ARTICLE
Recommandation de bonne pratique
Groupe de travail
|
| Docteur
Christian Roux, Président, Rhumatologue, Paris |
| Docteur
Bertrand Moura, Chargé de projet, Rhumatologue, Paris |
| Docteur Guy
Rostoker, Responsable de projet, Afssaps |
| Professeur
Christian Alexandre, Rhumatologue, Saint-Etienne |
| Docteur Pierre
Atlan, Médecin généraliste, Paris |
| Professeur
Maurice Audran, Rhumatologue, Angers Docteur Albert Benbassat,
Rhumatologue, Issy les Moulineaux |
| Professeur
Gérard Breart, Epidémiologiste, Paris Docteur Sophie
Christin-Maître, Endocrinologue, Paris |
| Docteur
Catherine Denis, Afssaps |
| Docteur
Nathalie Dumarcet, Afssaps Professeur Isabelle Durand-Zaleski,
Santé publique, Créteil |
| Docteur
Anne-Claude Koeger, Rhumatologue, Paris |
| Docteur
Françoise Laroche, Afssaps |
| Docteur Gérard
Leroux, Médecin généraliste, Epinay sous Sénart |
| Docteur
Véronique Listrat, Rhumatologue, Saint-Michel sur Orge |
| Professeur
Patrice Lopes, Gynécologue-obstétricien, Nantes |
| Docteur Najoua
Mlika-Cabanne, Anaes Monsieur Bertrand Mussetta, Afssaps Professeur
Philippe Orcel, Rhumatologue, Paris |
| Professeur
Philippe Ravaud, Santé publique, Paris Docteur Virginie Ringa,
Inserm, Paris |
| Professeur
Jean-Christophe Thalabard, Endocrinologue, Paris |
Groupe de lecture
|
| Docteur Claude
Benhamou, Rhumatologue, Orléans |
| Docteur Gérard
Boutet, Gynécologue, La Rochelle |
| Docteur
Jean-François Cerles, Rhumatologue, Villefranche de
Rouergue |
| Docteur Claude
Augustin Clement, Médecin généraliste, Servian |
| Professeur
Bernard Combe, Rhumatologue, Montpellier |
| Docteur Alain
Daragon, Rhumatologue, Bois Guillaume |
| Professeur
Pierre Delmas, Rhumatologue, Lyon |
| Docteur
Jean-Louis Demeaux, Médecin généraliste, Bordeaux |
| Docteur
Jean-Pierre Dupasquier, Médecin généraliste, Lyon |
| Docteur
Rose-Marie Javier, Rhumatologue, Strasbourg |
| Docteur Pierre
Klotz, Médecin généraliste, Altkirch |
| Docteur
Marie-Chantal Landeau, Gynécologue, Paris |
| Docteur
Jean-Louis Lemasson, Médecin généraliste, Castillon la
Bataille |
| Professeur
Christian Marcelli, Rhumatologue, Caen |
| Docteur Michel
Martin, Médecin généraliste, Montgeron |
| Professeur
Pierre-Jean Meunier, Rhumatologue, Lyon |
| Docteur Bruno
Meyrand, Médecin généraliste, Saint-Galmier |
| Docteur Emile
Olaya, Médecin généraliste, Annonay |
| Docteur Henri
Partouche, Médecin généraliste, Saint-Ouen |
| Docteur Pierre
Razongles, Médecin généraliste, Toulouse |
| Docteur
Catherine Rey-Quinio, Afssaps |
| Professeur
Claude Ribot, Endocrinologue, Toulouse |
| Docteur René
Thibon, Médecin généraliste, Nîmes |
| Docteur Eric
Thomas, Rhumatologue, Montpellier |
Comité de validation
|
| Professeur
Gilles Bouvenot, Président, |
| Professeur de
thérapeutique, Marseille |
| Professeur
Jean-François Bergmann, Vice-Président, |
| Professeur de
thérapeutique, Paris |
| Professeur
Michel Aubier, Pneumologue, Paris |
| Professeur
Bernard Bannwarth, Pharmacologue, Rhumatologue, Bordeaux |
| Docteur Chantal
Belorgey Bismut, Afssaps |
| Docteur Bruno
Camelli, Médecin généraliste, Paris |
| Professeur
Charles Caulin, Président de la Commission d’AMM, Paris |
| Docteur
Catherine Denis, Afssaps |
| Docteur
Nathalie Dumarcet, Afssaps |
| Professeur
Bernard Dupuis, Président de la Commission de la Transparence,
Lille |
| Docteur
Frédéric Fleurette, Afssaps |
| Professeur
Christian Funk-Brentano, Pharmacologue clinicien, Cardiologue,
Paris |
| Professeur
Claire le Jeunne, Thérapeute, Paris |
| Professeur
Michel Petit, Psychiatre, Sotteville les Rouen |
| Docteur Olivier
Reveillaud, Médecin généraliste, Verrières le Buisson |
| Professeur
Christian Riche, Président de la Commission de Pharmacovigilance,
Brest |
| Docteur Guy
Rostoker, Afssaps |
| Professeur
Claude Thery, Cardiologue, Lille |
| Docteur
François Tremolieres, Infectiologue, Interniste, Mantes la
Jolie |
| Docteur Olivier
Wong, Médecin généraliste, Paris. |
Méthodologie
Les recommandations de bonne pratique et références médicales
définissent une stratégie médicale optimale en fonction de l’état
actuel des connaissances et précisent ce qui est utile ou inutile,
ou éventuellement dangereux de faire dans une situation clinique
donnée.
