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What use of biological markers for the diagnosis of Alzheimer’s disease and associated disorders?


Psychologie & NeuroPsychiatrie du vieillissement. Volume 8, Number 1, 25-31, mars 2010, Synthèse

DOI : 10.1684/pnv.2009.0189

Résumé   Summary  

Author(s) : Pierre Krolak-Salmon , Centre de mémoire, de ressources et de recherche de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1 ; Inserm U821, Hôpital des Charpennes - Hospices civils de Lyon.

Summary : Etiological diagnosis of mild cognitive impairment (MCI) or dementia requires combined clinical, neuropsychological, biological and neuro-imaging clues. The diagnostic value of biological and neuro-imaging biomarkers has recently increased according to neuropathological studies. Biomarkers help for making the in vivo diagnosis of underlying histological lesions, sometimes of combined lesions. Sensitivity and specificity of CSF biomarkers, i.e. tau, phospho-tau and amyloid, is now over 85% for Alzheimer’s disease (AD) diagnosis at the dementia and MCI stages. Brain MRI can suggest mild AD when depicting medial temporal lobe atrophy. DAT-SCAN ® is indicated in cases suspected to have Lewy body dementia when parkinsonism is lacking. Metabolism and blood flow impairments observed by PET and SPECT in posterior cortical areas, in particular in posterior cingulate and parieto-temporo-occipital junction, are highly suggestive of AD in atypical cases. International research is currently focalised on research of possible serum biomarkers and neuro-imaging techniques using tracers targeting the specific AD lesions.

Keywords : Alzheimer’s disease, biomarkers, cerebro-spinal fluid, neuro-imaging

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ARTICLE

Auteur(s) : Pierre Krolak-Salmon

Centre de mémoire, de ressources et de recherche de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1 ; Inserm U821, Hôpital des Charpennes - Hospices civils de Lyon

L’intérêt du diagnostic étiologique d’un trouble cognitif ou d’un syndrome démentiel à un stade précoce ne fait plus de doute. Alors que les soins proposés actuellement ont montré une efficacité non négligeable à titre individuel et à l’échelle de la population, les thérapeutiques en développement et dont les cibles protéiques sont très précises doivent conduire vers un haut niveau d’exigence quant au diagnostic étiologique.

Les critères diagnostiques cliniques de la maladie d’Alzheimer (MA) retenus au niveau international datant de plus de 25 ans [1] apparaissent conservateurs, sensibles mais peu spécifiques. La recherche de critères neuropsychologiques permettant d’évoquer un dysfonctionnement mnésique temporal interne, permettrait d’évoquer plus spécifiquement la maladie d’Alzheimer, peut-être au prix d’une réduction de la sensibilité [2]. En effet, la MA peut se révéler dans de nombreux cas par une altération progressive d’autres secteurs cognitifs que la mémoire épisodique et, si c’est le cas, à travers d’autres mécanismes que l’altération du stockage de l’information. Par ailleurs, la sensibilité des critères diagnostiques cliniques de la maladie ou démence à corps de Lewy (DCL) n’est pas satisfaisante [3]. Enfin les critères diagnostiques des démences frontotemporales (DFT) admis dans la communauté médicale internationale sont anciens et peu spécifiques [4], alors que les critères diagnostiques des démences vasculaires ne sont pas consensuels [5]. Les atrophies focales progressives, en particulier l’atrophie corticale postérieure ou syndrome de Benson, l’aphasie primaire progressive, l’atrophie corticobasale, ne sont que des syndromes clinicoradiologiques en relation avec diverses pathologies sous-jacentes, dont une proportion honorable de MA [6]. Enfin, il apparaît que les pathologies pures à l’origine de syndrome démentiel sont minoritaires, la symptomatologie cognitive étant le plus souvent expliquée par l’association de lésions histologiques, telles que plaques séniles, dégénérescences neurofibrillaires, corps de Lewy, lésions vasculaires, gliose et spongiose [7].

L’ensemble de ces éléments nous conduisant à la prudence quant au diagnostic étiologique clinique, doit nous inciter à utiliser un faisceau d’arguments beaucoup plus vaste que la présentation clinique en incorporant de nouveaux biomarqueurs biologiques et de neuro-imagerie.

