ARTICLE
Les effets indésirables (EI) de ces médicaments, survenant chez des patients particulièrement
fragiles, qui n'arrivent pas toujours à faire comprendre leur souffrance, sont
assez proches des évènements liés à la maladie, ce qui fait qu'ils ne sont pas
facilement identifiables. La revue Prescrire concluait ainsi en décembre
2010 que « chez les patients ayant une maladie d'Alzheimer, les effets indésirables
risquent d'être méconnus du fait des moindres capacités des patients déments à
verbaliser leurs plaintes, à mémoriser leurs troubles et à collaborer à l'examen
clinique » [1].
Rappelons que les résumés des caractéristiques des produits (RCP) signalent
comme fréquents (entre 1/100 et 1/10 prescriptions) et potentiellement
graves les EI suivants :
Donépézil : hallucinations, agitation, agressivité, syncopes (nécessitant
un bilan), mais également anorexie, accidents...
Rivastigmine : agitation, confusion, vertiges, malaise, perte de poids.
Galantamine : anorexie, perte de poids, confusion, dépression, vertiges,
somnolence, syncope, tremblements, asthénie, malaise, chute, blessures.
Mémantine : somnolence, sensations vertigineuses, hypertension, hypersensibilité.
Les mêmes RCP signalent comme effets graves et peu fréquents
insuffisance cardiaque, confusion, hallucinations, réactions psychotiques, thrombose
veineuse ou accident thromboembolique, pancréatite ; et comme effets rares,
mais importants, les effets extra-pyramidaux du donépézil et de la rivastigmine.
Anticholinestérasiques
Surmortalité
Galantamine : après 2 alertes mondiales en 2005 [2, 3], une étude
contrôlée finalement publiée en mars 2008 dans Neurology [4] signalait
14 décès dans le groupe des 1 026 patients traités (1,4 %) vs 3/1022 (0,3
%) dans le groupe placebo (RR 4,08 ; 1,57-10,57 ; p : 0,004), surmortalité déclarée
comme significative dans le RCP du produit.
Donépézil : données équivalentes [5] avec 63 décès sous traitement,
50 sous placebo (p : 0,08). Le RCP signale dans les démences vasculaires une
augmentation de la mortalité. Dans 3 études (2 193 patients), la mortalité a
été de 1,7 % dans les groupes donépézil (1 475 patients) vs 1,1 % dans
les groupes placebo (718 patients). Le RCP mentionne en 2008 cette augmentation
de mortalité [6].
Rivastigmine : une étude contre placebo (54 patients vs
50) a été arrêtée en 2010 pour cause de surmortalité (12 décès vs 4),
alors qu'aucun bénéfice clinique n'a été constaté [7].
Accélération du déclin cognitif
Une étude de cohorte (2011) [8] a inclus 402 patients ayant un trouble cognitif
léger (Mild Cognitive Impairment, MCI : MMSE compris entre 24 et 30) et
188 atteint de maladie d'Alzheimer (MA) à un stade léger (MMSE compris entre 21
et 26) ; 44 % des patients atteints de MCI et 84,6 % des patients atteints
de MA étaient traités par anticholinestérasiques ; 11,4 % des MCI et 45,7
% des MA étaient traités par mémantine. Les patients atteints de MCI ont
présenté sous anticholinestérasiques avec ou sans mémantine une altération cognitive
avec un déclin plus rapide de leurs scores, les conduisant plus vite vers la MA
que ceux qui ne recevaient pas ces traitements. De même, les patients atteints
de MA ont eu également sous anticholinestérasiques associé à la mémantine un déclin
cognitif et fonctionnel plus rapide que sous anticholinestérasiques seuls. Cette
étude n'est pas un essai contrôlé randomisé, mais ses résultats négatifs et inquiétants
sont à mettre en balance avec les résultats positifs minimes revendiqués par ces
médicaments dans les ECR.
