Home > Journals > Medicine > Sang Thrombose Vaisseaux > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Sang Thrombose Vaisseaux
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version

Le traitement anticoagulant à la phase aiguë de l’infarctus cérébral


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 8, Number 9, 567-74, Novembre 1996, Mini-revues


Résumé   Summary  

Author(s) : Marie-Hélène Mahagne, service des urgences, hôpital Saint-Roch, 5, rue Pierre-Dévoluy, BP 06006 Nice Cedex 1..

Summary : A l’heure des grands essais thérapeutiques contrôlés et randomisés à la phase aiguë de l’infarctus cérébral, l’héparine reste largement prescrite sans qu’aucune étude contrôlée n’ait cependant permis d’aboutir à un consensus sur son utilisation. Certains faits sont admis : l’héparine permet de réduire les complications thromboemboliques dans les suites d’une ischémie cérébrale avec la même efficacité que dans les autres pathologies. Des études récentes suggèrent la bonne tolérance des héparines de bas poids moléculaire au décours d’un accident vasculaire cérébral avec, en particulier, l’absence de complications hémorragiques intracrâniennes. Il faut attendre les résultats des essais en cours avant de pouvoir conclure à leur efficacité, suggérée par les premières études, sur l’amélioration du pronostic fonctionnel et la réduction de la mortalité.

Pictures

ARTICLE

À l'heure des grands essais thérapeutiques contrôlés et randomisés à la phase aiguë de l'infarctus cérébral, l'héparine reste largement prescrite par la plupart des praticiens, sans qu'aucune étude n'ait permis cependant un consensus sur ses indications. La situation n'a en fait guère évolué depuis 1989 où l'enquête sur les habitudes thérapeutiques des neurologues américains révélait que 82 % d'entre eux utilisaient l'héparine à la phase aiguë de l'infarctus cérébral mais que seulement 6 % étaient convaincus de son efficacité [1]. La pratique clinique est sensiblement la même dans les pays européens.

Les objectifs

Les justifications théoriques des anticoagulants à la phase aiguë de l'infarctus cérébral sont de trois ordres.

* Dans la mesure où 85 % des accidents ischémiques sont liés à une occlusion artérielle, thrombotique ou embolique, le traitement anticoagulant vise tout d'abord à limiter l'extension du thrombus, favoriser peut-être sa lyse et faciliter la reperméabilisation. Une intervention précoce pourrait ainsi réduire la taille de l'infarctus et, en conséquence, améliorer le pronostic fonctionnel et diminuer la mortalité.

* Le deuxième point est la prévention des récidives emboliques. On estime que 20 à 30 % des accidents vasculaires cérébraux sont d'origine cardioembolique et ce sont ces cas qui posent le plus de problèmes puisqu'ils sont associés à un risque de récidive important quoique variable selon la cardiopathie. Le risque de réembolisation est diversement apprécié selon les études, estimé à 1 % par jour par Yatsu [2], à 12 % en moyenne dans les deux semaines [3] chez les patients non traités, mais considéré ailleurs comme minime et ne justifiant pas d'héparinothérapie. Au sein de ces cardiopathies, les valvulopathies rhumatismales, les prothèses valvulaires et l'infarctus du myocarde sont les situations à haut risque, le risque de réembolisation estimé étant important [3], 14 à 16 % par exemple pour l'infarctus du myocarde dans les premiers jours suivant l'accident cérébral. Les autres cardiopathies ont un risque beaucoup plus incertain, qu'il s'agisse de la fibrillation auriculaire non rhumatismale [4] (risque inférieur à 5 % dans les quinze premiers jours) ou des pathologies découvertes à l'échographie transœsophagienne, foramen ovale perméable ou anévrisme du septum interauriculaire, l'évolution naturelle de ces deux dernières pathologies étant moins connue. Ce risque de réembolisation est à mettre en balance avec le risque de transformation hémorragique sous traitement anticoagulant.