La biologie

L’examen du liquide céphalorachidien (LCR) en contact direct avec le système nerveux central permet de rechercher in vivo certaines modifications neurochimiques induites par les maladies neurodégénératives [8]. La ponction lombaire est un acte invasif, mais elle est bien tolérée par les patients âgés [9].

Protéine β amyloïde

La voie amyloïdogène dépendant des activités des enzymes β- et γ-secrétases génère un peptide Aβ de 40 acides aminés (Aβ1-40) et, de façon plus minoritaire, un peptide Aβ neurotoxique de 42 acides aminés (Aβ1-42). Comme le suggèrent les formes génétiques de la maladie, le processus physiopathologique de la MA pourrait être sous-tendu en partie par une surproduction et un défaut de clairance de l’Aβ, en particulier de la forme de 42 acides aminés [10].

Une diminution de la concentration intrathécale d’Aβ1-42 est observée dans la MA [11], comme dans d’autres pathologies neurodégénératives avec dépôts amyloïdes comme la DCL [12], la démence vasculaire ou la maladie de Creutzfeldt-Jakob, [13]. Ainsi, le dosage de l’Aβ1-42 dans le LCR permettrait de discriminer les patients atteints de MA des sujets sains avec une sensibilité et une spécificité supérieures à 85 % [14]. La diminution de l’Aβ1-42 intrathécale serait corrélée au nombre de plaques séniles [15]. Cette diminution serait aussi proportionnelle à la quantité de dépôts amyloïdes intracérébraux détectée in vivo grâce à la tomographie par émission de positons (TEP) [16]. La diminution intrathécale de la concentration de l’Aβ1-42 refléterait ainsi sa séquestration intracérébrale, détectée dès le stade prodromal de la maladie [17], sans corrélation avec le stade évolutif de la maladie [18].

Outre les formes de 40 et 42 acides aminés, il existe d’autres formes d’Aβ dans le LCR, en particulier des formes tronquées à l’extrémité N-terminale du peptide de 42 acides aminés (Aβ4/5/8/9-42). Ces formes N-tronquées représenteraient plus de 60 % de toutes les formes d’Aβ cérébrales [19]. Leur valeur diagnostique n’est pas établie.

Tau et tau phosphorylées

Une augmentation de la concentration intrathécale de la protéine tau est observée dans la MA [20]. Sa concentration dans le LCR serait corrélée avec la quantité de DNF intracérébrales [21]. Cependant, cette augmentation de la protéine tau dans le LCR n’est pas spécifique de la MA mais plutôt de la lyse neuronale puisqu’elle est observée, à des concentrations différentes, dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob [22] ou encore après un accident vasculaire cérébral [23]. De plus, la concentration de cette protéine est augmentée au stade du trouble cognitif léger considéré comme le stade prodromal de la MA [24].

Dans la MA, les protéines tau sont hyperphosphorylées, perdant ainsi leur capacité d’association aux microtubules pour s’agréger et former les DNF. Cette hyperphosphorylation serait la conséquence d’un déséquilibre enzymatique kinase/phosphatase, puisque d’autres protéines sont hyperphosphorylées dans la MA [25]. Une augmentation de la concentration des protéines tau phosphorylées (p-tau) dans le LCR est observée dans la MA à un stade démentiel [26] ou prodromale [24]. Le déclin cognitif serait corrélé à l’augmentation intrathécale des p-tau [27]. Le dosage des p-tau dans le LCR a permis un gain de spécificité comparativement aux dosages des protéines tau totales et Aβ1-42. Par exemple, la p-tau231 permettrait de distinguer les patients avec MA des DFT avec une spécificité supérieure à 90 % [27], et de prédire la conversion du stade du trouble cognitif léger vers la démence avec une sensibilité de 80 % [28].

Des coupures protéolytiques donnant lieu à des protéines tau tronquées seraient impliquées dans la formation des DNF. Les protéines tau tronquées seraient plus sensibles à l’hyperphosphorylation, ce qui favorise leur accumulation [29].

