Home > Journals > Medicine > Médecine thérapeutique / Pédiatrie > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Médecine thérapeutique / Pédiatrie
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version
  Version PDF

[[ Titre traduit à venir ]].


Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 11, Number 1, 79-83, janvier-février 2008, Dossier

DOI : 10.1684/mtp.2008.0143

Résumé  

Author(s) : Isabelle Thuret , Centre de référence maladie rare « Thalassémie », Service d’hématologie pédiatrique, hôpital La Timone, boulevard Jean-Moulin, 13005 Marseille.

ARTICLE

Auteur(s) : Isabelle Thuret

Centre de référence maladie rare « Thalassémie », Service d’hématologie pédiatrique, hôpital La Timone, boulevard Jean-Moulin, 13005 Marseille

La prise en charge de la surcharge martiale post-transfusionnelle, particulièrement décrite chez les patients atteints de thalassémie majeure (TM) concerne également les autres anémies chroniques de l’enfant nécessitant des transfusions au long cours et en particulier les syndromes drépanocytaires majeurs. En effet, les indications de régime transfusionnel prolongé ont notablement augmenté au cours des dernières années du fait de la prévention primaire des accidents vasculaires cérébraux chez les enfants dont le Doppler transcrânien est pathologique. L’élévation régulière des ferritinémies et de la proportion de patients recevant un traitement chélateur du fer au fil des années de transfusions (TF) a d’ailleurs bien été documentée chez les enfants de l’étude américaine STOP [1].

Physiopathologie de la surcharge martiale

Un concentré globulaire apporte environ 200 mg de fer, fer pour lequel l’organisme ne dispose pas de voie naturelle efficace d’élimination. Le foie est le principal organe qui stocke le fer, sous forme de ferritine. Les transfusions itératives conduisent à une augmentation de la concentration en fer intrahépatique (CFH) et des ferritinémies. Lorsque la capacité de stockage du système réticulo-endothélial et du foie est dépassée, le fer se dépose dans les glandes endocrines et le cœur. Parallèlement la transferrine devient totalement saturée et une fraction martiale plasmatique non liée particulièrement toxique, le fer labile plasmatique, apparaît. Les atteintes d’organe surviennent par accumulation progressive du fer et toxicité du fer non lié induisant la formation de radicaux hydroxyles, lésions cellulaires et fibrose.

Principales complications cliniques de la surcharge en fer

Les principaux organes cibles de la surcharge en fer sont le cœur, le foie, les glandes endocrines.

Les atteintes cliniques de la surcharge en fer ont principalement été étudiées chez les patients atteints de TM dont le régime transfusionnel systématique est en règle débuté avant l’âge de 2 ans [2-5] :

  • L’atteinte cardiaque (cardiomyopathie avec altération tardive de la fonction systolique à l’échographie, troubles du rythme) y reste la cause d’environ 2/3 des décès et a été corrélée à des valeurs de ferritinémies supérieures à 2 500 ng/ml, à une CFH supérieure à 15 mg/g de foie sec et à une mauvaise observance au traitement chélateur [2, 3].
  • Le retentissement endocrinien de l’hémosidérose est secondaire à l’accumulation du fer dans les glandes endocrines ou au niveau de l’axe hypothalamo-hypophysaire. Chez l’adolescent polytransfusé depuis la petite enfance, l’hypogonadisme hypogonadotrophique constitue l’atteinte la plus fréquente et la plus précoce de la surcharge en fer, responsable d’une puberté incomplète ou absente, plus tardivement d’aménorrhée secondaire, de stérilité et d’ostéoporose. Le retard de croissance au début de la deuxième décennie est rarement observé si la chélation a été régulière et précoce. Les insuffisances endocriniennes rencontrées par dépôt du fer dans le parenchyme glandulaire sont l’intolérance au glucose, plus fréquente et précoce que la survenue d’un diabète franc, l’hypothyroïdie, l’hypoparathyroïdie et l’atteinte surrénalienne. Dans la TM, la fréquence des complications augmente avec l’âge, la sévérité de la surcharge martiale et le défaut d’observance vis-à-vis du traitement chélateur.
  • La surcharge en fer au niveau hépatique induit fibrose, cirrhose, et participe à la survenue d’un hépatocarcinome.

