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Etiologie de la maladie de Parkinson


Médecine thérapeutique. Volume 3, Number 3, 177-81, Mars 1997, REVUE : Maladie de Parkinson


Résumé  

Author(s) : Alain Destée, Régis Bordet, Service de Neurologie A, Clinique Neurologique, CHRU Hôpital Roger-Salengro, 2, avenue Oscar-Lambret, 59037 Lille cedex, France..

ARTICLE

L'hypothèse d'une accélération du processus normal de vieillissement de la voie dopaminergique nigrostriée reposait sur l'augmentation brutale de l'incidence et de la prévalence de la maladie de Parkinson idiopathique dans la deuxième moitié de la vie, l'augmentation avec l'âge de la prévalence des corps de Lewy dans le cerveau de sujets âgés indemnes de signes parkinsoniens et la diminution avec l'âge de la concentration striatale en dopamine. Cependant, si la vitesse de progression du déficit dopaminergique striatal est identique chez le sujet âgé et dans la maladie de Parkinson idiopathique, la répartition de la perte neuronale de la pars compacta du locus niger prédomine dans les régions dorsales chez le sujet âgé normal et dans les régions ventrales au cours de la maladie de Parkinson idiopathique. Si le vieillissement est sans doute un facteur favorisant de la dégénérescence nigrostriée, les processus semblent donc différents et la présence fortuite de corps de Lewy dans le cerveau âgé ne constituerait qu'une forme préclinique de la maladie.

Le modèle MPTP a permis d'émettre d'autres hypothèses, à dire vrai plus argumentées.

Le modèle MPTP

En 1977, un toxicomane de 23 ans a rapidement développé un syndrome parkinsonien akinéto-rigide sévère qui répondait favorablement à la dopa-thérapie. Il s'est avéré que cet étudiant en chimie, préparant artisanalement de l'héroïne de synthèse, avait, à la suite d'une erreur de fabrication, utilisé la 1-méthyl-4-phényl-1,2,3,6-tétrahydropyridine (MPTP). D'autres cas d'intoxication aiguë ou chronique avec la même substance ont été observés. L'administration de MPTP chez le primate a permis de reproduire expérimentalement le syndrome parkinsonien. Chez l'homme comme chez l'animal, il y avait à l'autopsie une dépopulation neuronale de la substance noire et des inclusions intracytoplasmiques éosinophiles semblables aux corps de Lewy.

Le modèle animal a permis de préciser les étapes de la neurotoxicité de la MPTP. Les mono-amines oxydases B (MAO B) des cellules gliales participent à sa transformation en un ion 1-méthyl-4-phényl-pyridinium (MPP+), capturé activement par les neurones mono-aminergiques grâce à leur système de recapture spécifique, le transporteur de la dopamine pour les neurones dopaminergiques. Sa fixation spécifique sur ces derniers résulte de sa forte affinité pour la neuromélanine dont la concentration détermine la sensibilité des différentes espèces au MPTP. Le MPP+ pénètre ensuite dans la mitochondrie dont il perturbe le fonctionnement, d'une part, en inhibant la NADH-déshydrogénase du complexe I de la chaîne respiratoire (par analogie de structure entre MPP+ et NAD) et, d'autre part, en altérant le complexe de l'alpha-kétoglutarate déshydrogénase du cycle de l'acide tricarboxylique. Les conséquences en sont graves : diminution de la production d'ATP responsable, par perturbation de la pompe Na/K, d'une augmentation du calcium intracellulaire entraînant une augmentation de l'activité de certaines protéases, de phospholipases et d'endonucléases responsables, entre autres, d'un clivage de l'ADN nucléaire, mécanisme proche de l'apoptose. La transformation du MPTP en MPP+ et la crise énergétique qui en résulte sont par ailleurs responsables de la production de radicaux libres, hautement réactifs et cytotoxiques, entraînant un phénomène de peroxydation lipidique membranaire, autre cause de la mort neuronale.

