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MT / médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie
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Development of pain pathways in the human foetus


MT / médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie. Volume 12, Number 2, 111-5, avril-mai-juin 2010, Congrès de médecine fœtale 2010, Morzine

DOI : 10.1684/mte.2010.0285

Résumé   Summary  

Author(s) : Annie Laquerrière , Laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques, Pavillon Jacques-Delarue, CHR, hôpital Charles-Nicolle, 1, rue de Germont, 76031 Rouen cedex, France.

Summary : During embryo-fetal life, early responses to noxious stimuli consist in muscle contraction called spinal reflex, that is early detectable then obvious and appropriated after the 26th week of amenorrhea (WA). The way of thermic pain sensitivity, mediated through the spinothalamic way, is in place after 20 WA and becomes functional when it connects to different cortical areas involved in the integration of pain, i.e., after 24 weeks. It was at this time that the medullary relay become mature through the establishment of local neuromodulator circuits. The emotional dimension of pain experience would be functional after 30 weeks, when the vigilance states appear and when the memory circuits and interhemispheric callosal connections take place. It is accepted by most authors that the functional maturation of all these structures is necessary for conscious perception of pain whose presence would fall just after the start of the second half of pregnancy.

Keywords : pain, nociception, foetus, development

ARTICLE

Auteur(s) : Annie Laquerrière

Laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques, Pavillon Jacques-Delarue, CHR, hôpital Charles-Nicolle, 1, rue de Germont, 76031 Rouen cedex, France

Définie par l’International Association for the Study of Pain (IASP) en 1979, la douleur est décrite comme étant l’expression d’une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire existante, potentielle ou décrite en termes d’une telle lésion [1-3].

Cette expérience consciente, subjective et multidimensionnelle sous-tendue par les apprentissages antérieurs et les motivations actuelles, implique la mise en jeu de mécanismes complexes d’ordre physiopathologique et psychologique à l’origine de la sensation douloureuse [4]. Elle résulte de quatre composantes :

  • neurosensorielle : ensemble des mécanismes nerveux permettant de capter la durée, l’intensité et la localisation du stimulus nociceptif. Elle fait intervenir les mécanismes neurophysiologiques de la nociception incluant l’activation du thalamus et du cortex pariétal ;
  • affective et émotionnelle : traduction comportementale résultant de l’exaltation de la sensibilité affective telle que angoisse ou anxiété ;
  • comportementale : correspondant aux manifestations verbales et non verbales du sujet qui souffre ;
  • cognitive : qui donne à la douleur sa signification et qui regroupe des processus mentaux susceptibles d’influencer la perception douloureuse (attention, interprétation, mémoire). On décrit schématiquement deux types de douleur : la douleur neuropathique qui résulte d’une lésion du système nerveux central ou du système nerveux périphérique et la douleur nociceptive qui provient de dommages tissulaires autres que du tissu nerveux [3].

Sans intégration cognitive et psychologique du contenu de la douleur, on parle de nociception : ensemble des fonctions de l’organisme permettant de détecter, de percevoir et de réagir à des stimuli potentiellement nocifs. La nociception met en jeu l’activation physique des voies nociceptives, sans intervention de la composante subjective émotionnelle [1-3, 5]. Elle engendre un réflexe de retrait sans perception consciente de la douleur, alors que la composante psychologique de la douleur présuppose la présence de circuits thalamocorticaux nécessaires à la perception consciente. La nociception met en jeu des récepteurs périphériques qui font synapse avec des interneurones dans la moelle épinière, qui font eux-mêmes synapse avec les motoneurones de la corne antérieure et dont la résultante est une contraction musculaire [2, 5-7].