Le tableau 1 propose un schéma de suivi chez l’enfant polytransfusé recevant un traitement chélateur.

La surcharge en fer intervient dans la mortalité des patients drépanocytaires [6-8]. Les données d’autopsie chez l’adulte polytransfusé retrouvent des signes histologiques de surcharge hépatique, qui si elle est sévère, est fréquemment associée à une cirrhose [7]. Plus rarement sont notés des signes de surcharge en fer myocardique. La surcharge martiale était dans une étude de 141 adultes drépanocytaires décédés considérée comme cause principale du décès pour 7 % des patients [7]. Une autre étude comparant la mortalité et la morbidité des patients drépanocytaires adultes avec ou sans surcharge en fer, note une mortalité élevée (avec une cardiomyopathie comme cause de décès pour 30 % des patients) chez les patients présentant des ferritinémies supérieures à 2 000 ng/ml ou des CFH supérieures à 10 mg/g de foie sec [8].

Cependant, chez le patient drépanocytaire transfusé, les atteintes d’organes liés à la surcharge en fer ont été récemment rapportées dans la littérature comme bien moins fréquentes que dans la TM [9, 10]. Dans les études comparatives, la durée des TF et le diagnostic de TM sont des facteurs de risque indépendants d’atteinte cardiaque ou endocrinienne. Plusieurs explications peuvent être proposées :

  • Il n’existe pas ou peu dans la drépanocytose, de dysérythropoïèse comme dans la TM et donc d’hyperabsorption digestive du fer venant s’ajouter aux apports transfusionnels.
  • Même en cas de TF simples les apports transfusionnels sont souvent moindres dans la drépanocytose que dans la TM : à titre d’exemple l’apport de fer transfusionnel a été calculé à 0,22 mg/kg/j dans l’étude CICL 109 évaluant la tolérance du chélateur oral Déférasirox® dans la drépanocytose et à 0,4 mg/kg/j dans l’étude CICL 107 portant sur les patients thalassémiques [11, 12]. Par ailleurs les techniques d’échanges transfusionnels sont volontiers utilisées dans la drépanocytose. Les saignées manuelles accompagnant les TF diminuent les apports en fer et les érythraphérèses préviennent la surcharge en fer.
  • Le caractère inflammatoire de la maladie drépanocytaire pourrait via l’augmentation de synthèse de l’hepcidine limiter la surcharge ou faire qu’elle se produise préférentiellement au niveau du système réticulo-endothélial : l’étude histologique hépatique des patients drépanocytaires transfusés tous les mois depuis en moyenne 5 ans, retrouve pour des CFH élevées peu de souffrance hépatocytaire et une surcharge marquée des cellules de Küpffer [13, 14].
  • Il existe dans la drépanocytose un certain degré de perte urinaire du fer lié à la part d’hémolyse intravasculaire de l’anémie.

Cependant, les résultats des différentes études comparant thalassémie et drépanocytose restent encore difficiles d’interprétation compte tenu des différences entre les populations de patients en termes de durée du régime transfusionnel et de l’âge du début des TF.

Tableau 1 Proposition de suivi d’un enfant régulièrement transfusé et chélaté (hors surveillance annuelle des complications de la drépanocytose)

Rythme

Avant chaque TF

  • NFS1, RAI, % HbS
  • phénotype érythrocytaire étendu et sérologies virales avant la 1re TF


Clinique

– poids, taille debout et assis

/6 mois jusqu’à la fin de la croissance

– stade pubertaire

/6 mois de 10 ans jusqu’à la fin de la puberté

Examens biologiques

– ferritine2, coefficient de saturation de la transferrine

/3 mois

– ionogramme avec glycémie, créatininémie2, ASAT, ALAT2

/3 mois

– calcémie, phosphorémie3

/3 mois

– dosage du zinc

/6-12 mois

Évaluation cardiaque

– ECG

/12 mois

– Echocardiographie

/12 mois

– T24 myocardique3

/12-24 mois

CFH

/12-24 mois

Examens radiologiques

– Age osseux, RX poignet + genou+ rachis

  • /12-24 mois
  • pendant la croissance


– ostéodensitométrie3

/24 mois

Audiogramme

/12 mois

Examen ophtalmologique

/12 mois

Bilans endocrinologiques3

– HGPO

/12 mois

– TSH, FT4

/6-12 mois

– FSH, LH, œstradiol/testostérone

/6-12 mois

– PTH

/12 mois

1surveillance hebdomadaire en cas de chélation par défériprone.