Les recommandations de bonne pratique et références médicales
résultent de l’analyse des données actuelles de la science issues
de la littérature et prennent en compte les évaluations réalisées
pour délivrer l’autorisation de mise sur le marché des médicaments
(AMM) concernés, apprécier le service médical rendu (SMR) et
élaborer les fiches de transparence.
Le groupe de travail de l’Afssaps a regroupé des experts de
compétence (rhumatologie, endocrinologie, gynécologie, santé
publique, épidémiologie clinique, médecine générale), de mode
d’exercice (hospitalo-universitaires, hospitaliers ou libéraux) et
d’origine géographique divers, et des représentants de l’Afssaps.
Le groupe de travail comprenait un président qui a dirigé le groupe
et collecté les avis de l’ensemble des membres, un chargé de projet
qui, conjointement avec le président, a analysé la littérature et
rédigé le document.
La recherche bibliographique a été réalisée par interrogation
des banques de données Medline, Pascal, Healthstar, Cochrane et
Cabhealth. Elle a identifié préférentiellement les recommandations
thérapeutiques, les conférences de consensus, les essais cliniques,
les méta-analyses, les analyses de décisions et les revues de
synthèse, publiés en langue française ou anglaise de 1996 à
2002.
La bibliographie obtenue par voie automatisée a été complétée
par une recherche manuelle.
L’argumentaire et les recommandations de ce travail ont été
établis par le groupe selon la méthodologie de la médecine fondée
sur les preuves proposées par l’Anaes (Anaes : les
recommandations pour la pratique clinique – base
méthodologique pour leur réalisation en
France – 1999 ; Guide d’analyse de la littérature et
gradations des recommandations – 2000).
Les grades A, B, et C sont attribués aux recommandations selon
le niveau de preuve scientifique attribué aux études sur lesquelles
elles reposent (tableau 1).
Tableau 1. Niveau de preuve
scientifique de la littérature et force des recommandations selon
l’Anaes (Guide d’analyse de la littérature et gradation des
recommandations : janvier 2000)
|
Niveau de preuve scientifique des études |
Force des recommandations (grade) |
Niveau 1 :
– Essais comparatifs randomisés de forte
puissance
– Méta-analyse d’essais comparatifs
randomisés
– Analyse de décision fondée sur des études bien
menées |
A
Preuve scientifique établie |
Niveau 2 :
– Essais comparatifs randomisés de faible
puissance
– Études comparatives non randomisées bien
menées
– Études de cohorte |
B
Présomption scientifique |
Niveau 3 :
– Études cas-témoin |
C
Faible niveau de preuve scientifique |
Niveau 4 :
– Études comparatives comportant des biais
importants
– Études rétrospectives
– Séries de cas
– Études épidémiologiques descriptives
(transversale, longitudinale) |
En l’absence de preuves scientifiques tirées de la littérature, les
recommandations ont été fondées sur un accord professionnel fort.
Lors de données de la littérature insuffisantes ou incomplètes,
les recommandations ont été basées sur un accord professionnel fort
pour prendre en compte l’état des pratiques et les opinions
d’experts.
Le groupe de lecture était composé d’experts de compétence, de
mode d’exercice et d’origine géographique divers. Les experts de ce
groupe de lecture, consultés par courrier, ont apprécié la validité
scientifique des propositions, la qualité méthodologique du contenu
ainsi que la lisibilité, la faisabilité et l’applicabilité du
texte. Leurs remarques ont été transmises à l’ensemble du groupe de
travail qui a pu modifier son texte et a validé le document
final.
Le texte a été soumis à l’approbation du Comité de Validation
des Recommandations et Références Médicales de l’Afssaps le
4 septembre 2001 et a été transmis pour avis à la Commission
de la transparence.
Rappel épidémiologique
L’ostéoporose cortisonique est la plus fréquente des
complications des traitements cortisoniques au long cours. C’est la
plus fréquente des ostéoporoses secondaires [1, 2]. La prévalence
d’utilisation de la corticothérapie au long cours est de 0,5 %
dans la population générale, et de 1,7 % chez les femmes de
plus de 55 ans. Selon une étude épidémiologique, 14 %
seulement des patients corticothérapés au long cours reçoivent un
traitement préventif ou curatif de l’ostéoporose cortisonique
[3].
