ARTICLE
Le
sepsis caractérise la réponse systémique à l'infection.
Il peut être associé ou non à une défaillance
circulatoire (choc septique). Malgré les progrès des techniques
de réanimation et de la chimiothérapie anti-infectieuse, la
mortalité des patients en choc septique reste d'environ 50 % [1].
Si une antibiothérapie adaptée, débutée le plus
précocemment possible, est indispensable, elle n'est pas suffisante
pour assurer la guérison du patient. Au traitement de la cause doit
être associé le traitement des conséquences de l'infection.
L'amélioration du pronostic de cette affection passe donc par une
amélioration de nos connaissances sur sa physiopathogénie.
Le but de cette revue est donc de faire le point sur les mécanismes
à l'origine du choc septique et sur les conséquences qui peuvent
en découler pour une meilleure prise en charge des patients.
Les raisons de la variabilité interindividuelle des patients
à une infection bactérienne sont en cours d'élucidation.
L'existence de facteurs génétiques modifiant la réponse
anti-infectieuse a été démontrée. La compréhension
des mécanismes imuno-inflammatoires qui sont la conséquence
de l'infection a beaucoup progressé et l'idée peut-être
un peu trop simplificatrice d'une réaction inflammatoire trop intense
à l'origine de la défaillance polyviscérale est maintenant
discutée. De grands progrès ont été fait aussi
sur l'interaction entre inflammation et coagulation. De nombreux arguments
plaident en faveur d'une relation positive entre l'importance de l'activité
procoaculante et la mortalité au cours du choc septique. Ces progrès
dans la compréhension des mécanismes laissent entrevoir
des progrès dans la prise en charge des patients. Si les premières
tentatives d'administration de corticoïdes à forte dose ou
l'utilisation de d'antagonistes du TNF-alpha ou de l'interleukine-1 beta
se sont révélées décevantes obligeant à
revoir notre conception des mécanismes du choc septique, l'utilisation
de glucocorticoïdes à faible dose ainsi que celle de facteurs
anticoagulants tels la protéine C semblent très prometteurs.
Des efforts de recherche importants sont en cours pours évaluer
ces traitements et il semble maintenant possible de disposer dans un avenir
très proche de thérapeutiques capables de diminuer de manière
effective la mortalité de au choc septique.
Référence
1. Friedman G., Silva E., Vincent J.L. 1998. Has the mortality
of septic shock changed with time ? Crit Care Med 26 : 2078-2086.
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