2surveillance mensuelle en cas de chélation par déférasirox.

3Après 10 ans de TF si chélation régulière.

4En règle par IRM.

Évaluation paraclinique de la surcharge en fer

Les principales méthodes permettant d’évaluer la surcharge en fer de l’organisme sont le dosage des ferritinémies, la détermination de la CFH par ponction biopsie hépatique (PBH), susceptibilité magnétique (SQUID) ou imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM), et celle du fer myocardique par IRM.
  • Le suivi régulier des ferritinémies est très utilisé en pratique pour évaluer l’importance de la surcharge en fer et suivre l’efficacité du traitement chélateur. Chez le patient polytransfusé le but du traitement chélateur est leur maintien à 1 000 ng/ml ou moins. Une valeur unique de ferritinémie n’est pas informative, de nombreux facteurs autres que la surcharge martiale augmentant ses valeurs (hépatopathie, hémolyse et inflammation). Les crises vaso-occlusives (CVO) entraînent une augmentation prolongée (parfois de plusieurs semaines) des ferritinémies [15]. Plusieurs études ont souligné le manque de corrélation entre ferritinémies et le nombre de TF reçues [14]. Néanmoins, chez les enfants drépanocytaires transfusés de l’étude STOP, elles augmentent parallèlement au nombre de TF effectuées. L’interprétation des ferritinémies doit être évolutive et les déterminations réalisées à l’état basal, à distance des CVO.Le coefficient de saturation de la transferrine est également un élément de surveillance. Le dosage du fer plasmatique non lié qui évalue la fraction toxique du fer n’est pas disponible en pratique courante. Dans une étude récente, à CFH et ferritinémies similaires les patients drépanocytaires ont un coefficient de saturation de la transferrine, un fer labile plasmatique et certains marqueurs plasmatiques d’oxydation significativement moins élevés que les patients thalassémiques [16].
  • La détermination de la CFH par PBH reste actuellement l’examen de référence pour apprécier la charge globale en fer de l’organisme, 90 % du fer en excès y étant stocké. Elle permet une étude histologique évaluant le stade de fibrose, le grade d’activité, l’intensité de la surcharge hémosidérique au niveau des cellules de Küppfer et des hépatocytes. La détermination de la CFH s’effectue par absorptiométrie atomique. Le traitement chélateur vise à maintenir les CFH à moins de 7 mg/g de foie sec. Dans la drépanocytose les valeurs de CFH sont corrélées au nombre de TF et le rapport ferritinémie sur CFH est plus élevé que dans la TM [17]. Les techniques d’IRM ont connu un développement récent dans l’évaluation de la surcharge tissulaire en fer. L’IRM est sensible à la concentration en fer tissulaire, le fer raccourcissant le temps de relaxation des protons et diminuant l’intensité du signal. Plusieurs techniques utilisant diverses séquences et indices de mesure ont montré une excellente corrélation entre les mesures IRM de la CFH et celles obtenues par PBH [18-20].La mesure de la susceptométrie biomagnétique du foie par SQUID qui a été appliquée aux patients thalassémiques et drépanocytaires est un outil de suivi fiable de la CFH, mais très peu d’appareils sont disponibles dans le monde [21].
  • L’IRM permet aussi d’évaluer la surcharge tissulaire myocardique et va probablement devenir l’outil majeur du diagnostic précoce et du suivi sous traitement chélateur de la surcharge en fer myocardique. Une technique d’IRM en particulier, mesurant le T2*, a montré la corrélation inverse entre la valeur de cet indice et la fraction d’éjection systolique chez les patients thalassémiques [22]. En cas de surcharge en fer myocardique la valeur du T2* est abaissée à moins de 20 ms et moins de 8-10 en cas de surcharge sévère. La surcharge cardiaque est rarement observée dans la drépanocytose. Une étude comparant les enfants et jeunes adultes drépanocytaires et thalassémiques transfusés et chélatés a montré l’absence après en moyenne 9 ans de TF de signes IRM en faveur d’une surcharge en fer myocardique chez 17 sujets drépanocytaires alors qu’ils étaient présents chez 8 des 19 patients thalassémiques du même âge après 12 ans de TF [23].

