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Cell therapy and acute ischaemic stroke


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 22, Number 2, 72-8, février 2010, Mini-revue

DOI : 10.1684/stv.2010.0456

Résumé   Summary  

Author(s) : O Detante, C Remy, M Hommel, M-J Richard , Inserm U836, BP 170, 38042 Grenoble cedex 09, France, Université Joseph-Fourier, BP 170, 38042 Grenoble cedex 09, France, Unité neurovasculaire, neurologie, centre hospitalier universitaire de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 09, France, Inserm-CIC 003, centre hospitalier universitaire de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 09, France, Unité mixte de thérapie cellulaire et tissulaire, centre hospitalier universitaire de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 09, France, Unité de cancérologie biologique et de biothérapie, centre hospitalier universitaire de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 09, France, Inserm U823, institut Albert-Bonniot, 38706 La Tronche cedex, France.

Summary : Stroke is the leading cause of acquired adult disability. With the exception of admission to hospital stroke units, only thrombolysis administered within the first hours of the onset has been shown to be effective in the treatment of acute ischemic stroke within the first hours after the onset. Increasing brain plasticity after stroke represents an important alternative strategy. Cell therapy using stem cell administration provides a functional improvement after cerebral ischemia in rodent models. This “restorative” therapy aims at replacing destroyed cerebral tissue with a stem cell graft. From bench to bedside, the pioneer clinical studies were limited to a small number of patients. Despite promising results, we do not know yet the best blend of stem cell, the best route of the stem cell administration, the best dose and the optimal delay of the graft remain unknown. New clinical trials of autologous cell therapy after stroke have started. These trials have to be conducted with the parallel development of experimental studies to improve our knowledge of the effects of this promising therapy for stroke.

Keywords : stroke, cell therapy, stem cell

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : O Detante1,2,3, C Remy1,2, M Hommel2,4, M-J Richard2,5,6,7

1Inserm U836, BP 170, 38042 Grenoble cedex 09, France
2Université Joseph-Fourier, BP 170, 38042 Grenoble cedex 09, France
3Unité neurovasculaire, neurologie, centre hospitalier universitaire de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 09, France
4Inserm-CIC 003, centre hospitalier universitaire de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 09, France
5Unité mixte de thérapie cellulaire et tissulaire, centre hospitalier universitaire de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 09, France
6Unité de cancérologie biologique et de biothérapie, centre hospitalier universitaire de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 09, France
7Inserm U823, institut Albert-Bonniot, 38706 La Tronche cedex, France

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une maladie fréquente et grave qui atteint 120 000 à 150 000 personnes, en France, chaque année. Il représente la principale cause de handicap acquis de l’adulte et la deuxième cause de décès après l’infarctus du myocarde. Les seuls traitements efficaces validés aujourd’hui sont l’hospitalisation en unité neurovasculaire spécifiquement dédiée à la prise en charge multidisciplinaire des patients victimes d’AVC et la thrombolyse intraveineuse (IV), qui doivent être effectuées dans les premières heures suivant un infarctus cérébral. Dans ce contexte, la thérapie cellulaire par administration de cellules souches, pouvant être effectuée à la phase subaiguë, a récemment émergé. Son action, fondée sur la « réparation » du tissu cérébral lésé, a montré un bénéfice sur la récupération fonctionnelle dans des modèles d’ischémie cérébrale expérimentale. La thérapie cellulaire pourrait ainsi compléter et renforcer la plasticité cérébrale induite par une rééducation active. Cependant, la transposition de ce traitement à l’homme est restée, à ce jour, limitée à des études pilotes avec de faibles effectifs et des limites méthodologiques importantes.

Cellules souches

Les cellules souches sont des cellules avec un potentiel de différenciation en différents types cellulaires durant le développement embryonnaire et fœtal puis durant la croissance. Au sein de nombreux tissus différenciés, elles existent en tant que système de « réparation » interne [1]. Ces cellules indifférenciées, qui peuvent rester inactives durant de longues périodes, se caractérisent par trois propriétés spécifiques (figure 1) :
  • la division asymétrique qui permet à une cellule souche « mère » de se diviser en une cellule souche « fille » et en une cellule différenciée ;
  • l’autorenouvellement ;
  • la différenciation en une cellule plus spécialisée (globules rouges, neurones, etc.).

