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L’évaluation des pratiques professionnelles : pourquoi s’y impliquer ?


Médecine thérapeutique. Volume 11, Number 4, 264-8, juillet-aout 2005, Pratiques professionnelles


Résumé  

Author(s) : Alain Durocher , Réanimation médicale thérapeutique, EA 3614, Faculté de médecine-Université de Lille 2.

ARTICLE

Auteur(s) : Alain Durocher

Réanimation médicale thérapeutique, EA 3614, Faculté de médecine-Université de Lille 2

Selon le décret du 14 avril 2005 [1], l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) « consiste en l’analyse de la pratique professionnelle en référence à des recommandations et selon une méthode élaborée ou validée par la Haute Autorité de santé et inclut la mise en œuvre et le suivi d’actions d’amélioration des pratiques ».L’article L.4133-0-1 de ce décret relatif à l’évaluation des pratiques professionnelles apporte les précisions suivantes : l’évaluation des pratiques professionnelles mentionnée à l’article L.4133-1-1 a pour but l’amélioration continue de la qualité des soins et du service rendu aux patients par les professionnels de santé. Elle vise à promouvoir la qualité, la sécurité, l’efficacité et l’efficience des soins et de la prévention et plus généralement la santé publique, dans le respect des règles déontologiques.L’évaluation des pratiques professionnelles, avec le perfectionnement des connaissances, fait partie intégrante de la formation médicale continue.L’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) comporte à ce jour au moins 4 portes d’entrée réglementaires et/ou institutionnelles :
  •  l’article 14 de la loi du 13 août 2004 portant réforme de l’assurance-maladie [2], qui rend obligatoire pour tous les médecins l’évaluation de leurs pratiques professionnelles ;
  •  l’article 16 de la loi du 13 août 2004 qui invite certaines « spécialités à risque » (anesthésistes-réanimateurs, réanimateurs, chirurgiens, obstétriciens) à mettre en place des protocoles concernant leurs pratiques professionnelles et à s’engager dans une démarche de déclaration de sinistralité (avec en retour pour les médecins libéraux, une prise en charge partielle de leur prime RCP) ;
  •  la certification (« accréditation ») des établissements de santé qui prendra en compte les actions d’EPP réalisées au sein de ces établissements (références 44, 45 et 46, de la version 2 du manuel « d’accréditation ») [3].
  •  la validation de la FMC qui peut comporter pour partie la participation à des actions d’EPP.
Sur le plan pratique, l’EPP consiste à comparer régulièrement les pratiques effectuées et les résultats obtenus avec les malades aux indications identifiées dans des protocoles préalablement établis et/ou des recommandations de bonne pratique et/ou avec des indicateurs de structure, de processus et de résultats obtenus sur la base de données professionnelles et scientifiques objectives et consensuelles. L’EPP est alors inscrite naturellement dans l’exercice médical et fait appel à des modalités de mise en œuvre nombreuses et variées, basées sur des approches et des méthodes très diversifiées [4] : approche par comparaison a posteriori à un référentiel (le classique audit clinique par exemple), approche par analyse d’un processus de soins ou d’un problème (chemin clinique, arbre de décision, aide-mémoire…), approche par indicateurs (tableaux de bord).Au-delà des dispositions légales et réglementaires très incitatives et du panel de méthodes et de modalités mis à la disposition des professionnels de santé, quelles sont les raisons qui peuvent pousser les professionnels de santé et notamment les médecins à s’engager dans une telle démarche ?La nécessité pour le praticien d’intégrer une démarche d’EPP dans sa pratique quotidienne s’est imposée progressivement pour de multiples raisons. Certaines d’entre elles traduisent la nécessité de disposer de référentiels et de pouvoir comparer ses pratiques à ce référentiel face à la variabilité des pratiques professionnelles liées en partie à la rapidité des progrès médicaux et aux évolutions technologiques. Certaines d’entre elles traduisent le consumérisme médical et l’évolution de la demande sociétale, le poids de plus en plus important des aspects éthiques professionnels, déontologiques, réglementaires, juridiques.Enfin dans un contexte d’allocations de ressources rares, le coût de la non-qualité n’est plus supportable et amène à envisager l’utilisation de la qualité et de l’EPP comme des outils médicoéconomiques.

