ARTICLE
mte. 2011.0372
Auteur(s) : Nathalie Sermondade1,2, Céline Faure1,2, Charlotte Dupont1,2, Serge Hercberg2,3, Sébastien Czernichow4, Rachel Lévy1,,2 nathalie.sermondade@jvr.aphp.fr
1 Hôpital Jean-Verdier (AP-HP),
services d’histologie, d’embryologie, de cytogénétique et de
biologie de la reproduction,
CECOS,
93140 Bondy,
France
2 Université Paris-13, CRNH IdF,
unité de recherche en epidémiologie nutritionnelle,
UMR U557 Inserm ; U1125 Inra ; Cnam,
93017 Bobigny,
France
3 Hôpital Avicenne (AP-HP),
département de santé publique,
93017 Bobigny,
France
4 Hôpital Ambroise-Paré (AP-HP),
unité de nutrition,
92100 Boulogne-Billancourt,
France
Tirés à part : R. Lévy
Une diminution de la qualité du sperme a été observée
dès 1980, confirmée par des méta-analyses puis pondérée par la
prise en compte de différents facteurs méthodologiques et
environnementaux. Parallèlement, le pourcentage d’adultes, mais
aussi d’enfants, en surpoids ou obèses, croît de façon importante.
De fait, plus d’un homme sur deux en âge de procréer apparaît en
surpoids (38,5 %) ou obèse (13,9 %) [1]. Les données
récentes de la littérature soulignent l’impact du poids de l’homme
sur la fonction de reproduction et, en particulier, sur la qualité
du sperme. Le stress oxydant a un rôle central dans les mécanismes
de cet impact. L’équilibre de la balance pro-oxydants/antioxydants
étant intimement lié à l’alimentation, il est important de prendre
en compte le comportement alimentaire du conjoint dans le bilan
d’infertilité.
Impact du poids et de l’index de masse corporelle sur les
fonctions de reproduction masculines
Après avoir longtemps été négligée, la relation entre poids
(et/ou index de masse corporelle [IMC]) et reproduction masculine
fait l’objet d’un intérêt croissant. Les études se sont dans un
premier temps concentrées sur les paramètres spermatiques, mais des
données plus récentes mettent également en évidence un impact du
surpoids et de l’obésité de l’homme sur l’ensemble des fonctions
reproductives masculines.
Impact sur les paramètres spermatiques conventionnels
Les conséquences d’un IMC élevé sur la fertilité masculine et/ou
la concentration spermatique a fait l’objet en 2008 d’une
revue de la littérature [2]. Trois études épidémiologiques de
grande envergure se sont intéressées au lien entre l’IMC et la
fertilité masculine. Malgré des biais, elles observent une relation
dose-effet entre l’IMC et l’hypofertilité masculine, ainsi qu’un
effet plateau au-delà d’un IMC de 35 kg/m2 [3-5].
Des études portant sur des couples infertiles indiquent
également une relation entre poids et/ou IMC et paramètres
spermatiques (tableau 1).
La plupart observent une altération des paramètres spermatiques
associés à l’IMC, avec souvent un plateau observé pour des IMC
élevés (supérieur à 30 kg/m2) voire très élevés
(35 kg/m2) : diminution de la concentration ou de
la numération totale en spermatozoïdes, diminution du nombre de
spermatozoïdes mobiles et augmentation des formes atypiques de
spermatozoïdes. Cependant, les comparaisons entre études sont
rendues difficiles par des effectifs souvent réduits, le manque
d’homogénéité des populations et l’hétérogénéité des critères
étudiés. Une méta-analyse publiée en 2010 sur ce sujet ne
retient ainsi que cinq publications et ne parvient pas à conclure à
un effet du poids sur les paramètres spermatiques [6].
Cependant, une méta-analyse plus récente colligeant 14 études
met en évidence une augmentation du risque de présenter une
oligozoospermie ou une azoospermie en cas d’IMC élevé [7].