On distingue, aujourd’hui, les cellules souches embryonnaires, les cellules souches somatiques ou adultes et, plus récemment, les cellules souches pluripotentes induites à partir de cellules adultes différenciées « reprogrammées ». Les cellules souches adultes se trouvent dans différents tissus : moelle osseuse, sang de cordon ombilical, tissu adipeux, cœur, cerveau, etc. Elles ne sont pas immortelles et ne semblent pas induire de tumeurs comme les cellules souches embryonnaires. Elles ne sont pas pluripotentes (comme les cellules souches embryonnaires), mais multipotentes, c’est-à-dire capables de se différencier uniquement en certains types de cellules habituellement spécifiques de leur microenvironnement de résidence. On distingue ainsi : les cellules souches hématopoïétiques (CSH), les cellules stromales de la moelle osseuse (ou cellules souches mésenchymateuses, CSM) [2], les cellules souches neurales, les cellules souches épithéliales (système digestif) et les cellules souches cutanées. Ces cellules possèdent une propriété de transdifférenciation leur permettant de se différencier en cellules spécifiques différentes de celles de leur tissu d’origine (ex. : cellules souches neurales pouvant se différencier en globules rouges, CSM en neurones et en cellules gliales [3] ou en cellules endothéliales [4]).

Applications actuelles de la thérapie cellulaire

Une revue récente a synthétisé les applications cliniques actuelles des cellules souches issues du sang ou de la moelle osseuse (cellules mononucléées [CMN] dont les CSM) dans les pathologies non cancéreuses (pathologies auto-immunes, infarctus du myocarde, artériopathie périphérique) [5]. Dans l’infarctus aigu du myocarde, neuf publications sont rapportées avec l’utilisation intracoronaire ou intramyocardique de cellules issues de la moelle osseuse chez 551 patients. Deux études publiées rapportent l’utilisation de CSM purifiées chez 151 patients. Concernant l’ischémie chronique du myocarde et l’insuffisance cardiaque, neuf publications sont rapportées avec l’utilisation intracoronaire ou intramyocardique de cellules issues de la moelle osseuse chez 382 patients. Une étude rapporte l’utilisation intracoronaire de CSM purifiées chez 45 patients. Dans l’ensemble, ces études ne montrent aucun effet indésirable lié à la greffe et suggèrent un bénéfice clinique.

Des études d’immunologie ont permis de mettre en évidence que les CSM ont un potentiel immunomodulateur. Dans une étude récente sur l’utilisation des CSM pour le traitement de la réaction du greffon [6], 55 patients ont été traités par injection IV. Aucun effet indésirable n’a été rapporté lors du suivi, et plus de la moitié des patients ont répondu favorablement.

En neurologie, des essais cliniques de thérapie cellulaire ont déjà été menés dans d’autres pathologies que l’AVC, telles que la maladie d’Huntington [7], la maladie de Parkinson [8], la sclérose en plaques, les lésions médullaires ou encore la sclérose latérale amyotrophique [9]. Actuellement, cinq essais cliniques de neurologie sont en cours pour étudier la thérapie cellulaire par CSM purifiées ou par CMN de moelle osseuse (clinicaltrials.gov avec comme mots clés mesenchymal stem cells), dont trois pour la sclérose en plaques.

