ARTICLE
LP associées à l'infection par le
VIH
Épidémiologie
Les lymphomes non hodgkiniens (LNH) du sujet infecté par le VIH
sont de loin la complication la plus mortelle du sida. Ils sont associés
à un risque de décès largement supérieur à
celui de toutes les autres complications du sida. Les nouveaux traitements
antirétroviraux ont diminué leur fréquence, comme
celle de toutes les autres complications du sida, mais dans des proportions
moindres. De plus, cette diminution a été plus nette pour
les lymphomes cérébraux primitifs que pour les lymphomes
non cérébraux. Ces données expliquent que les LNH
du sujet infecté par le VIH deviennent la première cause
de mortalité liée au sida.
Physiopathogénie
Les mécanismes physiopathologiques des proliférations
lymphomateuses [1, 2] développées lors de l'infection par
le VIH sont différents selon le type histologique et la localisation
(figure 1). Ainsi les
lymphomes de Burkitt, classiques et atypiques, sont caractérisés
par le réarrangement de l'oncogène c-myc, l'inactivation
de p53 et la présence de l'EBV dans respectivement 40 à
80 % des cas ; les lymphomes à grandes cellules sont associés
à l'EBV dans 20 à 80 % et l'oncogène bcl-6 est impliqué
dans 30 à 40 %. L'EBV est présent dans 100 % des cas des
lymphomes cérébraux primitifs, et l'herpès virus
HHV-8 associé à tous les cas de lymphomes primitifs des
cavités où l'EBV est aussi détecté. À
côté des anomalies moléculaires et de la présence
de l'EBV et de HHV-8, la dérégulation des cytokines IL6
et IL10 impliquées dans la prolifération et la différenciation
plasmocytaire des cellules lymphoïdes B est majeure dans les lymphomes
associés aux virus EBV et HHV-8.
Classification morphologique
Dans une série de 291 patients du GELA, les principaux types
histologiques se répartissent de la façon suivante : lymphomes
de Burkitt 40 % des cas, réunissant les Burkitt typiques (37 %
d'entre eux) et les formes dites Burkitt-like ou Burkitt atypiques
(63 %), lymphomes diffus à grandes cellules regroupant les lymphomes
centroblastiques (45 % de nos patients) et lymphomes immunoblastiques
(13 %). Des types histologiques plus rares peuvent aussi être observés
comme les lymphomes anaplasiques à grandes cellules, les lymphomes
primitifs des cavités et des aspects de lymphoproliférations
polymorphes. Le lymphome de Burkitt [3] correspond aux descriptions classiques,
prolifération monomorphe de cellules lymphoïdes de taille
moyenne associée à la présence de nombreux macrophages
réalisant un aspect de ciel étoilé. Les cellules
lymphomateuses possèdent un noyau à chromatine réticulée
avec plusieurs nucléoles. Le cytoplasme, basophile, peu étendu,
comporte de nombreuses vacuoles. La catégorie des lymphomes de
Burkitt atypiques correspond à une prolifération lymphomateuse
moins homogène, comportant des cellules lymphomateuses de plus
grande taille dont les contours nucléaires peuvent être très
irréguliers. Surtout, il existe un spectre morphologique avec des
cellules de Burkitt se mêlant à des cellules de type centroblastique,
soit plus fréquemment à des immunoblastes de taille moyenne
présentant une différenciation plasmocytaire. Les lymphomes
à grandes cellules regroupent les proliférations lymphomateuses
de type centroblastique. Les proliférations homogènes, monomorphes,
constituées de centroblastes représentent 5 % des cas. Mais
ce sont les aspects associant des centroblastes et des immunoblastes qui
sont les plus représentés, atteignant 30 % des cas. Les
immunoblastes ont, dans pratiquement tous les cas, une nette différenciation
plasmocytaire. Ce groupe correspond à la description des lymphomes
centroblastiques polymorphes de la classification de Kiel. La catégorie
des lymphomes immunoblastiques où la différenciation plasmocytaire
est fréquente représente 30 à 35 % des cas. Les aspects