Traitement de la surcharge en fer

La prévention de la surcharge en fer post-transfusionnelle fait appel à la réduction des apports sanguins et donc au principe d’échanges transfusionnels, son traitement à l’emploi de médicaments chélateurs du fer.

Les apports en fer sont fonction des techniques de TF : majeurs en cas de TF simples, intermédiaires en cas de saignées-TF manuelles et nuls en cas d’échanges automatisés par érythraphérèse, érythraphérèses qui permettent donc une prévention complète de la surcharge en fer [24-27].

En cas d’antécédents transfusionnels, l’association Hydréa® et saignées peut traiter la surcharge si le gain en hémoglobine reste suffisant pour autoriser des saignées régulières [28].

Trois médicaments chélateurs du fer sont actuellement disponibles. Leurs principales caractéristiques sont résumées dans le tableau 2. Le traitement chélateur est indiqué chez l’enfant drépanocytaire régulièrement transfusé lorsque les ferritinémies sont supérieures à 1000 ng/ml à au moins 2 valeurs consécutives.

La déféroxamine (Desféral®, DFO) est prescrite depuis plus de 40 ans chez les patients polytransfusés où elle a démontré son efficacité sur la mortalité et la morbidité cardiaque, endocrinienne et hépatique liées à la surcharge martiale [3]. Son administration par voie parentérale et sa demi-vie courte ont conduit à un schéma standard d’administration très contraignant comportant au moins 5 perfusions sous-cutanées de 8-12 heures par semaine. La défaillance cardiaque si elle est traitée par DFO administré en perfusion IV continue peut être réversible. Le Desféral®, traitement efficace mais d’observance difficile en particulier chez l’adolescent, est resté plusieurs décennies la modalité quasi-exclusive de chélation chez les patients drépanocytaires. Récemment, le déférasirox (Exjade®, ICL670) chélateur actif par voie orale a été évalué dans une étude de phase 2 comparative : 132 patients drépanocytaires (médiane d’âge de 15 ans) régulièrement transfusés ont reçu le déférasirox avec sur un an une tolérance satisfaisante et une efficacité sur les ferritines et les CFH du même ordre que celles observées chez les patients recevant le DFO. L’étude de phase 3 évaluant ce médicament dans la TM avait retrouvé une efficacité comparable à celle du DFO pour les doses de 20 et 30 mg/kg/j et une augmentation modérée (restant plus de 9 fois sur 10 dans les limites de la normale), non progressive de la créatinine sanguine chez plus d’1/3 des patients. Ce pourcentage n’est pas majoré pour les patients drépanocytaires chez qui la surveillance régulière sous déférasirox comporte également le dosage de la protéinurie. Ces 2 études cliniques ont montré que l’efficacité thérapeutique du traitement chélateur était fonction de la dose prescrite et de l’importance de l’apport transfusionnel en fer. L’AMM actuelle du déférasirox (juin 2006) l’indique dans la TM et en cas d’inadéquation du DFO dans la drépanocytose.

La défériprone (Ferriprox®, L1) qui n’a pas d’AMM dans la drépanocytose n’a été prescrite que chez peu de patients drépanocytaires parfois en association avec la DFO dans le cadre d’une hyperchélation ou du fait d’une atteinte cardiaque [29-31]. Plusieurs études cliniques et de suivi cardiaque par IRM ont montré que la défériprone était particulièrement cardioprotectrice avec dans une étude récente un bénéfice significatif sur leur mortalité d’origine cardiaque des patients thalassémiques [32]. Le risque d’agranulocytose justifie lors de sa prescription une surveillance hebdomadaire de l’hémogramme.