Le risque de fracture ostéoporotique au cours de l’ostéoporose
cortisonique a été rapporté dans une étude cas/contrôles portant
sur 244 235 sujets corticothérapés, âgés en moyenne de
57 ans ; 58 % d’entre eux étaient des femmes et
l’indication la plus fréquente de la corticothérapie était les
maladies respiratoires (40 %). Cette étude [4] confirme
l’augmentation du risque de fracture [5-8], y compris pour des
doses faibles [9] (tableau 2). Elle
montre par ailleurs une augmentation rapide du risque de fracture
dès les 6 premiers mois après le début des corticoïdes, et la
diminution rapide de ce risque dès le 3e mois après
l’arrêt du traitement (voir chapitre physiopathologie).
Tableau 2. Risque relatif de
fracture au cours des corticothérapies (durée moyenne de suivi
individuel : 1,3 ans) en fonction de la dose (en
équivalent prednisone/jour) (d’après référence 4)
|
2,5 mg/j
N = 50 649 |
2,5-7,5 mg/j
N = 104 833 |
7,5 mg/j
N = 87 949 |
| N |
RR |
N |
RR |
N |
RR |
| Périphérique |
2 192 |
1,17 (1,10-1,25) |
2 486 |
1,36 (1,28-1,43) |
1 665 |
1,64 (1,54-1,76) |
| Avant-bras |
531 |
1,10 (0,96-1,25) |
526 |
1,04 (0,93-1,17) |
273 |
1,19 (1,02-1,39) |
| Hanche |
236 |
0,99 (0,82-1,20) |
494 |
1,77 (1,55-2,02) |
328 |
2,27 (1,94-2,66) |
| Vertèbre |
191 |
1,55 (1,20-2,01) |
440 |
2,59 (2,16-3,10) |
400 |
5,18 (4,25-6,31) |
Résultats exprimés en risque relatif (RR) avec son intervalle de
confiance à 95 % (IC).
Caractéristiques cliniques
Les fractures de l’ostéoporose cortisonique surviennent au moins
en partie en raison d’une perte osseuse induite par la
corticothérapie [10-13].
Cette perte osseuse :
– survient essentiellement au cours de la première année de
traitement : la diminution de la densité minérale osseuse est
de l’ordre de 2 à 3 % en un an mais peut être supérieure chez
certains sujets ;
– est du même ordre de grandeur au rachis et à l’extrémité
supérieure du fémur ;
– est difficile à prévoir à l’échelon individuel : aucun
critère densitométrique, biologique, ni clinique, ne permet de
prédire pour un individu donné la survenue et l’amplitude de la
perte osseuse ;
– dépend de la dose et de la durée du traitement ;
– est au moins en partie réversible comme le montrent certaines
observations de maladie de Cushing guérie, et l’évolution spontanée
de la densité osseuse chez des patients guéris de leur maladie
inflammatoire, désormais sans traitement.
Par comparaison avec l’ostéoporose post-ménopausique, l’incidence
des fractures est plus élevée que ne le voudrait la valeur de la
densité minérale osseuse au cours de l’ostéoporose cortisonique.
Dans le tableau 3 sont indiqués les
T scores initiaux des groupes placebo de différents essais
thérapeutiques ; dans ces études, les radiographies du rachis
ont été faites de manière systématique. L’incidence fracturaire
vertébrale est élevée pour un T score apparemment peu diminué. Ceci
laisse penser que d’autres facteurs, non quantitatifs,
interviennent dans la fragilité osseuse au cours de la
corticothérapie (voir chapitre physiopathologie), ce qui distingue
cette ostéoporose de l’ostéoporose post-ménopausique.
Tableau 3. Indicence fracturaire
des groupes placebo des études etidronate (28), alendronate (30),
risedronate (31, 32)
|
Population |
T
score
(28) |
Incidence
(28) |
T
score
(30) |
Incidence
(30) |
T
score
(31) |
Incidence
(31) |
T
score
(32) |
Incidence
(32) |
|
Total |
– 1,4 |
15,4 |
– 1,1 |
5,9 |
– 0,7 |
17,3 |
– 1,7 |
15 |
|
Hommes |
– 0,8 |
12 |
– 1,1 |
2,1 |
– 0,5 |
23,5 |
– 1,7 |
23,8 |
|
Femmes non ménopausées |
– 0,3 |
0 |
– 0,6 |
0 |
0 |
0 |
– 0,7 |
0 |
|
Femmes ménopausées |
– 2,1 |
21,9 |
– 1,5 |
13,0 |
– 1,2 |
20,8 |
– 1,9 |
12,5 |
Physiopathologie
L’effet essentiel de la corticothérapie sur l’os est une
réduction de l’activité ostéoblastique. Elle est associée à une
diminution précoce importante et dose-dépendante du taux sérique
d’ostéocalcine. La diminution de l’ostéoformation résulte d’une
action directe des corticoïdes sur les ostéoblastes, avec
diminution de la prolifération des précurseurs et diminution des
fonctions de synthèse. Il existe également une réduction de
l’activité d’ostéoformation indirecte par inhibition de la
production d’hormones sexuelles, des gonadotrophines hypophysaires
et par diminution de synthèse et d’activité des facteurs de
croissance ostéoblastique [1, 14, 15].
