ARTICLE
Auteur(s) : Jean Martin
On ne pense pas assez à tout ce que la neurologie doit à la
voiture : d'une part, hélas, un recrutement considérable du
fait des accidents et de leurs séquelles, mais aussi une source de
métaphores et de comparaisons presque inépuisable et très
pédagogique sur le plan des maladies et des traitements. Si donc
l'expression « péter une durite » appartient aux
cardiologues, on doit admettre que l'objet automobile est
l'expression presque parfaite de l'homme neuronal. Et dans un pays
où, avant la crise, 10 % de la population vivent (et parfois
meurent) de l'automobile, être comparé à un garagiste honnête ne me
semble absolument pas injurieux pour nous. Après tout, notre corps
est lui aussi un moyen individuel de communication et de
transport(s) qu'il convient d'entretenir.
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