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MS: an inflammatory or a degenerative disease?


Neurologie.com. Volume 1, Number 4, 105-9, juin 2009, Revue flash

DOI : 10.1684/nro.2009.0061

Résumé   Summary  

Author(s) : Dalia Dimitri , Centre de référence des maladies neuromusculaires, Hôpital Henri-Mondor, Créteil Réseau SINDEFI.

Summary : Multiple sclerosis (MS) is the prototype of inflammatory and demyelinating disorder of the central nervous system. However, disability in the progressive stage of the disease, axonal destruction and global brain damage triggered speculations that MS is a neurodegenerative disease. This article reviewed recent findings that suggest that inflammation has an important role in tissue damage throughout the evolution. In the early stage of relapsing remitting MS, focal plaques in the white matter are formed by waves of inflammation. With chronicity, a global inflammatory response in the brain and meninges induces cortical demyelination and diffuse white matter injury.

Keywords : multiple sclerosis, inflammation, neurodegeneration, demyelination, axonal injury

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : Dalia Dimitri

Centre de référence des maladies neuromusculaires, Hôpital Henri-Mondor, Créteil Réseau SINDEFI

La SEP est une maladie inflammatoire multifocale et démyélinisante du SNC, dont la nature auto-immune est généralement admise. On oppose cependant schématiquement la phase rémittente, reflet de l'inflammation et de la démyélinisation, à la phase progressive responsable du handicap, liée à l'atteinte axonale et qui serait de nature dégénérative. Dans cette mise au point, les données en faveur de l'implication majeure de l'inflammation dans les dommages tissulaires tout au long de l'évolution sont présentées ; inflammation et atteinte axonale entretiennent des liens étroits et complexes tant à la phase rémittente qu'aux phases progressives.

Histoire naturelle

La classification clinique de la SEP, fondée sur la notion de poussées et de progression permet de distinguer trois formes principales : la SEP rémittente (SEP-R), la SEP secondairement progressive (SEP-SP), et la SEP progressive d'emblée (SEP-P). Malgré une grande variabilité interindividuelle, le pronostic global de la SEP est actuellement bien connu grâce aux études d'histoire naturelle (tableau 1A) [1]. La majorité des SEP-R va évoluer vers la progression : 2 à 3 % évoluent vers la SEP-SP par année de suivi. La médiane de délai de survenue de la phase SP est de 15 à 19 ans. Les formes bénignes sont estimées à 10-20 % avec néanmoins un risque vers la progression tout au long de l'évolution. Les délais pour atteindre les différents seuils de handicap sont plus longs dans la SEP-R par rapport à la SEP-P confirmant l'importance pronostique de la classification. Cependant, une fois qu'un certain niveau de handicap irréversible est atteint (DSS 3 ou 4), la vitesse d'évolution globale du handicap est la même chez les patients à début rémittent et progressif. L'espérance de vie est modérément affectée.

Les facteurs pronostiques précoces influent sur le délai d'apparition du seuil de handicap irréversible pendant la phase rémittente, mais pas sur la progression ultérieure du handicap qui correspond à la phase SP (tableau 2) [1]. Cependant, les étapes du handicap semblent essentiellement rythmées par l'âge du patient plutôt que par le type évolutif de la maladie (tableau 1B) [1]. L'absence de relation entre poussées et progression suggère une dissociation à l'échelle biologique entre une inflammation aiguë focale et une dégénérescence progressive du SNC. Nous verrons dans les chapitres suivants que cette dissociation n'est qu'apparente.

Tableau 1 A) Médianes de délai de survenue du handicap irréversible pour la SEP rémittente (SEP-R) et la SEP progressive d’emblée (SEP-P), parmi les 1 844 patients de la cohorte lyonnaise (d’après [1]). B) Médianes d’âge de survenue du handicap irréversible pour la SEP-R et la SEP-P, parmi les 1844 patients de la cohorte lyonnaise (d’après [1]).

A.

DSS4

DSS6

DSS7

SEP-R

11 ans

23 ans

33 ans

SEP-P

0

7 ans

13 ans

B.