Thérapie cellulaire et AVC

Concernant l’AVC, la thérapie cellulaire a récemment émergé [10]. Contrairement aux pathologies inflammatoires ou neurodégénératives, l’AVC représente un bon modèle physiopathologique pour évaluer une thérapie régénérative, puisque la lésion focale survient sur un tissu cérébral sain sans processus dégénératif chronique sous-jacent. La thérapie régénérative a un intérêt particulier après un AVC, puisque les capacités d’« autoréparation » spontanée du cerveau sont malheureusement limitées. Ce traitement de « réparation » du tissu cérébral a montré un bénéfice sur la récupération fonctionnelle dans des modèles d’ischémie cérébrale expérimentale. Cependant, la transposition de ce traitement à l’homme est restée, à ce jour, limitée à des études pilotes (tableau 1).

Dans le premier essai clinique de tolérance, 12 patients ont été traités par greffe intracérébrale (IC) après un infarctus cérébral [11]. Des neurones dérivés de neurotératocarcinome humain (LBS-hNT, Layton Bioscience) ont été transplantés dans la lésion, six mois à six ans après l’AVC. Un traitement immunosuppresseur par cyclosporine a dû être utilisé durant six mois. Les auteurs ont conclu à la faisabilité et à la bonne tolérance de ce traitement et ont montré un bénéfice fonctionnel marginal 24 semaines après la greffe. Une étude neuropathologique, réalisée chez un patient de 71 ans, décédé 27 mois après la greffe, a permis d’identifier des neurones hNT persistants au niveau du site de greffe sans aucune formation tumorale [12]. Ce premier essai a été suivi d’une étude de phase II par la même équipe, comparant 14 patients traités à quatre témoins et montrant l’absence d’effet indésirable, mais aucun effet fonctionnel significatif [13].

Dans le premier essai avec des cellules « non tumorales », Savitz et al. [14] ont étudié la tolérance de la transplantation de cellules fœtales porcines (LGE cells, prétraitées par un anticorps anti-CMH1) après un infarctus cérébral. Seuls cinq patients ont été traités par greffe IC au sein de la lésion, 1,5 à 10 ans après l’AVC. Devant des effets indésirables graves, probablement attribuables à des réactions immunitaires liées à la xénogreffe (épilepsie, inflammation cérébrale ayant nécessité une biopsie), l’étude a été arrêtée.

En condition autologue, l’administration de CSM a été étudiée [15]. Cinq patients ont reçu des CSM autologues par voie IV (50 × 106 CSM), cinq et sept semaines après l’infarctus. Ils ont été comparés à 25 cas-témoins avec un suivi d’un an. Aucun effet indésirable n’a été noté, mais le bénéfice fonctionnel et la réduction du volume d’infarctus sont restés non significatifs.

Enfin, un cas clinique d’injection intra-artérielle (IA) de CMN autologues, après un infarctus cérébral, a été rapporté avec une bonne tolérance observée [16].

L’hétérogénéité de ces études publiées et le peu de patients inclus ne permettent pas d’effectuer une méta-analyse. Actuellement, sept essais cliniques en cours sont répertoriés concernant l’utilisation de la thérapie cellulaire par CSM purifiées ou par CMN de moelle osseuse (tableau 2). L’intérêt actuel se porte sur des traitements autologues avec des CSM, des CSH ou des CMN. Les CMN n’ont pas besoin d’être amplifiées, et sont donc utilisables immédiatement après leur prélèvement à la phase aiguë de l’AVC. Pour les CSM, l’amplification nécessaire ne permet une « réinjection » qu’après plusieurs semaines à la phase subaiguë. Concernant les voies d’abord, aucun consensus actuel ne permet d’en privilégier une. Trois essais étudient la voie IV, trois la voie IA et un seul la voie IC avec un délai plus tardif.

La compréhension des mécanismes d’action de la thérapie cellulaire tout comme ses modalités d’application (source, voie, délai) sont indispensables pour optimiser ce type de traitement.

