ARTICLE
Auteur(s) :, Véronique Marteau, Patrick Soury, Claude
Laurian*
Service chirurgie vasculaire, hôpital Saint-Joseph, 189 rue
Raymond Losserand, 75014 Paris
Observation
M. D., 72 ans, est suivi depuis 16 ans pour une
hypertension artérielle contrôlée par une bithérapie.
En 1988, il avait subi la cure d’un anévrisme de l’aorte
sous-rénale associée à des lésions occlusives iliaques. Le bilan à
cette époque montrait des reins symétriques et l’absence de sténose
des artères rénales.
Depuis 2003, le contrôle de l’HTA nécessitait une trithérapie.
Une échographie Doppler montrait une occlusion de l’artère rénale
droite avec un petit rein, une sténose de l’artère gauche.
Une nouvelle échographie en 2004 montrait l’aggravation
d’une sténose ostiale de l’artère rénale gauche sur une endartérite
calcifiée aortique. L’angioscanner avec reconstruction confirmait
la sténose très serrée et la dilatation post-sténotique de l’ARG.
Par ailleurs, il montrait des calcifications diffuses importantes
de l’aorte thoracique descendante et de l’aorte viscérale ( (figure 1) ).
L’absence de sténose du tronc cœliaque et une artère splénique
peu calcifiée ont conduit à retenir une revascularisation de
l’artère rénale par l’artère splénique dans le contexte du rein
unique. Une voie d’abord thoraco-sous-péritonéale permet une
exposition parfaite de l’artère splénique et de l’artère rénale
gauche. Une anastomose splénorénale montre un bon résultat
anatomique.
La reconstruction sagittale ( (figure 2 )A) met en
évidence la chirurgie splénorénale, les calcifications de l’aorte
et des branches intrarénales.
La reconstruction axiale permet d’acquérir l’équivalent d’une
artériographie sélective du tronc cœliaque, montrant quelques
calcifications pariétales tronculaires de l’artère splénique (
(figure 2
)B).
Commentaires
Orienté par l’échographie Doppler, l’angioscanner avec
reconstruction permet de parfaitement documenter les lésions
occlusives des artères viscérales, et notamment des artères
rénales.
Cette exploration a pris indiscutablement la place de
l’artériographie dans l’imagerie des lésions des artères
viscérales, et le contrôle de leur chirurgie.
Ces données restent cependant dépendantes de la qualité de
l’appareillage et surtout de l’intérêt des opérateurs pour la
pathologie vasculaire, et de leur connaissance des techniques
chirurgicales.
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