Âge de début

DSS4

DSS6

DSS7

SEP-R

29 ans

45 ans

55 ans

63 ans

SEP-P

40 ans

42 ans

53 ans

63 ans

DSS4 : périmètre de marche limité mais supérieur à 500 m sans aide et d’une traite ; DSS6 : marche avec une canne et périmètre de marche inférieur à 100 m d’une traite ; DSS7 : marche limitée à quelques pas au domicile, avec l’aide des meubles ou des murs.



Tableau 2 Facteurs pronostiques déterminant le délai d'apparition du handicap irréversible (d'après [1])

Bon pronostic

Mauvais pronostic

Forme clinique

SEP-R

SEP-P

Âge de début

< 40 ans

> 40 ans

Début par

  • Névrite optique
  • Atteinte du tronc cérébral (intermédiaire)
  • Troubles sensitifs


Atteinte des voies longues

Début

Monosymptomatique

Polysymptomatique

Rémission de la 1re poussée

Complète

Incomplète

Intervalle entre les deux 1res poussées

≥ 2 ans

< 2 ans

Évolution dans les 5 premières années

  • < 3 poussées
  • Délai pour atteindre DSS 4 ≥ 2 ans


  • ≥ 3 poussées
  • Délai pour atteindre DSS 4 < 2 ans


Imagerie

IRM conventionnelle

Les marqueurs de l'inflammation

L'inflammation est associée à une rupture précoce de la barrière hémato-encéphalique (BHE) visualisée in vivo par la prise de gadolinium des lésions T1. Ce paramètre est 5 à 10 fois plus sensible que les poussées pour mesurer l'activité inflammatoire de la maladie. Les hypersignaux T2, bien que non spécifiques sur le plan pathologique, sont un bon marqueur de l'inflammation mais uniquement au début de la phase rémittente puisque la plupart débutent par une prise de contraste en T1. Dans les phases plus tardives et dans la SEP-P ils se développent indépendamment de la rupture de la BHE [2]. La majorité des lésions Gd+ et T2 n'a pas de corrélation avec le handicap. Cependant, une étude portant sur 71 premiers événements démyélinisants a montré que l'EDSS à 14 ans était modérément corrélé au volume des lésions T2 à l'IRM initiale, à 5 ans et à son augmentation les 5 premières années ; l'EDSS médian était de 3,5 pour les patients avec anomalies à l'IRM initiale contre 1,75 pour les patients sans anomalie (tableau 3) [3].

Tableau 3 Nombre et volume des lésions T2 à l'IRM initiale de patients présentant un premier événement démyélinisant et évolution clinique à 14 ans (d'après [3])
  • Nombre et volume des lésions T2/
  • Évolution clinique


  • 0
  • (0 cm3)
  • (n = 21)


  • 1-3
  • (0,6 cm3)
  • (n = 18)


  • 4-10
  • (0,9 cm3)
  • (n = 15)


  • > 10
  • (5,6 cm3)
  • (n = 17)


SEPCD

19 %

89 %

87 %

88 %

EDSS > 3

0 %

28 %

47 %

70 %

EDSS ≥ 6

0 %

11 %

27 %

53 %

EDSS 10

0 %

0 %

6 %

12 %

EDSS médian ()

1,75 (1-2)

2 (0-8)

4 (0-10)

6 (2-10)

SEPCD : SEP cliniquement définie.

Les marqueurs de l'atteinte axonale

L'atrophie est un phénomène précoce qui concerne aussi bien la substance blanche (SB) que la substance grise (SG) dans le cerveau et la moelle, mais l'atrophie de la substance grise profonde semble plus précoce. La progression de l'atrophie cérébrale est de 0,5 à 1 % par an et l'atrophie médullaire peut atteindre 60-70 % en fin de maladie. Elle reste le meilleur marqueur de la perte axonale et est corrélée au handicap quoique faiblement [2]. L'atrophie cérébrale globale observée durant les deux premières années après le diagnostic serait un marqueur prédictif de l'évolution de l'EDSS à huit ans. Cependant, sa mesure est rendue moins sensible par les fluctuations volumiques liées à l'inflammation. La mesure de l'atrophie corticale, notamment régionale, serait plus pertinente pour étudier la corrélation avec certains déficits fonctionnels spécifiques. La mesure des « trous noirs » est un bon marqueur de la perte axonale liée à l'inflammation aiguë.