Tableau 1 Principales publications évaluant les relations
entre poids et/ou IMC et paramètres spermatiques.
|
| Population étudiée |
n |
Résultats |
| Jensen et al., 2004 [37] |
Hommes sains |
1558 |
Diminution des concentration et numération totale
si IMC > 25 ou < 20 |
| Sekhavat et Moein, 2010 [38] |
Hommes sains |
852 |
Corrélation négative entre l’IMC et la
concentration et la mobilité spermatique |
| Kort et al., 2006 [13] |
Hommes de couples infertiles |
520 |
Diminution du nombre de spermatozoïdes mobiles et
augmentation de la fragmentation de l’ADN en cas de surpoids ou
d’obésité |
| Hammoud et al., 2008 [39] |
Hommes de couples infertiles |
526 |
Plus d’OAT en cas de surpoids ou d’obésité.
Risque relatif de présenter une OAT = 3,3 en cas d’obésité |
| Chavarro et al., 2009 [12] |
Hommes de couples infertiles |
483 |
Diminution de la numération totale et augmentation
de la fragmentation de l’ADN en cas d’IMC > 35 |
| Martini et al., 2010 [40] |
Hommes de couples infertiles |
794 |
Corrélation négative entre l’IMC et la mobilité
spermatique |
| Tunc et al., 2011 [16] |
Hommes de couples infertiles |
81 |
Diminution de la concentration spermatique en cas
d’IMC élevé.
Augmentation des radicaux libres oxygénés dans le plasma séminal en
cas d’IMC élevé |
| Shayeb et al., 2011 [41] |
Hommes de couples infertiles |
2035 |
Diminution du volume du sperme et des formes
typiques en cas d’obésité |
| Li et al., 2009 [42] |
Hommes sains |
1346 |
Pas de lien entre l’IMC et le sperme |
| Aggerholm et al., 2008
[43] |
Fertiles + infertiles |
2139 |
Pas de lien entre l’IMC et le sperme |
| Duits et al., 2009 [44] |
Hommes de couples infertiles |
1401 |
Pas de lien entre l’IMC et le sperme |
| Rybar et al., 2011 [15] |
Hommes de couples infertiles |
153 |
Pas de lien entre l’IMC et le sperme |
| Relwani et al., 2011 [45] |
Hommes de couples infertiles |
530 |
Pas de lien entre l’IMC et le sperme |
IMC : index de masse corporelle ; OAT :
oligoasthénotératospermie.
Plusieurs hypothèses physiopathologiques ont été émises afin
d’expliquer le lien entre l’obésité et les paramètres
spermatiques :
- –. l’atteinte de l’axe hypothalamohypophysaire, avec
diminution de l’amplitude des pulses de lutenizing hormone
(LH) et diminution de la production de gonadotropin releasing
hormone (GnRH) par l’augmentation des endorphines ;
- –. l’hypogonadisme hypogonadotrope hyperestrogénique par
aromatisation des stéroïdes en estrogènes dans les tissus
périphériques [8] ;
- –. l’impact direct de l’obésité sur la fonction
sertolienne et la spermatogenèse [9] ;
- –. l’augmentation de la température scrotale, par
accumulation de graisse au niveau des hanches et de l’abdomen,
entraînant des perturbations de la spermatogenèse [10] ;
- –. l’accumulation dans les tissus graisseux abdominaux
de substances toxiques et de perturbateurs endocriniens
liposolubles qui majorerait ces perturbations [11].
Impact sur les autres paramètres spermatiques
Plusieurs auteurs mettent aussi en évidence une augmentation de
la fragmentation de l’ADN des spermatozoïdes en cas d’IMC élevé
[12-14], facteur admis comme étant délétère pour les fonctions
reproductives, mais cette association reste controversée
[15, 16]. Tunc et al. mettent également en
évidence une corrélation positive entre l’IMC et la production de
radicaux libres oxygénés dans le plasma séminal [16]. Celle-ci
serait liée à une extension au tractus génital de l’activation du
système immunitaire systémique, connue chez l’homme en surpoids ou
obèse et entraînant une augmentation de l’activation macrophagique
et du stress oxydant dans le plasma séminal.
