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Conventional MRI for the monitoring of multiple sclerosis patients


Neurologie.com. Volume 2, Number 2, 37-41, février 2010, Revue flash

DOI : 10.1684/nro.2009.0127

Résumé   Summary  

Author(s) : Bertrand Audoin, Audrey Rico, Jean Pelletier , Pôle de neurosciences cliniques, Hôpital de la Timone, Marseille.

Summary : Conventional MRI is an important tool for the early diagnosis of multiple sclerosis and appears sensitive to the evolution of the disease. Change of the T2 lesion load over time and the existence of gadolinium enhancing lesions reflect the inflammatory activity of the pathology. The number of black holes and the degree of atrophy traduce the existence of irreversible tissue injury. These simple MRI markers associated with the clinical data must be used for the therapeutic choice and to evaluate the efficacy of the treatment.

ARTICLE

Auteur(s) : Bertrand Audoin, Audrey Rico, Jean Pelletier

Pôle de neurosciences cliniques, Hôpital de la Timone, Marseille

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central caractérisée à la fois par des lésions multifocales de la substance blanche et de la substance grise, et par une atteinte diffuse de la substance blanche et de la substance grise (en dehors des lésions macroscopiques visibles) [1]. Depuis une vingtaine d’années, le développement de l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) a permis de disposer d’un outil diagnostique performant qui permet de poser le diagnostic de SEP à un stade plus précoce qu’autrefois. Cependant, malgré l’apparition de techniques de plus en plus sensibles, le substrat pathologique des lésions IRM reste encore largement méconnu.

Dans cet article, nous présentons l’utilisation de l’IRM conventionnelle en pratique clinique pour la prise en charge des patients atteints de SEP. Nous traiterons tout d’abord l’utilisation de l’IRM comme outil diagnostique, puis son intérêt pour le suivi évolutif de cette affection.

L’utilisation de l’IRM pour le diagnostic de la SEP

Généralités sur les critères diagnostiques

Dès son apparition, l’IRM a démontré une très bonne sensibilité à la visualisation des lésions macroscopiques de la substance blanche de la SEP. Le développement de ce nouvel outil a conduit à la mise en place de critères diagnostiques reposant principalement sur l’imagerie dont les premiers ont été proposés à la fin des années 1980 [2, 3]. De nouveaux critères ont été présentés en 2001 [4], révisés en 2005 [5], puis en 2006 [6] (tableaux 1 et 2). À noter que les critères de Swanton qui ont démontré une spécificité comparable aux critères précédents et une meilleure sensibilité ne sont pas encore entrés dans la pratique médicale quotidienne [7]. Ces outils diagnostiques ont été principalement développés pour disposer de critères diagnostiques internationaux de qualité afin d’obtenir des critères d’inclusion rigoureux pour les essais thérapeutiques. En aucun cas ces critères ne permettent de porter un diagnostic de SEP en l’absence de situation clinique évocatrice. Ces critères, qui peuvent constituer une aide diagnostique au quotidien, n’ont pas été spécifiquement développés pour être utilisés en routine clinique. En effet, il est très important de disposer de critères dotés d’une forte spécificité pour les essais thérapeutiques, même si cela se fait aux dépens de la sensibilité, afin de ne pas inclure de faux positifs. Cela est différent en routine clinique où la sensibilité doit être élevée.

Tableau 1 Critères diagnostiques IRM de SEP rémittente

Dissémination dans l’espace

Dissémination dans le temps

McDonald, 2001

≥ 3 des critères suivants : 9 lésions T2 ou 1 lésion rehaussée ; ≥ 3 lésions périventriculaires ; ≥ 3 1 lésion juxtacorticale ; 1 lésion de la fosse postérieure 1 lésion de la moelle peut remplacer une lésion cérébrale

1 lésion rehaussée ≥ 3 mois après l’événement clinique initial 1 lésion T2 supplémentaire ≥ 3 mois après l’événement clinique initial

McDonald, 2005

≥ 3 des critères suivants : 9 lésions T2 ou 1 lésion rehaussée ; ≥ 3 lésions périventriculaires ; ≥ 3 1 lésion juxtacorticale ; 1 lésion de la fosse postérieure 1 lésion de la moelle épinière peut remplacer une lésion sous-tentorielle Les lésions médullaires peuvent être inclues dans le décompte total des lésions

1 lésion rehaussée ≥ 3 mois après l’événement clinique initial (à condition que la lésion ne puisse pas expliquer le tableau clinique initial) 1 lésion T2 supplémentaire ≥ 30 jours après l’événement clinique initial

