ARTICLE
Auteur(s) : Christelle Monteil, Paul Mulder, Christian
Thuillez
Inserm U644, Faculté de médecine-pharmacie de Rouen, 22,
boulevard Gambetta, 76183 Rouen
Tél. : 02 35 14 83 68 – Fax :
02 35 14 83 65
L’insuffisance cardiaque est un syndrome complexe caractérisé par
une dysfonction et un remodelage cardiaque mais aussi par une
altération de la fonction endothéliale et de la vasomotricité.
Alors que des traitements existant comme les inhibiteurs de
l’enzyme de conversion, les bêta-bloquants et les antagonistes de
l’aldostérone, améliorent l’état hémodynamique systémique et
cardiaque, ralentissent le remodelage cardiaque et corrigent la
dysfonction endothéliale, la morbidité et la mortalité à long terme
restent élevées. Ceci suggère que, au cours de la maladie, d’autres
facteurs délétères, telle qu’une stimulation d’un stress oxydant,
continuent ou commencent à exercer leurs effets ou encore que les
effets des facteurs bénéfiques s’atténuent avec le temps.
Le stress oxydant est apparu récemment comme un nouveau facteur
impliqué dans la progression de l’insuffisance cardiaque. Il
représente un mécanisme de toxicité cellulaire important du fait de
son caractère ubiquitaire et des dommages cellulaires dont il est
responsable. En effet, il peut être à l’origine de l’apparition, de
l’entretien et/ou de l’aggravation de nombreuses pathologies. Parmi
les acteurs principaux de ce stress oxydant, les métabolites de
l’oxygène, communément appelés espèces réactives de l’oxygène
(ERO), jouent un rôle clé. En effet, et de façon paradoxale, si
l’oxygène est indispensable à notre organisme, il est aussi l’une
des causes de sa dégradation du fait de la formation d’ERO. En
particulier, dans des conditions pathologiques, ou sous l’influence
de facteurs extérieurs tels que la consommation de certaines
drogues, cette production peut être augmentée de façon massive et
conduire à des actions délétères pour les cellules ou les tissus de
notre organisme qui n’arrive plus à les piéger ou à les détruire.
Les conséquences d’un tel débordement se traduisent par des effets
toxiques provoqués le plus souvent par des réactions d’oxydation
sur les macromolécules intracellulaires telles que les lipides, les
protéines ou encore les acides nucléiques (figure 1). À côté de ces
effets directs, les ERO peuvent aussi induire des effets indirects
en modifiant l’expression de gènes sensibles au statut redox de la
cellule. Ces modifications seraient à l’origine de l’induction de
l’apoptose myocytaire ou encore de l’hypertrophie cardiaque [1]. La
diversité des ERO, des sites cellulaires et enzymatiques de
production, des systèmes de défense ou de réparation cellulaire
représentent autant d’éléments qui justifient la complexité des
effets polymorphes observés.
Cette revue présentera des résultats cliniques et précliniques
illustrant l’implication du stress oxydant dans la dysfonction
cardiaque et la vasomotricité ainsi que les effets bénéfiques
potentiels des thérapies anti-oxydantes dans le traitement de
l’insuffisance cardiaque.
L’augmentation de la production des espèces réactives de
l’oxygène au cours de l’insuffisance cardiaque
Les ERO sont le plus souvent des radicaux libres, caractérisés
par un ou plusieurs électrons non appariés conférant à la molécule
une très grande instabilité et par conséquent une très grande
réactivité. Parmi les espèces radicalaires observées dans le
myocarde au cours de l’insuffisance cardiaque, on peut citer
l’anion superoxyde (O2.-) et le radical
hydroxyle (OH.) [2]. Il existe également des ERO non
radicalaires tels que le peroxyde d’hydrogène
(H2O2) ou encore le peroxynitrite
(ONOO-). Le rôle du peroxynitrite dans la pathologie
cardio-vasculaire semble majeur du fait de la diminution de la
disponibilité du NO que cela engendre (figure 2) mais aussi à
cause de son très fort pouvoir oxydant, responsable de la
détérioration de la fonction cardiaque [3].
