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Place des adolescents dans l’urgence hospitalière


Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 8, Number 2, 81-5, mars-avril 2005, Dossier


Résumé  

Author(s) : Georges Picherot, Sylvie Le Berre, Isabelle Hazart, Mathias Muzlack, Laurent Sarthou, Emmanuelle Ramos , CHU Nantes, 44093 Nantes, CHG Saint-Nazaire, 44606 Saint-Nazaire.

ARTICLE

Auteur(s) :, Georges Picherot1,*, Sylvie Le Berre2, Isabelle Hazart1, Mathias Muzlack1, Laurent Sarthou1, Emmanuelle Ramos1

1CHU Nantes, 44093 Nantes
2CHG Saint-Nazaire, 44606 Saint-Nazaire

Le passage à l’urgence est pour tous les âges le reflet des problèmes de santé physique et psychique et aussi de la facilité d’accès à un service de soin devenu primaire. L’urgence constitue le mode le plus fréquent de contact de l’adolescent avec l’hôpital. Ce constat est surprenant pour une population peu consommatrice de soins médicaux et en général en bonne santé. Plusieurs travaux ont montré les spécificités des motifs d’admissions et le caractère probablement souvent inadapté des structures. Après une analyse épidémiologique, nous aborderons quelques situations spécifiques. Comment les aider et peut-on leur parler à l’urgence ? « Il est primordial d’assurer aux adolescents la continuité des soins à partir de l’urgence » était la conclusion du rapport de l’enquête de l’AP-HP de 1999 et cela reste pour nous une préoccupation majeure [1, 2].

Épidémiologie

Plusieurs études françaises ont analysé le passage des adolescents aux urgences. Leurs limites sont dues à l’inhomogénéité des échantillons liée à la difficulté de la définition de l’adolescence. L’étude du passage de 3 365 adolescents (11-19 ans) à l’hôpital de Saint-Nazaire en 2000 a permis de souligner un flux important représentant 15 % des urgences hospitalières totales, chiffre très nettement supérieur à la population générale des adolescents [3]. 49 % des adolescents de cette étude sont admis dans un secteur pédiatrique, 48 % dans un secteur adulte et 3 % dans le secteur gynéco-obstétrique. Dans 74,8 % des cas le motif d’admission est chirurgical, 17,1 % médical et dans 5 % des cas psychiatrique. Parmi les motifs chirurgicaux, la traumatologie représente plus de 90 % des admissions avec une surreprésentation masculine. Les motifs médicaux sont dominés par les pathologies digestives et pulmonaires (37 et 15 %). Les motifs psychiatriques sont dominés par les tentatives de suicide : 55 % avec une surreprésentation féminine (74 % pour 25 %, SR 3/1). 101 adolescentes ont consulté pour un motif gynécologique (35 %) ou obstétrical (65 %). Enfin, dans cette étude, 9 adolescents viennent pour un motif médico-judiciaire (agression sexuelle principalement). Pour 20 % de ces adolescents, le passage à l’urgence sera suivi d’une admission à l’hôpital [3].

L’enquête effectuée à Nice en 1999 portant sur 1 096 adolescents (12-18 ans) admis en 12 semaines aboutit aux mêmes conclusions épidémiologiques : les adolescents représentent 18,4 % des admissions avec prédominance de la traumatologie 55,5 % pour 38,7 % de pathologie non accidentelle. La pathologie psychiatrique est le motif d’admission de 5,4 % des adolescents, dominée par les tentatives de suicide. Le taux d’hospitalisation après passage à l’urgence est plus fréquent dans cette étude que dans la population générale [4].

494 passages d’adolescents sont analysés à Amiens en 1999-2000 (13-19 ans). Ils représentent 12,8 % des passages aux urgences. Dans 65 %, les motifs d’admission sont traumatiques, 26,5 % somatiques médicaux et 6,9 % psychiatriques dont 50 % de tentatives de suicide. 47 % sont accueillis dans le secteur pédiatrique de l’urgence et 53 % dans le secteur adulte. 21 % des passages aux urgences sont suivis d’une hospitalisation.