morphologiques des lymphomes à grandes cellules anaplasiques correspondent
aux descriptions classiques de ces lymphomes observés dans la population
immunocompétente. Quelques proliférations plasmocytaires
ont été décrites, la catégorie des lymphomes
plasmoblastiques pourrait y être rattachée. Ces lymphomes,
outre leur aspect morphologique montrant un net engagement vers la lignée
plasmocytaire, sont caractérisés immunophénotypiquement
par la perte de l'expression du CD20. Les lymphomes primitifs des cavités
sont caractérisés par un aspect intermédiaire entre
les lymphomes immunoblastiques avec différenciation plasmocytaire
et les lymphomes anaplasiques. Les aspects de proliférations lymphoïdes
atypiques sont caractérisés par un aspect polymorphe où
différents types de cellules lymphoïdes sont reconnues avec
un mélange de petits lymphocytes, de cellules lymphoplasmocytaires,
de grandes cellules et d'immunoblastes. De grandes cellules atypiques
ayant des aspects de cellules de Sternberg peuvent être associées.
Présentation
Le diagnostic peut se poser dans 2 contextes fréquents et différents
:
Lymphome cérébral
primitif
Il est d'une extrême gravité, associé à des
médianes de survie inférieures à 5 mois. Il survient
principalement chez des patients présentant un sida avéré
et un très faible taux de lymphocytes CD4, < 50/mm3.
Dans au moins la moitié des cas, les lésions cérébrales
sont multifocales. En tomodensitométrie, elles prennent fortement
le contraste après injection, soit de façon homogène,
soit en couronne et, dans ce cas, partagent les caractéristiques
tomodensitométriques de la toxoplasmose cérébrale.
Le diagnostic histologique est toujours nécessaire et, dans plus
de 90 % des cas, il s'agit d'un lymphome à grandes cellules ou
immunoblastique avec une différentiation plasmocytaire. Néanmoins,
dans certains cas, le mauvais état général du patient,
le risque que peut lui faire courir la biopsie et l'évolution en
définitive très péjorative de la tumeur peuvent amener
à poser un diagnostic de probabilité sans preuve histologique,
reposant sur un aspect radiologique compatible avec un LNH et l'absence
de réponse au traitement antitoxoplasmique.
Lymphomes non cérébraux
Il s'agit souvent de formes étendues ; le grand polymorphisme
clinique s'explique par la fréquence des formes extraganglionnaires
; les signes généraux sont fréquents. Certaines caractéristiques
cliniques sont liées au type histologique ; comme le montre la
série du GELA, les lymphomes de Burkitt se distinguent des lymphomes
à grandes cellules (centroblastiques et immunoblastiques) par des
caractéristiques cliniques plus agressives (plus grande fréquence
des formes étendues, des atteintes médullaire, neuroméningée
et hépatique, moyenne des LDH significativement plus élevée)
mais ils touchent les patients les moins immunodéprimés
; les lymphomes immunoblastiques surviennent dans le contexte d'une immunodépression
sévère.
Pronostic
Les facteurs pronostiques les plus importants sont liés à
l'état immunitaire du patient ; le score lié à l'infection
par le VIH [4] qui intègre les 3 facteurs défavorables principaux
(taux des lymphocytes T CD4 < 100/mm3, indice de performance
> 1, sida antérieur au lymphome) permet de stratifier les patients
et constitue un outil très important dans les essais thérapeutiques
; le groupe dit à faible risque est défini par l'absence
de tout facteur, le groupe intermédiaire par la présence
d'un d'entre eux et le groupe à haut risque par la présence
de plus d'un facteur. D'autres facteurs [5, 6] plus spécifiquement
liés au lymphome ont aussi été reconnus : âge,
taux des LDH, stade d'extension du lymphome. La validité de ces
facteurs pronostiques est provisoire, dans l'ignorance de l'impact des
nouvelles thérapeutiques antirétrovirales sur cette pathologie.