Tous les systèmes enzymatiques impliqués dans la production des
métabolites de l’oxygène sont présents dans les principaux types
cellulaires de l’appareil cardiovasculaire : les myocytes, les
fibroblastes, les cellules musculaires lisses et les cellules
endothéliales. Ces systèmes enzymatiques sont nombreux mais, bien
que leur contribution exacte soit encore méconnue, seules trois
sources enzymatiques sont prédominantes au cours de l’insuffisance
cardiaque : la chaîne respiratoire mitochondriale, la xanthine
oxydase et les NADPH oxydases.
La mitochondrie
La mitochondrie est le site principal de production d’ERO mais
également la cible privilégiée de leurs actions délétères et joue,
à ce titre, un rôle important dans la pathologie cardiaque.
La mitochondrie produit de l’adénosine triphosphate (ATP) avec,
comme apport principal, les électrons issus principalement de
l’oxydation des acides gras pendant le cycle de Krebs. Ces
électrons, transportés à travers les quatre complexes (I à IV) de
la chaîne mitochondriale permettent la formation d’ATP et d’eau à
partir de l’oxygène. Normalement, environ 2 à 4 % de l’oxygène
réagissant avec la chaîne respiratoire sont incomplètement réduits
et donnent des ERO (O2.- et
H2O2). Ces molécules peuvent être prises en
charge directement par la présence d’antioxydants, comme la
superoxyde dismutase mitochondriale qui convertit
O2.- en H2O2, qui est,
à son tour, métabolisé en H2O par la glutathion
peroxydase (GPX) (figure
2). Cependant, ces systèmes peuvent être insuffisants lors
d’une augmentation massive d’ERO. Cette production peut intervenir
au niveau du complexe I ou du complexe III de la chaîne
respiratoire. Ceci a été montré dans l’insuffisance cardiaque
expérimentalement par Ide et al. [4] ayant observé une
augmentation de la production mitochondriale d’anions superoxyde
associée à un blocage du transport des électrons au niveau du
complexe I de la chaîne respiratoire (figure 3).
Cette production d’ERO au niveau de la mitochondrie lui est
dommageable et se traduit par une altération des macromolécules
mitochondriales. C’est ainsi que la peroxydation lipidique,
provoquée par une oxydation des lipides au niveau des acides gras
polyinsaturés des membranes, produit des aldéhydes tels que
l’hydroxynonenal dont il a été montré récemment qu’il pouvait
inactiver l’isocitrate déshydrogénase mitochondriale [5].
L’altération de cette enzyme clé du métabolisme énergétique
myocytaire intervient précocement au cours du développement de
l’hypertrophie cardiaque [5] et suggère fortement l’implication du
stress oxydant dans les altérations métaboliques observées au cours
de l’insuffisance cardiaque. L’ADN mitochondrial (ADNmt) peut
également être touché et contribuer au dysfonctionnement myocytaire
comme cela a été observé expérimentalement dans un modèle murin
après infarctus du myocarde [6] (figure 3).
La xanthine-oxydase
La xanthine oxydoréductase est une enzyme dont la fonction
principale est la dégradation des purines, conduisant à la
production d’acide urique. Chez les mammifères, cette enzyme se
présente sous deux formes. La xanthine deshydrogénase qui utilise
le NAD+ comme accepteur d’électrons et la xanthine
oxydase qui utilise l’oxygène moléculaire comme accepteur
d’électrons, générant O2.- et
H2O2. Dans l’organisme, cette enzyme est
principalement retrouvée sous la forme xanthine déshydrogénase. La
conversion de la xanthine deshydrogénase en xanthine oxydase dépend
de différents facteurs tels que le TNFα [7]. Le peroxynitrite,
produit de la réaction du NO. et de O 2.
-, convertit également la xanthine deshydrogénase en oxydase,
probablement par oxydation des cystéines de l’enzyme [8].