L’enquête de l’AP-HP effectuée sur 5 hôpitaux en 1999 aboutit aux mêmes conclusions : 66 % de motifs d’admission traumatologiques et 26,5 % de motifs médicaux. 21,6 % des adolescents sont hospitalisés [1].

Plusieurs particularités sont retrouvées dans ces enquêtes. La surreprésentation par rapport à la population d’adolescents de 12-18 ans, qui est d’environ 10 %, est également un constat de Liv aux États-Unis (15,6 %) [6]. Un adolescent sur 5 est gardé en hospitalisation après le passage aux urgences. Si la pathologie traumatique représente les deux tiers des demandes, c’est parmi cette population que l’on trouve le plus de récidives (25 %). Toutes les études soulignent aussi la difficulté du clivage : souffrance psychologique et motif médicochirurgical. La pathologie traumatique peut renvoyer à la prise de risque ou à l’abus d’alcool. Certains motifs médicaux paraissent flous et s’associent à l’angoisse et à la dépression. Ceci justifie un mode d’écoute global que nous aborderons plus loin [5].

Liv constate dans le modèle nord-américain que le risque majeur pour l’adolescent est comportemental et social, plus que médical.

Particularités des motifs d’admission chez l’adolescent

Les motifs traumatiques

La plupart sont superficiels ou bénins. Les accidents représentent pourtant la première cause de mortalité de l’adolescent [7].

Le repérage des conduites à risques et des révélations de difficultés psychologiques associées aux accidents répétés est une préoccupation des services d’urgences [8]. 51 % des adolescents garçons et 36 % des filles disent avoir subi au moins un accident au cours des 12 derniers mois. Le taux de répétition des accidents est de 28 % dans l’année qui suit l’événement et une population à multirécidive est individualisée. Les adolescents récidivistes ont des scores de dépression et d’anxiété plus élevés et « il existe un lien fort entre accident à répétition et souffrance psychique diffuse » [8]. L’idée de proposer un score pour dépister ces situations a été proposée par D. Marcelli. Fait de 14 items simples l’évaluation des conduites à risque de l’adolescent (ECRA) devrait permettre aux praticiens des urgences de repérer ces situations. La prise de risque par conduite de véhicule motorisé a été également analysée [9]. Le risque d’accident est deux fois plus élevé dans cette tranche d’âge.

2 000 adolescents meurent chaque année d’accident de la voie publique. La mortalité des garçons pour ce motif est 3,8 fois supérieure à celle des filles : ils portent moins le casque et prennent davantage de risques. L’association avec la prise de toxiques est fréquente : alcool ou drogues. La prise de risque par vitesse excessive intervient dans 50 % des accidents mortels contre 30 % chez l’adulte. L’absence de port du casque est également associée à la prise de risque du garçon. Deux profils ont été dégagés : les déstabilisés et les hédonistes [9]. L’important serait de déceler devant cet accident qui peut être banal « un acte symptôme d’un trouble psychopathologique ».

Les motifs médicaux

Ils ont été étudiés dans d’autres travaux. Nous aborderons seulement l’asthme et le diabète.

L’asthme présente une évolutivité paradoxale à l’adolescence. « Si beaucoup d’adolescents connaissent une amélioration de leur asthme, l’adolescence demeure la période où l’asthme est le plus grave avec une morbidité accrue entre 13 et 14 ans. C’est à l’adolescence que l’on trouve le plus de décès liés à l’asthme » [10].

L’urgence est le lieu du diagnostic initial des adolescents diabétiques. Le taux d’incidence de découverte le plus élevé se situe entre 10 et 15 ans. Par ailleurs, la « détérioration du contrôle glycémique et l’instabilité caractérisent l’adolescent diabétique ». Les accidents d’acidocétose surviennent plus fréquemment chez les filles adolescentes. Ceci explique également la représentation importante de cette maladie à l’urgence [11].

Les motifs psychocomportementaux

L’agitation et la violence

Elles surviennent le plus souvent chez un adolescent connu pour des troubles du comportement chroniques. La crise aiguë sans antécédent est possible mais rare et plus souvent événementielle. Un élément déclenchant peut parfois être identifié sur ce terrain : violence subie ou maltraitance, intoxication ou mauvaise tolérance médicamenteuse, séparation ou déception.