Spectro-IRM

La SRM, est une véritable cartographie chimique du cerveau [4]. Les anomalies observées dans la SEP sont une élévation de la choline (Cho) (traduisant l'inflammation et la démyélinisation/remyélinisation), une baisse du N-acétyl-aspartate (NAA) (traduisant l'atteinte axonale et neuronale) et une élévation du myo-inositol (mI) (reflet de l'activité gliale et microgliale). Dans la substance blanche d'apparence normale (SBAN), on observe une réduction du NAA dans les lésions focales, mais également indépendamment de celles-ci, une augmentation du mI et une augmentation focale des signaux lipidiques et de la Cho précédant la formation des lésions T2. Cette dernière anomalie suggère la présence d'une inflammation focale et de faible intensité qui précède le développement des lésions inflammatoires aiguës et sévères. La contribution de la SG dans la pathologie de la SEP est substantielle : réduction significative du NAA dans le cortex dès la phase précoce de la SEP-R, et dans le thalamus des SEP-SP. Bien que prometteuse, la SRM reste peu sensible et peu reproductible, ce qui limite actuellement son utilisation.

IRM fonctionnelle

L'IRMf explore la plasticité cérébrale en montrant l'activation des différentes aires corticales par la mesure de l'oxygénation. La réorganisation corticale est une réponse précoce, dynamique, et adaptative permettant de réduire l'effet de l'atteinte tissulaire diffuse. Une augmentation du recrutement des réseaux cérébraux impliqués dans la réalisation d'une tâche en serait la première étape avec pour conséquence le maintien de la fonction. L'échec de ces mécanismes liés à l'accumulation lésionnelle entraîne d'une part l'activation d'aires de compensation secondaires, et d'autre part, l'apparition du handicap et sa progression.

Dissociation apparente entre les paramètres de l'inflammation et de la perte axonale

L'absence de corrélation solide entre charge lésionnelle et atrophie et la relative indépendance de la réduction du NAA par rapport aux lésions focales viennent renforcer le paradoxe clinique de la dissociation entre poussées et progression. Cependant, l'absence d'inflammation visible en imagerie n'exclut pas sa présence [5] :
  • une large proportion du processus inflammatoire est représentée par une inflammation de faible intensité et de courte durée indétectable à l'IRM conventionnelle. L'injection de triple dose de gadolinium permet de détecter 80 % de lésions en plus que la dose standard et la détection de taux élevés de Cho dans la SBAN témoigne d'une altération plus diffuse de la BHE ;
  • l'IRM ne détecte pas les conséquences tissulaires de l'inflammation qui peuvent être transitoires ou conduire à une perte tissulaire irréversible. Il existe probablement une hétérogénéité entre les patients et entre les différents stades de la maladie ;
  • la prise de gadolinium reflète la rupture de la BHE sans détecter les composants du système immunitaire circulant après avoir franchi cette barrière ;
  • la relation temporelle entre l'inflammation et l'atrophie, phénomène tardif, nécessite un suivi prolongé. Certaines études montrent que le développement d'une atrophie à moyen terme est corrélé avec la persistance de lésions Gd+ sur les IRM successives et l'augmentation de la charge lésionnelle dans les premières années. L'atrophie semble aussi liée à des changements détectés dans la SBAN et la SG.

Neuropathologie

La démyélinisation primaire s'organise en lésions focales « les plaques » dans la SB avec une préservation de l'axone qui n'est cependant que relative par rapport à la destruction de la myéline. La plaque associe 5 processus : démyélinisation associée à une remyélinisation (et parfois à une perte oligodendrocytaire), inflammation subaiguë (lymphocytes T CD4+ et surtout CD8+, lymphocytes B, macrophages et microglie activés), gliose astrocytaire, et perte axonale.

La démyélinisation

Elle induit à long terme la dégénérescence axonale. Selon la présence de l'inflammation et de la démyélinisation, les plaques sont classées en aiguës, chroniques actives, chroniques inactives et « shadow plaques ». Une étude d'une large série de lésions actives biopsiées dégageait 4 profils de démyélinisation évocateurs d'une origine auto-immune (profils I-II), ou suggérant une altération primitive des oligodendrocytes (III-IV, plus rares) [6]. Les lésions étaient homogènes chez un même patient mais différaient d'un patient à l'autre. L'inflammation était similaire dans les quatre groupes. La SEP-P correspondait plus au dernier profil. Cependant, les aspects pathologiques n'étaient pas corrélés aux formes évolutives. Aux stades plus évolués ces différents types lésionnels peuvent être associés. La démyélinisation corticale, phénomène important, sera développée, plus loin.