L’effet des corticoïdes sur la résorption osseuse est moins bien
documenté. Il a longtemps été signalé une hyperparathyroïdie,
secondaire à la diminution de l’absorption intestinale du calcium,
et une augmentation de l’excrétion urinaire calcique. En réalité,
les taux sériques de la parathormone intacte comme ceux des
métabolites de la vitamine D sont le plus souvent normaux avec les
techniques actuelles de dosage et les marqueurs de la résorption
sont rarement trouvés augmentés.
La promotion de l’apoptose des ostéoblastes et des ostéocytes
par les corticoïdes a été décrite, de même que la prolongation de
la survie des ostéoclastes [15 bis]. Ce dernier mécanisme
pourrait être une explication à l’augmentation rapide du risque
fracturaire lors de la mise en route d’une corticothérapie
[16].
Traitements de l’ostéoporose cortisonique
Dans cet argumentaire ne sont pris en compte que les médicaments
ayant une AMM dans l’ostéoporose cortisonique. Ces traitements et
l’intitulé de leur AMM figurent dans l’annexe 1. Il s’agit de
trois biphosphonates.
Il est rappelé que l’apport de calcium, de vitamine D à doses
physiologiques, et l’hormonothérapie substitutive chez les sujets
hypogonadiques (hommes hypogonadiques et femmes ménopausées) ont
une justification physiopathologique. Il n’existe toutefois pas de
preuve du bénéfice de ces molécules dans la prévention de
l’ostéoporose lors de la mise en route d’une corticothérapie. Dans
les études des traitements de l’ostéoporose cortisonique, les
groupes placebo reçoivent des doses physiologiques de calcium et de
vitamine D, et on y observe l’absence de perte osseuse au rachis.
Il n’y a pas de preuve d’effet densitométrique fémoral. Il n’y a
pas de preuve de l’effet anti-fracturaire de ces traitements dans
l’ostéoporose cortisonique.
Mécanismes d’action des biphosphonates dans l’ostéoporose
cortisonique
Au contraire de l’ostéoporose post-ménopausique, l’ostéoporose
cortisonique est caractérisée par une diminution du nombre et de
l’activité des ostéoblastes, l’augmentation de la résorption
osseuse étant plus discutée [15 bis]. Lors des études
histomorphométriques, des résultats contradictoires ont été
rapportés quant aux paramètres de résorption. Il faut souligner que
les maladies inflammatoires peuvent être responsables par
elles-mêmes d’une augmentation de la résorption osseuse, ce qui
pourrait expliquer en partie la discordance des résultats. Dans une
étude comparant les résultats histomorphométriques obtenus chez
22 femmes de 65 ± 6 ans recevant des
corticoïdes à des contrôles appariés, il apparaît que l’ostéoporose
cortisonique associe une diminution de l’ostéoformation et une plus
forte résorption que l’ostéoporose post-ménopausique, avec perte de
connectivité osseuse [16 bis]. Dans une étude
histomorphométrique récente réalisée sur un effectif important de
sujets recevant des corticoïdes à fortes doses, l’alendronate n’a
pas eu d’effet sur les paramètres histologiques de résorption
(nombre d’ostéoclastes, surface d’érosion) alors qu’il a diminué
les marqueurs biochimiques de la résorption osseuse, indiquant un
éventuel effet de l’aminobiphosphonate sur la fonction des
ostéoclastes plutôt que sur leur nombre. Il existe en parallèle une
réduction de la fréquence d’activation, d’amplitude comparable à
celle rapportée au cours de l’ostéoporose post-ménopausique
[17].
Par ailleurs il a été récemment rapporté un effet de prévention
de l’apoptose des ostéocytes par les biphosphonates. Cet effet peut
participer à l’effet précoce des biphosphonates rapporté dans les
études cliniques [18].
Etidronate
Plusieurs études prospectives ont été conduites avec
l’étidronate, en traitement intermittent, 400 mg/jour pendant
14 jours, suivi d’une supplémentation calcique pendant
76 jours, ce cycle de 3 mois étant répété pendant un à
deux ans. Ce mode d’administration est comparable à celui suivi
dans l’ostéoporose post-ménopausique. Des études ouvertes et des
études contrôlées contre placebo ont montré que l’étidronate est
capable d’augmenter la densité osseuse au rachis (5 à 7 %) et
à l’extrémité supérieure du fémur (2,5 à 6,8 %) chez des
sujets atteints d’une ostéoporose cortisonique [19-26].