Tableau 2 Les médicaments chélateurs du fer

  • Déféroxamine
  • 20-60 mg/kg/j


  • Défériprone
  • 50-100 mg/kg/j


  • Déférasirox
  • 10-30 mg/kg/j


Voie

ss-CUT, IV, IM

P. OS

P. OS

1/2 vie

20 minutes

3 heures

8-16 heures

Excrétion

Urines + selles

Urines

Selles

Action sur les ferritinemies

+++

+

+++

Action sur la CFH

+++

+

+++

Action sur le fer cardiaque

+

+++

Évaluation en cours

Toxicité

Locale (voie ss-cut)

Agranulocytose

Rénale

Neurosensorielle

Articulaire

Cutanée

Croissance

Digestive

Digestive

Infections à yersinia

Hépatique

Hépatique

Statut 2007 (AMM)

Surcharges martiales post-TF quelle que soit la maladie sous-jacente

TM de + de 6 ans si DFO inadéquat

TM de + de 6 ans, autres anémies dont SDM si DFO inadéquat

Conclusion

La surcharge en fer est au premier plan des complications transfusionnelles. L’augmentation récente des indications des programmes transfusionnels au long cours chez l’enfant drépanocytaire va conduire à une meilleure connaissance de l’incidence des atteintes cliniques de la surcharge martiale dans ce contexte. Les patients drépanocytaires vont bénéficier de l’amélioration récente de la prise en charge de la surcharge martiale via le développement de nouveaux moyens d’évaluation de la surcharge en fer et l’élargissement des alternatives de traitement chélateur du fer.

Références

1 Lee MT, Piomelli S, Granger S, et al. Stroke Prevention Trial in Sickle Cell Anemia. Blood 2006 ; 108 : 847-52.

2 Olivieri N, Nathan D, MacMillan J, et al. Survival in medically treated patients with homozygous β-thalassemia. N Engl J Med 1994 ; 331 : 574-8.

3 Olivieri N, Britthenham G. Iron-chelating therapy and the treatement of thalassemia. Blood 1997 ; 89 : 739-61.

4 Borgna-Pignatti C, Rugolotto S, De Stefano P, et al. Survival and complication in patients with thalassemia major treated with transfusion and deferoxamine. Haematologica 2004 ; 89 : 1187-93.

5 Cunnigham M, Macklin E, Neufeld E, et al. Complications of β-Thalassemia major in north america. Blood 2004 ; 104 : 34-9.

6 Ballas SK. Iron overload is a determinant of morbidity and mortality in adult patients with sickle cell disease. Sem Hematol 2001 ; 38 : 30-6.

7 Darbari D, Kple-Faget P, Kwagyan J, et al. Circumstances of death in adulte sickle cell disease patients. Am J Hematol 2006 ; 81 : 858-63.

8 Fung E, Harmatz P, Milet M, et al. Morbidity and mortality in chronically transfused sujects with thalassemia and sickle cell disease : A report from the multi-center study of iron overload. Am J Haematol 2006 ; epub.

9 Vinchinsky E, Butensky E, Fung E, et al. Comparison of organ dysfonction in transfused patients with SCD or β Thalassemia. Am J Haematol 2005 ; 80 : 70-4.

10 Fung E, Harmatz P, Lee P, et al. Increased prevalence of iron-overload associated endocrinopathy in thalassaemia versus sickle-cell disease. Br J Haematol 2006 ; 135 : 574-82.

11 Vichinski E, Onyekwere O, Porter J, et al. A randomised comparison of deferasirox versus deferoxamine for the treatment of transfusional iron in sickle cell disease. Br J Haematol 2007 ; 136 : 501-6.

12 Cappellini D, Cohen A, Piga M, et al. A phase 3 study of deferasirox (ICL670), a once-daily iron chelator, in patients with β-thalassemia. Blood 2006 ; 107 : 3455-62.

13 Ganz T. Hepcidin and its role in regulating systemic iron metabolism. Hematology (Am Soc Hematol Educ Program) 2006 : 29-35.