Combinaison de marqueurs du LCR

Le ratio des protéines tau/Aβ1-42 permet d’augmenter la spécificité du diagnostic de MA par rapport aux autres démences neurodégénératives [30]. La combinaison de la protéine tau et du peptide Aβ1-42 permet de distinguer les patients atteints d’une MA des patients ayant une DFT avec une sensibilité et une spécificité de 85 % [31]. L’utilisation de ces biomarqueurs peut être particulièrement utile pour discriminer les MA avec syndrome dysexécutif prédominant et les DFT de forme frontale. La spécificité de ce ratio pour discriminer une MA d’une démence vasculaire est supérieure à 80 % [30], cependant ce ratio serait moins performant dans la distinction d’une MA et d’une DCL [32] puisque les lésions caractéristiques de ces deux pathologies sont souvent associées. L’utilisation de cette combinaison permet d’obtenir une sensibilité de 95 % et une spécificité de 83 % pour la détection des patients d’une MA prodromale [24]. Le risque pour un patient avec trouble cognitif léger de développer une démence de type Alzheimer est multiplié par 18 dans cette dernière étude lorsque ses concentrations en protéines tau et Aβ1-42 dans le LCR atteignent les valeurs seuils. Enfin, le ratio tau/Aβ1-42 pourrait être précocement informatif puisqu’il semble prédictif d’une altération cognitive chez les sujets asymptomatiques [33], le risque de développer une démence à 8 ans étant multiplié par 5 chez les sujets avec un ratio tau/Aβ1-42 élevé. Des variations plus importantes des protéines amyloïde, tau totales et phospho-tau seraient associées à des profils cognitifs marqués par une amnésie, une altération des fonctions exécutives et de la vitesse de traitement plus prononcées [34].

Le gold standard pour valider un biomarqueur est bien entendu la neuropathologie, les performances diagnostiques étant limitées in vivo par celles du diagnostic clinique. En effet, les taux de protéine Aβ1-42 et de protéine tau sont respectivement corrélés à la charge amyloïde et aux DNF intracérébrales. Lorsque l’examen neuropathologique est utilisé comme référent, la sensibilité et la spécificité des biomarqueurs amyloïde et tau combinés atteignent respectivement plus de 90 % et 85 %, la valeur prédictive étant alors de 90 % [35].

Vers des marqueurs sériques

La recherche de biomarqueurs sériques de la MA a récemment été marquée par la découverte d’une combinaison de 18 protéines impliquées notamment dans l’inflammation, la croissance cellulaire, la neuroprotection, permettant de discriminer dans 95 % des cas les échantillons issus de patients avec MA versus des contrôles sains ou des patients affectés par une autre pathologie neurodégénérative [36]. Les données brutes ont même été réanalysées grâce à des modèles statistiques sophistiqués permettant de dégager une combinaison spécifique plus simple de 5 protéines [37]. De nouvelles études sont nécessaires pour confirmer les implications en routine.

L’imagerie anatomique

Outre l’exclusion des lésions expansives et vasculaires, l’imagerie structurale, en particulier l’IRM, permet de caractériser les pathologies à l’origine d’un trouble cognitif ou d’un syndrome démentiel. L’atrophie précoce des régions temporales internes serait caractéristique de la MA [38], en relation avec la sévérité de la maladie [39]. L’atrophie de la région hippocampique est évaluée selon différentes méthodes, l’analyse visuelle (méthode semi-quantitative), les mesures linéaires et surfaciques, les mesures volumétriques, manuelles ou automatisées. La volumétrie fait appel à des techniques automatisées peu répandues [40]. Le taux annuel d’atrophie hippocampique dans la MA est estimé de 2,2 à 5,9 %, alors qu’il est inférieur à 1,7 % chez le sujet sain [39]. Cette atrophie permettrait de prédire la conversion du stade du trouble cognitif léger vers la démence de type Alzheimer, mais la sensibilité et la spécificité seraient insuffisantes [41]. Certains travaux ont réalisé des mesures couplées de l’hippocampe et du cortex entorhinal permettant de distinguer les sujets MA des sujets normaux avec une sensibilité et une spécificité intéressantes (respectivement de 80-100 % et 80-95 %) [42]. Cependant, la mesure du cortex entorhinal est encore plus complexe et les résultats des études contradictoires.