Nouveaux critères (Swanton et al., 2006) (validation en cours)

≥ 1 lésion dans au moins 2 des territoires suivants : périventriculaire, juxtacortical, sous-tentoriel et médullaire Pour les syndromes médullaires et du tronc cérébral, les lésions symptomatiques ne sont pas prises en compte

Au moins une nouvelle lésion T2 sur une IRM réalisée n’importe quand après la première IRM



Tableau 2 Comparaison de la sensibilité et de la spécificité des critères diagnostiques IRM de la SEP rémittente (d’après [7])

Sensibilité

Spécificité

McDonald, 2001

47,1 %

91,1 %

McDonald, 2005

60 %

87,8 %

Nouveaux critères, 2006

71,8 %

87 %

Utilisation de l’IRM après un événement clinique isolé suggestif de première poussée

Devant une situation clinique tout à fait typique d’une poussée inaugurale de SEP (névrite optique rétrobulbaire, atteinte du tronc cérébral, atteinte médullaire), l’IRM va permettre de mettre en évidence un processus inflammatoire démyélinisant et contribuer ainsi à éliminer les diagnostics différentiels. L’IRM devra comprendre une imagerie cérébrale avec des séquences en T2, FLAIR, T1 et T1 avec injection. Les coupes doivent être fines et jointives. L’IRM médullaire devra être réalisée d’emblée en cas de symptomatologie d’allure médullaire ou dans le cas d’une IRM cérébrale peu démonstrative. Les lésions doivent être distribuées dans différentes régions du SNC (sous-corticale, périventriculaire, fosse postérieure, moelle épinière) pour disposer du critère de dissémination dans l’espace.

Le critère de dissémination dans le temps (ou d’évolutivité) est le plus important pour évaluer le risque d’évolution vers une SEP cliniquement certaine (deuxième poussée dans un territoire différent). Les critères de 2006 [6] ne préconisent aucun délai précis pour la réalisation de la deuxième IRM. Un délai de 3 mois semble adapté. Le critère de dissémination dans le temps sera validé en cas d’apparition d’au moins une nouvelle lésion. En l’absence d’évolutivité sur la deuxième IRM, il n’existe pas de consensus pour le type de surveillance à proposer. Un contrôle de l’IRM à 6 mois, puis à un an, apparaît raisonnable.

Si l’IRM est un outil puissant, l’analyse du liquide céphalorachidien reste nécessaire dans certaines situations. L’étude du LCR peut être discriminante lorsque la présentation clinique ou les caractéristiques de l’IRM ne sont pas démonstratives. Le premier cas est représenté par l’existence d’une lésion unique (absence de critère de dissémination dans l’espace) sur l’IRM prescrite devant un tableau clinique évocateur de première poussée. Dans cette situation, plusieurs travaux ont démontré que l’existence d’une synthèse intrathécale d’immunoglobulines augmentait de façon très significative le risque de conversion en SEP définie[8]. Dans le second cas, l’analyse du LCR peut être utile devant un tableau clinique atypique associé à une IRM compatible.

Utilisation de l’IRM à visée diagnostique chez un sujet ayant présenté plusieurs événements neurologiques

Porter le diagnostic de SEP de façon tardive chez un patient qui a présenté plusieurs épisodes cliniques évocateurs de poussées est une situation non exceptionnelle. Dans ce cas, l’IRM aura pour objectif d’éliminer les diagnostics différentiels et de mettre en évidence des lésions évocatrices d’un processus inflammatoire démyélinisant. Celle-ci ne devra pas être répétée à visée diagnostique puisque l’argument de dissémination dans le temps est rempli. Encore une fois, l’analyse du LCR peut être importante en cas de situation clinique ou de résultats IRM peu démonstratifs.

Utilisation de l’IRM à visée diagnostique chez un sujet présentant un déficit neurologique d’installation progressive

L’installation insidieuse d’un déficit neurologique d’origine centrale, notamment une paraparésie, peut entrer dans le cadre d’une SEP primaire progressive. L’absence de poussée évolutive clinique franche et l’existence d’une faible charge lésionnelle macroscopique rendent ce diagnostic plus souvent difficile à porter. Les critères IRM de McDonald révisés en 2005 [5] pour le diagnostic de SEP primaire progressive sont simples et adaptés à la pratique quotidienne clinique (tableau 3). Il est important de noter que le faible nombre de lésions macroscopiques dans ce type évolutif de SEP rend l’analyse du LCR indispensable pour éviter des erreurs diagnostiques.