Bradycardies et syncopes
Il y a eu 71 notifications en 2007 dans les 4 centres de pharmacovigilance du
Nord-Ouest de la France [9] : 41 pour le donépézil, 16 pour la rivastagmine, 8
pour la galantamine, 6 pour la mémantine. 62 % des cas étaient graves. 2 patients
ont gardé des séquelles, 3 sont décédés.
En Allemagne, il y avait en 2007 345 notifications concernant le donépézil
(133 troubles cardiaques, 29 syncopes, 11 blocs auriculo-ventriculaires et 6
arrêts cardiaques) [10].
Une étude de cohorte canadienne [11] a analysé en 2009 les données de plus
de 80 000 patients (19 803 patients nouvellement sous anticholinestérasiques,
61 499 patients ayant eu au moins 1 consultation) répondant aux 3 conditions
restrictives suivantes : 1) diagnostic de démence au cours des 5 dernières années,
2) résidence autre qu'en établissement de long séjour, 3) pas d'hospitalisation
pour syncope au cours de la dernière année. Il y a eu sous anticholinestérasiques
davantage d'hospitalisations pour syncope (31,5 évènements pour 1 000 années-patient
vs 18,6 ; HR 1,76 ; 1,57-1,98), de visites à l'hôpital pour bradycardie
(6,9 vs 4,4 ; HR 1,69 ; 1,32-2,15), de poses de pace-maker (4,7 vs
3,3 ; HR 1,49 ; 1,12-2,00), de fractures de hanche (22,4 vs 19,8 HR 1,18
; 1,04-1,34). Ces résultats persistent après ajustement aux co-morbidités. Les
auteurs insistaient sur la nécessité de mettre en balance ces risques d'effets
indésirables sévères avec les bénéfices modestes.
Une étude cas-témoins canadienne (2009) [12] a montré que les anticholinestérasiques
étaient associés à 2 fois plus d'hospitalisations pour bradycardie au cours
des 3 premiers mois de traitement. Les prescripteurs sous-estimaient cet effet
iatrogène : ils prescrivaient à nouveau une fois sur 2 après l'hospitalisation
et 4 % des patients étaient à nouveau hospitalisés dans les 3 mois.
Une autre étude de cohorte en Nouvelle Angleterre (2009) [13] a montré un sur-risque
de bradycardie (HR 1,4 ; 1,1-1,7). Les auteurs identifiaient une sous-population
plus particulièrement à risque : doses élevées (notamment > 10 mg/Jour de donépézil),
patients atteints de démence non Alzheimer, ou prenant un bbloquant, ou ayant
des antécédents d'infarctus du myocarde, d'insuffisance cardiaque ou d'hypertension.
D'autres publications en 2009 dans des revues à comités de lectures ont également
rapporté des cas de bradycardies et de troubles du rythme sévères, avec des
torsades de pointes.
Effets digestifs
Ce sont les effets adverses les plus fréquemment décrits, généralement présentés
comme bénins, mais sources de désagréments suffisants pour entraîner l'arrêt du
médicament, et selon les RCP sont souvent source d'anorexie et de perte de poids.
L'agence européenne EMA signalait en 2006 3 cas de ruptures de l'oesophage à la
suite de vomissements intenses chez des patients prenant de la rivastigmine [14].
Mémantine
Le centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Toulouse rapportait en 2005
18 EI cardiovasculaires notifiés dans la banque nationale de pharmacovigilance
[15]. Dans 7 cas, la responsabilité de la mémantine pouvait être retenue : 2 morts
subites, 1 décès suite à une insuffisance cardiaque, 3 bradycardies et 1 perte
de connaissance. Dans 11 cas, d'autres médicaments associés à la mémantine semblaient
responsables (un inhibiteur de la cholinestérase dans 10 cas), l'EI le plus fréquent
étant la bradycardie.
Une étude française de 2008 signalait une augmentation du risque de bradycardie
sous mémantine [16].
Le bilan 2009 de l'EMA a montré que les insuffisances cardiaques [17] sont
plus fréquentes sous mémantine que sous placebo (0,90 % vs 0,53 %). L'évaluateur
de l'EMA note qu'il s'agit d'effets secondaires graves.