L’adolescent peut être agité ou violent dans deux contextes différents : dans sa famille où la crainte vient d’un comportement inhabituel, d’une prise de risque ou d’une tolérance impossible. À l’inverse la demande de prise en charge d’adolescents agités et violents vient aussi des secteurs éducatifs pour des enfants souvent en internat, pour une crise aiguë. Le conflit dans ce cadre n’est pas récent. Le déclenchement de la crise est souvent associé à une difficulté relationnelle individuelle révélatrice des frustrations de l’enfant en particulier vis-à-vis de l’anormalité de sa famille. Les éducateurs se sentent débordés ou dévalorisés et ont recours aux urgences « par manque de réponse psychiatrique ». Au cours de l’adolescence, le comportement violent et agité est classique. Le processus d’adolescence serait révélateur de violence : violence spécifique de la scène pubertaire ou aboutissement d’expériences très négatives. De véritables attaques de panique avec violence sont possibles et probablement prévisibles. L’agitation est souvent présentée comme un piège diagnostique. L’élimination d’une étiologie somatique et toxique doit être une préoccupation constante. L’analyse clinique fine ainsi que l’interprétation du contexte et des antécédents permettront d’éviter les erreurs diagnostiques. Le piège est de se fixer uniquement sur les situations sociales et psychologiques. Mais il ne faut pas perdre l’intérêt de l’accueil médicochirurgical conjoint et garder les réflexes de l’examen clinique complet. Apaiser et contenir est souvent possible chez l’adolescent sans recours médicamenteux. Il est important d’obtenir des référents des éléments pour connaître l’histoire de l’enfant avant de le rencontrer. Le but de la prise en charge est de surprendre par le calme de l’accueil, d’éviter les menaces, les épreuves de force. Il est parfois souhaitable de proposer une activité sédative : repas… En dehors des rares violences incoercibles, l’entretien s’effectue avec un ou deux interlocuteurs. Les interlocuteurs se présentent et s’adressent à l’adolescent en personnalisant le plus possible cette relation. S’il est hospitalisé, les intervenants initiaux poursuivent la prise en charge. L’existence d’un service de pédopsychiatrie de liaison rend souvent possible une intervention psychologique précoce qui accompagne la démarche somatique. Tout doit être fait pour ne pas reproduire de la discontinuité dans le séjour hospitalier. La contention prolongée n’a pas d’indication pédiatrique. Le recours à une chambre d’isolement psychiatrique est exceptionnel. Le sédatif idéal, qui n’existe pas, devrait être d’action rapide, sans effet secondaire important, d’administration simple, de durée d’action courte, utilisable en dehors de contexte de réanimation ou de soins intensifs, adapté à l’enfant et bien connu des utilisateurs. Les deux familles thérapeutiques adaptées sont les diazépines et les neuroleptiques [12].

Les alcoolisations aiguës

30 % des adolescents disent avoir été ivres dont 9 % trois fois dans l’année. La plupart de ces adolescents n’ont pas de recours hospitalier ou se situent hors des âges des urgences pédiatriques. Notre enquête basée sur l’analyse de 67 dossiers en milieu d’urgence pédiatrique d’adolescents hospitalisés pour une ivresse aiguë a montré la relative rareté de ce motif « principal ». Ceci rejoint les constats de Thunström en Suède : 200 adolescents de moins de 16 ans sont hospitalisés dans l’année pour le motif d’ivresse aiguë.

Le taux d’alcoolisation moyen est élevé (1,68 g/L), correspondant à une alcoolisation importante liée à l’usage d’alcools forts en quantité importante, véritable « alcoolo-défonce ». Le mode d’alcoolisation est dans un tiers des cas solitaire, et l’alcool est acheté par l’adolescent lui-même en dehors des règles légales de notre pays. Dans notre étude, l’alcoolisme des pères est fréquent. Les problèmes sociofamiliaux et scolaires sont souvent notés et sont des facteurs de mauvais pronostic et d’alcoolisation chronique.