Tableau 3 Critères diagnostiques de SEP primaire progressive (Annals of neurology, 2005)

1. Progression de la maladie pendant au moins un an (évaluation prospective ou rétrospective)

2. Au moins deux des critères suivants :

  • IRM cérébrale positive (9 lésions ou au moins 4 lésions avec des PEV anormaux)
  • IRM médullaire positive (au moins deux lésions T2)
  • LCR positif (bandes IgG oligoclonales ou augmentation de l’index IgG ou les deux)


L’utilisation de l’IRM pour éliminer les diagnostics différentiels de la SEP

Les caractéristiques IRM des lésions macroscopiques de SEP sont peu spécifiques et doivent toujours être interprétées en fonction du contexte clinique. Les plaques sont en général de taille variable (de quelques millimètres à plusieurs centimètres), situées dans différentes régions de la substance blanche (périventriculaire dont fréquemment le corps calleux, juxtacorticale, sous-tentorielle et médullaire), de forme souvent ovoïde avec un grand axe perpendiculaire aux ventricules et quelques fois rehaussées après injection de gadolinium. Cependant, il est important de connaître quelques « drapeaux rouge IRM » qui doivent attirer l’attention d’autant plus que la situation clinique est atypique [9]. Ces signes radiologiques vous sont présentés dans le tableau 4.

Tableau 4 Diagnostics différentiels IRM de la SEP (d’après [9])

Lésions de la substance blanche

Pathologies

Absente

Devic, myélite aiguë transverse

Lésions extensives

Forme de Marburg, forme de Balo, vascularite

Lésions symétriques

Encéphalomyélite aiguë disséminée, forme adulte de leucoencéphalopathie

Lésions à contours flous

Encéphalomyélite aiguë disséminée

Rares lésions périventriculaires et du corps calleux

Encéphalomyélite aiguë disséminée

Absence d’activité IRM pendant le suivi

Encéphalomyélite aiguë disséminée

Lésions du pôle temporal, des fibres en U du vertex, des capsules externes et des régions insulaires

CADASIL

Multiples images de microhémorragie

CADASIL, maladie des petites artères

Épargne du corps calleux et du cervelet

CADASIL, maladie des petites artères

Lésions du centre du corps calleux respectant la périphérie

Syndrome de Susac

Présence d’hémorragie

Vascularite

Rehaussement simultané de toutes les lésions

Encéphalomyélite aiguë disséminée, vascularite, sarcoïdose

Lésions d’infarctus

Maladie inflammatoire systémique, vascularite, maladie des petites artères

Prise de contraste parenchymateuse punctiforme

Vascularite, sarcoïdose et maladie de Behçet

Prédominance des lésions à la jonction cortico-sous-corticale

Maladie inflammatoire systémique

Atteinte diffuse de la substance blanche

Maladie de Behçet, VIH, maladie des petites artères, CADASIL

Atteinte diffuse du tronc cérébral

Maladie de Behçet

Atteinte des régions temporales antérieures et frontales inférieures associées à un rehaussement

Encéphalite

Lésion isolée avec un rehaussement en cocarde

Abcès

Effet de masse

Abcès, tumeur

Lésions multifocales débutant dans les régions sous-corticales et progressivement extensives

Leucoencéphalopathie multifocale progressive

Lésions très extensives sans effet de masse

Leucoencéphalopathie multifocale progressive

Atteinte isolée et extensive des régions périventriculaires

Déficit en vitamine B12

Lésions du cortex

Pathologies

Lésions s’étendant sur plusieurs territoires artériels

MELAS

Atteinte plus marquée du cortex que de la substance blanche

Encéphalite

Lésions infiltratives ne respectant pas les limites de la substance grise et de la substance blanche

Abcès, tumeur

Lésions des noyaux gris centraux

Pathologies

Lésions bilatérales

CADASIL

Infarctus lacunaires

CADASIL, maladie des petites artères

Hyperintensité T1 du pulvinar

Maladie de Fabry

Multiples lésions de petite taille des noyaux gris centraux

Syndrome de Susac

Lésions extensives et infiltratives des noyaux gris centraux

Maladie de Behçet

Lésions infiltratives ne respectant pas les limites de la substance grise et de la substance blanche

