la présence des formes infectantes dans les échantillons d’eaux et de boues collectés.
Table 2 Parasite concentrations in sewage and sludge samples.

Stations

Date d’échantillonnage

Types d’échantillons

  • Kystes de protozoaires
  • Kystes/L d’eaux
ou kystes/100 g de boues

  • Œufs d’helminthes
  • Œufs/L d’eaux
  • ou œufs/100 g de boues


Charguia

Septembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (293)
  • Entamoeba coli (680)
  • Entamoeba histolytica/dispar (706)


  • Ascaris sp. (213)
  • Taenia sp. (26)
  • Enterobius vermicularis (26)


Total

1 679

265

Eaux usées traitées

0

0

Total

0

0

Octobre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (356)
  • Entamoeba coli (856)
  • Entamoeba histolytica/dispar (356)


  • Ascaris sp. (130)
  • Enterobius vermicularis (40)


Total

1 568

170

Eaux usées traitées

0

0

Total

0

0

Novembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (653)
  • Entamoeba coli (840)
  • Entamoeba histolytica/dispar (840)


Ascaris sp. (466)

Total

2 333

466

Eaux usées traitées

0

0

Total

0

0

ARRAY(0x36d388)

Chotrana

Septembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (220)
  • Entamoeba coli (523)
  • Entamoeba histolytica/dispar (370)


  • Ascaris sp. (250)
  • Taenia sp. (96)
  • Enterobius vermicularis (80)


Total

1 113

426

Eaux usées traitées

0

0

Total

0

0

Boues déshydratées

  • Giardia sp. (8)
  • Entamoeba coli (40)
  • Entamoeba histolytica/dispar (23)


  • Ascaris sp. (11)
  • Enterobius vermicularis (6)


Total

71

17

Décembre

Eaux usées traitées

Entamoeba histolytica/dispar (133)

0

Total

133

0

Boues déshydratées

  • Entamoeba coli (8)
  • Entamoeba histolytica/dispar (8)


Enterobius vermicularis (4)

Total

16

4

ARRAY(0x2e7660)

Grombalia

Novembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (320)
  • Entamoeba coli (400)
  • Entamoeba histolytica/dispar (720)


Ascaris sp. (133)

Total

1 440

133

Eaux usées traitées

0

0

Total

0

0

Décembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (120)
  • Entamoeba coli (640)
  • Entamoeba histolytica/dispar (640)


  • Ascaris sp. (100)
  • Enterobius vermicularis (100)


Total

1 400

200

Eaux usées traitées

Entamoeba histolytica/dispar (166)

0

Total

166

0

ARRAY(0x2c3a20)

Kalaat el Andalous

Octobre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (296)
  • Entamoeba coli (413)
  • Entamoeba histolytica/dispar (213)


Ascaris sp. (173)

Total

922

173

Eaux usées traitées

Entamoeba histolytica/dispar (66)

0

Total

66

0

Novembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (266)
  • Entamoeba coli (333)
  • Entamoeba histolytica/dispar (600)
  • Entamoeba hartmani (66)


  • Ascaris sp. (133)
  • Taenia saginata (66)


Total

1 265

199

Eaux usées traitées

Entamoeba histolytica/dispar (80)

0

Total

80

0

Décembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (0)
  • Entamoeba coli (533)
  • Entamoeba histolytica/dispar (373)


  • Ascaris sp. (106)
  • Enterobius vermicularis (53)
  • Hymenolepis nana (53)


Total

906

212

Eaux usées traitées

Entamoeba coli (93)

0

Total

93

0

ARRAY(0x2d369c)

Mahdia

Octobre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (400)
  • Entamoeba coli (720)
  • Entamoeba histolytica/dispar (160)
  • Endolimax nana (160)


Ascaris sp. (160)

Total

1 040

160

Eaux usées traitées

0

0

Total

0

0

ARRAY(0x2d1b58)

Mornag

Décembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (133)
  • Entamoeba coli (600)
  • Entamoeba histolytica/dispar (600)


Ascaris sp. (66)

Total

1 333

66

Eaux usées traitées

Entamoeba histolytica/dispar (320)

0

Total

320

0

Boues sèches

  • Giardia sp. (12)
  • Entamoeba coli (16)
  • Entamoeba histolytica/dispar (8)


0

Total

720

0

ARRAY(0x2d0558)

Sud Méliane

Décembre

Eaux usées brutes

  • Giardia sp. (266)
  • Entamoeba coli (333)
  • Entamoeba histolytica/dispar (333)


0

Total

932

0

Eaux usées traitées

Entamoeba histolytica/dispar (106)

Taenia saginata (53)

Total

106

53



Tableau 3 Rendements d’élimination de parasites des sept stations d’épuration étudiées.
Table 3 Parasite elimination rates in the treatment plants studied.