* Le troisième but du traitement est la prévention des complications générales thromboemboliques liées à l'alitement. En 1996, seul ce dernier point a reçu une réponse claire. Il est actuellement admis, en effet, que l'héparine est efficace dans la prévention de la maladie thromboembolique chez les patients présentant un accident vasculaire cérébral. La méta-analyse réalisée par Sandercock, en 1993 [5], a permis de retrouver neuf essais contrôlés, randomisés, comparant l'efficacité de l'héparine non fractionnée, des héparines de bas poids moléculaire et d'un placebo dans les suites d'un infarctus cérébral. Ces études rassemblent un total de 1 047 patients et le bénéfice de l'héparine apparaît clairement : la réduction par l'héparine des thromboses veineuses profondes, détectées par fibrinogène marqué ou phlébographie, est hautement significative (81 %, 2p < 0,00001) ; l'efficacité des différents types d'héparine est comparable (héparine intraveineuse, sous-cutanée ou héparines de bas poids moléculaire). Cette réduction du risque est comparable à celle observée dans les suites d'un infarctus du myocarde ou dans la période postopératoire. Les résultats concernant la réduction du risque d'embolie pulmonaire ne sont, en revanche, pas statistiquement significatifs (58 % de réduction, 2p > 0,1) (figure 1). Ces données ont conduit, en 1994, les neurologues américains du Stroke Council de l'American Heart Association à recommander l'utilisation d'une héparine, non fractionnée ou de bas poids moléculaire, à la phase aiguë de l'ischémie cérébrale pour prévenir les complications thromboemboliques [6]. Cependant, l'absence de données statistiquement significatives sur le risque hémorragique (en particulier au niveau intracrânien), sur la mortalité et sur le bénéfice fonctionnel neurologique faisait dire à ces mêmes experts « qu'il n'existait pas d'argument scientifique sur l'efficacité autorisant à recommander la prescription d'héparine à la phase aiguë de l'infarctus cérébral pour améliorer le pronostic neurologique » [6]. Cette attitude contradictoire résume les difficultés qui se posent lorsqu'on désire évaluer l'efficacité sur le pronostic fonctionnel et le risque hémorragique chez ces patients. En effet, une démarche scientifique stricte qui veut comparer un groupe traité à un groupe placebo prive obligatoirement, du fait même de cette méthodologie, le groupe placebo d'une prophylaxie efficace des complications thromboemboliques. En 1996, de nombreuses questions restent donc posées auxquelles devront répondre les essais thérapeutiques en cours ou à venir. Concernant les risques : l'héparinothérapie augmente-t-elle le risque de transformation hémorragique de l'infarctus cérébral ? Existe-t-il des sous-groupes de patients susceptibles de s'améliorer ou, à l'inverse, de s'aggraver sous héparinothérapie, par exemple les infarctus cardioemboliques dont on connaît la tendance spontanée à la transformation hémorragique, ou peut-on proposer, au contraire, un traitement anticoagulant « standard » à tous les accidents vasculaires cérébraux ? Évaluer ces patients au cours d'essais thérapeutiques contrôlés et randomisés nécessite également que l'on fasse le choix de la voie et du mode d'administration de l'héparine, d'une sorte d'héparine (non fractionnée ou de bas poids moléculaire), des posologies dites préventives ou curatives, du type de patients à évaluer et des sous-groupes à définir. Les réponses à ces différentes questions permettront d'évaluer le rapport bénéfice/risque lié à l'utilisation de l'héparinothérapie. Si nombre de questions restent posées, nous disposons cependant de quelques éléments de réponse qui peuvent, d'ores et déjà, au moins définir les bases des études à venir.

Quelle héparine choisir ?