Abcès, tumeur

Hyperintensité des noyaux caudés

Forme adulte de leucoencéphalopathie

Lésions de la moelle

Pathologies

Lésions étendues et extensives

Tumeur, Devic, encéphalomyélite aiguë disséminée, myélite aiguë transverse, syndrome de Sjögren

Lésions étendues des cordons postérieurs

Déficit en B12

Autres

Pathologies

Infarctus du pont

CADASIL, maladie des petites artères

Dilatation des espaces de Virchow Robin

Hyperhomocystéinémie, vascularite

Augmentation diffuse du lactate sur la spectrométrie de RMN

MELAS

Rehaussement méningé

Syndrome de Susac, vascularite, Behçet, méningite, Lyme, sarcoïdose

Hydrocéphalie

Sarcoïdose

L’utilisation de l’IRM pour le choix et la surveillance des traitements de fond

Généralités

Actuellement, même si l’IRM constitue un outil incontestable pour l’évaluation de l’efficacité des nouvelles thérapeutiques de la SEP, sa place reste encore incertaine pour le suivi thérapeutique à l’échelon individuel.

Aucune IRM systématique n’est indiquée pour la surveillance thérapeutique des patients atteints de SEP. Une IRM sera réalisée dans le cas d’une évolutivité clinique malgré un traitement bien conduit afin de discuter du changement de thérapeutique. Une surveillance IRM devra également être pratiquée lors de la survenue de signes neurologiques atypiques chez des patients traités par natalizumab afin d’éliminer une leucoencéphalopathie multifocale progressive.

Deux paramètres issus de l’IRM conventionnelle (T1, sans et avec gadolinium, T2 et FLAIR) reflètent l’évolutivité du processus pathologique : l’existence de lésions rehaussées après injection et l’augmentation de la « charge » lésionnelle T2 totale. D’autre part, l’imagerie conventionnelle peut apporter des marqueurs de lésions tissulaires irréversibles grâce à l’évaluation subjective de l’atrophie (dilatation ventriculaire et dilatation des sillons corticaux) et la mise en évidence de « trous noirs ». À noter que pour disposer de l’ensemble des informations susceptibles d’être fournies par l’IRM, il est important de réaliser cet examen à distance de toute perfusion de corticoïdes (au moins deux mois) afin de ne pas masquer une ou plusieurs prises de contraste qui constituent notamment un élément déterminant pour le choix de la thérapeutique.

Après un événement clinique isolé suggestif de première poussée (SEP possible ou probable)

L’IRM permettra d’évaluer le risque de conversion en SEP cliniquement certaine ; paramètre indispensable pour décider de l’instauration d’un traitement de fond. Ce traitement sera, en première intention, un traitement immunomodulateur et ne sera prescrit que dans le cas où le risque est important. La définition d’un risque important reste floue, mais il apparaît raisonnable de ne prescrire un traitement de fond que dans le cas où les données IRM sont en faveur d’une dissémination dans l’espace et dans le temps des lésions. La dissémination dans le temps est le critère probablement le plus important pour la prise de décision puisqu’il s’agit d’un critère d’évolutivité de la maladie.

Dans les formes rémittentes

Devant un tableau clinique très actif, caractérisé par de nombreuses poussées suivies de séquelles, l’IRM doit être utilisée pour participer à la décision de la mise en route d’un traitement immunosuppresseurs (Elsep® ou Tysabri®). Deux situations peuvent se présenter :
  • remplacement d’un traitement de fond immunomodulateur par un traitement immunosuppresseur ;
  • ou introduction d’emblée d’un traitement immunosuppresseur [10].

Chez un patient présentant une activité clinique significative (persistance de poussées), malgré un traitement de fond bien conduit, le neurologue doit se poser la question de l’intérêt de modifier le traitement de fond. Le meilleur marqueur radiologique d’une activité de la maladie est l’existence d’une ou plusieurs lésions rehaussées après injection. Une étude réalisée sur deux ans a montré que l’existence d’une activité inflammatoire (au moins une lésion rehaussée) à un an de traitement de fond par IFN bêta était le meilleur marqueur de mauvaise réponse à deux ans (augmentation significative du score d’incapacité de l’EDSS) [11]. L’existence d’une progression importante de la « charge » lésionnelle sur deux IRM successives constitue également un bon indice d’activité.