Récemment 2 études prospectives contrôlées randomisées
contre placebo ont été conduites pendant 1 an [27-29]. Les
patients débutaient une corticothérapie à fortes doses pour
différentes maladies inflammatoires incluant la pseudopolyarthrite
rhizomélique, la polyarthrite rhumatoïde, des vascularites... Les
corticoïdes étaient commencés en même temps que le traitement à
l’étude, ou depuis moins de 3 mois, à une dose toujours
supérieure à 7,5 mg/jour. Dans l’étude européenne [27], il a
été observé une différence statistiquement significative au rachis
entre l’étidronate et le placebo : + 0,3 %,
et – 2,8 % respectivement. Au col fémoral la perte
osseuse a été diminuée de moitié, mais la différence n’est pas
statistiquement significative. Dans l’étude canadienne [28] le même
résultat a été observé au rachis
(+ 0,6 versus – 3,2 %) et une
différence statistiquement significative a été observée au grand
trochanter (+ 1,5 % versus – 2,7 %). Les
variations dans la région du col fémoral n’étaient pas différentes
entre les groupes. Ces deux études ayant été conduites selon le
même protocole, leurs données ont été « poolées » afin
d’augmenter la taille de la population étudiée et d’étudier a
posteriori des sous-groupes [29]. Ainsi, on montre que le
bénéfice du traitement est au rachis lombaire de respectivement
2,9, 3,3 et 4,4 % pour les hommes, les femmes non ménopausées
et les femmes ménopausées. En revanche, à l’extrémité supérieure du
fémur l’effet thérapeutique n’est significatif que pour les femmes
ménopausées. Dans ce regroupement d’études, 7 patients sous
étidronate ont présenté 8 fractures vertébrales et
14 patients sous placebo ont eu 34 fractures vertébrales.
Il n’y a pas eu de différence entre les groupes placebo et
étidronate pour la tolérance.
L’étidronate se prescrit à la dose de 400 mg/jour
(Didronel®) 14 jours par trimestre. Le comprimé
doit être pris à distance des repas, en principe à 10 heures
du matin. La cure est suivie, pendant 2 mois et demi, de
l’administration de calcium et éventuellement de vitamine D, à
doses adaptées.
Les contre-indications sont l’insuffisance rénale sévère, la
grossesse et l’allaitement.
Alendronate
L’alendronate a montré un bénéfice densitométrique chez des
patients recevant des corticoïdes, et chez les patients souffrant
de maladie de Cushing.
Une étude prospective a été conduite par Saag et coll chez des
patients prenant 10 mg de prednisone par jour (dose médiane)
[30]. Dans cette étude d’une durée d’un an, 477 hommes et
femmes ont été randomisés pour recevoir soit le placebo, soit
l’alendronate 5 mg/j, soit l’alendronate 10 mg/j. Tous
les patients ont reçu 800 à 1 000 mg de calcium et 250 à
500 unités internationales de vitamine D. Les maladies dont
ils souffraient étaient en particulier : des polyarthrites
rhumatoïdes (30 %) et des pseudopolyarthrites rhizoméliques
(20 %). La densité osseuse a augmenté de manière
statistiquement significative au rachis (2,1 et 2,9 % dans les
groupes alendronate 5 et 10 mg), au grand trochanter (1,1 et
2,7 %), au col fémoral (1,2 et 1 %), et sur l’ensemble du
squelette (0,4 et 0,7 %). La variation de la densité osseuse
au rachis dans le groupe placebo était fonction de la durée de la
corticothérapie : - 1 % chez les 34 % des patients
traités depuis moins de 4 mois, - 0,6 % chez ceux traités
depuis 4 à 12 mois, et + 0,2 % chez les
patients traités depuis plus d’un an. En revanche ni la durée de la
corticothérapie ni la maladie sous-jacente n’ont modifié la réponse
à l’alendronate. Les fractures vertébrales ont été peu
fréquentes : 2,3 % des patients dans les deux groupes
alendronate (poolés) versus 3,7 % dans le groupe
placebo. Une tendance à la réduction du nombre de fractures a été
observée dans le groupe des femmes ménopausées. Le traitement a été
généralement bien toléré, malgré une augmentation de fréquence des
douleurs abdominales dans le groupe alendronate 10 mg par
rapport aux autres groupes.