Les similitudes cliniques, biochimiques (constatées in vivo par le PETscan ou post-mortem), pharmacologiques (sensibilité à la L-dopa, dyskinésies, fluctuations) et anatomopathologiques entre le syndrome parkinsonien induit par la MPTP et la maladie de Parkinson idiopathique étaient telles qu'il était logique de s'inspirer de ce modèle pour les recherches concernant son étiologie et sa pathogénie :

­ mise en évidence d'un toxique environnemental ;

­ mise en évidence d'une anomalie métabolique conséquence d'une intoxication et/ou responsable d'une fragilité de l'individu à l'égard d'un éventuel neurotoxique et/ou responsable de la formation d'un toxique endogène ;

­ mise en évidence de l'éventuel déterminisme génétique d'une susceptibilité à un neurotoxique environnemental ou endogène.

Facteurs toxiques

Les enquêtes épidémiologiques se heurtent aux difficultés diagnostiques : en l'absence de critères stricts, le pourcentage de diagnostics erronés est considérable (un tiers des cas en milieu de médecine générale, 20 % en milieu neurologique). L'utilisation de critères stricts permet certes d'être plus sélectif mais exclut sans aucun doute les formes atypiques.

Les premières études épidémiologiques ont montré que la prévalence de la maladie de Parkinson idiopathique pouvait varier de 31 à 328 pour 100 000. Certes y avait-il un facteur ethnique indiscutable (prévalence en Chine : 57 pour 100 000, prévalence dans la race caucasienne : 106 à 201 pour 100 000), mais il ne pouvait tout expliquer. En effet, si la prévalence de la maladie de Parkinson idiopathique aux États-Unis est identique chez les sujets de race blanche ou noire, celle des Noirs nigerians est inférieure à celle des Noirs vivant aux États-Unis et la prévalence à Taiwan est supérieure à celle de la Chine continentale, ce qui est en faveur du rôle de l'environnement. Ces études ont également suggéré que la prévalence était plus importante dans les zones rurales qu'urbaines, dans les pays industrialisés que non industrialisés, qu'elle était variable selon les bassins hydrographiques et la vente de pesticides, que le risque était lié à la vie en milieu rural dans les premières années, aux travaux de ferme, à l'exposition aux pesticides et herbicides, à un travail en scierie ou dans un magasin de jardinage. Plus récemment [3], un risque accru lors d'une exposition à des résines de plastique ou d'époxy, à des colles, à des peintures ou à des produits pétroliers a été démontré. Ces résultats suggéraient l'intervention d'un facteur environnemental lié à l'industrialisation. Dans certaines régions, l'incidence annuelle semble avoir augmenté durant les dernières décennies. De fait, y a-t-il dans l'environnement de nombreuses substances toxiques (pesticides, herbicides), de structure proche de celle de la MPTP et pouvant pénétrer par voie respiratoire ou cutanée. L'une d'elles, le « paraquat » peut, à l'occasion d'intoxication aiguë, entraîner l'apparition d'un syndrome parkinsonien.

Certains éléments plaident cependant contre le rôle d'un facteur toxique environnemental, en particulier industriel : la maladie de Parkinson idiopathique a été décrite bien avant l'ère moderne (tremblements et akinésie sont signalés dans la littérature ayurvédique) ; l'augmentation de l'incidence annuelle suggérée par certaines études est en fait variable selon les tranches d'âge et d'interprétation difficile ; enfin, il n'y a pas de liaison de la maladie de Parkinson idiopathique avec le niveau socio-éducatif qui, en principe, influence le risque d'exposition. D'un pays à l'autre la prévalence est moins variable qu'il n'y paraît [4] : elle ne varie que de 1 à 3 après ajustement sur l'âge, avec des valeurs extrêmes de 57 pour 100 000 en Libye et de 182 pour 100 000 en Islande, la variation n'étant que de 80 % si ce dernier pays est exclu. Il n'y a pas de distribution géographique particulière. Des études cas-témoins récentes ont exclu le rôle des pesticides [5] et des travaux de ferme [6]. Le fait que, dans les régions de forte prévalence, la concentration de l'eau pluviale en métaux, herbicides et pesticides ne soit pas augmentée ne peut en revanche être considéré comme un argument définitif, l'exposition aux toxiques pouvant être ancienne.