L’évaluation des pratiques professionnelles : une aide à la décision médicale

Une aide face à la complexité des situations cliniques et à la variabilité des pratiques professionnelles

Des variations significatives et non expliquées des pratiques de soins, variations indépendantes des allocations de ressources, ont été clairement mises en évidence aussi bien au États-Unis que dans d’autres pays (Grande-Bretagne, Canada, Suède) [5, 6].

Ces variations traduisent en partie les difficultés des praticiens à prendre une décision médicale appropriée face à des situations cliniques souvent complexes et particulières et pour lesquelles les données scientifiques sont fragmentaires ou absentes. Elles concernent souvent les techniques les plus modernes et reflètent l’incertitude dont sont entachées les indications cliniques de ces procédures, les performances et l’utilité réelle de ces nouvelles techniques. Ces variations s’expriment aussi bien sous forme de prescriptions d’examens complémentaires et/ou de traitements inappropriés et/ou inutiles que par une sous-utilisation de stratégies et/ou de technologies efficaces [7].

La décision médicale est donc par essence une décision en situation d’incertitude pour laquelle il est particulièrement utile de pouvoir confronter les décisions prises à des critères et à des référentiels de pratiques. L’EPP favorise le développement de tels critères et de recommandations qui, mis à la disposition des cliniciens, leur permettent de réduire le champ d’incertitude et la variabilité des pratiques.

Une aide à l’assimilation et au transfert des données scientifiques et des progrès technologiques

L’inflation des données scientifiques est telle qu’aucun médecin ne peut, même dans sa seule spécialité, identifier, trier, analyser, assimiler la totalité des informations réellement intéressantes et utiles pour sa pratique quotidienne. Ces informations sont par ailleurs inégales dans leur qualité et dans l’apport réel qu’elles amènent à la pratique professionnelle. Le praticien est donc souvent démuni face à l’avalanche d’informations nouvelles et n’a ni le temps, ni les moyens, ni bien souvent la compétence, pour assurer un transfert des données nouvelles utiles à sa pratique professionnelle.

Par ailleurs, la progression rapide des technologies s’accompagne de la mise à disposition par les industriels de nouvelles techniques et de nouveaux matériels dont il est souvent difficile d’apprécier l’intérêt réel et le service médical rendu, faute d’une évaluation technologique rigoureuse avant la mise sur le marché.

L’EPP apporte une réponse à ces difficultés en mettant à la disposition des praticiens des critères de bonnes pratiques issus d’une analyse rigoureuse des données scientifiques et technologiques, et permettant ainsi d’intégrer dans la réalité des pratiques professionnelles les données identifiées. Les critères et les référentiels d’EPP reflètent alors l’état des connaissances et de l’art médical et permettent au médecin de disposer d’une aide à la décision basée sur des données scientifiques et professionnelles intégrées directement dans sa pratique professionnelle et dans la situation clinique particulière d’un malade.

Une aide à la résolution de conflits d’intérêts

Les professionnels de santé, les décideurs, les financeurs, les industriels peuvent d’une part avoir des objectifs différents en matière de choix médicaux, d’autre part faire intervenir des intérêts non médicaux dans ces choix. Ils se trouvent alors dans une situation de conflits d’intérêts qui peuvent être de différentes natures.

Ils peuvent être financiers et/ou économiques, à l’origine de prescriptions abusives dans un système de paiement à l’acte ou au contraire à l’origine de restrictions abusives dans le cadre d’une maîtrise des dépenses de santé faisant appel à des incitatifs financiers ou à des pénalités en cas de dépassement d’objectifs quantitatifs fixés par les financeurs du système de protection sociale. Les conflits d’intérêts peuvent être également de nature scientifique, voire commerciale ou organisationnelle.

Ces différents conflits d’intérêts peuvent être préjudiciables à la prescription et à la réalisation de soins appropriés. L’existence de critères et de référentiels utilisés dans une démarche d’EPP permet de les éviter, à condition que ces critères et référentiels aient été élaborés dans une optique de qualité des soins.