Impact sur le pouvoir fécondant
Au-delà des paramètres spermatiques, des données obtenues dans
des modèles animaux indiquent que l’IMC du mâle aurait un effet sur
le pouvoir fécondant du sperme. Ainsi, chez la souris, un régime
hypercalorique et hyperlipidique entraîne des diminutions
significatives de la capacitation et de la fixation des
spermatozoïdes à la zone pellucide ovocytaire, ainsi qu’une
diminution des taux de fécondation [17]. Dans un modèle lapin, une
hypercholestérolémie induite par régime affecte les étapes de
capacitation et de réaction acrosomique, probablement du fait
d’altérations de la membrane spermatique par augmentation du
contenu cellulaire en cholestérol [18].
Chez l’homme, peu de publications sont disponibles sur le sujet.
Une publication montre un lien entre IMC élevé et une diminution
des index de fixation à l’acide hyaluronique [19], suggérant une
capacité réduite de fixation à la zone pellucide de ces
spermatozoïdes.
Impact sur le développement et l’implantation
embryonnaires
Des données récentes obtenues dans des modèles animaux suggèrent
que l’obésité paternelle pourrait également altérer le
développement embryonnaire préimplantatoire et l’implantation.
Ainsi, dans un modèle souris, les embryons issus de mâles obèses
(femelle de poids normal) ont une cinétique de clivage ralentie
avec une diminution du taux de blastoformation en culture. Les
blastocytes obtenus présentent un nombre total de cellules réduites
au niveau de leur trophectoderme, mais également au niveau de leur
masse cellulaire interne, par excès d’apoptose. Enfin, ils
présentent aussi des taux d’implantation et un développement fœtal
diminués par rapport aux blastocystes contrôles [20].
Chez l’homme, bien que ces données restent à confirmer sur des
séries d’effectifs plus importants, un article récent met en
évidence un lien entre l’IMC du père, le taux de blastoformation et
les taux de grossesse et d’accouchement après assistance médicale à
la procréation [21].
Mécanismes : le rôle central du stress oxydant
La plupart des auteurs s’accordent à dire que le stress oxydant
jour un rôle central dans l’impact du surpoids et de l’obésité sur
les fonctions de reproduction masculine. Un stress oxydant survient
lorsque l’équilibre pro-oxydants/antioxydants est rompu par excès
de pro-oxydants ou déficit en antioxydants. Les spermatozoïdes sont
concernés par le « paradoxe de l’oxygène » [22]. En
effet, un faible niveau d’espèces réactives de l’oxygène est
nécessaire pour que le spermatozoïde acquière son pouvoir fécondant
et puisse réaliser les étapes de l’interaction gamétique.
Cependant, en cas de déséquilibre, les lésions de peroxydation
altèrent le pouvoir fécondant des spermatozoïdes ainsi que
l’intégrité de la chromatine.
Pro-oxydants : les acides gras polyinsaturés (AGPI)
Les AGPI occupent une place importante dans la reproduction chez
l’homme [23]. Parmi eux, les ω3 et les ω6 essentiels sont
indispensables à de nombreux processus biologiques et doivent être
apportés par l’alimentation. Les ω6, et principalement l’acide
arachidonique, sont impliqués dans la stéroïdogénèse. La membrane
plasmique du spermatozoïde humain contient une concentration élevée
en AGPI (notamment ω3) qui lui confère la fluidité nécessaire aux
différentes phases de la fécondation, notamment la réaction
acrosomique et la fusion gamétique [23].
À l’inverse, un excès de consommation d’AGPI peut déclencher des
mécanismes d’oxydoréduction excessifs néfastes pour la fertilité
[24], en particulier, chez des hommes infertiles disposant d’une
faible capacité antioxydante.