Stations

Date de prélèvement

Abattement des kystes de protozoaires (%)

Abattement des œufs d’helminthes (%)

ARRAY(0x3754b0)

Charguia

Septembre

100

100

Octobre

100

100

Novembre

100

100

Moyenne

100

100

ARRAY(0x376d4c)

Chotrana

Septembre

88

100

Moyenne

88

100

ARRAY(0x377ee4)

Grombalia

Novembre

100

100

Décembre

92

100

Moyenne

96

100

ARRAY(0x379a44)

Kalaat el Andalous

Octobre

89

100

Novembre

72

100

Décembre

91

100

Moyenne

84

100

ARRAY(0x37b738)

Mahdia

Octobre

100

100

Moyenne

100

100

ARRAY(0x37c948)

Mornag

Décembre

82

100

Moyenne

82

100

ARRAY(0x37d2e0)

Sud Méliane

Décembre

89

100

Moyenne

89

100

ARRAY(0x37e87c)

Discussion - Conclusion

Sept stations d’épuration ont été étudiées et la contamination parasitaire au sein de ces stations a été évaluée. Toutes les stations étudiées traitent principalement des rejets domestiques et à moindre degré des rejets industriels et touristiques. Grâce au protocole de l’OMS [17], la quantification des formes de résistance des parasites a été possible au niveau des échantillons d’eaux usées et des boues résiduaires traités par les différents ouvrages épurateurs.

De très nombreux parasites pathogènes ont été décelés au niveau des échantillons collectés ; par conséquent, une grande vigilance doit être apportée quant à leur rejet dans l’environnement ou leur éventuelle réutilisation.

On note une prédominance constante des kystes des protozoaires par rapport aux œufs d’helminthes dans tous les échantillons collectés, ce qui est en parfait accord avec les travaux antérieurs [10-12] et avec les données épidémiologiques des enquêtes réalisées à partir des patients diarrhéiques en Tunisie même [13, 14].

Malgré des horaires de prélèvements relativement fixes, en matinée, les variations observées d’une agglomération à l’autre sont très importantes. En effet, les deux types de stations affichent des résultats différents : on trouve davantage de kystes de protozoaires et d’œufs d’helminthes à l’entrée des stations des boues activées que pour les stations à lagunage. On peut avancer une hypothèse sociogéographique : les stations à boues activées desservent soit de petites villes, soit un groupe de villages, tandis que les stations à lagunage desservent une population semi-urbaine. Cette propriété a été également observée dans les travaux de recherche de Wiandt et al. [18].

Au sein des protozoaires, la dominance et la fréquence des kystes d’Entamoeba coli et d’Entamoeba histolytica/dispar dans les eaux usées brutes pour toutes les stations étudiées durant tous les mois d’étude sont remarquables et dépassent de peu celles de Giardia sp. Cette donnée ne confirme ni les enquêtes épidémiologiques, ni les travaux de recherche antérieurs entrepris en Tunisie ou dans le monde dans ce domaine [10-14, 19].

Les kystes d’Endolimax nana ont été décelés une seule fois dans un échantillon d’eaux usées brutes provenant de la station de Mahdia, et c’est la première fois que ce parasite est détecté dans un échantillon d’eaux usées en Tunisie.

Aucun oocyste de Cryptosporidium sp. n’a été détecté avec cette technique dans aucun type d’échantillon. L’absence de détection de Cryptosporidium est vraisemblablement due à la taille et à la transparence de leurs oocystes [20]. De plus, un examen direct expose à de nombreuses erreurs, comme la difficulté de différencier entre Cryptosporidium sp. et les levures [16]. Cette absence a été aussi remarquée dans les échantillons d’eaux usées collectés à partir de stations aux Pays-Bas durant plusieurs mois de l’année, exception faite pour le mois de septembre où Medema et al. [21] ont détecté un fort pourcentage d’oocystes.

Pour les helminthes, l’ordre de fréquence peut être défini comme suit : Ascaris (42 %), Enterobius vermicularis (25 %), Taenia sp. (14 %) et Hymenolepis nana (3 %). Cela corrobore les données de Schwartzbrod et al. [22] et de Zamo et al. [23, 24].

L’absence des œufs de Trichuris sp. dans les échantillons étudiés, malgré l’aspect caractéristique en forme de citron de ce parasite, est expliquée par sa faible prévalence en Tunisie, et les études antérieures réalisées dans ce contexte à l’échelle nationale ne l’ont pas décelé non plus [10-12, 14, 25].