L’effet d’un traitement de 2 ans a été récemment rapporté
[31]. Il a été évalué dans une étude en double aveugle d’extension
de l’étude précédente [30], portant sur 37,1 % de la
population initiale. Les patients prenaient plus de 7,5 mg/j
d’équivalent prednisone. Le bénéfice densitométrique s’est maintenu
au cours de la deuxième année.
|
L’alendronate se prescrit à la dose de 5 mg/j
(Fosamax® 5 mg). Le comprimé doit être pris chaque
jour au lever, à jeun, 30 minutes avant le premier repas, avec
un grand verre d’eau peu minéralisée, en position debout ou
assise.
|
|
Les contre-indications sont les maladies de l’œsophage retardant
le transit oesophagien, l’impossibilité de se mettre en position
verticale ou de se tenir assis pendant au moins 30 minutes,
l’insuffisance rénale sévère, l’hypocalcémie, la grossesse et
l’allaitement.
|
Risédronate
Le risédronate a été étudié chez 224 hommes et femmes
commençant une corticothérapie au long cours, randomisés en
3 groupes : placebo, risédronate 2,5 mg/j,
risédronate 5 mg/j [32]. Après un an le groupe placebo a perdu
2,8 % de densité au rachis, alors que les groupes traités par
risédronate n’ont pas eu de perte osseuse. Les différences de
densité osseuse après un an de traitement entre le groupe
risédronate 5 mg et le groupe placebo ont été respectivement
de 3,8, 4,1, 4,6 %, au rachis, au col fémoral et au grand
trochanter.
Une deuxième étude a été conduite chez 290 sujets ayant une
ostéoporose cortisonique, recevant des corticoïdes depuis plus de
6 mois [33]. Tous recevaient 1 g/j de calcium et
400 UI/j de vitamine D, et avaient été randomisés entre
risédronate et placebo. Dans le groupe risédronate 5 mg la
densité osseuse a augmenté après un an de 2,9, 1,8 et 2,4 % au
rachis lombaire, au col fémoral, et au grand trochanter.
Une étude a été récemment conduite chez 120 femmes
souffrant de polyarthrite rhumatoïde et recevant des corticoïdes au
long cours [34]. Au terme des 2 ans, la dose de 2,5 mg/j
de risédronate s’est avérée capable de prévenir la perte osseuse au
rachis et au grand trochanter, contrastant avec une perte osseuse
observée dans le groupe placebo.
|
Le risédronate se prescrit à la dose de 5 mg/j
(Actonel® 5 mg). Le comprimé doit être pris chaque
jour soit le matin à jeun, 30 minutes avant le premier repas,
soit à tout autre moment de la journée, à au moins 2 heures de
distance de toute prise d’aliments ou de boissons, et au moins
30 minutes avant le coucher, avec un grand verre d’eau peu
minéralisée, en position debout ou assise.
|
|
Les contre-indications sont l’insuffisance rénale sévère, la
grossesse, l’allaitement et l’hypocalcémie.
|
En résumé
En 1999 Homick et coll ont présenté une méta-analyse basée sur
15 essais thérapeutiques de biphosphonates [35] (incluant
d’autres molécules et d’autres études que celles décrites ici, mais
pas le risédronate). Leur conclusion est que les biphosphonates
sont efficaces à la fois dans la prévention et le traitement de
l’ostéoporose cortisonique au rachis lombaire. En moyenne l’effet
thérapeutique sur la densité rachidienne (c’est-à-dire la
différence observée entre les groupes de patients traités et les
groupes de patients contrôles) est estimé à 4 % (IC
95 % : 2,5-5,5). Au col fémoral la modification de la
densité minérale osseuse est de 2,1 % (IC 95 % :
0,2-4) (non significative). En 2002, la revue de 45 études a
conclu à la supériorité de l’association bisphosphonates et
vitamine D sur les autres traitements [36].
Une réduction de 24 % de la fréquence des fractures
vertébrales est observée, qui n’atteint pas le seuil statistique.
L’incidence fracturaire en 1 an est nulle chez les femmes non
ménopausées (tableau 3). En
revanche des analyses a posteriori indiquent un effet
anti-fracturaire possible chez les femmes ménopausées. Il n’existe
pas de preuve d’efficacité sur l’incidence des fractures
périphériques.
Recommandations
La stratégie individuelle suivante est proposée pour la
prévention et le traitement de l’ostéoporose cortisonique.
L’efficacité de cette stratégie n’a pas été étudiée sur l’incidence
des fractures ; il s’agit d’un accord professionnel.
Les différents médicaments
L’apport de calcium
L’apport de calcium et de vitamine D à doses physiologiques,
l’hormonothérapie substitutive chez les sujets hypogonadiques
(notamment hommes hypogonadiques et femmes ménopausées) présentent
une justification physiopathologique. Il n’existe toutefois pas de
preuve du bénéfice de ces spécialités pharmaceutiques dans la
prévention de l’ostéoporose lors de l’instauration d’une
corticothérapie et l’on ne dispose pas de preuve d’effet
densitométrique fémoral ni de l’effet anti-fracturaire de ces
traitements dans l’ostéoporose cortisonique.
