le diabète de type 1 est secondaire à une destruction auto-immune des cellules beta des îlots de Langerhans. La protéine hsp60 (heat-shock protein 60 kD) est l'un des antigènes cibles connus. Un peptide immunomodulateur de l'hsp60, la p277, a permis d'obtenir un arrêt de la destruction cellulaire beta et le maintien d'une production d'insuline chez des souris NOD diabétiques, un modèle animal bien connu de diabète de type 1. Ceci a conduit un groupe israélien à mettre en place une étude randomisée en double insu, de phase II, dans laquelle ce peptide a été administré chez des patients présentant un diabète de type 1 de découverte récente. 35 patients dont les concentrations de peptide C étaient supérieures à 0,1 nmol/l ont reçu soit des injections sous-cutanées de 1 mg de p277 (au début de l'étude, au bout d'un mois et au bout de 6 mois), soit des injections de placebo. Au 10ème mois, les concentrations moyennes de peptide C s'étaient effondrées dans le groupe placebo mais se sont maintenues dans le groupe traité par DiaPep277 (0,26 ± 0,11 vs 0,93 ± 0,35 nmol/l, p = 0,039). Les besoins en insuline étaient supérieurs dans le groupe placebo (0,67 ± 0,33 U/kg) à ceux du groupe traité par DiaPep277 (0,43 ± 0,17 U/kg, p = 0,042). L'hémoglobine A1c est restée basse, autour de 7 % dans les deux groupes. Il semble donc, dans cette étude très préliminaire, que le traitement par le DiaPep277 du diabète de type 1 de découverte récente préserve la production endogène d'insuline.
Raz I., et al. 2001. beta-cell function in new-onset type 1 diabetes and immunomodulation with a heat-shock protein peptide (DiaPep277) : a randomised, double-blind, phase II trial. Lancet 358 : 1749-53.
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