D’autres techniques comme le tenseur de diffusion, sensible aux mouvements aléatoires des molécules d’eau dans les tissus et permettant la tractographie [43], et la morphométrie automatisée ou Voxel-based morphometry (VBM) présentant une carte statistique des variations de volume de substance grise et blanche [44], pourraient permettre à l’avenir d’optimiser la discrimination anatomique des patients. Enfin, une technique de microscopie par résonance magnétique à très haut champ pourrait permettre de visualiser les plaques amyloïdes in vivo [45].

L’imagerie métabolique

Alors que la TEP avait montré des anomalies focales du métabolisme du glucose évocatrices de certaines pathologies neurodégénératives, la tomographie par émission monophotonique (TEMP ou SPECT) a permis à moindre coût d’attirer l’attention sur les mêmes régions en montrant une hypoperfusion. Un hypométabolisme ou une hypoperfusion de la région du carrefour temporo-pariétal et du cingulum postérieur sont évocateurs de MA [46]. Des anomalies hippocampiques peuvent être mises en évidence dès le début de la maladie lorsque l’on dispose de caméras TEMP performantes. A un stade plus évolué de la maladie, l’hypoperfusion va s’étendre et toucher le cortex frontal. L’hypoperfusion rencontrée dans les DFT respecte les régions du carrefour pour affecter les régions antérieures, temporales et/ou frontales [47], ce qui permet d’aider à la discrimination des DFT de la MA révélée par un syndrome dysexécutif. Les syndromes clinico-radiologiques comme le syndrome de Benson et l’aphasie primaire progressive se caractérisent par des anomalies métaboliques dans les régions en cause, sans préjuger de l’étiologie.

L’imagerie de la neurotransmission

La TEMP au ioflupane (DaT-Scan®) met en évidence un défaut de fixation du putamen lorsque le métabolisme de la dopamine est altéré comme dans la DCL ou la MP, avec une sensibilité d’environ 90 % [48]. La comparaison du diagnostic clinique et de l’imagerie métabolique en utilisant l’examen neuropathologique comme gold standard a montré que la sensibilité de la TEMP au ioflupane était de 88 % et sa spécificité de 100 % dans une petite série publiée par l’équipe de McKeith [3]. Lorsque le syndrome parkinsonien clinique fait déjà partie d’un faisceau d’arguments remplissant les critères diagnostiques de la DCL, cet examen a peu d’intérêt, car il ne peut que confirmer une atteinte de la voie dopaminergique. Mais lorsque le diagnostic ne peut pas être basé sur les seuls éléments essentiels ou centraux pour le diagnostic, la TEMP est un des éléments suggestifs du diagnostic.