En mai 2009, ce risque apparaît dans le RCP français (classé peu fréquent,
< 1/100), alors que le RCP américain en fait état depuis 2003.
Comparaison des médicaments entre eux
Une étude française, analysant en 2010 [18] les EI du donépézil et de la mémantine,
insistait sur la fréquence des bradycardies (10 % avec le donépézil seul, 7 %
avec la mémantine seule), des états de faiblesse (5 et 6 %) et des convulsions
(4 et 3 %).
Risques liés aux interactions médicamenteuses
Données de la pharmacovigilance française
Le CRPV de Toulouse a analysé 1 058 notifications spontanées d'EI [19] du début
de commercialisation jusqu'au 31 mars 2006 à partir des données du Vidal®,
du British National Formulary® et d'une synthèse de la revue
Prescrire [20]. Le donépézil était impliqué dans 650 cas, la rivastigmine dans
235 cas, la galantamine dans 173 cas (pourcentage similaire pour chacun des produits,
environ 33 %). Les médicaments impliqués dans ces interactions étaient dans 205
cas des médicaments à visée cardiovasculaire (83 fois des bbloquants, 49 cas la
digoxine, 45 l'amiodarone, 40 des anticalciques), dans 118 cas des anticholinergiques
et dans 118 cas des inhibiteurs du cytochrome P450 ; 88 EI (67 % EI cardiovasculaires
: bradycardie, BAV, hypotensions ; 33 % EI neurologiques : confusion) étaient
graves : 7 avec décès, 9 où le pronostic vital était engagé, 72 hospitalisations
ou prolongation d'hospitalisation.
Étude descriptive PEIMA 2011
L'étude transversale descriptive multicentrique française PEIMA [21] a été réalisée
dans le cadre du plan Alzheimer par le réseau français des 31 CRPV entre le 15/02/2010
et le 15/05/2010 en France métropolitaine 95 % des patients atteints de maladie
d'Alzheimer ou d'un syndrome démentiel apparenté ont été inclus en 3 mois (1 332/1
440), dont 61,3 % atteints de maladie d'Alzheimer, et 66,4 % traités par des médicaments
« spécifiques » (anticholinestérasiques et mémantine). La prévalence de la survenue
d'au moins un EI a été évaluée à 5,03 % (3,86-6,20) pour les EI quelle qu'en soit
la gravité et 1,58 % (0,91-2,25) pour les EI graves, sans différence significative
entre les déments à domicile et ceux en institution. Les EI les plus fréquents,
souvent non graves, étaient gastro-intestinaux (23,2 %) et neurologiques (17,4
%), mais 31,9 % des EI étaient jugés graves (essentiellement des troubles de l'équilibre
tensionnel, des chutes et des conséquences de surdosages médicamenteux) ; 47,8
% des effets indésirables étaient jugés évitables (sur 60 % de dossiers évaluables).
Les médicaments le plus souvent en cause étaient les médicaments du système nerveux
(59,5 %) et cardiovasculaire (28,9 %).
Cette étude appelle plusieurs remarques :
Ses auteurs rappellent la sous-notification des EI, aggravée par des
biais de recrutement : jour d'inclusion fonction des disponibilités des structures
et des CPRV et non tiré au sort, patients suivis par leur généraliste exclus
(ce qui concernait notamment ceux pour lesquels le traitement a été interrompu
du fait d'EI).
67 patients ont présenté 69 EI pour lesquels 121 médicaments ont été
mis en cause ; 22 de ces EI étaient graves, dont 9 liés à des interactions (tableau
12 de la publication) ; 33 patients sur les 67 (49 %) prenaient un médicament
« spécifique » de la maladie d'Alzheimer, ainsi en cause dans un EI sur 2. Si
le tableau 11 de la publication présente les EI dus à ces médicaments, les auteurs
ne présentent pas les EI graves où ils sont mis en cause.