L’expression et l’activité de la xanthine oxydase, faible à
l’état de base, est augmentée chez les patients souffrant
d’insuffisance cardiaque [9]. L’inhibition de l’activité de cette
enzyme, par de l’allopurinol, permet d’améliorer la fonction
contractile du myocarde, à la fois dans l’insuffisance cardiaque
expérimentale et chez l’homme [10, 11].
La NADPH oxydase
Cette enzyme, complexe protéique constitué de plusieurs
sous-unités, a initialement été localisée au niveau des
polynucléaires neutrophiles où elle est activée durant la
phagocytose pour produire de grandes quantités d’ERO
(O2.-) mais également au cours de
l’insuffisance cardiaque [12, 13]. Il a été montré que le TNFα,
dont les concentrations plasmatiques sont augmentées au cours de
l’insuffisance cardiaque, stimule cette enzyme et serait un des
facteurs responsables du stress oxydant observé chez ces patients
[13]. Dans cette étude, les mesures biologiques ont été réalisées à
partir d’échantillons sanguins pour évaluer la production
plaquettaire d’anions superoxyde, dont l’augmentation est corrélée
à celle de la production de TNFα [13].
Un complexe enzymatique similaire est également exprimé dans de
nombreuses cellules non phagocytaires de l’appareil
cardio-vasculaire. Cette enzyme non phagocytaire est également
induite par le TNFα et d’autres cytokines mais aussi par
l’angiotensine II [14] ou encore les catécholamines [15]. Elle
participerait ainsi au développement de l’hypertrophie de la
cellule musculaire lisse, à celui de l’athérosclérose et de la
dysfonction endothétiale [14]. Ce n’est que très récemment que sa
localisation au niveau du cardiomyocyte a été montrée à la fois
in vitro [16] et in vivo chez l’animal [17] et chez
l’homme où son rôle paraît être déterminant dans la
physiopathologie de la dysfonction cardiaque [18, 19].
Depuis ces dernières années, l’augmentation explosive du nombre
d’études soulignant l’importance du rôle de la NADPH oxydase dans
la pathologie cardio-vasculaire [20] laisse penser qu’il s’agit là
d’une nouvelle cible thérapeutique potentielle.
Le rôle des catécholamines
Les catécholamines exercent, par leurs effets β-adrénergiques,
une action inotrope positive. Elles sont de ce fait considérées
comme des acteurs indispensables dans la régulation de la fonction
cardiaque. Cependant, en concentration élevée et prolongée, elles
produisent des effets délétères sur l’appareil cardio-vasculaire
[21]. L’atteinte cardiaque qui en résulte fait intervenir
différents mécanismes dont le plus important est une surcharge
intracellulaire en calcium [21]. Cette surcharge calcique est
surtout imputable à la stimulation des récepteurs β-adrénergiques,
ce qui conduit à la stimulation de l’adenylate cyclase catalysant
la formation d’AMPc. Il en résulte une activation de la protéine
kinase AMPc-dépendante (PKA), conduisant à la phosphorylation de
protéines régulatrices de la fonction cardiaque comme les canaux
calciques de type L, qui déclenchent l’entrée du calcium [22]. Par
ailleurs, des études ont montré, en utilisant l’isoprotérénol,
qu’il pouvait également y avoir une action délétère au niveau des
échanges Na+-Ca2+, responsables de la
diminution de la sortie de calcium. Cet effet, conjugué au
mécanisme cité ci-dessus, conduirait à cette accumulation de
calcium intracellulaire et à une altération de la contractilité
[22, 23].
Cette surcharge calcique pourrait également être imputable au
stress oxydant qui accompagne un excès de catécholamines [23]. Les
catécholamines sont rapidement oxydées en produits radicalaires
hautement réactifs, et ce sont surtout ces métabolites plutôt que
les molécules mères (adrénaline et noradrénaline) qui sont les
initiateurs de la cardiotoxicité via l’instauration d’un
stress oxydant. En effet, le métabolisme des catécholamines conduit
à la formation de quinones cycliques (aminochromes, dopachrome,
adrénochrome et noradrénochrome) et autres molécules très réactives
impliquées dans le développement de la pathologie cardiaque [24].