En termes de sécurité et d'efficacité, nous disposons de peu de données chez les patients neurologiques, mais nous devons tenir compte des données obtenues dans les autres pathologies. En effet, le risque hémorragique de l'héparine non fractionnée et des héparines de bas poids moléculaire a été évalué dans de nombreuses études chez les patients d'orthopédie, de chirurgie viscérale, thoracique, abdominale et urologique. Les paramètres qui influencent le risque hémorragique [7] comprennent la dose et/ou la réponse anticoagulante, la voie et le mode d'administration, l'état clinique du patient et, enfin, les associations médicamenteuses. Le risque hémorragique associé à une héparinothérapie préventive chez ces patients est de 1 %, tandis que le risque associé à une héparinothérapie curative est de 5 %. Le fractionnement en deux ou trois injections ne modifie pas le risque. L'augmentation du risque hémorragique de l'héparinothérapie préventive par rapport au placebo est évaluée à 2 % et il n'y a pas d'augmentation du risque d'hémorragie majeure. La voie d'administration est importante dans la mesure où la voie continue diminue de moitié le risque d'hémorragie majeure. L'état clinique du patient, l'âge, l'existence d'une insuffisance rénale ou hépatique ou, encore, des traitements associés sont autant de facteurs qui augmentent le risque.

Les héparines de bas poids moléculaire ne suppriment pas le risque hémorragique. En prévention, la comparaison, chez un grand nombre de patients (12 106 patients sur 37 essais thérapeutiques), des héparines de bas poids moléculaire et de l'héparine non fractionnée ne montre pas de différence significative lorsque l'on considère les complications hémorragiques toutes confondues [8]. En revanche, les complications majeures sont réduites avec les héparines de bas poids moléculaire pour une efficacité antithrombotique équivalente [9]. Pour des posologies curatives, une étude récente montre une réduction relative du risque hémorragique avec les héparines de bas poids moléculaire de 68 % par rapport à l'héparine non fractionnée, alors que les études précédentes n'avaient retrouvé qu'une diminution non significative de 35 % [10]. Il apparaît également que les complications hémorragiques augmentent avec la dose utilisée et qu'il convient de respecter les posologies recommandées. Toutes ces données sont développées et détaillées dans un numéro spécial de STV [11] consacré aux recommandations du Groupe d'études sur l'hémostase et la thrombose pour le traitement des hémorragies.

Le risque de transformation hémorragique d'un infarctus cérébral

En pathologie cérébrovasculaire, ce sont bien sûr les hémorragies intracrâniennes qui sont le plus redoutées. La transformation hémorragique de l'infarctus est un phénomène qui fait partie de l'évolution naturelle des accidents ischémiques, en particulier, emboliques. Cette transformation hémorragique est le plus souvent attribuée à la reperméabilisation du vaisseau initialement occlus dont la paroi a été altérée [12]. On sait que cette transformation, très fréquente, est cependant d'intensité très variable, allant des simples pétéchies plus ou moins confluantes (figure 2) à l'hématome intra-infarctus (figure 3), et c'est ce dernier cas qui est le plus souvent associé à une anticoagulation [13]. L'important, sur le plan pratique, est de préciser non pas le nombre de transformations hémorragiques toutes confondues, mais le nombre de transformations hémorragiques responsables d'une aggravation clinique [14]. Ce point est important à évaluer séparément de la mortalité globale de l'accident vasculaire cérébral en général, dans la mesure où celle-ci peut être multifactorielle, liée à l'œdème cérébral (figure 4), mais aussi aux facteurs généraux, insuffisance cardiaque ou respiratoire, infections. La transformation hémorragique des infarctus cérébraux a été essentiellement étudiée dans les accidents cardioemboliques [15, 16]. Sur le plan chronologique, elle survient dans les deux premières semaines, dans cette même période où le risque de réembolisation est maximal. Les séries autopsiques font état d'une incidence de 78 % [17] contre 40 % [18] sur les données tomodensitométriques. Une étude réalisée par Hornig [14] rapporte 69 % sur les données obtenues par imagerie en résonance magnétique nucléaire. Sur ces 69 % de transformations hémorragiques, 8 % sont représentées par des gros hématomes et 16 % par des saignements de moindre importance ; dans cette série, aucun patient ne s'est aggravé cliniquement. Le seul facteur prédictif de transformation hémorragique retrouvé dans cette série est l'importance de l'infarctus visible sur le scanner initial, la probabilité de saignement étant de 95 % lorsque l'œdème ischémique dépasse 10 cm3. Ceci rejoint les données de Bozzao [19, 20] qui retient comme facteur prédictif l'existence de signes précoces d'ischémie sur le scanner initial, avant la quatrième heure. D'autres facteurs de risque ont été retrouvés, tels que la sévérité du tableau clinique initial dans la série de Ramirez-Lassepas [21]. L'âge ne représentait un facteur de risque que pour les hémorragies systémiques. Dans cette étude, seuls les accidents vasculaires constitués ont eu des complications hémorragiques et l'incidence des hémorragies intra-cérébrales était évaluée à 0,58 %. Chamorro [16] a défini, dans son étude, deux groupes de patients de risque différent : un groupe à haut risque défini par la sévérité clinique et l'existence d'un infarctus hémorragique sur le scanner cérébral initial, et un groupe à risque plus faible où la gravité clinique était moindre et où le scanner initial était normal ou ne montrait qu'une ischémie sans lésion hémorragique. C'est dans le premier groupe que l'on retrouve la plus forte incidence de transformations hémorragiques. La mortalité y est nettement plus élevée, évaluée à 15 % contre 5 % dans le groupe à faible risque. Cependant, il n'y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant l'aggravation neurologique sous héparinothérapie, le seul facteur mis en évidence étant le taux d'anticoagulation ; l'aggravation clinique était associée à un temps de céphaline activée (TCA) supérieur de 2 à 2,5 fois le témoin. Il reste à démontrer qu'un contrôle plus rigoureux du TCA permet de diminuer les complications hémorragiques. La plupart des transformations hémorragiques ne sont pas associées à une aggravation clinique mais représentent un événement de mauvais pronostic, rencontré chez les patients ayant une évolution grave. Les chiffres tensionnels ne sont pas prédictifs de transformation hémorragique dans la plupart des études. Le délai d'instauration de l'héparinothérapie est également débattu, mais aucune étude ne permet actuellement de dire si la précaution qui consiste à retarder la mise en route de l'anticoagulation de quelques jours apporte un bénéfice.