L'atteinte axonale

Elle dépend du stade lésionnel et implique des mécanismes différents [6] :
  • durant la démyélinisation aiguë, une atteinte axonale massive liée à l'inflammation avec un aspect de transsections axonales survient. Cette phase ne dure que quelques jours à quelques semaines. La destruction axonale est corrélée au degré d'infiltration par les macrophages et la microglie activés et à l'infiltration par les LT CD8+ cytotoxiques. La démyélinisation est donc nécessaire mais non suffisante pour induire l'atteinte axonale. Elle prédispose l'axone à une atteinte secondaire par les LT et la microglie activée ;
  • une phase d'atteinte axonale lente et diffuse, liée à une dégénérescence wallérienne, et associée à la démyélinisation chronique. Elle est responsable de la progression du handicap. Dans les plaques démyélinisées inactives persistantes, la réduction de la densité axonale atteint 60-70 % alors qu'elle est en moyenne de 30 % dans les plaques fraîches et qu'elle est absente dans les plaques remyélinisées. Dans le système pyramidal, le handicap permanent ne survient que lorsque la perte axonale atteint 60 %. Il est cependant simpliste d'attribuer la deuxième phase de l'atteinte axonale à la seule démyélinisation. Une inflammation lente de faible intensité semble y contribuer également dans les phases progressives (voir infra).

Inflammation diffuse du SNC et pathologie corticale

Une étude autopsique a comparé l'atteinte globale du cerveau chez 52 patients (SEP aiguë, SEP-R, SEP-SP, et SEP-P) [7]. Le nombre de lésions focales de la SB était similaire dans les différentes formes. En revanche, trois éléments distinguaient les formes rémittentes des formes progressives :
  • l'activité inflammatoire des plaques dans la SB était significativement plus importante dans la SEP aiguë et la SEP-R alors que dans les formes progressives, les plaques étaient inactives ;
  • la démyélinisation corticale et atteinte axonale importante et diffuse de la SBAN, sans démyélinisation primaire, étaient caractéristiques des formes progressives et étaient quasi absentes dans la SEP-R et la SEP aiguë. L'atteinte corticale et l'atteinte de la SBAN étaient associées à une inflammation diffuse (dans la SB et les méninges), et à une profonde activation microgliale. En revanche, elles étaient peu corrélées aux lésions focales de la SB. Une étude autopsique de 29 SEP-SP et 7 SEP-P a montré la formation de follicules lymphoïdes secondaires dans les méninges des SEP-SP et non des SEP-P [8]. Le groupe de SEP-SP ayant ces follicules lymphoïdes différait du groupe de SEP-SP sans follicule par un âge de début plus précoce, par une sévérité plus importante, un âge de décès plus précoce, et par une pathologie corticale (démyélinisation, et perte axonale) plus sévère. Ces études suggèrent une compartimentation de l'inflammation au sein du SNC, indépendante de l'afflux de cellules inflammatoires à travers la BHE dans les phases progressives. Cette constatation remet en cause le concept purement dégénératif des formes progressives. Cette compartimentation pourrait expliquer la faible efficacité des traitements immuno-modulateurs et l'absence de prise de contraste à l'IRM. Il reste à déterminer si les patients SEP-R ayant une maladie plus sévère ou une atrophie corticale précoce présentent le même profil d'inflammation que les formes progressives.

Les mécanismes de réparation

La dualité de l'inflammation

Certaines données sont cependant en faveur d'un rôle bénéfique de l'inflammation dans la réparation tissulaire. Les LT et les LB issus de cerveaux de SEP sécrètent in vitro des facteurs neurotrophiques. L'expression de ces derniers, notamment du BNDF, est prédominante et précoce sur les bords des lésions démyélinisantes actives. Ils sont sécrétés près des axones qui ne sont pas atteints par la réaction inflammatoire mais qui sont à risque, représentant une zone de « pénombre » autour de la plaque. À l'inverse, dans les plaques inactives chroniques, ces facteurs sont absents, participant peut-être à la neurodégénérescence irréversible. Enfin, les zones riches en macrophages, sont également riches en précurseurs oligodendrocytaires [9]. Cependant, les thérapeutiques immuno-suppressives n'ont jamais démontré un effet délétère dans les SEP-R actives, où elles sont efficaces, ni dans les SEP-SP où leur efficacité est médiocre.