Sensibilité douloureuse chez l’adulte

Dans le système nerveux « mature », les voies de la sensibilité s’organisent en deux systèmes aux fonctions différentes : le système lemniscal, qui véhicule la sensibilité tactile discriminative et la sensibilité articulaire, et le système extralemniscal (voie spinothalamique) qui véhicule la sensibilité à la douleur, au chaud, au froid et la sensibilité tactile dite grossière. Ce dernier système possède une double fonction : une fonction d’alarme par ses projections sur la réticulée activatrice du tronc cérébral et une fonction d’identification par ses projections corticales [5]. Ce système est composé de trois neurones. Le signal nociceptif prend naissance à la suite de l’activation de nocicepteurs qui sont les terminaisons libres des fibres nerveuses : mécanonocirécepteurs activés par des stimuli intenses de nature mécanique, et nocirécepteurs polymodaux qui répondent à des stimuli mécaniques, thermiques et chimiques. L’activation des nocirécepteurs est liée à la libération de substances algogènes (histamine, sérotonine, bradykinines, tachykinines dont la substance P, métabolites de l’acide arachidonique, interleukines, endothélines, ATP, protons, et nitric oxide). L’influx engendré est véhiculé par les fibres A δ pour les mécanonocirécepteurs et par les fibres C non myélinisées pour les nocicepteurs, et se propage aux corps cellulaires situés dans le ganglion rachidien [3, 5, 8]. Ce premier neurone fait synapse dans la moelle dorsale (lamina I et II). Le deuxième neurone croise la ligne médiane et monte dans le cordon antérolatéral (faisceau spinothalamique) jusqu’au niveau du tronc cérébral. Certaines fibres vont s’articuler sur la substance réticulée activatrice du tronc cérébral (système d’éveil accompagnant la survenue d’une sensation douloureuse). L’autre contingent projette sur le thalamus et se connecte sur des neurones (troisième neurone) d’où partent des efférences qui projettent sur le cortex somatosensoriel et le cortex limbique. Dans le cortex, l’information sera traitée de façon cognitive [9].

Développement de la nociception

Maturation des circuits nociceptifs

Les terminaisons de la sensibilité périphérique apparaissent dès la huitième semaine de gestation, d’abord dans la région péribuccale, s’étendant ensuite au visage et à la paume des mains à partir de dix semaines, l’ensemble des téguments étant couvert par ces terminaisons à 20 semaines. Ces récepteurs émettent des axones qui se dirigent de façon spécifique sur les neurones du ganglion rachidien, sous l’influence de molécules de la matrice extracellulaire et en particulier, de la sémaphorine 3A. Les axones fins non myélinisés expriment le récepteur au nerve growth factor (NGF) très précocement. Le développement fonctionnel des récepteurs nociceptifs est d’abord sous la dépendance du NGF, puis plus tardivement du glial derived nerve factor [6, 8, 11-14].

Au niveau du ganglion rachidien, plusieurs types de neurones sont générés : des neurones de grande taille qui recevront les afférences cutanées non nociceptives et des neurones de petite taille exprimant le récepteur au NGF (TrkA) qui recevront les fibres C nociceptives non myélinisées. Lorsque les récepteurs ont acquis leur maturation fonctionnelle, les neurones du ganglion rachidien expriment alors des récepteurs qui reçoivent et transmettent les informations nociceptives [8, 14].

Les connexions avec la substance grise médullaire s’établissent entre la 13e et la 20e semaine. À partir du ganglion rachidien, les fibres, qui expriment la substance P, CGRP (calcitonin gene related protein) et somatostatine, projettent dans la zone marginale ou lamina I d’abord, puis dans la substance gélatineuse ou lamina II de la corne dorsale de la moelle. Les projections des fibres C constituent le dernier groupe d’afférences primaires à pénétrer dans la moelle, après les fibres Aδ. Le destin des neurones situés dans ces deux lamina, activateur (glutamatergique) ou modulateur (gabaergique), est déterminé par des molécules sélectrices et par la compétition entre deux facteurs de croissance, les neurotrophines I et II, qui détermineront le nombre final des deux types de neurones. Par ailleurs, les neurones de la lamina I sont générés avant les interneurones, la transmission des influx nociceptifs vers le système nerveux central pouvant être effective avant la mise en place des circuits neuromodulateurs locaux [6, 9, 15].

