Cette réflexion de gériatres et de médecins de soins palliatifs américains
propose un « état de l’art » et des pistes de recherche recentrées sur la qualité
de vie
Ces 25 dernières années, la recherche sur les démences avancées a surtout été
descriptive. Elle a permis de comprendre qu’il s’agissait de maladies en phase
terminale, de mieux traiter des symptômes pénibles, de recourir davantage aux
soins palliatifs et de prescrire moins de traitements coûteux et agressifs à
l’intérêt clinique limité. C’est dans ce cadre que doivent être fixées les priorités
de la prochaine décennie : concevoir et évaluer des soins de haute qualité orientés
d’abord vers un objectif de confort des patients et de leurs aidants. Il faut
donc identifier et comparer différentes stratégies de soins en s’appuyant sur
des données factuelles et des critères de coût-efficacité. Le lourd fardeau
économique de cette maladie impose d'améliorer les résultats, de mieux coordonner
les soins, de contenir les dépenses et de réduire les inégalités entre malades.
Mitchell SL, Black BS, Ersek M, Hanson LC, Miller SC, Sachs GA et al. Advanced
Dementia: State of the Art and Priorities for the Next Decade. Ann Intern
Med. 2012;156:45-51.
Que retenir pour notre pratique ?
• Réflexion qui dépasse largement le cadre des États-Unis. Les priorités sont
les mêmes partout.
• Il paraît en effet essentiel d’orienter les décisions – et les financements
– à venir sur les concepts « palliatifs » dont parle cet article, sauf avancées
thérapeutiques révolutionnaires (cf. les articles précédents de P. Nicot sur
les médicaments de la maladie d’Alzheimer).
Mots clés : maladie d’Alzheimer [Alzheimer disease]
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