Le rapport ω6/ω3 recommandé est de cinq (contre 11 dans
l’alimentation occidentale). Une supplémentation en ω3 semble avoir
un effet bénéfique sur la qualité du sperme, en particulier sur sa
mobilité. En revanche, il faut veiller à éviter un apport trop
élevé en ω6 chez l’homme infertile.
Antioxydants
Éléments-clés de la synthèse nucléotique et impliqués dans la
méthylation de l’ADN et le processus d’empreinte, les folates
(vitamine B9) sont également de puissants antioxydants. Une
faible concentration séminale en folates est ainsi associée à des
altérations de l’ADN des spermatozoïdes chez des hommes infertiles
[25]. À l’inverse, une prise alimentaire riche en folates semble
protéger contre l’aneuploïdie spermatique et améliorerait la
qualité chromosomique des spermatozoïdes produits [26]. Les
vitamines B12 (cobalamine) et B6 (pyridoxine) sont des
cofacteurs également impliqués dans le cycle de la méthionine. Une
carence en l’une des vitamines du groupe B conduit à une
hyperhomocystéinémie, aboutissant à de sévères dysfonctions
cellulaires touchant l’expression des gènes, les fonctions
protidiques et lipidiques, la croissance cellulaire et la
fragmentation de l’ADN, menant à l’apoptose. Plus d’un tiers des
partenaires masculins de couples infertiles présentent une carence
en B12 [27].
Les vitamines C et E sont des antioxydants majeurs
pour les spermatozoïdes. Une concentration séminale élevée en
vitamine C protège les spermatozoïdes des espèces réactives
oxygénées (ERO). Une supplémentation en acide ascorbique
permettrait ainsi une réduction des radicaux libres et à la
diminution des altérations endogènes de l’ADN des spermatozoïdes
[28]. La vitamine E inactive les ERO et interagit aussi
directement avec les composants des membranes [29]. Elle est
traditionnellement appelée vitamine « antistérilité ».
Une faible concentration en vitamine E dans le sperme peut se
traduire par une altération de l’ADN des spermatozoïdes.
Enfin, certains minéraux, tels le cuivre, zinc et le sélénium,
jouent un rôle dans le contrôle du stress oxydant. Le cuivre
protège les spermatozoïdes de la peroxydation en intervenant comme
antioxydant dans l’activité de l’enzyme superoxyde dismutase [30].
La concentration séminale en cuivre est corrélée positivement avec
la numération, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. À
l’inverse, un niveau très élevé en cuivre peut être délétère,
induisant une diminution de la mobilité des spermatozoïdes. Le zinc
constitue également un oligoélément essentiel pour la
spermatogenèse en exerçant un rôle important dans le développement
testiculaire et conditionne certaines caractéristiques des
spermatozoïdes (concentration, mobilité et vitalité) ainsi que
leurs fonctions (réaction acrosomique, décondensation de la
chromatine) [31]. Le sélénium est présent dans les testicules en
concentration élevée et joue un rôle important dans la
spermiogenèse [32]. Une carence en sélénium serait à l’origine
d’infertilité et de perturbations de la fonction testiculaire.
Comportement alimentaire et balance
pro-oxydants/antioxydants
Le comportement alimentaire constitue le premier facteur
responsable de l’équilibre de la balance pro-oxydants/antioxydants.
