ARTICLE
Auteur(s) : Delphine Lagoutte1, 2, Nicole
Préaux1, Christophe Gleye2
1 Service de Pharmacie Clinique, Hôpital Antoine
Béclère, 157 rue de la Porte de Trivaux, 92141 Clamart
Cedex.
2 Laboratoire de Pharmacognosie, Faculté de Pharmacie,
5 rue Jean-Baptiste Clément, 92296 Châtenay-Malabry
Cedex.
Tél : 01 45 37 47 37 - Fax :
01 45 37 11 80
La mitochondrie est un organite intracellulaire caractérisé par une
double membrane ; c’est au sein de la membrane interne que
l’on trouve la chaîne respiratoire mitochondriale (figure 1). Il s’agit
d’un ensemble de réactions d’oxydoréduction qui se produisent au
niveau de cinq complexes protéiques et qui permettent la
biosynthèse d’ATP. C’est principalement au niveau du complexe I ou
NADH-ubiquinone oxydoréductase que les électrons vont intégrer la
chaîne respiratoire. Ces électrons vont cheminer essentiellement du
complexe I vers le complexe III, grâce à un transporteur mobile
d’électron réduit au niveau du complexe I, l’ubiquinone.
Le complexe I est un élément clé dans la chaîne respiratoire
mitochondriale. Son altération peut donc induire de graves
conséquences sur le fonctionnement et la survie cellulaire [1]. Les
tissus qui consomment le plus d’énergie seront les premiers et les
plus fortement atteints (muscle, cœur, système nerveux
central).
Les atteintes de la chaîne respiratoire mitochondriale se
caractérisent par une très grande variabilité d’expression clinique
et par un retentissement sur plusieurs organes. Elles sont
regroupées le plus souvent sous le terme de mitochondriopathies
[1]. Ce sont généralement des mutations sur les gènes
mitochondriaux ou nucléaires codant pour les protéines de la chaîne
respiratoire mitochondriale. Certaines de ces pathologies résultent
d’une atteinte spécifique du complexe I, comme le syndrome de
Kearns-Sayre, de MELAS (Mitochondrial Encephalomyopathy, Lactic
Acidosis, Stroke like episodes) et de MERRF (Myoclonic
Epilepsy, Ragged-Red Fibers) [1]. D’autres pathologies feraient
également intervenir des déficits en complexe I, c’est le cas de
certaines maladies neurodégénératives, comme les démences séniles
de type Alzheimer ou la maladie de Parkinson [2]. L’atteinte du
complexe I est aussi retrouvée dans des pathologies hépatiques et
cardiaques [1]. Des études, sur les mécanismes physiopathologiques
de ces maladies, ont permis de mettre en évidence le rôle
déterminant de facteurs alimentaires, environnementaux et
médicamenteux [3-7]. L’effet toxique de ces médicaments sur la
mitochondrie a été étudié à partir des travaux concernant la
toxicité mitochondriale du MPTP
(1-méthyl-4-phényl-1,2,3,6-tétrahydropyridine).
Le MPTP
Le MPTP est une protoxine qui provoque l’apparition, après
métabolisation, d’un syndrome pseudo-parkinsonien avec destruction
des neurones dopaminergiques (figure 2) [8]. Sa
toxicité a été mise en évidence après l’observation, en Californie,
de syndromes extrapyramidaux sévères chez des toxicomanes,
fabriquant eux-mêmes leur agent hallucinogène, à partir de la
lopéridine.
Le développement de modèles animaux (rat, souris ou singe) a
permis de mettre en évidence le mécanisme d’action de cette
molécule. Le MPTP traverse tout d’abord la barrière
hémato-encéphalique puis est métabolisé par la monoamine oxydase B
en MPP+ qui est la neurotoxine (figure 3). Le
MPP+ va ensuite être véhiculé au sein des neurones
dopaminergiques par les transporteurs de la dopamine, puis va se
concentrer dans la mitochondrie et inhiber le complexe I.