L'analyse d'imputabilité, sur laquelle s'appuient les auteurs, est de
plus en plus controversée : l'IGAS recommandait ainsi en juin 2011 de « supprimer
l'usage de l'imputabilité clinique, spécificité française, dans les enquêtes
de pharmacovigilance [car elle a pour conséquence une] cotation douteuse
de loin la plus fréquemment observée en routine [ce qui a pour effet de]
museler la fonction d'alerte et de rendre les estimations de risque faussement
rassurantes » [22].
Les auteurs n'ont pas identifié et référencé des publications importantes,
notamment celles de Gill [11] et Park-Willie [12], ni pris en compte les messages
de vigilance émanant de l'Afssaps (tableau
1), pourtant promoteur de l'étude ! Ils concluent par exemple que les troubles
cutanés liés aux patchs de rivastigmine ne remettent pas en cause l'utilité
pour l'observance de cette forme cutanée, alors que l'Afssaps alertait en 2010
sur les risques d'erreurs médicamenteuses et d'usage inadapté des dispositifs
transdermiques d'Exelon®, ayant entraîné des cas de surdosage avec
nausées, vomissements, diarrhée, hypertension et hallucinations [23].
Enfin, il n'est pas possible d'identifier dans la version disponible
de l'étude comment ont été pris en compte les éventuels conflits d'intérêts
des investigateurs, responsables scientifiques, chefs de projet, membres du
comité de pilotage, membres du comité d'évaluation des évènements indésirables,
relecteurs ou autres intervenants remerciés par les auteurs...
Les interrogations des professionnels
En 2008, les cardiologues [27] ont présenté les résultats inquiétants des données
de vigilance aux journées européennes de la Société Française de Cardiologie.
En 2008 également, la SFDRMG et la SFTG, sociétés scientifiques de médecine
générale qui ont participé aux groupes de travail et de lecture de la recommandation
de la HAS sur la prise en charge de la maladie d'Alzheimer ont ainsi argumenté
leur refus de signer cette recommandation [28] : « en ce qui concerne la
partie traitement, étant données toutes les incertitudes persistant aujourd'hui
sur l'efficacité des traitements spécifiques de la maladie d'Alzheimer il ne
paraît pas opportun de les mettre en première ligne mais d'insister d'abord
sur les autres mesures portant sur la qualité de vie, l'environnement social
et familial. La prise en charge médicamenteuse ne doit venir qu'ensuite et intégrer
nécessairement ces incertitudes. Il n'est intégré à aucun moment l'analyse du
rapport bénéfice/risque du diagnostic précoce systématique et de la mise en
place précoce de thérapeutiques spécifiques dont on sait, selon les données
de la transparence, qu'elles n'ont pas d'effet sur le retard de la détérioration
ni sur le retard de l'institutionnalisation contrairement à ce qui est écrit
page 17 ».
En 2011, la revue Prescrire concluait que « les bénéfices des anticholinestérasiques
sont trop minimes au-delà de l'effet placebo, pour courir des risques de syncopes,
de bradycardies, et leurs conséquences, pose de stimulateurs cardiaques, fractures
de hanche : autant se passer de ces médicaments, et se concentrer sur la difficile
prise en charge non médicamenteuse » [29]. De même, à propos de l'étude
américaine de Schneider [8], la revue Médecine concluait, parmi d'autres
publications : « Cette étude ajoute encore aux données sur les effets adverses
de ces médicaments : il s'agit cette fois d'aggravation possible de certaines
formes débutantes de la maladie. Faut-il attendre de nouvelles “affaires” ?
» [30].
Conclusion
Par rapport à 2007, il n'y a pas de données nouvelles mettant en évidence des
effets cliniquement pertinents de ces médicaments : ni efficacité sur des critères
de jugements majeurs comme la mortalité ou le retard à l'entrée en institution,
ni amélioration des fonctions cognitives supérieure au seuil des 4 points à l'ADAS-cog,
ni ralentissement de la maladie. À l'inverse, des données (d'assez faible niveau
de preuve) montrent une aggravation des troubles cognitifs légers. Des RCP font
référence à des sous-groupes de répondeurs à partir d'analyses a posteriori,
mais il ne s'agit que d'hypothèses non confirmées à ce jour. Il n'y a pas davantage
de données étayant le caractère structurant de ces médicaments, ou montrant une
amélioration de la qualité de vie des aidants.