L’évaluation des pratiques professionnelles : une réponse au consumérisme médical et à une demande sociétale

Un moyen de réponse au consumérisme médical

Les moyens d’information, notamment dans les médias « grand public » écrits et télévisés dont disposent les patients sont nombreux et recherchés. Ils sont pour partie à l’origine d’exigences d’un « patient-consommateur de soins » et d’une montée du consumérisme médical. Dans ce cadre, les associations de patients sont par ailleurs de plus en plus présentes et actives, et jouent un rôle non négligeable dans les demandes des patients à disposer d’informations sur les soins qui leur sont prodigués et l’évaluation de la qualité des pratiques de soins. Enfin, il ne faut pas oublier que la loi du 4 mars 2002 donne au malade un accès plein et entier à son dossier médical [8].

L’existence de référentiels de pratique et de critères éventuellement accessibles sous une forme grand public fournit à la fois un élément de réponse à la demande du consommateur et un point d’ancrage pour les professionnels de santé, permettant de faire face à la vague consumériste.

Une réponse à une demande sociétale

La société demande qu’on lui assure que les prestations fournies en matière de santé répondent à des critères de qualité et de sécurité. Les aspects sécuritaires s’expriment en particulier au travers de demandes professionnelles et déontologiques, éthiques, réglementaires et juridiques.

Une demande professionnelle et déontologique

Le médecin a obligation « à assurer personnellement au patient des soins… fondés sur les données acquises de la science (art. 32 du Code de déontologie médicale) [9] ». Il doit tenir compte des avantages, des inconvénients et des conséquences des différentes investigations et thérapeutiques possibles (art. 8 du Code de déontologie médicale). Il y a donc pour le médecin une obligation professionnelle et déontologique à s’assurer que sa pratique professionnelle tient compte des données actuelles de la science et de l’état de l’art, et qu’elle prend en compte des critères et référentiels de pratiques issus de recommandations médicales et professionnelles élaborées selon une méthodologie explicite et rigoureuse.

Cette obligation ne dispense pas néanmoins le médecin de ses obligations de clinicien et d’une obligation de moyens adaptés au cas singulier du malade. Le médecin reste en effet libre de ses prescriptions. Cependant, ces dernières doivent être limitées à ce qui est nécessaire à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des soins (art. 8 du Code de déontologie médicale), et la décision médicale et le comportement du médecin doivent accepter d’être confrontés à des références et à des critères admis sur le plan scientifique et professionnel. La contrainte professionnelle et déontologique imposée par cette démarche d’EPP permet de respecter à la fois les données de la science et de l’art, le bénéfice individuel du patient et la qualité des soins qu’il reçoit, et le bénéfice collectif pour la société lié à une meilleure répartition des ressources.

Enfin, l’utilisation de référentiels et critères issus de recommandations médicales et professionnelles permet au médecin de s’engager dans un processus de perfectionnement des connaissances et d’évaluation des pratiques professionnelles comme l’impose par ailleurs le Code de déontologie médicale (art. 11) et une exigence de constante mise à niveau des connaissances.

Une exigence éthique

L’évolution des connaissances et des possibilités techniques dans le domaine médical a soulevé de nombreuses interrogations de nature éthique. La démarche d’EPP a renforcé ces préoccupations éthiques, en fournissant au professionnel de santé un outil de réponse à ces préoccupations [10]. En effet, l’existence de critères de qualité et de référentiels d’une part, et l’analyse de sa pratique professionnelle d’autre part, permettent au praticien de s’assurer du respect des principes fondamentaux de l’éthique :
  • – le principe de bienfaisance et le principe de non-nuisance, en faisant bénéficier le malade des soins les plus appropriés à son état, en évitant une variabilité non compréhensible et non justifiée des pratiques professionnelles ;
  • – le principe de justice, en permettant au praticien de prendre la décision la plus appropriée indépendamment de pressions externes, de nature économique par exemple, et en évitant les biais reconnus pour affecter la décision médicale comme le sexe, la race, le contexte médical lui-même [11]. Des cas similaires sont traités de façon similaire. Un même traitement est administré aux patients quels que soient leurs origines, leur rôle dans la société…
  • – le principe d’autonomie, en identifiant les référentiels et en clarifiant les différentes options médicales utiles que le praticien peut présenter au patient, et ainsi même faciliter directement l’information des patients.

