ARTICLE
Ce test de lecture de la revue porte sur le contenu du numéro 3 de mars 2012.
Aucune question-piège, sauf ambiguïté bien involontaire de notre part. Dans ces
6 items, cochez la ou les affirmation(s) exacte(s) s'il y en a !
1
A L'essai RE-LY a établi que la dose optimale du dabigatran (meilleur rapport
bénéfice/risque) en prévention des AVC chez des patients atteints de fibrillation
auriculaire est de 150 mg 2 fois par jour.
B La prise de médicaments antiagrégants plaquettaires en association avec des
anticoagulants oraux double l'incidence des événements hémorragiques majeurs.
2
A Les médicaments responsables, au moins en partie, d'hperkaliémies médicamenteuses
chez les sujets âgés sont le plus souvent les inhibiteurs de l'enzyme de conversion
et la spironolactone.
B La responsabilité du Clostridium difficile doit être évoquée en cas de diarrhée
persistante chez un patient sous IPP, surtout en cas de fièvre et douleurs abdominales.
C Les dérivés terpéniques, déjà contre-indiqués par voie cutanée ou inhalée,
le sont maintenant également sous formes suppositoires chez les enfants de moins
de 30 mois ou ayant des antécédents de convulsion fébrile ou d'épilepsie.
D L'absorption cutanée de l'aluminium contenu dans les produits antitranspirants
ou déodorants est insignifiante, même sur peau lésée.
E Trois classes de médicaments ont été particulièrement incriminées dans les
crampes musculaires nocturnes des sujets âgés : thiazidiques, statines et b2
mimétiques de longue durée d'action.
3
A Les jeunes femmes exposées au risque de grossesse sont beaucoup plus nombreuses
aujourd'hui qu'en 1970 : l'âge au premier rapport sexuel a fortement diminué
et la fréquence des rapports sexuels a augmenté.
B La contraception est devenue la « norme », par préservatif lors de premiers
rapports, puis par contraception orale.
C Le préservatif reste aujourd'hui le meilleur outil de la prévention des IST.
D Mais son efficacité contraceptive est, « dans la vie réelle », bien inférieure
à celle de la pilule estroprogestative.
E Une contraception adaptée, si elle est nécessaire, peut suffire à contrôler
une acné inflammatoire discrète et, en association avec d'autres antiacnéiques,
rendre service dans le contrôle d'acnés plus importantes.
4
A En 1998, l'ANAES concluait que le dépistage du cancer de la prostate, qu'il
soit de masse ou opportuniste, n'était pas recommandé dans l'état des connaissances
du moment et qu'il n'y avait donc pas d'indication à proposer un dosage du PSA
dans ce cadre.
B Cette position est toujours celle de la HAS en 2010, après la publication
des premières données des essais PLCO et ERSPC.
C L'hypertrophie bénigne de la prostate est un facteur de risque du cancer
de la prostate. Prescrire un dosage de PSA est donc logique.
D Le risque de décès par biopsie prostatique avant diagnostic est évalué à
environ 2 pour 1 000 et celui de l'intervention elle-même à 5 pour 1 000.
E Il est peu probable qu'un cancer très évolutif au moment du diagnostic soit
précédé par une forme moins agressive à meilleur pronostic en cas d'intervention
précoce.
5
A Les principales difficultés perçues par les médecins généralistes lors du
suivi des personnes diabétiques sont l'adhésion des patients aux recommandations
diététiques et aux recommandations d'activité physique.
B Le développement d'une ETP intégrée aux soins de premier recours se heurte
actuellement au manque de temps, de professionnels relais ou de travail pluridisciplinaire,
à l'inadaptation de la formation médicale initiale et continue, parfois à la
méconnaissance de la part des patients.
6
A En l'absence d'obligation d'un consentement éclairé, c'est au niveau d'une
information claire, loyale et complète que se situent les contraintes éthiques
les plus prégnantes de la recherche du cancer de la prostate.
B Les études contrôlées sur le dépistage de masse du cancer de la prostate
confirment l'absence de preuves d'une baisse de la mortalité globale et laissent
planer un doute quant à la réalité d'un bénéfice en survie spécifique.
C La valeur de 4 ng/ml représente pour le PSA un seuil de suspicion robuste
avec une sensibilité de 44 % pour une spécificité de 92 %, ce qui implique de
ne pas détecter 56 % des tumeurs.
D Toute demande d'un patient inquiet du risque de cancer de la prostate nécessite
une information aussi complète que possible sur l'ensemble de la chaîne d'aval
diagnostique et thérapeutique.
Réponses exactes au test de lecture
du numéro de février, portant sur le numéro 2
de février 2012, volume 8 :
1. B, C, D
2. A, B
3. B, D, E
4. A, B, D, E |
| Rappelons le « mode d'emploi » du test de lecture aux étudiants
abonnés qui le souhaitent : 1. Faire le test
(il porte sur le numéro précédent) : cocher la ou les affirmations exactes,
s'il y en a, éventuellement en se reportant au numéro précédent, c'est toujours
le but !
2. L'adresser à : Revue Médecine, éditions John Libbey Eurotext, 127,
Avenue de la République, 92120 Montrouge
3. sans oublier de l'identifier avec précision (et lisibilité...)
pour permettre la délivrance en fin d'année universitaire, sous réserve
bien entendu d'un taux de réussite suffisant, d'une attestation de participation
destinée au Département Universitaire de Médecine Générale concerné, à
qui il appartient de fixer le nombre d'heures-équivalence enseignement
qu'il attribue à cette lecture attentive. |
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