14 Harmatz P, Butensky E, Quirolo K, et al. Severity of iron overload in patients with sickle cell receiving chronic red blood cell transfusion therapy. Blood 2000 ; 96 : 77-9.

15 Brownell A, Lowson S, Brozovic M. Serum ferritin concentration in sickle cell crisis. J Clin Pathol 1986 ; 39 : 253-5.

16 Walter P, Fung E, Killilea D, et al. Oxidative stress and inflammation in iron-overloaded patients with β-thalassaemia or sickle cell disease. Br J Haematol 2006 ; 135 : 254-63.

17 Pakbaz P, Fischer R, Gamino R, et al. Serum ferritin a predictor of iron oveload in patients with thalassemia and sickle cell disease. Blood 2004 : 104 ; (ASH annual meeting abstracts).

18 Wood J, Enriquez C, Ghugre N, et al. MRI R2 and R2* mapping accurately estimates hepatic iron concentration in transfusion-dependent thalassemia and sickle cell disease patients. Blood 2005 ; 106 : 1460-5.

19 Voskaridou E, Douskou M, Terpos E, et al. Magnetic resonance imaging in the evaluation of iron overload in patients with beta thalassemia and sickle cell disease. Br J Haematol 2004 ; 126 : 736-42.

20 Gandon Y, Olivie D, Guyader D, et al. Non- invasive assessment of hepatic iron stores by MRI. Lancet 2004 ; 363 : 357-62.

21 Brittenham GM, Cohen AR, McLauren CE, et al. Hepatic iron and plasma ferritin concentration in patients with sickle cell anemia and thalassemia major. Am J Hematol 1993 ; 42 : 81-5.

22 Andreson LJ, Wonke B, Prescott E, et al. Comparison of effects of oral deferiprone and subcutaneous desferrioxamine on myocardial iron concentrations and ventricular function in beta-thalassemia. Lancet 2002 ; 360 : 516-20.

23 Wood J, Tyska JM, Carson S, Nelson MD, Coates TD. Myocardial iron loading in transfusion-dependent thalassemia and sickle cell disease. Blood 2004 ; 103 : 1934-6.

24 Kim H, Dugan N, Silber J, et al. Erythrocytapheresis therapy to reduce iron overload in chronically transfused patients with sickle cell disease. Blood 1994 ; 83 : 1136-42.

25 Adams DM, Shultz WH, Ware RE, Kinney TR. Erythrocytapheresis can reduce iron overload and prevent the need for chelation therapy in chronically transfused pediatric patients. J Pediatr Hematol Oncol 1996 ; 18 : 46-50.

26 Hilliard LM, Williams BF, Lounsbury AE, Howard TH. Erythrocytapheresis limits accumulation in chronically transfused sickle cell patients. Am J Hematol 1998 ; 59 : 28-35.

27 Singer ST, Quirolo K, Nishi K, et al. Erythrocytapherisis for chronically transfused children with sickle cell disease : an effective method for maintaining a low hemoglobin S level and reducing iron overload. J Clin Apher 1999 ; 14 : 122-5.

28 Ware R, Zimmer S, Sylvestre P, et al. Prevention of secondary stroke and resolution of transfusional iron overload in children with sickle cell anemia using hydroxyurea and phlebotomy. J Pediatr 2004 ; 145 : 346-52.

29 Hoffbrand V, Cohen A, Hershko C. Role of deferiprone in chelation therapy for transfusional iron overload. Blood 2003 ; 102 : 17-24.

30 Voskaridou E, Douskou M, Terpos E, et al. Deferiprone as an oral iron chelator in sickle cell disease. Ann Hematol 2005 ; 84 : 434-40.

31 Tsironi M, Polonifi K, Deftereos S, et al. Transfusional hemosiderosis and combined chelation therapy in sickle thalassemia. Eur J Hematol 2005 ; 75 : 355-8.

32 Borgna-Pignatti C, Capellini M, De Stefano P, et al. Cardiac morbidity and mortality in deferoxamine or deferiprone-treated patients with thalassemia major. Blood 2006 ; 107 : 3733-7.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]