Une contrainte réglementaire et juridique

Depuis la loi du 13 août 2004, l’EPP s’impose à tous les médecins. En dehors de ce contexte réglementaire, certaines pratiques professionnelles peuvent faire l’objet de décrets d’arrêtés ou de circulaires qui s’imposent alors aux professionnels. Ainsi, la prescription et les indications du plasma frais congelé ont fait l’objet d’un décret [12].

En dehors de ces circonstances, la valeur juridique de critères et des référentiels de pratique dans un contexte de plainte mérite d’être évoquée [13]. En effet, si ces référentiels sont l’aboutissement d’un processus rigoureux et explicite réalisant la synthèse des données disponibles sur un sujet donné en exprimant un consensus professionnel, ils peuvent alors avoir une portée juridique, conséquence d’une légitimité scientifique et professionnelle qui s’impose à tous les acteurs de santé et qu’ils ne peuvent ignorer. En tout cas, on peut imaginer qu’il serait légitime dans un contexte de plainte que le professionnel puisse apporter la preuve qu’il s’est engagé dans une demande d’analyse de sa pratique prenant en compte les critères et référentiels existants. Le médecin demeure néanmoins libre de ses prescriptions et peut s’éloigner des critères et référentiels proposés si la situation clinique du patient l’exige. Ces référentiels ne peuvent cependant en aucun cas constituer une protection juridique du médecin et ne dispensent pas celui-ci d’une obligation de moyens appropriés [13, 14].

L’évaluation des pratiques professionnelles : un outil médicoéconomique au service des patients et des professionnels de santé

L’EPP, une aide à la décision dans un contexte d’allocations de ressources rares

Les pays industrialisés sont confrontés à un accroissement des dépenses de santé alors que les ressources disponibles sont limitées. La nécessité de juguler les dépenses de santé confrontée aux besoins croissants de l’homme en matière de santé et à l’innovation technologique souvent coûteuse, impose de faciliter, d’améliorer et d’optimiser les choix et la distribution des ressources. Les critères et référentiels de pratique utilisés dans une démarche d’EPP constituent, dans un tel contexte, le pivot d’une stratégie d’allocation médicalisée des ressources sans préjudice pour la qualité des soins délivrés aux malades.

L’EPP constitue alors le garant du maintien de la qualité des soins face à des impératifs économiques. L’EPP devrait également permettre d’éviter les comportements déviants et des effets pervers potentiels de la mise en place de la nouvelle tarification à l’activité : fractionnement de séjours, sortie précoce des malades, sélection de clientèle ou d’actes ou d’équipements…

L’EPP, un outil de réduction de la non-qualité et de ses coûts

Le coût des défauts de qualité (la non-qualité) a été clairement démontré dans le système de santé, en particulier le surcoût induit par des évènements indésirables non médicamenteux ou médicamenteux et le coût des infections nosocomiales. Le surcoût des sur-utilisations de ressources (hospitalisations inappropriées, prescriptions inappropriées) a également été bien établi.

Tous ces défauts de qualité mobilisent des ressources importantes (consommation de soins) et augmentent la durée et les coûts des séjours hospitaliers.

Cette non-qualité peut être prévenue, notamment par la mise à disposition des médecins, de critères et de référentiels de pratique et l’analyse de ces données dans une démarche d’analyse des pratiques. En particulier, un retour sur investissement a été clairement démontré avec certaines méthodes telles que les chemins cliniques, les programmes d’amélioration continue de la qualité ou les programmes de prévention des infections nosocomiales [7].

L’EPP, un outil au service de la qualité comme moyen de régulation des dépenses de santé

Face à l’accélération des dépenses de santé, les ministères successifs ont mis en place depuis 20 ans différentes mesures de contrôle des coûts : « budget global » des établissements hospitaliers, diminution du nombre de prescripteurs par le biais du numerus clausus, diminution du nombre de lits d’hospitalisation complète, limitation de l’implantation des appareillages de haute technicité (IRM ou PET scan par exemple), plus récemment tarification à l’activité… Malgré cela, les dépenses de santé continuent à s’accroître et l’accélération du déficit de l’assurance-maladie accentue la pression budgétaire sur les établissements de santé. Il est tentant d’essayer d’autres approches pour maîtriser les dépenses de santé, en particulier d’utiliser la qualité comme un moyen de régulation des dépenses de santé. Une tentative a déjà été faite avec la convention médicale appliquée en France en 1994 et les références médicales opposables. Cet outil de maîtrise médicalisée de l’évolution des dépenses de santé avait pour ambition de lutter contre les prescriptions inutiles et dangereuses identifiées par des référentiels de (mauvaise) pratique.

