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Kyste hydatique du cœur


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 19, Number 9, 498-9, novembre 2007, Arrêt sur image

DOI : 10.1684/stv.2007.0199


Author(s) : M Moujahid, M Lamrani, MT Tajdine, M Daali , Service Chirurgie Générale, Hôpital Militaire Avicenne, Marrakech, Maroc.

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ARTICLE

Auteur(s) : M Moujahid, M Lamrani, MT Tajdine, M Daali

Service Chirurgie Générale, Hôpital Militaire Avicenne, Marrakech, Maroc

Mme R., 31 ans, sans antécédent particulier, présentait depuis 2 mois une dyspnée d’effort et une douleur thoracique gauche. La radio thoracique montrait une cardiomégalie. L’échocardiographie transthoracique (ETT) retrouvait une image kystique pleine de vésicules se projetant sur l’aire cardiaque, évoquant un kyste hydatique péricardique ou pleural (figure 1). Le scanner thoracique confirmait le diagnostic identifiant un épanchement pleural gauche, une poche cloisonnée paramédiastinale (figure 2), et la présence de vésicules. La thoracotomie gauche découvrait un kyste hydatique du cœur de siège épicardique. Après expulsion des vésicules, extraction de la membrane, une résection des pourtours du kyste a été réalisée. L’évolution postopératoire a été simple, aucune récidive n’a été identifiée à 10 mois.

Discussion

L’hydatidose cardiaque est une pathologie rare (0,5 à 2 %) de l’ensemble des localisations hydatiques (surtout hépatique et pulmonaire).

Le ventricule gauche en est la localisation dominante (60 %), la localisation seulement péricardique est moins habituelle (7 %) [1].

Le kyste hydatique du cœur peut être isolé (65 %) ou associé à d’autres atteintes viscérales (35 %), surtout hépatiques ou pulmonaires [2].

Les circonstances de découverte sont variées, de la latence clinique à la rupture intrapéricardique à l’origine de tamponnade.

L’ECG est anormal dans 40 % des cas sous forme de trouble de repolarisation et de troubles de conduction.

La sérologie hydatique est positive dans 50 % des cas, sa négativité n’éliminant pas le diagnostic.

L’ETT est l’examen de référence montrant un kyste uni- ou multivésiculaire, avec un aspect hypoéchogène cerné d’une coque dense hyperéchogène. Le scanner ou l’IRM permettent d’éliminer les autres diagnostics. Le traitement chirurgical en est la référence.

La chirurgie à cœur fermé concerne les kystes isolés sous-épicardiques non compliqués, mais la chirurgie sous CEC est l’attitude retenue permettant de réaliser un geste d’exérèse la plus complète possible [3].

Une sérologie hydatique tous les 2 mois pendant 2 ans est justifiée pour détecter une éventuelle récidive.

Références

1 Elhattaoui M, Charei N, Benni A, et al. Kyste hydatique du cœur à propos de 10 cas. Arch Mal Coeur Vaiss 2006 ; 99 : 19-25.

2 Mrad Dali K, Tili K, Ly M, Romdhani N, Bakir D, Gharbi H. Profil radioclinique du kyste hydatique cardiopéricardique : à propos de 17 cas. Ann Card Ang 2000 ; 49 : 414-22.

3 Uddin MU, Sanyal L, Othman B, et al. Surgical management of echinococcus of the heart. J Cardiovasc Surg (Torino) 2004 ; 41 : 571-4.


 

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