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Publiée dans la revue :
Médecine thérapeutique. Juin - Août 2002. Volume 8Number 4,
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Auteur(s) : Christian Boitard, Pierre Bougnères, Bernard Rouveixn, Jeanne Zeller-Sigalla |
Parmi 1 362 hommes âgés de 50 à 79 ans, suivis plus de 5 ans par une équipe américaine, 91 développèrent un cancer de la prostate : 23 sur 569 prenaient quotidiennement un AINS (4 %) et 68 sur 793 ne prenaient pas quotidiennement d'AINS (9 %), p < 0,001. Cet effet protecteur est plus marqué chez les patients les plus âgés (70-79 ans), suggérant ainsi une action préventive sur la progression d'une forme latente à une forme patente du cancer de la prostate. Les limites de cette étude résident notamment dans le fait qu'elle n'est pas randomisée, la prise quotidienne d'AINS a été validée sur interrogatoire à l'entrée dans l'étude les sujets inclus devant par la suite noter quotidiennement tous les traitements suivis, les modifications d'AINS en cours d'étude n'ont pas été prises en compte, enfin la sélection d'une population relativement homogène d'hommes blancs ne permet pas d'extrapoler les données, en particulier aux patients de race noire qui présentent le risque le plus élevé de cancer de la prostate.
Roberts R.O., et al. 2002. A population-based study of daily nonsteroidal anti-inflammatory drug use and prostate cancer. Mayo Clin Proc 77 : 219-225.
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