Les biphosphonates
Trois biphosphonates (alendronate 5 mg, étidronate
400 mg, risédronate 5 mg) sont utilisés dans
l’ostéoporose cortisonique. Ils sont efficaces à la fois dans la
prévention et le traitement de l’ostéoporose cortisonique au rachis
lombaire. De plus, au col fémoral, un effet densitométrique
significatif a été observé avec l’alendronate et le
risédronate.
Les contre-indications des biphosphonates sont l’insuffisance
rénale sévère, les maladies de l’œsophage, la grossesse et
l’allaitement, l’hypocalcémie.
– L’étidronate se prescrit à la dose de 400 mg/jour
(Didronel®) 14 jours par trimestre. Le comprimé
doit être pris à distance des repas, en principe à 10 heures
du matin. La cure est suivie, pendant 2 mois et demi, de
l’administration de calcium et éventuellement de vitamine D, à
doses adaptées.
– L’alendronate se prescrit à la dose de 5 mg/j
(Fosamax® 5 mg). Le comprimé doit être pris chaque
jour au lever, à jeun, 30 minutes avant le premier repas, avec
un grand verre d’eau peu minéralisée en position debout ou assise.
– Le risédronate se prescrit à la dose de 5 mg/j
(Actonel® 5 mg). Le comprimé doit être pris chaque
jour soit le matin à jeun, 30 minutes avant la premier repas,
soit à tout autre moment de la journée, à au moins 2 heures de
distance de toute prise d’aliments ou de boissons, et au moins
30 minutes avant le coucher, avec un grand verre d’eau peu
minéralisée, en position debout ou assise.
Stratégie thérapeutique de prévention et de traitement de
l’ostéoporose cortisonique
L’intérêt de la densitométrie osseuse est moindre au cours de
l’ostéoporose cortisonique que lors de l’ostéoporose
post-ménopausique. En effet, au cours de l’ostéoporose
cortisonique, l’incidence fracturaire vertébrale est élevée pour
une densité osseuse apparemment peu diminuée. Ceci laisse penser
que d’autres facteurs, non quantitatifs, interviennent dans la
fragilité osseuse observée au cours de la corticothérapie, ce qui
distingue cette ostéoporose de l’ostéoporose post-ménopausique.
|
La prévention de l’ostéoporose doit être systématiquement
envisagée lors de l’instauration d’une corticothérapie pour plus de
trois mois, quelle que soit la dose (accord professionnel).
|
Mesures générales
Elles sont systématiques :
• utiliser la corticothérapie à la dose la plus faible possible,
pendant la durée la plus courte possible, et favoriser les voies
d’administration locales (infiltration, inhalation),
• rechercher et traiter les autres facteurs de risque
d’ostéoporose :
– hypogonadisme : traitement hormonal substitutif dans les
deux sexes (en dehors d’éventuelles contre-indications en
particulier liées à la maladie sous jacente),
– autres endocrinopathies : hyperthyroïdie,
hyperparathyroïdie...
– autres traitements ostéopéniants,
– immobilisation ou manque d’activité physique.
• rechercher et traiter une carence en calcium ou en vitamine D. Le
dosage de la calcémie et de la phosphorémie sont systématiques. Les
carences calciques peuvent être traitées par l’ajustement de
l’alimentation, ou par compléments médicamenteux. L’apport calcique
quotidien doit être de 1 500 mg. L’apport en vitamine D
doit être de 800 UI/j.
• rechercher et traiter de manière optimale le risque de
chute.
Traitement
Il est recommandé d’envisager un traitement en cas de
dose = 7,5 mg/j d’équivalent prednisone prévue pour
plus de 3 mois ou en cours depuis plus de 3 mois.
Femmes ménopausées
Les femmes ménopausées doivent être considérées à risque élevé
d’ostéoporose cortisonique, en cas d’antécédent de fracture par
fragilité osseuse.
Un traitement par biphosphonate sera mis en route. Le choix
entre l’alendronate, l’étidronate, ou le risédronate repose
essentiellement sur la tolérance et les contre-indications
relatives.
En l’absence de fracture, une densitométrie peut guider
l’indication. Le seuil de décision thérapeutique doit être un T
score rachidien ou fémoral (zone totale) < - 1,5. Le T
score est la différence entre la densité osseuse du sujet et celle
de l’adulte jeune. Il s’exprime en écart-type.
Ce seuil a été choisi à partir des données ci-dessus (tableau 4).