Traitement
L'historique du traitement des LNH du sujet infecté par le VIH
peut se décomposer en trois périodes. La période
initiale montre que les chimiothérapies utilisées chez les
patients non infectés par le VIH permettent de guérir quelques
patients séropositifs et de leur offrir une survie prolongée
mais aggravent très souvent le sida. Ce sont les protocoles de
cette période initiale qui ont permis d'identifier les principaux
facteurs pronostiques et le score lié à l'infection par
le VIH [4]. La deuxième période est principalement marquée
par la mise en place d'essais thérapeutiques multicentriques [7,
8] comparant chimiothérapies à doses standard, supposées
trop toxiques, à des chimiothérapies à doses réduites
; les résultats des traitements, à doses standard ou réduites,
s'avèrent équivalents. Dans la même période,
on montre que ni l'utilisation des facteurs de croissance hématopoïétique
ni les premières générations de médicaments
antirétroviraux ne permettent d'améliorer les résultats
[9]. Certaines modalités, tel le CDE [10] en perfusion continue
sur 4 jours, paraissent prometteuses mais leurs résultats doivent
être confirmés par des études multicentriques. Nous
sommes actuellement dans la troisième période, après
le développement des thérapeutiques antirétrovirales
hautement actives qui ont révolutionné l'évolution
du sida. Leur association aux traitements des lymphomes ne modifie pas
les toxicités attendues de la chimiothérapie, tandis que
leur bénéfice sur la mortalité liée au sida
est prévisible. Elles ont rendu caduques les stratégies
antérieures et les chimiothérapies à doses standard
deviennent la référence. Elles vont aussi permettre de développer
et d'évaluer la place des traitements très intensifs avec
autogreffe de moelle dans le contexte de l'infection par le VIH. Comme
pour les sujets séronégatifs, la place de l'anticorps anti-CD20
associé à la chimiothérapie reste à déterminer
; il est actuellement testé dans un protocole, associé au
CHOP.
LP et autres déficits
immunitaires
Fréquence des lymphoproliférations
après transplantation, autres traitements immunosuppresseurs et
après déficit immunitaire congénital
L'incidence des lymphoproliférations (LP) observées après
greffe dépend du type, de la durée de l'immunosuppression
et de l'organe greffé. Les patients ayant bénéficié
d'une transplantation d'organe ont un risque de développer une
LP estimé de 20 à 120 fois supérieur à une
population témoin. Le délai d'apparition de la LP est inversement
corrélé à l'intensité et au type de l'immunosuppression.
Il est en général inférieur à 1 an après
les greffes de cur, poumon ou cur-poumon et supérieur
à 1 an après greffe de rein [11, 12]. Opelz a montré
que le risque est plus important pendant la première année
postgreffe où l'immunosuppression est majeure, et diminue au cours
des années suivantes. Il est par exemple de 1,3 % après
greffe de cur au cours de la première année, puis
de 0,3 % au cours des années suivantes. Au cours des greffes de
moelle, le risque de développer une LP est inférieur à
1 %, mais augmente en situation HLA incompatible, en cas de greffe extrafamiliale
et si l'on déplète le greffon en cellules T. Les lymphoproliférations
sont plus fréquentes chez l'enfant en raison des séro-conversions
EBV. Des lymphoproliférations ont été décrites
chez des patients recevant des traitements immunosuppresseurs pour des
pathologies non malignes (polyarthrite rhumatoïde, dermatomyosite)
[13]. Au cours du syndrome lymphoprolifératif lié à
l'X, la fréquence est estimée à 35 %. Au cours des
autres déficits immunitaires, les LP représentent environ
70 % des tumeurs décrites dont la fréquence varie de 1 à
15 %.