Des études expérimentales durant lesquelles une stimulation
sympathique importante conduit à une élévation soutenue de
noradrénaline circulante ont permis de mettre en évidence une
augmentation de la production du radical hydroxyle [25]. Par
ailleurs, l’utilisation de vitamine E prévient les effets toxiques
des catécholamines [26, 27] et diminue la surcharge calcique
[28].
La diminution des réserves anti-oxydantes au cours de
l’insuffisance cardiaque
À côté de cette augmentation de la production de molécules
oxydantes, une diminution des défenses anti-oxydantes est également
observée au cours de l’insuffisance cardiaque.
Dans la plupart des tissus, les réserves anti-oxydantes sont
constituées d’enzymes d’une part, telles que la superoxyde
dismutase, la catalase, la glutathion peroxydase, et
d’anti-oxydants non enzymatiques d’autre part comme les vitamines
C, E et A ou le glutathion. La diminution de ces réserves est bien
connue au cours de la cardiotoxicité induite par l’adriamycine [29]
mais elle a également été observée dans l’insuffisance cardiaque
d’origine ischémique et/ou non ischémique. Ainsi, la diminution de
l’activité enzymatique de la glutathion peroxydase plasmatique et
de vitamine C a été observée dans une étude portant sur des
patients souffrant de cardiomyopathie ischémique (n = 37)
ou de cardiomyopathie dilatée (n = 24) [30]. Ces
diminutions s’accompagnent d’une augmentation de marqueurs du
stress oxydant tels que les taux plasmatiques de malondialdehyde et
de peroxydes lipidiques. Ces modifications biologiques ont été
corrélées avec le degré de sévérité de l’insuffisance cardiaque et
suggèrent ainsi un rôle de déterminant pronostique du stress
oxydant [30]. Les mesures directes d’évaluation d’enzymes
anti-oxydantes au niveau du myocarde sont assez contradictoires
puisqu’une étude montre une diminution significative de la catalase
chez des patients présentant une cardiopathie dilatée idiopathique
[31] alors que, dans le même temps, d’autres résultats montrent
plutôt une augmentation de cette activité enzymatique et l’absence
totale de modification d’autres activités anti-oxydantes telles que
la superoxyde dismutase ou la glutathion peroxydase [32]. Par
ailleurs, l’étiologie de la diminution des réserves anti-oxydantes
observée cliniquement au cours de l’insuffisance cardiaque n’est
pas clairement établie. Un élément de réponse peut être apporté par
l’observation de l’augmentation des besoins métaboliques d’une part
et d’un dysfonctionnement gastro-intestinal conduisant à une
diminution des substances anti-oxydantes non enzymatiques d’autre
part. Ces modifications physiopathologiques peuvent conduire à un
déséquilibre nutritionnel et par conséquent à une déplétion en
vitamines et oligo-éléments tels que le sélénium [33, 34].
La diminution des réserves anti-oxydantes, ou tout au moins
l’absence d’augmentation de ces défenses qui sont par ailleurs
faiblement représentées dans le myocarde, représente un facteur de
vulnérabilité indéniable face à une production accrue d’ERO au
cours de l’insuffisance cardiaque. Ceci a été démontré
expérimentalement dans un modèle de souris déficiente en superoxyde
dismutase, développant très précocement une cardiomyopathie dilatée
[35]. Une autre approche, utilisant cette fois un modèle de souris
transgénique surexprimant la glutathion peroxydase, a permis de
prévenir le remodelage ventriculaire gauche et la dysfonction
cardiaque après infarctus du myocarde [36].
Stress oxydant et dysfonction endothéliale dans l’insuffisance
cardiaque
L’existence d’une dysfonction endothéliale est largement
reconnue dans l’insuffisance cardiaque et elle apparaît dans les
stades précoces de la maladie, avant même l’apparition des
symptômes cliniques. Cette dysfonction semble être impliquée dans
la vasoconstriction et la diminution de la perfusion périphérique
observée chez les patients insuffisants cardiaques. La réduction
généralisée de la capacité vasodilatatrice affecte à la fois les
lits vasculaires du myocarde et ceux du muscle squelettique, ce qui
conduit à des arythmies, une ischémie myocardique, une dysfonction
ventriculaire gauche et une intolérance à l’effort [37].