Le caractère décevant de ces recherches a incité à explorer d'autres pistes pour expliquer l'apparent rôle de l'environnement. L'alimentation pourrait intervenir en tant que véhicule du toxique. Une alimentation plus épicée, plus riche en radis, en jus de pomme [7], en abats ou en aliments crus [8] a été relevée. L'alimentation pourrait être impliquée également dans les processus de défense. Les parkinsoniens auraient, par exemple, consommé moins d'acide ascorbique, de niacine (nicotinamide et acide nicotinique) ou de cofacteurs d'enzymes qui sont impliqués dans les processus de défense, comme la glutathion réductase [9].

Bien que le syndrome parkinsonien manganique soit très différent de la maladie de Parkinson idiopathique, la responsabilité du manganèse ainsi que celles du chrome et du cobalt ont été récemment évaluées pour être finalement exclues [10, 11].

Une consommation de tabac moindre chez les parkinsoniens est le seul résultat des études épidémiologiques qui ne soit pas contesté [12].

Au total, si les avis convergent sur la fréquence d'une vie en milieu rural et de la consommation prolongée en eau de puits dans les premières années de l'existence, plusieurs décennies avant les premiers symptômes [13], aucune substance toxique n'a été véritablement identifiée.

Cela s'explique sans doute par les difficultés de ces études d'environnement, dues aux nombreux biais, à l'incertitude quant à la période d'exposition intéressante et à l'ignorance où nous sommes de la dynamique exacte de la neurotoxicité [4].

Altérationsmétaboliques

Les recherches doivent ici faire la part de ce qui revient à la maladie et à son traitement.

Processus de détoxification des substances xénobiotiques

Le système enzymatique cytochrome P450 CYP2D6, codé par un gène situé sur le chromosome 22, est induit par certains xénobiotiques qu'il détoxifie par hydroxylation. Il peut être étudié in vivo par l'administration de débrisoquine et le dosage urinaire de son métabolite hydroxylé. Le polymorphisme génétique détermine deux phénotypes dans la population caucasienne : les métaboliseurs extensifs et les métaboliseurs limités (5 à 10 %). Cet isoenzyme intervient dans le métabolisme du MPTP et des isoquinolines. Barbeau [14] a observé une plus grande proportion de métaboliseurs limités dans les cas de maladie de Parkinson idiopathique à début précoce et d'évolution sévère. D'autres études du phénotypage de la débrisoquine chez les parkinsoniens ont confirmé, en les nuançant, ces premiers résultats. Cependant, chez des sujets ayant un génotype normal, le phénotype « métaboliseur limité » peut être transitoirement déterminé par une substance xénobiotique particulière, provoquer alors l'accumulation d'une neurotoxine et ne pas être mis en évidence par la suite, une fois la maladie déclarée. Cela pourrait expliquer les résultats discordants de la littérature.

Les premières études de génotypes ont montré, chez les parkinsoniens, une proportion plus importante des allèles qui induisent un phénotype « métaboliseur limité ». Ces résultats n'ont cependant pas été confirmés dans d'autres travaux [14-17]. Certaines mutations nouvelles (mutation L) pourraient cependant prédisposer davantage. Une anomalie des seuls systèmes enzymatiques de détoxification striataux ne peut être exclue.

D'autres voies métaboliques pourraient être en cause : la réduction de l'activité de la S-méthyl-transférase érythrocytaire, enzyme membranaire catalysant la D-méthylation de certains dérivés sulfhydryles, par exemple.