Ainsi, des études récentes ont établi un lien entre l’alimentation
et la qualité du sperme. Chez 61 hommes de couples infertiles,
ceux ayant des paramètres spermatiques normaux consommaient plus de
coquillages, tomates, laitues alors que ceux avec des paramètres
spermatiques très altérés consommaient plutôt des produits carnés
et des pommes de terre [33]. Par ailleurs, l’alimentation semble
avoir un impact direct sur la qualité du sperme chez des patients
hollandais suivis en fécondation in vitro (FIV) avec
micro-injection de spermatozoïdes (Intra cytoplasmic sperm
injection [ICSI]), puisque le régime réfléchi (fruits,
légumes, poissons), riche en antioxydants, avait un impact positif
sur la qualité de l’ADN, alors que le régime traditionnel (viandes
et pommes de terre), pauvre en antioxydants, était positivement
corrélé à la concentration spermatique [34]. Enfin, un régime de
type « méditerranéen » (hauts apports en huiles
végétales, fruits, légumes et poissons) suivi par les deux membres
du couple permettrait d’augmenter les chances de grossesse en FIV
[35].
Conclusion
Malgré certains résultats encore controversés, il est admis que
le poids et l’IMC ont un rôle dans les fonctions de reproduction
masculine. Le stress oxydant est un élément central dans les
mécanismes impliqués dans l’impact de la nutrition sur la fertilité
de l’homme. Certains hommes semblent plus vulnérables que
d’autres : il semble ainsi important de prendre en compte les
différents polymorphismes génétiques des gènes codant pour les
principales enzymes impliquées dans le stress oxydant.
Parmi les actions envisageables afin d’atténuer, voire de
corriger, les effets néfastes du surpoids/de l’obésité ou d’un
déséquilibre de la balance pro-oxydants/antioxydants, citons la
normalisation du poids et de l’IMC, dont l’effet sur les paramètres
spermatiques est encore mal évalué, voire la prescription de
compléments alimentaires, notamment en antioxydants, dont les
indications et conséquences restent controversées. Dans tous les
cas, l’immense majorité des études soulignent l’importance d’un
régime alimentaire diversifié, équilibré, associé à l’observance de
règles hygiénodiététiques simples, conformes au plan national
nutrition et santé [36], ainsi que les effets délétères de
carences, mais aussi d’excès des nutriments sur la spermatogenèse.
Il paraît désormais incontournable de disposer de données précises
sur l’état nutritionnel des couples en âge de procréer, afin de
pouvoir proposer dans un deuxième temps des études d’intervention
prospectives bien ciblées.
Conflits d’intérêts: aucun.
Références
1. Castetbon K, Vernay M, Malon A, et al. Dietary
intake, physical activity and nutritional status in adults: the
French nutrition and health survey (ENNS, 2006-2007). Br J
Nutr 2009 ; 102 : 733-743.
2. Hammoud AO, Gibson M, Peterson CM, Meikle AW, Carrell
D.T. Impact of male obesity on infertility: a critical review of
the current literature. Fertil Steril 2008 ; 90 :
897-904.
3. Nguyen RH, Wilcox AJ, Skjaerven R, Baird D.D. Men's
body mass index and infertility. Hum Reprod 2007 ; 22 :
2488-2493.
4. Ramlau-Hansen CH, Thulstrup AM, Nohr EA, Bonde JP,
Sorensen TI, Olsen J. Subfecundity in overweight and obese couples.
Hum Reprod 2007 ; 22 : 1634-1637.
5. Sallmen M, Sandler DP, Hoppin JA, Blair A, Baird D.D.
Reduced fertility among overweight and obese men.
Epidemiology 2006 ; 17 : 520-523.
6. MacDonald AA, Herbison GP, Showell M, Farquhar C.M.
The impact of body mass index on semen parameters and reproductive
hormones in human males: a systematic review with meta-analysis.
Hum Reprod Update 2009 ; 16 : 293-311.
7. Sermondade N, Faure C, Fezeu L, et al. Obesity
increases the risk for oligozoospermia and azoospermia. Arch Int
Med 2012, sous presse.
8. Schneider G, Kirschner MA, Berkowitz R, Ertel N.H.
Increased estrogen production in obese men. J Clin Endocrinol
Metab 1979 ; 48 : 633-638.