Tableau 4. Comparaison des valeurs
initiales de T score et de l’incidence des tassements vertébraux
(TVi %) après un an de suivi dans les groupes placebo des
études étidronate (1) alendronate (2) et risédronate (3, 4)
|
Étude |
|
1 |
|
2 |
|
3 |
|
4 |
|
|
|
T score |
|
TVi |
T score |
|
TVi |
T score |
|
TVi |
T score |
|
TVi |
|
Population |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Femmes ménopausées |
– 2,1 |
|
21,9 |
– 1,5 |
|
13,0 |
– 1,2 |
|
20,8 |
– 1,9 |
|
12,5 |
|
Femmes non ménopausées |
– 0,3 |
|
0 |
– 0,6 |
|
0 |
0 |
|
0 |
– 0,7 |
|
0 |
|
Hommes |
– 0,8 |
|
12 |
– 1,1 |
|
2,1 |
– 0,5 |
|
23,5 |
– 1,7 |
|
23,8 |
|
Total |
– 1,4 |
|
15,4 |
– 1,1 |
|
5,9 |
– 0,7 |
|
17,3 |
– 1,7 |
|
15 |
Femmes non ménopausées et hommes
Il est recommandé de pratiquer une densitométrie du rachis et de
l’extrémité supérieure du fémur. Le choix du seuil
T < – 1,5 à l’un au moins de ces sites repose sur
les données du tableau ci-dessus.
• Si T = – 1,5 à l’un au moins de ces
sites : un traitement par biphosphonate sera mis en route
(Accord professionnel). Il existe un bénéfice densitométrique
rachidien et fémoral pour l’alendronate et le risédronate,
seulement un bénéfice rachidien pour l’étidronate. En l’absence
d’expérience de l’usage des biphosphonates chez les femmes
enceintes, une contraception efficace doit être suivie pendant ce
traitement par les femmes non ménopausées. L’insuffisance rénale
sévère est une contre-indication au traitement par
biphosphonate.
• Si T > – 1,5 : seules les mesures
générales sont indiquées. La poursuite de la corticothérapie, en
particulier en cas d’augmentation ou d’une fluctuation importante
des doses, peut justifier de répéter la densimétrie un an plus tard
(Accord professionnel).
Suivi thérapeutique
L’expérience clinique de l’usage des biphosphonates dans
l’ostéoporose cortisonique est de 2 ans. La poursuite du
traitement au-delà de cette période doit être réévaluée au cas par
cas (Accord professionnel).
En l’absence de traitement par biphosphonate, la corticothérapie
peut justifier la pratique d’une densitométrie un 1 après le
début du traitement par corticoïdes par voie générale quelle que
soit la dose en cours.
Références
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Annexe 1. Spécialités pharmaceutiques proposées dans
l’ostéoporose cortisonique
|
Spécialités |
Indications AMM
|
Indications remboursables |
|
Actonel® 5 mg, comprimé (risédronate) |
Maintien ou augmentation de la masse osseuse chez les femmes
ménopausées, nécessitant une corticothérapie (supérieure à
3 mois), par voie générale à des doses supérieures ou égales à
7,5 mg/jour d’équivalent prednisone. |
Idem AMM |
|
Didronel® 400 mg, comprimé (étidronate) |
Prévention de la perte osseuse chez les patients nécessitant une
corticothérapie prolongée supérieure à 3 mois par voie
générale et à dose supérieure à 7,5 mg/jour
d’équivalent-prednisone. |
Idem AMM |
|
Fosamax® 5 mg, comprimé (alendronate) |
Prévention de la perte osseuse chez les patients nécessitant une
corticothérapie prolongée supérieure à 3 mois par voie
générale et à dose supérieure à 7,5 mg/jour
d’équivalent-prednisone. |
Non remboursable |
Texte reproduit avec l’autorisation de
l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de
Santé.
Traitement médicamenteux de l’ostéoporose
cortisonique
|
Commentaire
|
|
Ph. Bertin
|
|
L’intérêt des recommandations de l’Afssaps sur le traitement
médicamenteux de l’ostéoporose cortisonique est
double :
|
|
– rappeler l’importance de cet effet secondaire fréquent de la
corticothérapie au long cours (RR de fracture vertébrale au cours
du traitement corticoïdes = 7,5 mg/jour (équivalent
prednisone) = 5,18 (4,25 – 6,31) pour une durée moyenne de suivi
individuel de 1,3 ans).
|
|
– préciser clairement les modalités de prévention et de
traitement de l’ostéoporose cortisonique.
|
| En résumé, la
prévention doit être systématique dès lors que la corticothérapie
est prévue pour plus de 3 mois.
Si la posologie est inférieure à 7,5 mg/jour seules les
mesures générales sont nécessaires. Si la posologie est supérieure
à 7,5 mg/jour, la densitométrie osseuse guide la
thérapeutique. En dessous de – 1,5 ds en T-Score, le
recours à un diphosphonate est utile pour une période initiale de
2 ans. Au dessus de – 1,5 ds, seules les
mesures générales sont utiles (une densité osseuse 1 an plus
tard est recommandée).
Ces recommandations sont facilement applicables en pratique mais
ne relèvent que d’accords professionnels fragilisant ainsi leur
bien-fondé.
On peut aussi regretter que seuls les diphosphonates à prise
quotidienne aient été pris en compte. Ces recommandations ont le
mérite d’aider le thérapeute à faire le meilleur choix face à son
patient.
|
|