Tableau 1 Résumé des études de thérapie cellulaire après accident vasculaire cérébral chez l’homme, illustrant l’hétérogénéité des données actuelles. On notera les délais de greffe importants et les effectifs limités de patients traités

Références

Sujets

Délais AVC-greffe

Source cellulaire

Voie

Résultats

Kondziolka et al., 2000 [11]

12 AVCi (61 ans)

0,5-6 ans

Neurones hNT

IC

Faisabilité Bonne tolérance

Kondziolka et al., 2005 [13]

6 AVCi/8 AVCh (58 ans) vs témoins : 3 AVCi/1 AVCh (46 ans)

1-6 ans

Neurones hNT

IC

Bénéfice NS

Savitz et al., 2005 [14]

5 AVCi (25-52 ans)

1,5-10 ans

Cellules fœtales porcines (LGE)

IC

Effets indésirables Arrêt de l’étude

Bang et al., 2005 [15]

5 AVCi (63 ans) vs témoins : 25 AVCi (59 ans)

5 et 7 semaines

CSMh autologues

IV

Bonne tolérance Bénéfice NS Réduction volume lésion NS

Mendonca et al., 2006 [16]

1 AVCi (54 ans)

4 jours

CMN moelle

IA

Faisabilité Bonne tolérance



Tableau 2 Essais cliniques en cours sur la thérapie cellulaire après AVC (clinicaltrials.gov avec comme mots clés stem cells and stroke en octobre 2009)

Nom de l’essai

Délais AVC-greffe

Source cellulaire

Voie

IV Stem Cells After Ischemic Stroke (Grenoble, France/Detante)

6 semaines

CSMh (100 × 106 ou 300 × 106)

IV

Safety of Autologous Bone Marrow Cell Treatment for Acute Ischemic Stroke (Houston, États-Unis/Savitz)

1 à 3 jours

CMN

IV

Autologous Cell Therapy After Stroke (Irvine, États-Unis/Cramer)

4 jours (CMN) 3 semaines (CSM)

CMN CSMh (106/kg)

IV

Safety Study of Autologous Stem Cell Transplantation for Patients With Ischemic Stroke (Rio, Brésil/André, De Freitas, Mendez-Otero)

< 3 mois

CMN (500 × 106)

IA

Autologous Bone Marrow Stem Cells in Middle Cerebral Artery Acute Stroke Treatment (Londres, Grande-Bretagne/Habib)

7 jours

CSH

IA

Autologous Bone Marrow Stem Cells in Ischemic Stroke (Asturias, Espagne/Hernandez)

5 à 9 jours

CSH

IA

Efficacy Study of CD34 Stem Cell in Chronic Stroke Patients (Taïwan, Chine/Lin)

6 à 60 mois

CSH (2 à 8 × 106)

IC

Mécanismes d’action de la thérapie cellulaire après AVC

Depuis 1992, de nombreuses études de thérapie cellulaire ont été rapportées dans des modèles animaux d’ischémie cérébrale. Les sources cellulaires utilisées pour ces transplantations sont variées et incluent des cellules fœtales, des cellules souches embryonnaires, des cellules souches neurales, des cellules de sang de cordon ombilical, des extraits de glandes pinéales, des plexus choroïdes, des lignées cellulaires dérivées de neurotératocarcinome ou de neuroépithélium, des CSM. Depuis 2001, 70 études se sont intéressées à la récupération postischémie (avec des suivis de trois jours à un an) après une thérapie cellulaire [17]. La voie IV a été utilisée dans 47 % de ces études, la voie IC dans 41 % et la voie IA dans 10 %. Des cellules d’origine humaine ont été utilisées dans 46 % de ces études, des cellules de rat dans 41 % et celles de souris dans 13 %. La survie des cellules greffées, rapportée dans une étude sur deux, est très faible ainsi que la différenciation neurale. Il n’est pas possible d’identifier, dans toutes ces études montrant des effets bénéfiques, la voie d’administration et/ou le type cellulaire les plus efficaces. De ces études expérimentales, plusieurs hypothèses émergent quant aux mécanismes d’action en jeu.