La remyélinisation

Axones et cellules myélinisantes ont une interdépendance étroite pour leur survie. Pendant la démyélinisation active, les oligodendrocytes sont détruits de façon variable. Ils réapparaissent ensuite, issus des progéniteurs et myélinisent les axones (« shadow plaques »). Il existe dans la SEP une insuffisance de la remyélinisation qui est d'autant plus importante que la maladie est évoluée. Cependant, une remyélinisation importante survient chez certains patients atteints de formes progressives très sévères. Une étude des lésions chroniques de SEP a montré que la majorité des lésions contenait des oligodendrocytes ayant de multiples prolongements associés à des axones démyélinisés et dystrophiques sans pouvoir les remyéliniser. La démyélinisation serait plus liée à la défaillance de l'axone et de l'environnement lésionnel qu'à une déplétion en précurseurs oligodendrocytaires [10].

Synthèse

La SEP débuterait par une inflammation focale qui induit les plaques de démyélinisation dans la SB, responsables en partie du dommage tissulaire pendant la phase rémittente. La récupération, en général excellente au début de la maladie, est liée à la régression de l'inflammation, à la remyélinisation, à la restauration de la conduction dans des plaques toujours démyélinisées (par la redistribution des canaux Na+) et à la plasticité cérébrale (figure 1). Avec la chronicité, une inflammation de faible intensité mais continue et autonome au sein du SNC et la formation de follicules lymphoïdes méningés induiraient une atteinte axonale globale dans la SBAN et une démyélinisation corticale. La compartimentation de l'inflammation la rendrait inaccessible au contrôle du système immunitaire et aux traitements visant l'inflammation. L'épuisement des capacités de plasticité cérébrale et des facteurs neurotrophiques contribueraient à la progression irréversible du handicap. Celui-ci est à la fois la conséquence de mécanismes lésionnels et de la défaillance des mécanismes de réparation. L'existence d'un seuil irréversible de handicap, et l'épuisement progressif des capacités de réparation sont autant d'arguments forts pour un traitement précoce de l'activité inflammatoire.

Références

1 Confavreux C, Vukusic S. L’évolution naturelle de la sclérose en plaques. Rev Prat 2006 ; 5 : 1313-20.

2 Miller DH. Biomarkers and surrogate outcomes in neurodegenerative disease: lessons from multiple sclerosis. NeuroRx 2004 ; 1 : 284-94.

3 Brex PA, Ciccarelli O, O'Riordan JI, et al. A longitudinal study of abnormalities on MRI and disability from multiple sclerosis. N Engl J Med 2002 ; 346 : 158-64.

4 De Stefano N, Bartolozzi ML, Guidi L, et al. Magnetic resonance spectroscopy as a measure of brain damage in multiple sclerosis. J Neurol Sci 2005 ; 233 : 203-8.

5 Inglese M, Benedetti B, Filippi M. The relation between MRI measures of inflammation and neurodegeneration in multiple sclerosis. J Neurol Sci 2005 ; 233 : 15-9.

6 Lassmann H. Axonal injury in multiple sclerosis. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2003 ; 74 : 625-97.

7 Kutzelnigg A, Lucchinetti CF, Stadelmann C, et al. Cortical demyelination and diffuse white matter injury in multiple sclerosis. Brain 2005 ; 128 : 2705-12.

8 Magliozzi R, Howell O, Vora A, et al. Meningeal B-cell follicles in secondary progressive multiple sclerosis associate with early onset of disease and severe cortical pathology. Brain 2007 ; 130 : 1089-104.

9 Martino G, Adorini L, Rieckmann P, et al. Inflammation in multiple sclerosis: the good, the bad, and the complex. Lancet Neurol 2002 ; 1 : 499-509.

10 Chang A, Tourtellotte WW, Rudick R, Trapp BD. Premyelinating oligodendrocytes in chronic lesions of multiple sclerosis. N Engl J Med 2002 ; 346 : 165-73.


 

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