La prise en charge a été effectuée en hospitalisation dans 94 % des cas, ce qui correspond aux recommandations de l’Anaes qui rapprochent les adolescents hospitalisés pour ivresse et pour tentative de suicide. Pour certains, il serait judicieux parmi les ivresses aiguës des adolescents de définir des groupes à risque nécessitant une prise en charge plus importante : garçons de jeune âge, de niveau social faible, à antécédent psychiatrique, vivant dans une famille en difficulté, avec notion d’alcoolisme familial, utilisation conjointe d’autres produits toxiques. Pour nous, ce tri est difficile et le recours au milieu hospitalier est à lui seul un facteur de gravité qui incite à une prise en charge importante. Le risque de l’association entre suicide et intoxication alcoolique est important chez l’adolescent, comme le montre la remarquable étude de Pirkola, (risque évalué à près de 42 % des suicidants). Notre constat de fréquentes corrélations entre l’intoxication alcoolique aiguë aux urgences pédiatriques et des problèmes psycho-socio-familiaux est retrouvée dans tous les travaux publiés. L’ivresse aiguë de l’adolescent est un motif rare de recours aux urgences pédiatriques, la gravité de ce symptôme par son association à de fréquents problèmes psychosociaux et familiaux implique une prise en charge importante avec une hospitalisation initiale et une proposition de suivi ultérieur. Il reste à évaluer l’impact à distance de ce mode de prise en charge, en particulier dans la prévention de l’alcoolisation chronique [13].

Les tentatives de suicide

Le suicide est la deuxième cause de mortalité de l’adolescent. La TS associe un risque somatique immédiat et un risque de souffrance psychique qui peut conduire à une récidive dans environ 30 % des cas dans la première année. La recommandation d’hospitalisation systématique des adolescents pour une prise en charge médicale psychologique et sociale semble très pertinente [14, 15]. Le retour à domicile après passage à l’urgence fait prendre le risque d’une mauvaise évaluation [16] et d’une récidive dont la gravité ne peut être prévue. La compliance au suivi après le passage à l’urgence dépend des facteurs de gravité psychologiques mais aussi du type de prise en charge initiale [17].

D’autres situations seront évoquées par ailleurs : consommation de drogues et adolescents itinérants amenés à l’urgence au cours d’une fugue.

Comment leur parler ?

L’urgence constitue le mode le plus fréquent de contact des adolescents avec l’hôpital et un mode privilégié de prise en charge médicale. Mais peut-on leur parler et de quoi leur parler ? L’urgence est-elle un lieu inadapté aux adolescents ?

Ch. Sthéneur et D. Vernant [2] proposent un cadre avec un espace Santé Jeune qui intervient à l’urgence en fonction d’un questionnaire de 15 questions proposées par l’urgentiste en milieu adulte aux moins de 21 ans.

B. Boudailliez et al. organisent un réseau d’aval avec consultation par un référent médical « global qui évitera le découpage somatique/psychique/social » [5].

« Dans tous les cas les services d’urgences doivent pouvoir mettre à la disposition des adolescents une structure calme et performante » pour une prise en charge globale [4]. Les unités de médecine d’adolescents sont les structures idéales mais elles sont rares.

Peut-on parler de tout ? en particulier des comportements à risques d’accident ou de comportement à risque sexuel ? « Le médecin du service d’urgence doit se comporter comme un médecin traitant car il peut être le seul contact médical » [18]. La vérification des vaccinations est également indispensable !

Quelle est la place de la prise en charge psychiatrique, souvent pédopsychiatrique, de l’adolescent à l’urgence ? Peu de structures d’urgence disposent d’une permanence de pédopsychiatrie [19]. Les adolescents sont parfois adressés aux structures adultes lorsque l’on juge nécessaire la prise en charge en urgence d’une situation psychiatrique. Ce sont souvent les agitations et certaines tentatives de suicide considérées comme graves, les bouffées délirantes, qui motivent la référence psychiatrique. Le travail pédopsychiatrique est-il compatible avec l’urgence ?