Physiopathogénie
La physiopathogénie des syndromes lymphoprolifératifs
post-transplantation est multifactorielle. La stimulation antigénique
chronique liée au greffon, l'effet oncogénique des traitements
immunosuppresseurs, la diminution des réponses immunitaires et
l'infection par le virus Epstein-Barr (EBV) contribuent au développement
d'une LP. Les réponses immunes jouent un rôle majeur dans
le contrôle de l'infection EBV et du pouvoir transformant du virus.
LMP, protéine de latence du virus EBV, est considéré
comme un oncogène viral car il transforme les kératinocytes
humains, active le système nucléaire rel NF/kB et augmente
également la transcription de la protéine bcl-2 et des molécules
CD21, CD23, CD40, CD54. Le rôle des lymphocytes T, en particulier
des lymphocytes T cytotoxiques (CTL), détectés à
de hautes fréquences chez les sujets séropositifs, est prépondérant.
Les cibles antigéniques de ces CTL sont principalement les protéines
virales EBNA 2, EBNA 3, LMP et BZLF 1 [14]. La protéine de latence
EBNA 1 ne semble pas être reconnue par le système immunitaire,
expliquant l'échappement des lymphoproliférations associées
à l'EBV exprimant une latence de type I. Les cellules CD4+
auxiliaires spécifiques de la gp340 participent également
à la surveillance immunitaire. La perte des réponses T spécifiques
au cours des déficits immunitaires intervient donc dans la lymphomagenèse
des lymphoproliférations associées à l'EBV, permettant
donc une régression spontanée du LNH lors de l'allégement
des traitements immunosuppresseurs. D'autres mécanismes de lymphomagenèse
sont à évoquer, des LP non associées à l'EBV
sont décrites le plus souvent au cours des LP tardives, ainsi que
des LP de type T, le plus souvent non associées à l'EBV
[15].
Classifications morphologiques
Plusieurs tentatives de classement des LP ont été faites
entre 1981 et 1988, reposant d'abord sur des critères morphologiques,
puis sur des critères morphologiques et moléculaires. La
dernière classification, issue du Workshop de la Society
for Hematopathology en 1997 distingue 5 catégories et semble
plus rationnelle, reposant à la fois sur des critères morphologiques,
cliniques et moléculaires (tableau)
[16]. La prolifération lymphoïde se développe dans
la majorité des cas à partir des lymphocytes B du receveur
en ce qui concerne les greffes d'organes. Les lymphoproliférations
de type T représentent environ 15 % des LP.
Présentations cliniques
Les localisations extraganglionnaires sont fréquentes (70 %),
et tous les organes peuvent être atteints dont le système
nerveux central (28 %). Une localisation au niveau du greffon est observée
dans 20 % des cas. Biologiquement, les LDH sont le plus souvent augmentées
et il existe fréquemment un aspect oligoclonal ou monoclonal des
immunoglobulines.
Pronostic
Le pronostic des LP post-greffe est sombre avec 40 à 60 % de
décès au cours des greffes d'organe et 90 % au cours des
greffes de moelle. Dans notre expérience, chez 61 patients, avec
un suivi médian de 22 mois, la médiane de survie est de
27 mois. Les facteurs pronostiques sont variables selon les séries
: la précocité de la LP par rapport à la greffe,
le caractère polyclonal, les localisations uniques sont des facteurs
de bon pronostic. Les localisations du SNC, un mauvais état général,
l'absence du virus EBV au sein de la tumeur sont des facteurs péjoratifs.
Traitement
Il faut probablement dissocier, en termes de traitement, les lymphoproliférations
observées précocement après la greffe, toujours associées
au virus Epstein-Barr, dont le mécanisme d'émergence est
lié à la rupture de l'équilibre hôte virus
et les lymphoproliférations plus tardives, inconstamment associées
à l'EBV, et dans lesquelles d'autres mécanismes oncogéniques
sont impliqués.