L'essai de Hong Kong : premières réponses

Dans le domaine de l'ischémie cérébrale, l'efficacité de l'héparinothérapie sur le pronostic fonctionnel n'étant pas établie, la sécurité d'emploi doit donc être privilégiée. Les données sur la sécurité d'emploi et sur l'efficacité des héparines de bas poids moléculaire dans les pathologies non neurologiques peut donc inciter à les utiliser en priorité. Les études concernant la tolérance en pathologie cérébrovasculaire sont cependant peu nombreuses. Kay et al., en 1994 [22], dans une étude pilote ouverte portant sur 55 patients, ont retrouvé une bonne tolérance des héparines de bas poids moléculaire à doses non ajustées dans l'infarctus cérébral avec, en particulier, l'absence de transformation hémorragique intracérébrale. Les résultats des études de Massey et al. [23, 24], qui portent sur le même nombre de patients, vont dans le même sens et ne montrent pas de supériorité des doses ajustées. Une deuxième étude de Kay [25], plus récente, a porté sur 300 patients de moins de 80 ans présentant tous un infarctus cérébral et répartis en trois groupes, placebo et héparines de bas poids moléculaire à doses dites préventives (4 100 unités anti-Xa) ou à fortes doses (4 100 unités anti-Xa, deux fois par jour). Cette étude confirme la bonne tolérance des héparines de bas poids moléculaire puisqu'il n'existe aucune différence significative entre les trois groupes sur le plan hémorragique, en particulier au niveau intracrânien, avant et après le dixième jour, les complications neurologiques représentant 9 % des complications (tableau I). Mais cette étude de Kay a également comparé l'efficacité des héparines de bas poids moléculaire sur le pronostic neurologique et la mortalité (tableau II). C'est la seule étude dont les résultats sont à ce jour disponibles et qui compare la mortalité et le handicap fonctionnel à 6 mois sous héparine et sous placebo. Le pronostic fonctionnel, évalué par l'index de Barthel à 3 mois et les scores fonctionnels à 6 mois, est significativement différent, puisque la réduction du risque relatif est de 17 % comparée au placebo ; cependant, la réduction du risque n'est pas significative pour les faibles doses. À 6 mois, la réduction du risque relatif est de 31 % pour les doses élevées, moins importante pour les doses plus faibles. Il existe donc un effet favorable dose-dépendant sur l'évolution à 6 mois.