9. Winters SJ, Wang C, Abdelrahaman E, Hadeed V, Dyky MA,
Brufsky A. Inhibin-B levels in healthy young adult men and
prepubertal boys: is obesity the cause for the contemporary decline
in sperm count because of fewer Sertoli cells?. J Androl
2006 ; 27 : 560-564.
10. Shafik A, Olfat S. Scrotal lipomatosis. Br J
Urol 1981 ; 53 : 50-54.
11. Magnusdottir EV, Thorsteinsson T, Thorsteinsdottir S,
Heimisdottir M, Olafsdottir K. Persistent organochlorines,
sedentary occupation, obesity and human male subfertility. Hum
Reprod 2005 ; 20 : 208-215.
12. Chavarro JE, Toth TL, Wright DL, Meeker JD, Hauser R.
Body mass index in relation to semen quality, sperm DNA integrity,
and serum reproductive hormone levels among men attending an
infertility clinic. Fertil Steril 2009 ; 93 : 2222-2231.
13. Kort HI, Massey JB, Elsner CW, et al. Impact
of body mass index values on sperm quantity and quality. J
Androl 2006 ; 27 : 450-452.
14. La Vignera S, Condorelli R, Vicari E, D’Agata R,
Calogero AE. Diabetes mellitus and sperm parameters: a brief
review. J Androl 2011, sous presse.
15. Rybar R, Kopecka V, Prinosilova P, Markova P, Rubes
J. Male obesity and age in relationship to semen parameters and
sperm chromatin integrity. Andrologia 2011 ; 43 :
286-291.
16. Tunc O, Bakos HW, Tremellen K. Impact of body mass
index on seminal oxidative stress. Andrologia 2011 ; 43 :
121-128.
17. Bakos HW, Mitchell M, Setchell BP, Lane M. The effect
of paternal diet-induced obesity on sperm function and
fertilization in a mouse model. Int J Androl 2011 ; 34 :
402-410.
18. Saez Lancellotti TE, Boarelli PV, Monclus MA, et
al. Hypercholesterolemia impaired sperm functionality in
rabbits. PLoS One 2010 ; 5 : e13457.
19. Wegner CC, Clifford AL, Jilbert PM, Henry MA, Gentry
W.L. Abnormally high body mass index and tobacco use are associated
with poor sperm quality as revealed by reduced sperm binding to
hyaluronan-coated slides. Fertil Steril 2010 ; 93 :
332-334.
20. Mitchell M, Bakos HW, Lane M. Paternal diet-induced
obesity impairs embryo development and implantation in the mouse.
Fertil Steril 2011 ; 95 : 1349-1353.
21. Bakos HW, Henshaw RC, Mitchell M, Lane M. Paternal
body mass index is associated with decreased blastocyst development
and reduced live birth rates following assisted reproductive
technology. Fertil Steril 2011 ; 95 : 1700-1704.
22. Agarwal A, Makker K, Sharma R. Clinical relevance of
oxidative stress in male factor infertility: an update. Am J
Reprod Immunol 2008 ; 59 : 2-11.
23. Wathes DC, Abayasekara DR, Aitken R.J.
Polyunsaturated fatty acids in male and female reproduction.
Biol Reprod 2007 ; 77 : 190-201.
24. Aitken RJ, Wingate JK, De Iuliis GN, Koppers AJ,
McLaughlin E.A. Cis-unsaturated fatty acids stimulate reactive
oxygen species generation and lipid peroxidation in human
spermatozoa. J Clin Endocrinol Metab 2006 ; 91 :
4154-4163.
25. Boxmeer JC, Smit M, Utomo E, et al. Low folate
in seminal plasma is associated with increased sperm DNA damage.
Fertil Steril 2008 ; 92 : 548-556.
26. Young SS, Eskenazi B, Marchetti FM, Block G, Wyrobek
A.J. The association of folate, zinc and antioxidant intake with
sperm aneuploidy in healthy non-smoking men. Hum Reprod 2008
; 23 : 1014-1022.
27. Pront R, Margalioth EJ, Green R, et al.
Prevalence of low serum cobalamin in infertile couples.