Réduction de l'immunodépression
Lorsqu'elle est techniquement possible, elle peut permettre la guérison
de la LP par une restauration de la réponse naturelle antivirale
efficace. Vingt-cinq pour cent des patients guéris le sont grâce
à cette diminution des drogues immunosuppressives. Il s'agit de
la seule attitude thérapeutique consensuelle au cours des LP de
l'immunodéprimé, bien que celle-ci expose toujours à
un risque de rejet qui peut être mortel en dehors des greffes de
rein.
Les antiviraux
Les traitements curateurs antiviraux (ganciclovir, acyclovir) ont été
largement utilisés avec des résultats contradictoires. Leur
intérêt en curatif est contesté.
Les anticorps monoclonaux
anticellules B
Benkerrou rapporte les résultats d'un traitement par anticorps
monoclonaux anti-CD21 et anti-CD24 chez 58 patients. Soixante et un pour
cent de rémission complète sont observés, la survie
globale étant de 46 % avec un suivi médian de 61 mois [17].
Des anticorps monoclonaux chimériques anti-CD20, CD37 et anti-CD38
ont été utilisés avec 7 rémissions/11 patients
traités [18]. Une étude utilisant un anti-CD20 (Mabthera®,
rituximab) doit débuter dans cette indication [19].
Interféron et IL2
La modification du réseau cytokinique au cours des LP (augmentation
des cytokines dites Th2, diminution des cytokines Th1) a permis d'envisager
des stratégies thérapeutiques visant à augmenter
la réponse Th1 de type cytotoxique. L'interféron a été
utilisé, associé ou non à des immunoglobulines polyvalentes
[20].
Thérapie cellulaire
La thérapie cellulaire antivirale EBV est développée
au cours des greffes de moelle, le donneur étant vivant et immunocompétent
et la lymphoprolifération se développant sur les cellules
du donneur. Papadopoulos a réinjecté des lymphocytes CD3+
du donneur prélevés par cytaphérèse chez 5
patients présentant une LP postgreffe de moelle. Il a observé
5 rémissions complètes mais 2 décès liés
à une réactivation de la maladie contre l'hôte. Cette
réactivation peut être évitée en utilisant
des cellules T cytotoxiques anti-EBV. L'équipe de Memphis a utilisé,
en préventif et en curatif, des CTL anti-EBV au cours de greffe
de moelle T-déplétée de l'enfant [21]. La réinjection
de CTL, permet de prévenir efficacement la lymphoprolifération
n'entraînant pas d'effets secondaires, et persistant chez l'hôte
pendant plusieurs années. Chez 42 patients traités en prophylaxie,
aucun ne développe une LP EBV induite, contrairement à 8/53
(15 %) patients de groupe contrôle. Les techniques de surveillance
quantitative de la charge virale EBV en postgreffe peuvent permettre d'initier
ce type de traitement chez des patients à risque à titre
préventif ou curatif précoce.
Modification des protéines
virales
L'utilisation de drogues déméthylantes (5Azacytidine,
arginine butyrate) permet la restauration de l'expression des protéines
virales donc l'immunogénicité des cellules tumorales.
Chimiothérapie-radiothérapie-chirurgie
La chimiothérapie reste souvent le seul traitement lorsque la
diminution de l'immunosuppression est un échec ou au cours des
lymphoproliférations du SNC. La mortalité liée à
ces traitements est située à 80 %. Cependant, celui-ci semble
efficace et moins toxique au cours des LP dites tardives. La radiothérapie
est envisageable dans des LP localisées ainsi que la chirurgie,
associées à une diminution de l'immunosuppression.
CONCLUSION En
conclusion, une meilleure caractérisation des modifications phénotypiques
et moléculaires, en particulier oncogéniques, des lymphomes
de l'immunodéprimé, ainsi qu'une étude immunitaire
approfondie de la réponse hôte-tumeur, permettront de mieux
comprendre les mécanismes de la lymphomagenèse et d'envisager
de nouvelles stratégies thérapeutiques.REFERENCES
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