Tableau 1. Inhibiteurs du
complexe I
|
Classe de composés |
Inhibiteurs caractéristiques |
Effets potentiellement induits par
l’inhibition du complexe I |
|
PESTICIDES |
|
| Insecticides [6-7] |
Pyréthrinoïdes |
Cyhalothrine |
Neurotoxicité |
|
Perméthrine |
| Roténone |
Syndrome pseudo-parkinsonien |
| Acaricides [6-7] |
Fenazaquine |
Paralysie |
| Pyridaben |
|
TOXINES |
MPP+ [8] |
Syndrome pseudo-parkinsonien |
|
MÉDICAMENTS |
|
|
Neuroleptiques |
Halopéridol [9] |
Syndromes extrapyramidaux, syndrome
pseudo-parkinsonien |
| Antirétroviraux [10-12] |
Inhibiteurs nucléosidiques
de la transcriptase inverse (INTI) |
Abacavir |
Lipodystrophie
Acidose lactique
Hépatotoxicité |
Pancréatite |
|
Didanosine |
Pancréatite
Neuropathie périphérique |
|
Lamivudine |
Pancréatite
Neuropathie périphérique
Rhabdomyolyse |
|
Stavudine |
Pancréatite
Neuropathie périphérique |
|
Zalcitabine |
Cardiomyopathie |
|
Zidovudine |
Myopathie |
| Inhibiteurs non nucléosidiques de la
transcriptase inverse (INNTI) |
Efavirenz |
Hépatotoxicité |
|
Névirapine |
|
Inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase inverse (INtTI) |
Ténofovir disoproxil |
Néphrotoxicité |
Antihypertenseurs
et antiangineux |
Cinnarizine, flunarizine [13] |
Syndromes extrapyramidaux |
| Amiodarone [14] |
Neuropathie périphérique |
| Ranolazine [21] |
Traitement de l’ischémie myocardique
(intérêt thérapeutique) |
|
Statines [15-16] |
|
Rhabdomyolyse |
|
Biguanides |
Metformine [17] |
Acidose lactique |
|
Antiparasitaires |
|
| Antihelminthiques |
Nafurendine [18] |
Activité antiparasitaire (intérêt
thérapeutique) |
| Tiabendazole [3] |
Neuro- et hépatotoxicité |
|
Antiprotozoaires |
Pentamidine [3] |
Nephro- et hépatotoxicité |
|
Corticostéroïdes |
|
Myopathie [19] |
|
Anthracyclines antitumorales |
Adriamycine, daunorubicine [20] |
Cardiotoxicité |
Cette action sur le complexe I serait à l’origine des effets
neurotoxiques engendrés par le MPTP.
Ainsi, les molécules de structure proche du MPTP et qui ont la
capacité d’être métabolisées en analogue peuvent être également
neurotoxiques. C’est le cas de certains médicaments [9].
Médicaments incriminés (tableau 1)
Les neuroleptiques
Fréquents et pénibles, les effets indésirables des
neuroleptiques sont dominés par des syndromes extrapyramidaux plus
ou moins marqués selon les molécules. De façon plus rare peuvent
survenir d’autres effets indésirables regroupés sous le terme de
syndrome malin des neuroleptiques ; ce syndrome ressemble à
une forme très sévère de Parkinsonisme. Ces effets sont
particulièrement importants au cours du traitement par les
neuroleptiques incisifs, c’est à dire les butyrophénones
(halopéridol, dropéridol, pipampérone et penfluridol) et les
phénothiazines pipéraziniques (fluphénazine, thiopropérazine et
pipotiazine). Le risque de survenue est d’autant plus important que
la posologie des neuroleptiques utilisés est élevée.