Andrologia 2009 ; 41 : 46-50.
28. Akmal M, Qadri JQ, Al-Waili NS, Thangal S, Haq A,
Saloom K.Y. Improvement in human semen quality after oral
supplementation of vitamin C. J Med Food 2006 ; 9 :
440-442.
29. Suleiman SA, Ali ME, Zaki ZM, el-Malik EM, Nasr M.A.
Lipid peroxidation and human sperm motility: protective role of
vitamin E. J Androl 1996 ; 17 : 530-537.
30. Eghbali M, Alavi-Shoushtari SM, Rezaii S.A. Effects
of copper and superoxide dismutase content of seminal plasma on
buffalo semen characteristics. Pak J Biol Sci 2008 ; 11 :
1964-1968.
31. Colagar AH, Marzony ET, Chaichi M.J. Zinc levels in
seminal plasma are associated with sperm quality in fertile and
infertile men. Nutr Res 2009 ; 29 : 82-88.
32. Boitani C, Puglisi R. Selenium, a key element in
spermatogenesis and male fertility. Adv Exp Med Biol 2008 ;
636 : 65-73.
33. Mendiola J, Torres-Cantero AM, Moreno-Grau JM, et
al. Exposure to environmental toxins in males seeking
infertility treatment: a case-controlled study. Reprod Biomed
Online 2008 ; 16 : 842-850.
34. Vujkovic M, de Vries JH, Dohle GR, et al.
Associations between dietary patterns and semen quality in men
undergoing IVF/ICSI treatment. Hum Reprod 2009 ; 24 :
1304-1312.
35. Vujkovic M, de Vries JH, Lindemans J, et al.
The preconception Mediterranean dietary pattern in couples
undergoing in vitro fertilization/intracytoplasmic sperm
injection treatment increases the chance of pregnancy. Fertil
Steril 2010 ; 94 : 2096-2101.
36. Hercberg S, Chat-Yung S, Chaulia M. The French
National Nutrition and Health Program: 2001-2006-2010. Int J
Public Health 2008 ; 53 : 68-77.
37. Jensen TK, Andersson AM, Jorgensen N, et al.
Body mass index in relation to semen quality and reproductive
hormones among 1,558 Danish men. Fertil Steril 2004 ; 82 :
863-870.
38. Sekhavat L, Moein M.R. The effect of male body mass
index on sperm parameters. Aging Male 2010 ; 13 :
155-158.
39. Hammoud AO, Wilde N, Gibson M, Parks A, Carrell DT,
Meikle A.W. Male obesity and alteration in sperm parameters.
Fertil Steril 2008 ; 90 : 2222-2225.
40. Martini AC, Tissera A, Estofan D, et al.
Overweight and seminal quality: a study of 794 patients. Fertil
Steril 2010 ; 94 : 1739-1743.
41. Shayeb AG, Harrild K, Mathers E, Bhattacharya S. An
exploration of the association between male body mass index and
semen quality. Reprod Biomed Online 2011 ; 23 : 717-723.
42. Li Y, Lin H, Ma M, et al. Semen quality of
1346 healthy men, results from the Chongqing area of southwest
China. Hum Reprod 2009 ; 24 : 459-469.
43. Aggerholm AS, Thulstrup AM, Toft G, Ramlau-Hansen CH,
Bonde J.P. Is overweight a risk factor for reduced semen quality
and altered serum sex hormone profile?. Fertil Steril 2008 ;
90 : 619-626.
44. Duits FH, van Wely M, van der Veen F, Gianotten J.
Healthy overweight male partners of subfertile couples should not
worry about their semen quality. Fertil Steril 2009 ; 94 :
1356-1359.
45. Relwani R, Berger D, Santoro N, et al. Semen
parameters are unrelated to BMI but vary with SSRI use and prior
urological surgery. Reprod Sci 2011 ; 18 : 391-397.
|