La maturation fonctionnelle progressive des circuits nociceptifs correspond à la formation de synapses entre afférences sensorielles et neurones spinaux, qui sont responsables des premières réponses réflexes aux stimuli nociceptifs et apparaissent à huit semaines de gestation [2]. Le réflexe spinal devient évident à partir de la 26e semaine. La réaction fœtale aux stimuli peut être globale, correspondant à la mise en jeu d’interconnexions entre les différents niveaux segmentaires de la moelle ou entre la moelle et le tronc cérébral. Ces réflexes de survenue précoce ne sont pas le témoin d’un stimulus nociceptif, car les fibres C qui médient la nociception ne deviendront fonctionnelles qu’au cours de la 20e semaine de gestation. Par ailleurs, ces réponses, d’abord disproportionnées par rapport au stimulus seront adaptées après la 30ème semaine lorsque les synapses inhibitrices fonctionnelles gabaergiques et glycinergiques seront en place [8, 16]. Le contrôle des circuits nociceptifs par les voies descendantes issues du tronc cérébral s’effectue par des fibres excitatrices sérotoninergiques situées dans la substance grise périaqueducale et des fibres inhibitrices noradrénergiques qui se mettent en place relativement, tardivement au cours de la grossesse (la sérotonine permettant l’activation des récepteurs glutamatergiques AMPA au niveau de la corne dorsale de moelle épinière) [2, 6, 8, 9, 11, 15, 16].

Thalamus

Le thalamus constitue le relais spécifique pour les voies de la sensibilité thermoalgique. Les afférences sensitives parviennent au thalamus, en particulier au niveau de la partie postérieure du noyau ventromédian qui contient un plexus de fibres exprimant la calbindine (sous-population gabaergique), la substance P et le CGRP [17]. Les projections de la moelle vers le thalamus commencent à se mettre en place à partir de sept semaines, au moment où se forme dans la zone du manteau cérébral la préplaque qui sera rapidement divisée en une zone superficielle, future couche I contenant des cellules de Cajal-Retzius et une zone profonde, la sous-plaque. Il est à noter que les premières synapses mises en évidence au niveau de la zone du manteau cérébral apparaissent au niveau des neurones de la sous-plaque. Les connections entre faisceau spinothalamique et neurones thalamiques sont en place à 20 semaines de gestation, le faisceau spinothalamique se myélinise entre 22 et 29 semaines [1, 9].

Organisation anatomique des voies de la douleur

L’organisation anatomique des voies de la douleur est fonctionnelle entre la 24e et la 30e semaine de vie fœtale et permet de véhiculer l’influx nociceptif vers les structures centrales. Sans les connexions entre le thalamus et le cortex cérébral, il ne peut y avoir de traitement de l’influx nociceptif [1, 8, 19]. Les premières projections corticales apparaissent entre 12 et 16 semaines, au moment de la migration radiaire des neurones postmitotiques issus du neuroépithélium vers la plaque corticale. Jusqu’à 22 semaines, les afférences thalamiques sont connectées sur les neurones de la sous-plaque, compartiment d’attente des fibres pendant plusieurs semaines. Dès la 23e semaine de gestation, les premières synapses se forment avec les neurones du cortex pariétal et c’est à ce moment, entre 23 et 25 semaines de gestation, que les connexions entre les récepteurs périphériques et la moelle parviennent à maturation complète [2]. Les afférences thalamiques vers le cortex visuel s’établissent entre 23 et 27 semaines d’aménorrhée (SA), vers le cortex auditif entre 26 et 28 SA et vers le cortex préfrontal à partir de 29 SA. Les afférences vers le cortex somatosensoriel sont visualisées à partir de 24 semaines de gestation, avec à partir de 26 semaines une augmentation extrêmement importante de la densité synaptique corticale. À 26 semaines, le thalamus et le cortex cérébral ont une cytoarchitectonie comparable à celle de l’adulte [2, 5, 8, 9, 15]. C’est à ce moment que des potentiels évoqués somesthésiques visuels et auditifs corticaux peuvent être enregistrés et qu’apparaissent les phases d’éveil et de sommeil. Cependant, l’activité synchrone entre les deux hémisphères ne sera présente qu’à partir de 34 semaines, correspondant à la mise en place des connexions calleuses intracorticales [2, 9, 10, 15, 16]. La sous-plaque commence à régresser à 32 SA. Le rôle de ces neurones est encore partiellement connu. Certains de ces neurones ont une fonction transitoire : outre leur implication dans le guidage des neurones en migration, ils pourraient également diriger la croissance des afférences thalamiques vers les cibles synaptiques définitives dans la plaque corticale, coordonner les champs de réception et intervenir dans le processus de gyrification. Les neurones qui persistent sont situés entre les fibres corticales et restent connectés avec les neurones des différentes couches du cortex [2, 9, 18].