Imagerie de la plaque amyloïde et des DNF

La détection de dépôts amyloïdes pourrait considérablement aider le diagnostic précoce. L’hypothèse de la “cascade amyloïde” dans la MA a motivé le développement de traceurs utilisables en TEP comme le PIB, le SB13 marqué au carbone 11, le BF-227 marqué au carbone 11, le FDDNP marqué au fluor 18, permettant de visualiser précocement les dépôts amyloïdes. Le PIB (ou composé B de Pittsburgh) a bénéficié du plus grand nombre d’études. Une augmentation de 50 % de la fixation de ce traceur marquant les feuillets amyloïdes β plissés est observée chez les patients avec MA légère par rapport aux témoins [49]. La figure 1 montre les examens TEP au PIB réalisés au CHU de Lyon chez deux patients atteints de MA et un contrôle. Cette hyperfixation intéressant principalement le cortex frontal et temporopariétal, y compris le cingulum postérieur, permet de discriminer plus de 90 % des patients suspects de MA au stade léger [50]. L’hyperfixation du PIB semble précéder certains dysfonctionnements neuronaux illustrés par l’hypométabolisme régional glucidique et la progression de l’atrophie corticale [51]. Entre 50 et 60 % des patients avec un trouble cognitif léger, ou mild cognitive impairment (MCI), défini selon les critères de Petersen, présentent une hyperfixation du PIB [52]. Cette hyperfixation est corrélée avec le risque de conversion vers le stade démentiel de la MA et inversement corrélée aux performances mnésiques [53]. Le développement de traitements anti-amyloïdes doit inciter à considérer ces patients avec trouble cognitif léger et hyperfixation d’un traceur amyloïde comme des patients affectés d’une MA à un stade prodromal ou pré-démentiel. La spécificité du traceur entre la MA et les autres démences neurodégénératives comme les DFT et la DCL reste à démontrer, en particulier grâce aux vérifications neuropathologiques. Le FDDNP utilisé en TEP est encore peu étudié malgré deux avantages : le marquage par le fluor 18 beaucoup plus accessible que le carbone 11 et sa fixation potentielle aux deux types de lésions caractéristiques de la MA, les dépôts amyloïdes et les dégénérescences neurofibrillaires. Enfin, la visualisation des plaques amyloïdes pourrait être possible grâce à l’IRM de haut champ, dont les applications chez l’homme restent à évaluer [45].

La combinaison de l’imagerie et de la biologie pourrait permettre d’augmenter les performances du diagnostic précoce [54]. Une relation inversement proportionnelle entre la concentration de la p-tau231 dans le LCR et le volume de l’hippocampe a été démontrée dans la MA [55]. Il existe une corrélation entre la progression de l’atrophie hippocampique et l’augmentation de la concentration de la p-tau231 ainsi que la diminution de l’Aβ1-42 dans le LCR des sujets MCI [54]. La concentration de l’Aβ1-42 dans le LCR est corrélée à la charge amyloïde [16] et la diminution du métabolisme glucidique [56] détectées par la TEP dans la MA, au stade démentiel et au stade MCI [52].

Conclusion

Les biomarqueurs de la MA et des maladies apparentées, qu’ils soient biologiques ou neuroradiologiques, viennent étoffer un faisceau d’arguments diagnostiques en complément des approches cliniques et neuropsychologiques. Leur valeur diagnostique grandissante en fait des outils précieux pour évoquer avec précision les lésions histologiques sous-jacentes voire les combinaisons de lésions, et optimiser l’évaluation de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques à visée étiopathogénique.

Points clés

• Les dosages des protéines amyloïde, tau et tau phosphorylée sont proposés en routine dans plusieurs CHU français. Généralement, une diminution en deçà de 500 pg/mL de la protéine Aβ1-42, une augmentation de la protéine tau totale au-delà de 450 pg/mL et de la p-tau231 au-delà de 75 pg/mL sont fortement évocatrices de MA. Bien que la ponction lombaire soit bien tolérée chez la personne âgée, elle reste un acte invasif. Ces tests doivent être réservés aux cas atypiques ou s’inscrire dans le cadre de la recherche.

• La HAS préconise la réalisation d’une IRM encéphalique pour le diagnostic étiologique d’un syndrome démentiel, et à défaut, d’un scanner crânien. Les séquences T1 en plan hippocampique, T2, T2+, FLAIR sont informatives. Les séquences de diffusion sont réalisées en cas de démence rapide pour rechercher des signes évocateurs de maladie de Creutzfeldt-Jakob. Le DaT-Scan® (TEMP à l’ioflupane) est recommandé en cas de syndrome démentiel compatible avec une maladie à corps de Lewy, alors qu’il n’y a pas de syndrome parkinsonien clinique. Il peut alors apporter un critère diagnostique supplémentaire en faveur de cette maladie.

• Outre les anomalies corticales focales observées dans les syndromes de dégénérescence focale, la TEMP ou la TEP au glucose peuvent objectiver des troubles dans les régions du carrefour temporo-pariéto-occipital et cingulaire postérieur évoquant une MA. Cela peut être utile en cas de présentation dysexécutive pour discriminer la MA d’une DFT. L’imagerie amyloïde et l’IRM de haut champ font l’objet de différents programmes de recherche.

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