Le métabolisme mitochondrial

La diminution de l'activité biochimique du complexe I dans le locus niger, des sous-unités du complexe I dans les mitochondries striatales et de l'immuno-réactivité du complexe I dans les neurones nigriques mélanisés suggère une altération du métabolisme mitochondrial. Pour les uns, ces modifications d'importance modeste ne pourraient intervenir qu'en raison d'une atteinte associée de l'alpha-céto-glutarate-déshydrogénase. Pour d'autres, certaines de ces anomalies seraient en fait secondaires au traitement. L'hypothèse d'une atteinte systémique a fait étudier le métabolisme mitochondrial des plaquettes et du muscle. Les résultats sont variables : diminution ou non du complexe I dans les plaquettes, anomalies globales de toutes les étapes de la chaîne respiratoire ou stricte normalité dans le muscle, etc. Il n'y a de toute façon pas d'anomalie du complexe I dans les formes précliniques. L'hétérogénéité des résultats s'explique par l'hétérogénéité des groupes étudiés, le nombre de variables modifiant les activités enzymatiques [18].

L'ADN mitochondrial code seulement pour une partie des éléments de la chaîne respiratoire. Parmi les mutations mises en évidence dans certaines études, les unes sont liées à l'âge et les autres sont trop variables pour pouvoir être directement impliquées dans la maladie. Les résultats de Swerdlow [19] sont cependant en faveur de l'existence, dans les formes sporadiques, d'un déficit génétique du complexe I, lié à l'ADN mitochondrial.

Le désordre oxydatif

Il pourrait être secondaire à la production accrue de radicaux libres ou à l'insuffisance des défenses contre un phénomène naturel et normalement contrôlé.

L'atteinte sélective des neurones dopaminergiques dans la maladie de Parkinson idiopathique s'expliquerait par leurs caractéristiques qui se prêtent au stress oxydatif : l'oxydation de la dopamine par les mono-amines oxydases ou son auto-oxydation sont responsables de la formation d'hydrogène peroxyde ; le fer, qui augmente la production de radicaux libres, est en quantité importante dans le locus niger et l'activité de la glutathion peroxydase y est plus faible que dans d'autres régions du système nerveux central. De fait, on y trouve une augmentation des lipides peroxydés et de la malondialdéhyde, intermédiaire de la peroxydation lipidique, dont le substrat (les acides gras polyinsaturés) est diminué. Parmi les indices d'un stress oxydatif excessif, la diminution de la ferritine et des capacités de stockage de la transferrine et, surtout, l'augmentation du contenu en fer, en particulier libre, de la substance noire ne sont pas totalement convaincantes car elles sont observées dans de nombreuses pathologies mais sont absentes des formes précliniques de la maladie. Plus convaincantes sont la réduction du glutathion, anti-oxydant naturel, et la diminution de l'activité de la catalase et plus encore de la glutathion peroxydase, observée dans les formes précliniques. On peut citer aussi l'augmentation de l'activité de la manganèse superoxyde dismutase (SOD). Les modifications d'activité de la catalase et des SOD ne sont pas génétiquement déterminées [20].

Si, selon certains, l'atteinte mitochondriale est l'élément déclencheur de la cascade pathogénique, pour d'autres, c'est le stress oxydatif qui apparaît le premier.

L'apoptose

Comme dans d'autres affections neurodégénératives, les neurones dopaminergiques seraient, dans la maladie de Parkinson idiopathique, l'objet d'un phénomène d'apoptose (ou mort cellulaire programmée) inapproprié et accéléré qui pourrait être amplifié par la L-dopa [21].

Le facteur génétique

Dès le siècle dernier, Gowers avait indiqué que la maladie de Parkinson idiopathique était familiale dans 15 % des cas. Les premières études épidémiologiques n'ont cependant pas été convaincantes, la fréquence des formes familiales variant de 4 à 47 % au cours d'études non contrôlées, péchant par l'absence de critères diagnostiques, de critères thérapeutiques (réponse à la L-dopa), d'imagerie et de confirmation anatomopathologique. Dans des études avec groupes contrôles, la méthodologie n'était pas pour autant parfaite : absence d'examens des cas considérés comme secondaires ou des cas considérés comme non affectés, par exemple. L'étude des jumeaux, qui constitue une méthode classique d'évaluation des facteurs héréditaires, n'a initialement pas apporté davantage d'arguments, car elle a démontré un taux de concordance faible pour les jumeaux monozygotes ou dizygotes. Ces études n'étaient cependant pas exemptes de critiques : absence d'examen du jumeau vivant réputé sain et sélection de paires de jumeaux vivants, ce qui exclut les jumeaux décédés ayant eu une maladie de Parkinson idiopathique. Il était constaté que la prévalence de la maladie de Parkinson idiopathique dans la cohorte des jumeaux finlandais était celle de la population générale.

