John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique

Revue pharmacologique des antitussifs et leur place dans le traitement de la bronchite aiguë virale Volume 23, issue 1, Janvier-Février 2017

Authors
1 58, rue de la Forêt, L-1534 Luxembourg
2 Centre hospitalier régional universitaire de Strasbourg, Strasbourg, France
3 24, avenue Victor-Hugo, L-1750 Luxembourg
* Tirés à part
  • Key words: bronchite virale aiguë, prise en charge, antitussif, médecine générale
  • DOI : 10.1684/met.2016.0611
  • Page(s) : 14-20
  • Published in: 2017

La bronchite aiguë est une infection des voies aériennes basses et peut s’accompagner d’une toux sèche ou grasse au bout de quatre ou cinq jours d’évolution. L’étiologie de la bronchite aiguë est majoritairement virale et cette pathologie a une tendance à l’autoguérison dans les deux à trois semaines. Il s’agit d’une pathologie fréquente en médecine générale et souvent sujette à de nombreuses prescriptions d’efficacité variable. L’efficacité antitussive de la codéine est très limitée et, depuis un changement d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en 2015, cette molécule ne peut être prescrite qu’à partir de 12 ans. Les niveaux de preuve pour le dextrométhorphane, la pholcodine et les antihistaminiques de première génération sont très limités chez les adultes et les enfants. Aucune étude prouvant l’efficacité antitussive de l’éthylmorphine, de la noscapine, de la pentoxyvérine ou de l’oxéladinen’a pu être identifiée. Le traitement de la bronchite est surtout symptomatique et se base sur des conseils simples tels qu’une hydratation suffisante per os et une humification de l’air ambiante. En cas de toux sèche invalidante, la prescription d’un antitussif peut se justifier en respectant les différentes contre-indications. La clopérastine et la lévodropropizine, qui disposent des meilleures preuves d’efficacité, ne sont pas commercialisées en France.