La mise en place de la qualité et de l’EPP au centre du dispositif de santé telle que cela est prévue par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance-maladie répond à un objectif de même nature, en partant du principe que la non-qualité coûte cher et, en tout cas, toujours plus cher que la qualité. L’EPP permet que le professionnel de santé s’intègre dans ce système et favorise l’utilisation des critères et des référentiels de pratiques et le meilleur soin au meilleur coût. Il faut néanmoins savoir que les relations entre coût et qualité ne sont ni simples ni linéaires : elles dépendent des conditions économiques, et font intervenir le niveau initial de qualité des soins, les caractéristiques des patients et des établissements de santé [6].

L’EPP : un argument de négociation assurantielle

Les établissements et certains professionnels de santé (chirurgiens, obstétriciens, anesthésistes-réanimateurs par exemple) ont à faire face à une croissance exponentielle du coût de leurs assurances professionnelles. Un des moyens de combattre cette envolée est de donner confiance et des garanties aux sociétés d’assurance. La confiance et la diminution des coûts assurantiels peuvent être obtenues si des garanties sont fournies quant à la qualité des pratiques professionnelles au regard de critères et de référentiels de pratiques. L’EPP fournit cette garantie et devrait faciliter la négociation avec les sociétés d’assurance.

De nombreux arguments plaident donc pour que l’EPP s’inscrive dans la pratique médicale quotidienne. Les professionnels de santé doivent s’approprier les méthodes existantes et les intégrer dans leurs démarches professionnelles. Ils sont les seuls à avoir dans le face à face avec le malade, une expertise et une légitimité scientifiques et professionnelles non discutables ; ils sont les seuls qui peuvent par l’EPP assurer au malade performances et satisfaction.

Références

1 Ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille. Décret n° 2005-346 du 14 Avril 2005 relatif à l’évaluation des pratiques professionnelles. JO du 15 avril 2005.

2 Ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille : loi n° 2004-810 du 13 Août 2004 relative à l’assurance-maladie. JO n° 190 du 17 août 2004.

3 Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé. Manuel d’accréditation des établissements de santé, Deuxième procédure d’accréditation. Paris : Anaes, 2004.

4 Haute Autorité de Santé. L’évaluation des pratiques professionnelles dans le cadre de l’accréditation des établissements de santé. Paris : Has, 2005 ; www.has-sante.fr.

5 Chassin MR, Brook RH, Parck RE, et al. Variations in the use of medical and surgical services by the medical population. N Engl J Med 1986 ; 314 : 285-90.

6 Mc Pherson K. Variations entre pays des pratiques médicales. In : Les systèmes de santé. A la recherche d’efficacité. Paris : OCDE, 1990 : 17-29.

7 Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé. Les coûts de la qualité et de la non qualité des soins dans les établissements de santé : états des lieux et proposition. Paris : Anaes, 2004.

8 Ministère délégué à la Santé. Loi n° 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. JO du 5 mars 2002.

9 Ordre National des Médecins. Code de déontologie médicale. Décembre 1995.

10 Berger JT, Rosner F. The ethics of pratice guidelines. Arch Intern Med 1996 ; 156 : 2051-6.

11 Lohr KN. Guidelines for clinical practice: what they are and what they count. J Law Med Ethics 1995 ; 23 : 49-56.

12 Ministère des Affaires Sociales et de l’Intégration. Arrêté du 3 Décembre 1991 relatif à l’utilisation du plasma congelé. JO du 12 décembre 1991.

13 Jurras D. Clinical practice guidelines as legal norms. Can Med Assoc J 1993 ; 148 : 905-8.

14 Kluge EH. Clinical practice guidelines and the law. Can Med Assoc J 1996 ; 155 : 574-6.


 

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