De la nociception à la perception consciente de la douleur

Vigilance et conscience

La vigilance, qui apparaît vers 30 semaines de gestation, n’est pas synonyme de conscience [2, 19]. La perception consciente de la douleur implique la mise en jeu de phénomènes complexes au niveau du cortex cérébral et en particulier un apprentissage préalable pour identifier et reconnaître la douleur. Pour certains auteurs, la douleur serait perçue à partir du moment où les fibres thalamocorticales parviennent au cortex, soit entre 26 et 34 semaines de grossesse. Selon Fitzgerald [8], la barrière de la 26e semaine de gestation semblerait représenter le point de repère après lequel on peut parler de douleur. Par ailleurs, la surface des champs de projection des neurones sensoriels impliqués dans la nociception est plus importante chez le fœtus, les connexions centrales étant d’abord diffuses, suggérant que le fœtus ne distingue pas un stimulus nociceptif d’un stimulus non nociceptif ainsi que sa localisation précise. Cependant, alors que la conscience n’est pas encore développée, le fœtus peut se trouver dans un état de stress négatif et souffrir alors qu’il ne perçoit pas encore consciemment la douleur en réponse à un stimulus nociceptif, comme en témoignent certains marqueurs de stress tels que les perturbations hémodynamiques cérébrales détectables dès 16 SA et les sécrétions hormonales consécutives à la mise en jeu de l’axe hypothalamohypophysosurrénalien et le système nerveux autonome, détectées dès 20 SA. Ces réactions sont considérées comme un phénomène adaptatif et constitueraient un mécanisme d’épargne central [2, 5, 7, 15].

La conscience résulte d’une combinaison d’activités cérébrales permettant à l’individu de donner une signification et d’apporter une réponse appropriée à des stimulations variées, visuelles, auditives, tactiles, qu’elles soient nociceptives ou non. Elle permet de procéder à l’analyse du vécu et de se projeter dans l’avenir, grâce à la mise en jeu de compétences intellectuelles et psychoaffectives personnelles [16, 20]. L’acquisition de la conscience survient lorsque les circuits sont totalement développés et fonctionnels et lorsque la composante psychologique (émotions et sensations) est en place, ce qui nécessite que la mémoire représentative (faculté de répondre et d’apprendre à partir d’une information stockée) soit développée [5]. Pour certains, elle constituerait la pierre angulaire du développement de la conscience et apparaît lorsque le cortex frontal se développe. Elle nécessite en outre que l’hippocampe qui facilite la formation, le stockage et le maintien des souvenirs soit également fonctionnel [7].

