Author(s) : Sumio Fukui, Frédéric Gigou , Service chirurgie vasculaire, hôpital Saint‐Joseph, 185, rue Raymond‐Losserand, 75014 Paris, France . |
ARTICLE
Auteur(s) : Sumio Fukui, Frédéric Gigou
Service chirurgie vasculaire, hôpital Saint-Joseph, 185, rue
Raymond-Losserand, 75014 Paris, France
Observation
Monsieur B., 70 ans, est hospitalisé pour un syndrome
septique 5 ans après la mise en place d'une prothèse
aorto-bifémorale.
1995 : prothèse aorto-bifémorale pour des lésions ectasiques
aortiques, occlusives iliaques.
1995-2000 : patient asymptomatique.
Mars 2000 : apparition d'une altération de l'état
général.
Août 2000 : instabilité tensionnelle, douleur brutale du
genou gauche. La ponction retrouve un liquide puriforme, deux
hémocultures positives à protéus et streptocoque.
29/8/2000 : nouvel épisode d'instabilité tensionnelle associé
à un syndrome septique.
L'examen clinique est normal. L'échographie doppler montre des
zones hypoéchogènes autour des branches prothétiques. Le scanner
montre des images aériques au contact de la prothèse évoquant une
fistule prothéto-duodénale.
6/09/2000 : l'exploration abdominale confirme le diagnostic
(figures 1, 2).
Commentaires
Les fistules prothéto-duodénales sont une complication rare de
la chirurgie prothétique aorto-fémorale. Elles sont le plus souvent
secondaire à un faux anévrisme sur l'anastomose aortique.
L'érosion duodénale par la prothèse est possible en l'absence
d'interposition tissulaire entre les deux structures. Ailleurs, il
peut s'agir d'une greffe bactérienne à partir d'un foyer
infectieux, le fait de patient immunodéprimé.
L'ablation de l'ensemble du matériel prothétique apporte la plus
grande sécurité, le remplacement artériel in situ pour
allogreffe artérielle ou autogreffe (veine fémorale superficielle)
est souhaitable lorsque leur disponibilité le permet n
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