Ces effets indésirables et en particulier le syndrome
pseudo-parkinsonien ont été récemment corrélés avec l’inhibition du
complexe I [9]. Une étude, in vitro sur mitochondries
isolées de cerveau humain, a comparé l’action de différents
neuroleptiques sur l’activité du complexe I, parmi eux la
chlorpromazine, l’halopéridol, la clozapine, la rispéridone et la
zotépine. Cette étude a montré que l’halopéridol était le
neuroleptique le plus puissant en tant qu’inhibiteur du complexe I
(tableau 2) [9].
Tableau 2. Caractéristiques des
neuroleptiques
|
Dénomination commune internationale DCI |
Effets indésirables extrapyramidaux
[Sur 1 300 patients traités] |
Inhibition du complexe I (IC50) |
|
PHÉNOTHIAZINES |
|
|
|
Chlorpromazine |
+ +
(40 %) |
0,4 mM |
|
Mésoridazine |
+ |
|
|
Fluphénazine |
+ + + + |
|
|
THIOXANTHÈNES |
|
|
|
Chlorprothixène |
+ + |
|
|
Thiothixène |
+ + + |
|
|
BUTYROPHÉNONES |
|
|
|
Halopéridol |
+ + + +
(40-80 %) |
0,1 mM |
| AUTRES COMPOSÉS |
|
|
Clozapine |
0
(0-20 %) |
2,5 mM |
|
Rispéridone |
+ +
(30-40 %) |
0,5 mM |
|
Zotépine |
+ +
(30-40 %) |
0,5 mM |
L’halopéridol a une structure très proche de celle du MPTP et
pourrait donc être métabolisé par l’organisme en dérivé du
MPP+ (figure
4).
Les effets indésirables de type extrapyramidal pourraient être
reliés de façon directe à l’action délétère de ces molécules sur le
complexe I. Le mécanisme primaire de la toxicité des
neuroleptiques, serait ainsi une inhibition du complexe I, au
niveau des neurones dopaminergiques. Cette action induirait un
désordre important au niveau des neurones dopaminergiques dans la
phosphorylation oxydative, avec surproduction de radicaux libres,
se traduisant cliniquement par des effets secondaires
extrapyramidaux.
Les antirétroviraux
Il existe actuellement quatre classes principales de molécules
antirétrovirales disponibles sur le marché : les inhibiteurs
nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), les inhibiteurs
non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), les
inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase inverse (INtTI) et
les inhibiteurs de la protéase (IP).
Ces traitements se sont révélés relativement bien supportés à
court terme, mais leur utilisation prolongée s’accompagne chez
certains patients d’une toxicité importante, à l’origine de lésions
musculaires, myocardiques, neurologiques, pancréatiques, hépatiques
et médullaires [10].
Pour les inhibiteurs de la transcriptase inverse (INTI, INtTI et
INNTI), la survenue de ces effets secondaires pourrait être reliée
directement à une inhibition du complexe I. En effet, ces
médicaments peuvent induire des tableaux cliniques proches de ceux
rencontrés lors de mitochondriopathies liées à une atteinte du
complexe I (tableau 3).
Le mécanisme d’action des INTI vis-à-vis de la mitochondrie et
principalement de l’ADN mitochondrial est désormais bien
établi : les analogues nucléosidiques inhibent l’ADN
polymérase virale. Malheureusement, ces molécules peuvent également
perturber l’activité des ADN polymérases des cellules hôtes et
préférentiellement l’ADN polymérase mitochondriale (ADN polymérase
γ) [10]. Il en résulterait une déplétion progressive de l’ADN
mitochondrial, et donc une perte de fonction des mitochondries.