Cette étude laisse apparaître également certains critères qui ont valeur pronostique : âge, diabète, niveau de conscience, infarctus dans le territoire antérieur. Le bénéfice après adaptation persiste. L'effet bénéfique sur les thromboses veineuses profondes est confirmé. L'élément véritablement nouveau dans cette étude est la mise en évidence d'un bénéfice sur la mortalité et le devenir fonctionnel, dose-dépendant sans effet délétère en termes de complications hémorragiques. En effet, les études réalisées jusque-là laissaient persister le doute sur le bénéfice en terme de mortalité [5]. L'étude de Kay ne permet pas d'affirmer que le traitement a réduit la taille de l'infarctus en limitant l'extension du thrombus à la pénombre ischémique, ce qui permettrait d'expliquer le meilleur pronostic fonctionnel. Les résultats ne portent que sur 300 patients et ne permettent donc pas de répondre à toutes les questions, en particulier l'analyse des sous-groupes, mais ces résultats sont importants dans la mesure où ils confortent l'idée de la bonne tolérance des héparines de bas poids moléculaire. On peut se demander, après cette étude, s'il est encore licite de réaliser des essais thérapeutiques comportant un groupe placebo [26]. Un autre essai, comparant cette fois l'efficacité et la tolérance de deux doses d'héparines de bas poids moléculaire, permettrait de confirmer ou d'infirmer le bénéfice fonctionnel et la diminution de la mortalité liés à l'héparine et de répondre aux questions qui restent en attente : quels sont la dose et le délai optima d'administration ? Quels sont les patients à haut risque de transformation hémorragique ? Une autre grande étude, IST (International stroke trial) [27], commencée en 1993 et dont la fin est prévue en 1996, doit inclure 20 000 patients et comparera la mortalité et les complications dans quatre groupes de patients, sous aspirine, héparine, l'association des deux ou un placebo.

L'étude TOAST (Trial of Org 10172 in acute treatment) [28] compare, sous placebo et héparine de bas poids moléculaire, l'évolution de patients présentant un accident vasculaire cérébral aigu constitué ou progressif. Les résultats de ces vastes études devraient permettre de trancher définitivement sur les données de tolérance et de ne pas priver sans raison valable ces patients d'une prophylaxie des complications thromboemboliques qui a fait la preuve de son efficacité.

REFERENCES

1. Marsh EE, Adams HP Jr, Biller J, et al. Use of antithrombotic drugs in the treatment of acute ischemic stroke : a survey of neurologists in practice in the United States. Neurology 1989 ; 39 : 1631-4.

2. Yatsu FM, Har tRG, Mohr JP, Grotta JC. Anticoagulation of embolic strokes of cardiac origin : an update. Neurology 1988 ; 38 : 314-6.

3. Cerebral embolism task force. Cardiogenic brain emboli. Arch Neurol 1986 ; 446 : 71-84.

4. Cerebral embolism study group. Immediate anticoagulation of embolic stroke : a randomized trial. Stroke 1983 ; 14 : 668-76.

5. Sandercock PAG, Van Den Belt AGM, Lindley RI, Slattery J. Antithrombotic therapy in acute ischemic stroke : an overview of the complete randomized trials. J Neurol, Neurosurg Psychiatry 1993 ; 56 : 17-25.

6. Adams HP, Brott TG, Crowwell RM, et al. Guidelines for the management of patients with acute ischemic stroke : a statement for health care professionals from a special writing group of the Stroke council, American Heart Association. Stroke 1994 ; 25 : 1901-14.

7. Hirsh J, Dalen JE, Deykin D, Poller L. Heparin : mechanism of action, pharmacokinetics, dosing considerations, monitoring, efficacy, and safety. Chest 1992 ; 102 (suppl.) : 337S-51S.