La démonstration que le diagnostic de maladie de Parkinson idiopathique pouvait être fait par l'examen d'un sujet réputé sain, l'observation d'une concordance parfaite chez des jumeaux monozygotes à vingt-trois ans d'intervalle, la démonstration que des cas considérés cliniquement comme atypiques avaient en réalité une maladie de Parkinson idiopathique et, enfin, la relecture d'études antérieurement négatives démontrant que leur analyse statistique était en fait en faveur d'une affection héréditaire ont depuis quelque temps fait évoquer à nouveau le rôle d'un facteur génétique. De fait, le PETscan a permis de dépister la maladie de Parkinson idiopathique à un stade préclinique chez des jumeaux réputés sains, en montrant qu'ils avaient une altération du métabolisme dopaminergique nigrostrié sans expression clinique, et de démontrer ainsi que la concordance était plus fréquente que la clinique ne le laissait supposer.

La description de grandes familles comme celle italo-américaine issue de la ville de Contursi [22] a aussi conforté cette hypothèse en montrant, après avoir obtenu la certitude de l'anatomie pathologique, que la maladie de Parkinson idiopathique pouvait avoir une expression phénotypique extrêmement variable, que sa durée d'évolution pouvait être conditionnée par l'environnement et que la transmission était compatible avec une hérédité autosomale dominante. D'autres familles ont démontré la possibilité de débuts précoces, d'évolutions bénignes malgré une faible dopasensibilité, et d'atypies cliniques (myoclonies, fatigabilité). Dans certains cas, le suivi a confirmé que le PETscan pouvait dépister des parkinsoniens au stade asymptomatique ou d'expression phénotypique atypique (tremblement postural isolé, par exemple). Ces familles avec une transmission mendélienne nette démontrent qu'un seul gène peut être responsable de la maladie de Parkinson idiopathique. De fait, très récemment, un locus de susceptibilité à la maladie de Parkinson idiopathique a été identifié dans la famille de Contursi sur le chromosome 4
(4 q21-q23) [23].

Ces formes familiales ne diffèrent en rien sur le plan séméiologique des cas sporadiques. Il n'y a pas de différence entre les formes monogénérations et les formes multigénérations. La transmission peut être paternelle ou maternelle. Le diagnostic est fréquemment méconnu, ce qui est en accord avec le résultat des études épidémiologiques « porte à porte » qui ont récemment démontré que la prévalence réelle de la maladie de Parkinson idiopathique est sans doute de 30 % supérieure à celle précédemment estimée. La prévalence apparente des formes familiales est considérablement conditionnée par la connaissance qu'a le malade de sa famille... [24]. Ces familles ont fait l'objet d'études en biologie moléculaire des gènes « candidats ». Les premiers résultats concernant les études de liaison ont été négatifs pour la tyrosine hydroxylase, la glutathion peroxydase, la catalase, la Cu/Zn superoxyde dismutase, le BDNF, la débrisoquine hydroxylase, le transporteur de la dopamine, l'APP. Il n'a pas été démontré d'association entre la maladie de Parkinson idiopathique et le polymorphisme génétique des récepteurs dopaminergiques D2, D3 et D4.

L'observation dans quelques familles d'un phénomène d'anticipation ­ qui ne serait pour certains qu'apparent [25] ­ a conduit à rechercher une expansion de triplets. La seule étude concerne le triplet CAG et s'est révélée négative.

Au total, si aucune de ces études ne permet d'impliquer formellement la responsabilité d'un toxique, d'une altération métabolique ou d'une mutation, leurs résultats sont en faveur d'une origine multifactorielle à laquelle participeraient l'environnement, la mitochondrie, les radicaux libres et le génome.

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