Il a été noté que les traitements usuels appliqués aux eaux usées et aux boues résiduaires des stations d’épuration permettent un abattement important mais non total de la charge parasitaire. Aussi, un certain nombre de micro-organismes, dont certains pathogènes, sont encore présents dans ces milieux, même après traitement : les eaux usées traitées étudiées, notamment, restent en partie souillées par les kystes de protozoaires. Il apparaît donc important de se préoccuper des impacts potentiels et des risques sur l’homme et sur les animaux liés à ces faibles teneurs en micro-organismes, sachant que ces parasites demeurent pathogènes à faibles doses [26-28].

Il est intéressant de remarquer les différences d’élimination des œufs et des kystes en fonction de la décantation primaire dans les systèmes à boues activées. Faby et Brissaud [8] ont noté un abattement de 50 à 90 % pour les œufs d’helminthes et un abattement inférieur à 50 % pour les kystes de protozoaires après une décantation primaire. Alouini [12] a rapporté un abattement de 76 % des œufs d’helminthes et un abattement de 70 % pour les kystes de protozoaires. Plus de la moitié des parasites sont éliminés au cours de cette étape avec un abattement plus important pour les œufs d’helminthes que pour les œufs des protozoaires. En revanche, dans les lagunages, les œufs et les kystes ont largement le temps de sédimenter et les rendements épuratoires sont nettement meilleurs. Des études portant sur les lagunages, ont montré des abattements variant entre 85 et 100 % aussi bien pour les œufs d’helminthes que pour les kystes de protozoaires [18, 26]. Nos données corroborent parfaitement ces résultats et les travaux de recherche réalisés par Alouini [10-12] sur des échantillons d’eaux usées et de boues résiduaires collectés à partir de stations d’épuration tunisiennes.

De plus, le facteur climatique joue un rôle primordial dans la prolifération des formes de résistance des parasites. En effet, celle-ci s’avère plus importante en saison froide qu’en saison chaude, comme cela a été décrit par Casson et al. [29] avec, comme hypothèse, le fait que les températures élevées en saison chaude favorisent la sédimentation et l’élimination des kystes dans les bassins de clarification, en raison de la moins grande densité de l’eau [18].

La technique de Bailenger est une méthode destinée à détecter principalement les œufs d’helminthes beaucoup plus que les kystes de protozoaires. La petite taille des kystes des protozoaires et leur manque de réfringence font qu’il est très difficile de les détecter dans les préparations contenant des débris et autres organismes de même taille. La solution de sulfate de zinc (33 %, dâÂÇÂ…=âÂÇÂ…1,18) utilisée au cours de ce protocole, a été jugée comme donnant de meilleurs résultats de purification comparativement aux techniques par flottaison dans une solution saturée de NaCl ou à la technique de Ritchie modifiée par Allen et Ridley ou encore à la technique d’Anderson [16]. Cette technique a donc facilité l’observation aussi bien des kystes de protozoaires que des œufs d’helminthes. De plus, cette technique simple à réaliser, rapide, permet une quantification des eaux usées et des boues résiduaires mais nécessite quelqu’un d’expérimenté pour différencier certains artefacts pouvant être confondus avec les œufs d’helminthes (un grain de pollen et un œuf d’Ascaris sp. par exemple) [30]. Par ailleurs, elle entraîne une présence accrue d’impuretés qui gênent la lecture et elle ne permet d’indiquer que la présence ou l’absence des parasites. De plus, elle ne donne aucune information sur leur viabilité et ne permet pas non plus une différenciation entre les espèces infectant l’homme et celles infectant les animaux. La discrimination entre les espèces constitue une propriété fondamentale permettant de cibler les pratiques adéquates à adapter en cas de contamination, sachant que les formes infectantes de parasites sont douées de transmission zoonotique, c’est-à-dire interespèces.

Compte tenu de ces limites, il devient impératif d’avoir recours à d’autres techniques – séparation immunomagnétique couplée à l’immunofluorescence, techniques moléculaires, par exemple – permettant une meilleure concentration des parasites et procurant également une meilleure purification, vu qu’ils sont très dispersés dans les échantillons de l’environnement [31, 32]. Elles possèdent également une large sensitivité et permettent de procéder à des analyses rapides sur plusieurs échantillons en même temps. Grâce aux techniques moléculaires et à la détermination des espèces, les sources de contamination sont donc définies, car elles sont nécessaires pour une évaluation efficace et une sélection des pratiques à adapter pour réduire la contamination et les risques éventuels [33-35].