8. Boneu B. Le risque hémorragique des héparines de bas poids moléculaire est-il moins important que celui de l'héparine non fractionnée ? Sang Thromb Vaiss 1991 ; 2 : 129-31.

9. Lensing AWA, Prins MH, Davidson BL, Hirsh J. Treatment of venous thrombosis with low molecular weight heparins. Arch Inter Med 1995 ; 155 : 601-7.

10. Leizorovicz A, Simonneau G, Decousus H, Boissel JP. Comparaison of the efficacy of low molecular weight heparins and unfractionned heparin in the initial treatment of deep venous thrombosis : a meta-analysis. Br Med J 1994 ; 309 : 299-304.

11. Recommandations du Groupe d'études sur l'hémostase et la thrombose (GEHT). Sang Thromb Vaiss 1995 ; 7 : 129-31(suppl. au n° 8).

12. Okada Y, Yamaguchi T, Minematsu K, et al. Hemorragic transformation in cerebral embolism. Stroke 1989 ; 20 : 598-603.

13. Bogousslavsky J. Complications intracrâniennes des traitements anticoagulants ; implications en pathologie cérébrovasculaire ischémique. Sang Thromb Vaiss 1989 ; 1 : 275-9.

14. Hornig CR, Bauer T, Simon C, Trittmacher S, Dorndorf W. Hemorragic transformation in cardioembolic cerebral infarction. Stroke 1993 ; 24 : 465-8.

15. Pessin MS, Estol CJ, Lafranchise F, Caplan LR. Safety of anticoagulation after hemorragic infarction. Neurology 1993 ; 43 : 1298-303.

16. Chamorro A, Vila N, Saiz A, Alday M, Tolosa E. Early anticoagulation after large cerebral embolic infarction: a safety study. Neurology 1995 ; 45 : 861-5.

17. Jörgensen L, Torvik A. Ischemic cerebrovascular diseases in autopsy series, part 2 : prevalence, location, pathogenesis, and clinical course of cerebral infarct. J Neurol Sci 1969 ; 9 : 285-320.

18. Hornig CR, Dorndorf W, Agnoli AL. Hemorragic cerebral infarction : a prospective study. Stroke 1986 ; 17 : 179-85.

19. Bozzao L, Angeloni U, Bastianello S, Fantozzi LM, Pieralini A, Fieschi C. Early angiographic and CT findings in patients with hemorragic infarction in the distribution of middle cerebral artery. Am J Neuroradiol 1991; 12 : 1115-21.

20. Toni D, Fiorelli M, Bastianello S, et al. Hemorrhagic transformation of brain infarct : predictability in the 5 hours from stroke onset and influence on clinical outcome. Neurology 1996 ; 46 : 341-5.

21. Ramirez-Lassepas M, Quinones MR. Heparin therapy for stroke : Hemorragic complications and risk factors for intracerebral hemorrhage. Neurology 1984 ; 34 : 114 -7.

22. Kay R, Wong KS, Woo J. Pilot study of low-molecular-weight heparin in the treatment of acute ischemic stroke. Stroke 1994 ; 25 : 684-5.

23. Massey EW, Biller J, Davis JN, et al. Heparinoid Org 10172 in stroke. A study of large dose infusions in acute or progressing stroke. Stroke 1990 ; 21 : 1289-92.

24. Biller J, Massey EW, Marler JR, et al. A dose escalation study of Org 10172 (low molecular heparinoid) in the treatment of acute cerebral infarction. Neurology 1989 ; 39 : 262-5.

25. Kay R, Wong KS, Yu YL, et al. Low-molecular-weight heparin for the treatment of acute ischemic stroke. N Engl J Med 1995 ; 333 : 1588-93.

26. Chesterman CN, Chong BH. Uses of heparin. Br Med J 1993 ; 306 : 871-2.

27. Major ongoing stroke trials : international stroke trial (IST). Main. Stroke 1996 ; 27 : 359.

28. Major ongoing stroke trials : trial of Org 10172 in acute treatment (TOAST). Stroke 1996 ; 27 : 360.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]