Tableau 3. Signes cliniques liés à
une atteinte du complexe I
|
Musculaires |
Cardiomyopathie
Myopathie |
|
Hépatiques |
Cirrhose
Insuffisance hépatocellulaire
Cholestase |
|
Neurologiques |
Ataxie
Convulsions
Hypotonie |
|
Métabolique |
Acidose lactique |
|
Pancréatique |
Insuffisance pancréatique externe |
|
Rénaux |
Insuffisance rénale
Tubulopathie proximale
Néphropathie |
Des études ont permis de préciser l’atteinte mitochondriale
in vivo chez l’homme [11]. Des dosages ont ainsi mis en
évidence un déficit important du complexe I de la chaîne
respiratoire mitochondriale. Ce déficit a également été rapporté
chez des nouveau-nés présentant des cytopathies mitochondriales et
dont la mère a reçu une association lamivudine, zidovudine, pendant
la grossesse [12]. La conséquence directe de cette atteinte du
complexe I serait donc, une baisse du rapport ATP/ADP, une
élévation du rapport NADH/NAD+et l’apparition d’une
acidose lactique. Les antihypertenseurs et antiangineux sont
également suspectés d’induire des atteintes du complexe I.
Les antihypertenseurs et l’amiodarone
Les inhibiteurs calciques appartenant aux benzhydrylpipérazines
comme la flunarizine et la cinnarizine peuvent provoquer des effets
rares de type syndromes extrapyramidaux, ils ont été également mis
en cause dans l’aggravation ou l’induction de syndromes de type
parkinsonien [13]. Des études, in vitro sur mitochondries
isolées de foie de rat, ont montré que ces médicaments pouvaient
inhiber le complexe I et ce mécanisme pourrait expliquer la
survenue de ce type d’effets indésirables.
D’autres médicaments utilisés dans des pathologies
cardiovasculaires agissent également au niveau de la chaîne
respiratoire mitochondriale. C’est le cas de l’amiodarone [14] qui
peut induire des effets indésirables graves de type ataxie,
tremblements et neuropathies périphériques. Une étude in
vitro sur mitochondries isolées de foie de rat, a pu montrer
que ce médicament inhibait le transfert des électrons au niveau du
complexe I de la chaîne respiratoire mitochondriale [14]. Les
statines agiraient également sur le complexe I mais sans l’inhiber
directement.
Les statines
Les effets indésirables les plus couramment rencontrés sont des
troubles digestifs, mais aussi des insomnies, céphalées, rash
cutané et surtout des myalgies. Parmi les effets indésirables plus
rares, on peut noter des hépatites, des myosites pouvant aller
jusqu’à la rhabdomyolyse. L’augmentation importante du nombre de
prescriptions et l’augmentation des doses maximales utilisées en
thérapeutique se sont accompagnées d’une majoration des
notifications d’effets indésirables attribuables à cette classe
pharmacologique : hépatotoxicité et surtout myotoxicité
(retrait du marché de la cérivastatine en 2001). L’hépatotoxicité
est rare (moins de 1 % des patients) et se limite en général à
une traduction purement biologique avec une élévation des
transaminases qui ont tendance dans la plupart des cas à se
normaliser spontanément alors que le traitement est poursuivi. La
toxicité musculaire des statines est également peu fréquente
(environ 1 % des patients) mais a parfois des conséquences
dramatiques, entraînant une véritable rhabdomyolyse compliquée
d’insuffisance rénale. La myotoxicité se traduit initialement par
une élévation modérée et asymptomatique des CPK
(créatine-phosphokinase), puis apparaissent des myalgies alors que
les CPK continuent à s’élever pour aboutir si le traitement n’est
pas interrompu, à une véritable rhabdomyolyse avec myoglobinurie
pouvant entraîner une insuffisance rénale aiguë par nécrose
tubulaire aiguë.