Perception consciente de la douleur

Les différentes composantes participent aux circuits constituant la conscience (cortex somatosensoriel, cortex cingulaire antérieur, cortex insulaire antérieur et aire prémotrice ventrale) et ont été dénommées global neuronal workspace, représentation théorique de l’état de conscience et théorie développée par Lagercrantz et Changeux, appelée de façon métaphorique par Baars « théâtre de l’esprit » [16]. Dans ce contexte, les perceptions multimodales, les émotions et les sentiments ainsi que la mémoire et la motricité sont intégrés subjectivement dans un flux de conscience dynamique correspondant au contenu de l’expérience consciente. Ces états de la conscience sont contrôlés par le tronc cérébral, le diencéphale et sont médiés par des interactions thalamocorticales (aires associatives supérieures, cortex préfrontal, cortex cingulaire et cortex pariétotemporal). La mobilisation de ces circuits représente le signe objectif d’accès à la conscience, et est détectée dans le cortex préfrontal. Le global neuronal workspace est connecté à  d’autres systèmes spécialisés impliqués dans l’activité motrice, l’attention, la mémoire, les facultés d’évaluation et les perceptions. Ces dernières ne sont pas toutes fonctionnelles au même moment chez le fœtus ou chez le nouveau-né : l’audition se développe à partir de 16 semaines, la cochlée est structurée à 18 semaines, le cortex auditif répond aux stimulations auditives à partir de 26 semaines. Les potentiels évoqués auditifs au niveau du tronc cérébral sont enregistrés à partir de 28 semaines et l’activation corticale est détectée à partir de 33 semaines. L’olfaction se développe à partir de 20 semaines. La vision, quoique non développée, permet de répondre à des stimuli visuels au moment de la naissance. Chez le fœtus, une stimulation douloureuse induit l’activation du cortex somatosensoriel, du cortex cingulaire antérieur, du cortex insulaire antérieur et de l’aire prémotrice ventrale (composantes du global neuronal workspace) après 25 semaines [2, 16], suggérant que la perception consciente est fonctionnelle peu après le début de la seconde moitié de la gestation.

Conflit d'intérêts :

aucun.

Références

1 Annequin D. Historique de la prise de conscience de la douleur chez le foetus et le nouveau-né. XIVe journée de techniques avancées en gynécologie obstétrique PMA et pédiatrie. Paris, 1999.

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3 Weiss N, De Waard M. Voltage-dependant calcium channels at the heart of pain perception. Med Sci 2006 ; 22 : 396-404.

4 Derbyshire SW. Can fetuses feel pain? BMJ 2006 ; 332 : 909-12 ; [BMJ 2006; 332(7548) : 1036].

5 Derbyshire SW, Furedi A. Do fetuses feel pain? “Fetal pain” is a misnomer. BMJ 1996 ; 313 : 795.

6 Cahana A, Jones D. Neurobiology of the chronicisation of pain in children: the memory of pain and its painful memory. Ann Fr Anesth Reanim 2007 ; 26 : 540-5.

7 Lloyd-Thomas AR, Fitzgerald M. Do fetuses feel pain? Reflex responses do not necessarily signify pain. BM 1996 ; 313: 797-98.

8 Fitzgerald M. The development of nociceptive circuits. Nat Rev Neurosci 2005 ; 6 : 507-20.

9 Lowery CL, Hardman MP, Manning N, Hall RW, Anand KJ. Neurodevelopmental changes of fetal pain. Semin Perinatol 2007 ; 31 : 275-82.

10 Mahieu-Caputo D. Fetal pain. Journal de Pédiatrie et de puériculture 2005 ; 18 : 120-6.

11 Dougherty PM, Palecek J, Paleckova V, Sorkin LS, Willis WD. The role of NMDA and non-NMDA excitatory amino acid receptors in the excitation of primate spinothalamic tract neurons by mechanical, chemical, thermal, and electrical stimuli. J Neurosci 1992 ; 12 : 3025-41.

12 Glover V, Fisk N. Do fetuses feel pain? We don’t know; better to err on the safe side from mid-gestation. BMJ 1996 ; 313 : 796.

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15 Vanhatalo S, van Nieuwenhuizen O. Fetal pain? Brain Dev 2000 ; 22 : 145-50.

16 Lagercrantz H, Changeux JP. The emergence of human consciousness: from fetal to neonatal life. Pediatr Res 2009 ; 65 : 255-60.

17 Blomqvist A, Zhang ET, Craig AD. Cytoarchitectonic and immunohistochemical characterization of a specific pain and temperature relay, the posterior portion of the ventral medial nucleus, in the human thalamus. Brain 2000 ; 123 : 601-19.

18 Kostović I, Jovanov-Milosević N. The development of cerebral connections during the first 20-45weeks’gestation. Semin Fetal Neonatal Med 2006 ; 11 : 415-22.

19 Mellor DJ, Diesch TJ, Gunn AJ, Bennet L. The importance of ‘awareness’ for understanding fetal pain. Brain Res Brain Res Rev 2005 ; 49 : 455-71.

20 Searle JR. Consciousness. Annu Rev Neurosci 2000 ; 23 : 557-78.


 

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