La différenciation des cellules souches adultes (notamment les CSM) en cellules neurales et gliales a été montrée après ischémie expérimentale [18] (figure 2). Cependant, ce taux de différenciation reste faible, et la capacité d’intégration fonctionnelle des cellules obtenues est encore controversée. La synaptogenèse induite pourrait compléter cet effet fonctionnel en favorisant le remodelage glial et axonal [19]. L’administration de cellules souches adultes favorise également la production de facteurs trophiques (neurotrophiques et proangiogéniques) tels que le BDNF (brain-derived neurotrophic factor), le VEGF (vascular endothelial growth factor), limitant ainsi l’apoptose [20] et favorisant la plasticité cérébrale endogène [21] et l’angiogenèse [4]. Cet effet bénéfique proangiogénique peut être amélioré par l’utilisation de CSM modifiées surexprimant l’angiopoïétine 1 et le VEGF [22], ce qui souligne l’intérêt de développer, à l’avenir, des sources cellulaires modifiées pouvant optimiser l’effet thérapeutique. Concernant les CSM, l’utilisation de leurs propriétés immunomodulatrices semble aussi avoir un intérêt dans la récupération après ischémie cérébrale, en modulant l’activation microgliale et macrophagique [23]. Ces cellules pourraient également avoir un rôle favorable en réduisant l’infiltration leucocytaire cérébrale ou en inhibant l’activation lymphocytaire T [24].

Conclusion

L’ensemble de ces études animales et cliniques indique que des cellules souches greffées peuvent survivre, migrer et même se différencier dans le cerveau au décours d’une ischémie. Bien qu’un bénéfice fonctionnel de la thérapie cellulaire ait été montré dans les modèles animaux, les premiers essais cliniques n’ont pas réussi à reproduire cet effet bénéfique de manière significative. Cela peut être dû au nombre limité de patients inclus, à leur âge trop élevé et à l’importance des effets indésirables, notamment avec des cellules non humaines. Nous ne connaissons pas, pour le moment, la meilleure voie d’administration et le délai optimal de greffe. L’administration des cellules par voie IV, IA ou IC semble pouvoir induire des effets neurotrophiques et proangiogéniques, et cela, avec différentes doses de cellules à différents délais. De nouveaux essais cliniques de thérapie cellulaire autologue après un AVC débutent actuellement. Ces essais doivent être menés en parallèle d’études expérimentales visant à mieux comprendre les mécanismes d’action et pour optimiser, à l’avenir, ce traitement régénératif innovant et très prometteur en neurologie vasculaire.

Références

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4 Chen J, Zhang ZG, Li Y, et al. Intravenous administration of human bone marrow stromal cells induces angiogenesis in the ischemic boundary zone after stroke in rats. Circ Res 2003 ; 92 : 692-9.

5 Burt RK, Loh Y, Pearce W, et al. Clinical applications of blood-derived and marrow-derived stem cells for non-malignant diseases. JAMA 2008 ; 299 : 925-36.

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9 Lindvall O, Kokaia Z. Stem cells for the treatment of neurological disorders. Nature 2006 ; 441 : 1094-6.

10 Dharmasaroja P. Bone marrow-derived mesenchymal stem cells for the treatment of ischemic stroke. J Clin Neurosci 2009 ; 16 : 12-20.

11 Kondziolka D, Wechsler L, Goldstein S, et al. Transplantation of cultured human neuronal cells for patients with stroke. Neurology 2000 ; 55 : 565-9.

12 Nelson PT, Kondziolka D, Wechsler L, et al. Clonal human (hNT) neuron grafts for stroke therapy: neuropathology in a patient 27 months after implantation. Am J Pathol 2002 ; 160 : 1201-6.

13 Kondziolka D, Steinberg GK, Wechsler L, et al. Neurotransplantation for patients with subcortical motor stroke: a phase II randomised trial. J Neurosurg 2005 ; 103 : 38-45.

14 Savitz SI, Dinsmore J, Wu J, Henderson GV, Stieg P, Caplan LR. Neurotransplantation of fetal porcine cells in patients with basal ganglia infarcts: a preliminary safety and feasibility study. Cerebrovasc Dis 2005 ; 20 : 101-7.

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