Malgré le manque de données dans la littérature, un traitement immunosuppresseur peut être proposé d’emblée dans le cas de SEP rémittentes particulièrement actives. Le caractère très évolutif de la maladie doit alors être apprécié par la clinique (fréquence des poussées et incapacité résiduelle) ainsi que par l’IRM. Là encore, la persistance dans le temps de nombreuses lésions rehaussées ainsi qu’une augmentation rapide de la charge lésionnelle sont des paramètres déterminant pour la prise de décision.

Dans les formes secondairement progressive

L’Elsep® dispose d’une AMM dans les formes de SEP secondairement progressives très évolutives (augmentation de deux points d’EDSS en 12 mois) avec persistance d’une activité inflammatoire. L’IRM permettra de mettre en évidence cette activité inflammatoire en recherchant des lésions rehaussées après injection. En cas d’absence de lésions rehaussées, l’IRM pourra être répétée à 3 mois. Il est important de réaliser une IRM chez ces patients afin de ne pas les priver d’une possible thérapeutique, d’autant plus qu’il n’existe aucun autre traitement démontré comme efficace dans cette forme clinique.

L’utilisation de l’IRM pour la surveillance des effets secondaires des traitements de fond

Étant donné la survenue de plusieurs cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive chez des patients traités par natalizumab, il est impératif de disposer d’une IRM cérébrale de référence avant de commencer ce traitement. En cas de nouvel événement neurologique atypique survenu après l’initiation du traitement, il sera nécessaire de réaliser une nouvelle IRM et de la comparer à l’IRM de référence à la recherche de signes de leucoencéphalopathie. Cette pathologie se caractérise le plus souvent par des lésions localisées initialement dans les régions sous-corticales, puis secondairement extensives. Ces lésions n’entraînent pas d’effet de masse malgré leur caractère très extensif et ne sont pas rehaussées par le gadolinium. En cas de doute, une analyse du LCR devra être pratiquée à la recherche du virus JC.

Conclusion

L’IRM constitue une méthode performante pour le diagnostic de la SEP et un marqueur sensible à l’évolutivité du processus pathologique. En dehors de la phase de diagnostic, l’IRM constitue une aide précieuse pour le choix de la thérapeutique, notamment pour décider du changement de traitement lors de la persistance d’une évolutivité clinique malgré un traitement bien conduit.

Références

1 Lassmann H. Models of multiple sclerosis: new insights into pathophysiology and repair. Curr Opin Neurol 2008 ; 21 : 242-7.

2 Fazekas F, Offenbacher H, Fuchs S, et al. Criteria for an increased specificity of MRI interpretation in elderly subjects with suspected multiple sclerosis. Neurology 1988 ; 38 : 1822-5.

3 Paty DW, Oger JJ, Kastrukoff LF, et al. MRI in the diagnosis of MS: a prospective study with comparison of clinical evaluation, evoked potentials, oligoclonal banding, and CT. Neurology 1988 ; 38 : 180-5.

4 McDonald WI, Compston A, Edan G, et al. Recommended diagnostic criteria for multiple sclerosis: guidelines from the International Panel on the diagnosis of multiple sclerosis. Ann Neurol 2001 ; 50 : 121-7.

5 Polman CH, Reingold SC, Edan G, et al. Diagnostic criteria for multiple sclerosis: 2005 revisions to the “McDonald Criteria”. Ann Neurol 2005 ; 58 : 840-6.

6 Swanton JK, Fernando K, Dalton CM, et al. Modification of MRI criteria for multiple sclerosis in patients with clinically isolated syndromes. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2006 ; 77 : 830-3.

7 Swanton JK, Rovira A, Tintore M, et al. MRI criteria for multiple sclerosis in patients presenting with clinically isolated syndromes: a multicentre retrospective study. Lancet Neurol 2007 ; 6 : 677-86.

8 Tintore M, Rovira A, Rio J, et al. Do oligoclonal bands add information to MRI in first attacks of multiple sclerosis? Neurology 2008 ; 70 : 1079-83.

9 Charil A, Yousry TA, Rovaris M, et al. MRI and the diagnosis of multiple sclerosis: expanding the concept of “no better explanation”. Lancet Neurol 2006 ; 5 : 841-52.

10 Boster A, Edan G, Frohman E, et al. Intense immunosuppression in patients with rapidly worsening multiple sclerosis: treatment guidelines for the clinician. Lancet Neurol 2008 ; 7 : 173-83.

11 Rio J, Rovira A, Tintore M, et al. Relationship between MRI lesion activity and response to IFN-beta in relapsing-remitting multiple sclerosis patients. Mult Scler 2008 ; 14 : 479-84.


 

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