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Les tests de lecture de Médecine


Médecine. Volume 8, Number 4, Avril 2012, Recherche en soins primaires

DOI : 10.1684/med.2012.0828


Author(s) : La rédaction, .

ARTICLE

Ce test de lecture de la revue porte sur le contenu du numéro 3 de mars 2012. Aucune question-piège, sauf ambiguïté bien involontaire de notre part. Dans ces 6 items, cochez la ou les affirmation(s) exacte(s) s'il y en a !

1

A L'essai RE-LY a établi que la dose optimale du dabigatran (meilleur rapport bénéfice/risque) en prévention des AVC chez des patients atteints de fibrillation auriculaire est de 150 mg 2 fois par jour.

B La prise de médicaments antiagrégants plaquettaires en association avec des anticoagulants oraux double l'incidence des événements hémorragiques majeurs.

2

A Les médicaments responsables, au moins en partie, d'hperkaliémies médicamenteuses chez les sujets âgés sont le plus souvent les inhibiteurs de l'enzyme de conversion et la spironolactone.

B La responsabilité du Clostridium difficile doit être évoquée en cas de diarrhée persistante chez un patient sous IPP, surtout en cas de fièvre et douleurs abdominales.

C Les dérivés terpéniques, déjà contre-indiqués par voie cutanée ou inhalée, le sont maintenant également sous formes suppositoires chez les enfants de moins de 30 mois ou ayant des antécédents de convulsion fébrile ou d'épilepsie.

D L'absorption cutanée de l'aluminium contenu dans les produits antitranspirants ou déodorants est insignifiante, même sur peau lésée.

E Trois classes de médicaments ont été particulièrement incriminées dans les crampes musculaires nocturnes des sujets âgés : thiazidiques, statines et b2 mimétiques de longue durée d'action.

3

A Les jeunes femmes exposées au risque de grossesse sont beaucoup plus nombreuses aujourd'hui qu'en 1970 : l'âge au premier rapport sexuel a fortement diminué et la fréquence des rapports sexuels a augmenté.

B La contraception est devenue la « norme », par préservatif lors de premiers rapports, puis par contraception orale.

C Le préservatif reste aujourd'hui le meilleur outil de la prévention des IST.

D Mais son efficacité contraceptive est, « dans la vie réelle », bien inférieure à celle de la pilule estroprogestative.

E Une contraception adaptée, si elle est nécessaire, peut suffire à contrôler une acné inflammatoire discrète et, en association avec d'autres antiacnéiques, rendre service dans le contrôle d'acnés plus importantes.

4

A En 1998, l'ANAES concluait que le dépistage du cancer de la prostate, qu'il soit de masse ou opportuniste, n'était pas recommandé dans l'état des connaissances du moment et qu'il n'y avait donc pas d'indication à proposer un dosage du PSA dans ce cadre.

B Cette position est toujours celle de la HAS en 2010, après la publication des premières données des essais PLCO et ERSPC.

C L'hypertrophie bénigne de la prostate est un facteur de risque du cancer de la prostate. Prescrire un dosage de PSA est donc logique.

D Le risque de décès par biopsie prostatique avant diagnostic est évalué à environ 2 pour 1 000 et celui de l'intervention elle-même à 5 pour 1 000.

E Il est peu probable qu'un cancer très évolutif au moment du diagnostic soit précédé par une forme moins agressive à meilleur pronostic en cas d'intervention précoce.

5

A Les principales difficultés perçues par les médecins généralistes lors du suivi des personnes diabétiques sont l'adhésion des patients aux recommandations diététiques et aux recommandations d'activité physique.

B Le développement d'une ETP intégrée aux soins de premier recours se heurte actuellement au manque de temps, de professionnels relais ou de travail pluridisciplinaire, à l'inadaptation de la formation médicale initiale et continue, parfois à la méconnaissance de la part des patients.

6

A En l'absence d'obligation d'un consentement éclairé, c'est au niveau d'une information claire, loyale et complète que se situent les contraintes éthiques les plus prégnantes de la recherche du cancer de la prostate.

B Les études contrôlées sur le dépistage de masse du cancer de la prostate confirment l'absence de preuves d'une baisse de la mortalité globale et laissent planer un doute quant à la réalité d'un bénéfice en survie spécifique.

C La valeur de 4 ng/ml représente pour le PSA un seuil de suspicion robuste avec une sensibilité de 44 % pour une spécificité de 92 %, ce qui implique de ne pas détecter 56 % des tumeurs.

D Toute demande d'un patient inquiet du risque de cancer de la prostate nécessite une information aussi complète que possible sur l'ensemble de la chaîne d'aval diagnostique et thérapeutique.

Réponses exactes au test de lecture
du numéro de février, portant sur le numéro 2
de février 2012, volume 8 :

1. B, C, D

2. A, B

3. B, D, E

4. A, B, D, E

 

Rappelons le « mode d'emploi » du test de lecture aux étudiants abonnés qui le souhaitent :

1. Faire le test (il porte sur le numéro précédent) : cocher la ou les affirmations exactes, s'il y en a, éventuellement en se reportant au numéro précédent, c'est toujours le but !

2. L'adresser à : Revue Médecine, éditions John Libbey Eurotext, 127, Avenue de la République, 92120 Montrouge

3. sans oublier de l'identifier avec précision (et lisibilité...) pour permettre la délivrance en fin d'année universitaire, sous réserve bien entendu d'un taux de réussite suffisant, d'une attestation de participation destinée au Département Universitaire de Médecine Générale concerné, à qui il appartient de fixer le nombre d'heures-équivalence enseignement qu'il attribue à cette lecture attentive.


 

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