Au terme de ce travail, nous avons pu mettre en évidence le flux des protozoaires et des helminthes dans les échantillons d’eaux usées et de boues. Les normes de rejet sont respectées concernant les œufs d’helminthes mais il n’en va pas de même pour les kystes de protozoaires. Une attention particulière doit donc être portée à la réutilisation des eaux usées, à leur rejet dans la mer ou à la valorisation agricole des boues résiduaires.

Références

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10 Alouini Z. Flux de la charge parasitaire dans 5 stations d’épuration en Tunisie. Revue des Sciences de l’eau 1993 ; 6 : 453-62.

11 Alouini, Z. Efficacité relative des procédés de traitement dans l’élimination de la charge parasitaire des eaux usées. Séminaire sur l’utilisation des eaux salées et usées en agriculture, Nabeul, 27-28 septembre 1994.

12 Alouini Z. Devenir des œufs et des kystes de parasites au cours d’un cycle d’épuration de la station Cherguia à Tunis. Houille Blanche 1998 ; 7 : 60-4.

13 Bouratbine A, Aoun K, Siala E, Chahed MK, Ben Hassine L, Meherzi A. Pour une meilleure estimation de la prévalence du parasitisme intestinal dans la région de Tunis. Bull Soc Pathol Exot 2000 ; 93 : 353-5.

14 Bouratbine A, Maamouri N, Ben Abdallah RR, et al. Données épidémiologiques, cliniques et parasitologiques concernant l’amibiase intestinale dans le nord de la Tunisie. Tunis Med 2003 ; 81 : 318-22.

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16 Gati AE. La cryptosporidiose : diagnostic parasitologique, infections naturelles chez 11 espèces animales et chez l’homme et étude des effets de l’immunodéficience et de l’immunostimulation expérimentales chez le laperau. Doctorat d’État, faculté des sciences de l’université Caddi Ayyad, Marrakech, 1992.

17 Organisation mondiale de la santé (OMS). Utilisation des eaux usées en agriculture et aquaculture : recommandations à visées sanitaires. Rapport technique n° 778. Genève : OMS, 1989.

18 Wiandt S, Baleux B, Bontoux J. Étude de l’efficacité de certaines stations d’épuration des eaux usées vis-à-vis de l’élimination de kystes de Giardia sp. J Europ Hydro 1998 ; 28 : 283-96.

19 Smith HV, Robertson LJ, Reay D, Young CJ. Occurrence of Giardia cysts in raw and treated sewage in relation to the prevalence of giardiasis in a Scottish community. In : Thompson RCA, Reynoldson JA, Lymbery AJ, eds. Giardia : from molecules to disease. Wallingford (United Kingdom) : CAB International, 1994.

20 Bonnin A, Camerlynk P. Cryptosporidies-cryptosporidioses. Maladies infectieuses, 8. Paris : Éditions techniques - Encycl. Med. Chir., 1992.

21 Medema GJ, Hiemstra P, Hijnen WAM, Nobel PJ, Van der Kooji D. Total systems approach to water treatment. Multiple barriers for Cryptosporidium and Giardia. Water Supply 2000 ; 18 : 430-4.

22 Schwartzbrod J, Mathieu C, Thevenot MT, Baradel JM, Schwartzbrod L. Analyses parasitologique et virologique des boues de stations d’épuration. TSM – L’eau 1986 ; 81 : 149-53.

23 Zamo AC, Belghyti D, Lyagoubi M. Étude parasitologique (œufs d’helminthes) des eaux usées brutes de la commune urbaine de la Maâmora (Kénitra-Maroc). J Europ Hydro 2003 ; 34 : 245-50.

24 Zamo AC, Belghyti D, Lyagoubi M, Elkharrim K. Analyse parasitologique des eaux usées brutes d’un effluent urbain de la "ville haute" de la commune de Maâmora, Kénitra, Maroc. Sante 2003 ; 13 : 269-72.

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29 Casson LW, Sorber CA, Sykora JL, Gavaghan PD, Shapiro MA, Jakubowski W. Giardia in wastewater-effect of treatment. J WPCF 1990 ; 62 : 670-5.

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32 Katsumata T, Hosea D, Ranuh IG, et al. Short report : possible Cryptosporidium muris infection in humans. Am J Trop Med Hyg 2000 ; 62 : 70-2.

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34 Xiao L, Morgan UM, Limor J. Genetic diversity within Cryptosporidium parvum and related Cryptosporidium species. Appl Environ Microbiol 1999 ; 65 : 3386-91.

35 Xiao L, Fayer R, Ryan U, Upton SJ. Cryptosporidium taxonomy : recent advances and implications for public health. Clin Microbiol Rev 2004 ; 17 : 72-97.


 

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