Parmi les pistes explorées pour expliquer ces rhabdomyolyses,
l’effet sur la synthèse de l’ubiquinone et sur la mitochondrie sont
les plus argumentées. Plus précisément, la diminution de la
biosynthèse de l’acide mévalonique conséquente à l’inhibition de
l’HMG-CoA réductase pourrait entraîner une baisse des
concentrations intracellulaires en ubiquinone. En effet, l’HMG-CoA
réductase est une enzyme clé dans la biosynthèse de l’ubiquinone,
l’inhibition de cette enzyme pourrait donc entraîner une baisse de
la concentration de ce composé endogène. Les myopathies pourraient
être ainsi induites par un dysfonctionnement secondaire de la
chaîne respiratoire mitochondriale, provoqué par une baisse de la
biosynthèse de l’ubiquinone [15, 16]. L’élévation du ratio
lactate/pyruvate sanguin, retrouvé chez un certain nombre de
patients traités par des statines pourrait ainsi refléter leur
action sur le complexe I.
Autres médicaments
D’autres médicaments auraient également des effets inhibiteurs
sur le complexe I à l’origine de la survenue d’effets secondaires.
C’est le cas des biguanides [17], de certains antiparasitaires [3,
18], des corticostéroïdes [19] et probablement de certains
anticancéreux [20]. Certains médicaments inhibent également le
complexe I, mais aucun effet indésirable cliniquement interprétable
n’a été corrélé jusqu’à présent à cette inhibition et celle-ci
pourrait même être bénéfique pour la cellule. C’est le cas de la
ranolazine, en développement dans l’indication du traitement de
l’angor instable, dont le mécanisme d’action pourrait être mis à
profit dans certaines pathologies ischémiques [21].
Aspects cliniques
En pratique, le clinicien doit soupçonner une atteinte du
complexe I devant tout syndrome progressif, associant des signes de
myopathies et d’atteintes du système nerveux central avec présence
d’une acidose lactique [22, 23].
Les signes d’appel d’une éventuelle atteinte du complexe I sont
souvent en premier lieu neurologiques avec une opthalmoplégie
progressive externe révélée par un ptosis d’installation très
progressive.
La seconde modalité d’expression clinique possible peut être un
syndrome myopathique diffus avec intolérance à l’effort. Le plus
souvent, c’est un simple syndrome myalgique avec fatigabilité et
déficit musculaire modéré qui peut être accompagné d’épisodes de
myoglobinurie. Devant ces symptômes, le diagnostic repose sur le
dosage de l’acide lactique au repos, qui est anormalement élevé et
l’électromyogramme qui est toujours de type myogène.
Par la suite d’autres symptômes peuvent être rencontrés, induits
par l’atteinte de multiples organes (tableau
3).
La variété et la gravité des atteintes tissulaires vont dépendre
de plusieurs facteurs :
– la distribution tissulaire du médicament, sa concentration
préférentielle dans certains tissus ;
– la métabolisation de ces molécules ;
– et un contexte individuel ; exposition à d’autres
molécules inhibiteurs du complexe I (médicaments, pesticides) et
également une prédisposition individuelle.
En effet, la prise médicamenteuse peut aggraver ou mettre en
évidence une atteinte du complexe I préexistante qui n’avait
jusqu’alors pas encore été détectée.
Le diagnostic d’atteinte du complexe I de la chaîne
respiratoire mitochondriale peut être étayé par une biopsie
musculaire. Une analyse histologique et une étude biochimique des
complexes de la chaîne respiratoire mitochondriale permettent enfin
de préciser la localisation du déficit au niveau du complexe I.
Conclusion
Les effets indésirables des médicaments inhibant le
complexe I sont donc très fréquents et parfois très graves.
Cette action au niveau du complexe I peut être également à
l’origine de la survenue de nombreuses interactions
médicamenteuses. De plus, la prise de médicaments inhibiteurs du
complexe I peut aggraver ou mettre en évidence un dysfonctionnement
mitochondrial préexistant qui n’avait jusqu’alors pas encore été
détecté. Devant l’importance de la chaîne respiratoire
mitochondriale dans le fonctionnement et la survie cellulaire,
l’inhibition du complexe I par certains médicaments devrait donc
être pris en compte de façon plus importante en thérapeutique.
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