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Médecine Thérapeutique / médecine de la reproduction
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Les hypogonadismes masculins : une affection multidisciplinaire


Médecine Thérapeutique / médecine de la reproduction. Volume 9, Number 5, novembre-décembre 2007, Éditorial

DOI : 10.1684/mte.2007.0112


Author(s) : Jacques Young , Université Paris Sud 11-APHP, Service d’Endocrinologie et des Maladies de la Reproduction, Unité Inserm 693, CHU de Bicêtre.

ARTICLE

Auteur(s) : Jacques Young

Université Paris Sud 11-APHP, Service d’Endocrinologie et des Maladies de la Reproduction, Unité Inserm 693, CHU de Bicêtre

Les hypogonadismes masculins sont une situation clinique qui intéresse de façon croissante l’ensemble de la communauté médicale. Touchant les individus aux différents âges de la vie, elle concerne aussi bien les endocrinologues pédiatres, les médecins de l’adolescence, les endocrinologues d’adultes, les urologues, médecins de la reproduction et maintenant même les gériatres. C’est en effet une affection qui peut toucher déjà le fœtus masculin ayant une anomalie partielle de la biosynthèse ou de la réceptivité aux androgènes ou bien un déficit congénital complet de la sécrétion des gonadotrophines. La conséquence est une virilisation défectueuse des organes génitaux externes se traduisant par un hypogonadisme néonatal que les endocrinologues pédiatres prennent de plus en plus efficacement en charge. L’absence d’activation de l’axe gonadotrope ou « petite puberté » néonatale dans les hypogonadismes hypogonadotrophiques congénitaux peut majorer les signes d’hypogonadisme et l’atteinte exocrine secondaires à l’absence de démarrage pubertaire à l’adolescence. Cet aspect de la pathologie est plus particulièrement abordé dans l’article consacré aux hypogonadismes hypogonadotrophiques congénitaux. Il était essentiel aussi de traiter une situation fréquemment remontrée par les endocrinologues pédiatres qui posent un diagnostic différentiel parfois difficile avec le déficit congénital en gonadotrophines, le retard pubertaire simple qui est exposé dans ce numéro avec une rare clarté par l’équipe de Régis Coutant. Le syndrome de Klinefelter est une cause chromosomique assez fréquente d’hypogonadisme masculin bien que l’atteinte leydigienne soit le plus souvent très partielle. L’équipe de Patrick Fénichel propose ici une mise au point très bien documentée. À côté de ces maladies empêchant ou altérant le développement pubertaire, il nous a paru nécessaire de rappeler la présentation clinique et les causes des hypogonadismes hypogonadotropes acquis, souvent difficiles à diagnostiquer car provoquant une dégradation de la fonction gonadique une fois la puberté débutée ou achevée. Bien qu’elle soit habituellement révélée par une infertilité et non pas par un hypogonadisme, il nous a paru intéressant d’inclure dans ce numéro une cause importante d’atteinte exocrine testiculaire, les microdélétions du chromosome Y. Cette cause moléculaire d’infertilité est magistralement expliquée par Jean-Pierre Siffroi. Pour poser le diagnostic d’hypogonadisme, en particulier dans les formes partielles, une exploration hormonale gonadique de qualité est nécessaire. Les méthodes sont exposées ici par Yves Reznik, qui est un très bon connaisseur des glandes stéroïdogènes. Le déficit en androgènes lorsqu’il est cliniquement significatif doit être corrigé. Qui mieux que Jean-Marc Kuhn pouvait traiter cet aspect thérapeutique d’andro-endocrinologie ? Enfin, je remercie particulièrement le Pr. Alex Vermeulen, un grand connaisseur au niveau mondial de la fonction testiculaire de l’homme âgé, de mettre en perspective avec toute sa sagesse les problèmes diagnostiques et les incertitudes actuelles concernant les indications thérapeutiques.


 

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