L’organisation d’un véritable réseau de prise en charge globale médico-psychosociale des adolescents permet de répondre à ces questions et de former les personnels des urgences à l’accueil des adolescents sans sous-estimer le choix préférentiel des adolescents pour ce type de structure sans rendez-vous et sans obligation de suivi.

Conclusion

Au total, l’adolescent utilise les structures d’urgences hospitalières, pédiatriques ou non. Il paraît essentiel de répondre à cette demande en intégrant la question de l’adolescent dans la politique hospitalière.

Références

1 Gasquet I, Alvin P, Deveau A. Qui sont les adolescents consultant aux urgences et comment sont-ils pris en charge ? Enquête auprès de six hôpitaux de l’AP-HP. Les rapports de l’AP-HP 1999.

2 Sthéneur C, Vernant D. Les adolescents aux urgences : comment repérer ceux qui sont en danger ? Arch Pediatr 2002 ; 9 : 755-8.

3 Leberre S. Étude sur le passage des adolescents au service d’accueil et d’urgences du centre hospitalier général de Saint-Nazaire. Thèse de médecine, Nantes, octobre 2001.

4 Velin P, Alamir H, Babe P, et al. Les adolescents aux urgences de l’hôpital Lenval à Nice en 1999. Arch Pediatr 2001 ; 8 : 361-7.

5 Boudaillez B, Perrin I, Alvin P. Les adolescents aux urgences hospitalières : usages et messages. Arch Pediatr 2001 ; 8(Suppl 2) : 476-8.

6 Ziv A, Boulet JR, Slap GB. Emergency department utization by adolescents in the United States. Pediatrics 1998 ; 101 : 987-94.

7 Tursz A. Mortalité accidentelle chez les adolescents et les jeunes : quelques leçons pour la prévention. Journées parisiennes de pédiatrie 1999. Paris : Flammarion, 1999 ; 327–34.

8 Marcelli D, Mezange F. Les accidents à répétition chez l’adolescent. Traits anxieux, dépressifs et conduites de risques associées. Neuropsychiatr Enfance Adolesc 2000 ; 48 : 163-74.

9 Michel G, Purper-Ouakil D, Mouren-Siméoni MC. Prise de risque chez les jeunes. Les conduites dangereuses en véhicules motorisés. Neuropsychiatr Enfance Adolesc 2002 ; 50 : 583-9.

10 Grimfeld A, Lefèvre F. L’asthme. In : La médecine de l’adolescent. Paris : Masson, 2000 : 150-3.

11 Tubiana-Rufi N. Le diabète insulinoprive. In : La médecine de l’adolescent. Paris : Masson, 2000 : 167-71.

12 Sarthou L, Picherot G. Troubles du comportement aux urgences pédiatriques : analyse de la prise en charge de l’agitation de l’enfant. Urgence Pratique 2003 ; 61 : 27-30.

13 Picherot G, Muzlak M, David V, et al. Intoxications alcooliques aiguës : enquête multicentrique française. Arch Pediatr 2003 ; 10(Suppl 1) : 140s-142s.

14 Fédération Française de psychiatrie. La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge. Conférence de consensus (19-20 octobre 2000). Paris : John Libbey Eurotext, 2001.

15 Pommereau X. Adolescents et conduites suicidaires. Urgences. Paris : Ed LC, 2004 ; 655–62.

16 Kennedy SP, Baraff LJ, Suddath RL. Emergency department management of suicidal adolescents. Ann Emerg Med 2004 ; 43 : 452-60.

17 Granboulan V, Roudot-Thoraval F, Lemerle S, Alvin P. Predictive factors of post-discharge follow-up care among adolescent suicide attempters. Acta Psychiatr Scand ; 104(i) : 31-6.

18 Beckmann K, Melzer-Lange M. Sexual history taking in the pediatric emergency department. Ambul Pediatr 2004 ; 4 : 41-2.

19 Vidailhet C. La pédopsychiatrie aux urgences d’un hôpital d’enfants. Arch Pediatr 1995 ; 2 : 1131-4.


 

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