La fonction endothéliale vasculaire est principalement
déterminée par la biodisponibilité du NO, médiateur incontesté de
la vasorelaxation. Étant donné que l’insuffisance cardiaque est
associée à un stress oxydant qui se traduit par une production
accrue de radicaux libres dans la paroi vasculaire, l’équilibre
entre la production de NO et sa dégradation par les radicaux libres
en peroxynitrite représente probablement un facteur important
impliqué dans la dysfonction endothéliale [38, 39]. Par ailleurs,
en plus de cette capture, les O2.- réduisent
l’expression et l’activité de la NO-synthase dans les cellules
endothéliales [40], ce qui aggrave la diminution de la
disponibilité en NO.
Le stress oxydant, une cible thérapeutique dans l’insuffisance
cardiaque ?
Alors que l’existence du stress oxydant au niveau du tissu
cardiaque n’est plus à démontrer, le rôle de la modulation de
l’état redox cardiaque dans les effets bénéfiques induits par des
traitements adaptés est aujourd’hui encore mal connu.
Les résultats expérimentaux obtenus avec des traitements
anti-oxydants laissent supposer que l’amélioration de l’état redox
peut être bénéfique. En effet, dans l’insuffisance cardiaque
expérimentale chez le rat, l’administration des substances qui
piègent les radicaux libres, comme le probucol [41], le
diméthylthiourée [42] ou un régime riche en vitamine E [43]
améliore de façon significative la fonction systolique et/ou
diastolique cardiaque. De plus, cette amélioration de la fonction
ventriculaire est associée à un moindre remodelage, c’est-à-dire à
une moindre dilatation ventriculaire gauche, une diminution de la
matrice extracellulaire et/ou un moindre degré d’hypertrophie.
Par contre, chez l’homme, l’effet bénéfique d’un traitement
anti-oxydant reste encore controversé. En effet, dans une étude
récente, un régime alimentaire enrichi en vitamines anti-oxydantes
est bien toléré mais ne modifie pas la morbi-mortalité dans une
population à risque [44], confirmant ainsi d’autres études
antérieures [45]. Ces résultats sont contradictoires par rapport à
ceux obtenus avec les études animales ou réalisées chez l’homme, à
partir de petits effectifs. Cette absence de bénéfice pourrait être
liée au fait que ces essais n’ont utilisé qu’une
mono-supplémentation en vitamines anti-oxydantes, alors que ces
molécules agissent surtout de façon synergique avec d’autres
anti-oxydants. D’autres interrogations restent posées et soulignent
l’importance d’investigations supplémentaires [46]. De plus, alors
que la diminution du stress oxydant est observée avec les
inhibiteurs de conversion de l’angiotensine II, les antagonistes
des récepteurs AT1, certains bêtabloquants, ainsi que la
spironolactone, tant dans l’insuffisance cardiaque expérimentale
que chez l’homme, celle-ci pourrait être en partie liée à
l’amélioration de l’état physiopathologique du patient, en termes
d’hémodynamique systémique et cardiaque, d’inflammation et
d’activité neuro-humorale, ce qui rend difficile l’évaluation des
effets bénéfiques directement liés à la diminution du stress
oxydant.
Conclusion
Les données actuellement à notre disposition, émanant à la fois
d’études expérimentales et cliniques, montrent clairement
l’implication du stress oxydant dans le développement et la
progression de l’insuffisance cardiaque (figure 4). Cependant, de
nouvelles recherches sont nécessaires pour accéder à une meilleure
connaissance des différents acteurs mis en jeux : localisation
cellulaire, espèces radicalaires impliquées, étiologie,
conséquences sur les structures subcellulaires... et du rôle
bénéfique potentiel, dans l’insuffisance cardiaque, lié à une
diminution du stress oxydant. Ces connaissances permettront ainsi
le développement et l’évaluation précise des effets de nouveaux
traitements.
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