Les EI sont la cause d'environ 30 % des sorties d'essais cliniques. Dans un
contexte de sous-notification des EI, il existe des données convergentes montrant
des risques d'EI sérieux et parfois mortels, aggravés du fait des très fréquentes
comorbidités et du haut risque d'interactions médicamenteuses. La nécessaire
gestion de ces risques aboutit à un surcroît de surveillance et d'examens médicaux.
La pierre angulaire de la prise en charge de la maladie d'Alzheimer est non
médicamenteuse. Dans ce contexte, la tâche des médecins généralistes ne peut
être que facilitée par la suppression de la gestion des risques de ces médicaments
dits « spécifiques ». Il n'y a pas à craindre une dégradation de la qualité
de la prise en charge du fait de la non-utilisation de ces médicaments.
La maladie d'Alzheimer est un fardeau majeur de santé publique compte tenu
de son incidence et de sa prévalence élevées, de son impact sur la perte d'autonomie
et sur la mortalité, de son retentissement physique, psychologique et financier
sur les proches des patients. Les médicaments dits « spécifiques » ne soulagent
en aucun cas ce fardeau, mais au contraire peuvent l'alourdir du fait d'effets
indésirables parfois très handicapants. Même en l'absence d'alternative médicamenteuse,
on ne voit pas bien quel pourrait être le Service Médical Rendu (SMR) par ces
médicaments, au mieux insuffisant.
Conflits d'intérêts : Épouse médecin conseil ELSM Haute-Vienne (CNAMTS).
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2011;7:103.
Médicaments indiqués en traitement symptomatique de la maladie d'Alzheimer
Sur nos 8 indicateurs :
| 1. Quelles sont les preuves de l'efficacité clinique ? |
Insuffisantes |
Acceptables |
Satisfaisantes |
2. À quel niveau apprécier l'efficacité ? |
Minime |
Modeste |
Efficace |
| 3. Quelles sont les preuves de la tolérance ?* |
Insuffisantes |
Acceptables |
Satisfaisantes |
4. À quel niveau apprécier la tolérance ?* |
Mauvaise |
Moyenne |
Bonne |
5. Quel est le rapport bénéfice/risque ?* |
Passable |
Moyen |
Bon |
6. Dans quelle fraction de la population définie par l'AMM le
médicament peut-il être utilisé avec la plus grande efficacité ? |
Minoritaire |
Majoritaire |
Totale |
7. Transposabilité des données des essais à la pratique ? |
Vraisemblablement‚ non |
Incertaine |
Vraisemblablement oui |
| 8. Progrès thérapeutique ? |
Inexistant |
Mineur |
Majeur |
* Si ces preuves sont acceptables du fait des données d'origine multiple
analysées dans cet article, elles convergent toutes vers une évaluation de la
balance bénéfice/risque défavorable, au mieux passable dans certains cas particuliers.
Les « plus » :
• Que reste t-il d'autre qu'une allégation d'amélioration minime
de critères très secondaires ?
• Le fait qu'il n'y ait pas d'alternative médicamenteuse ne saurait
être en soi un « plus »...
Les « moins » :
• Balance bénéfice/risque lourdement déficitaire, même s'il peut
toujours exister quelques exceptions à la règle.
En pratique
• Que peut dire le « porte-plume » qu'est le généraliste dans
cette prescription ? L'analyse des données faite dans ces deux articles confirme
que le rôle « structurant » lui est bien dévolu (Cf. l'éditorial dans Médecine,
octobre 2010, p. 344-6. La réflexion est plus que jamais d'actualité). Cet
éditorial a d'ailleurs obtenu le prix du meilleur éditorial dans le cadre
du Grand Prix éditorial du Syndicat de la Presse et de l'Édition des Professionnels
de Santé.
Notes :
- Société française de documentation et de recherche en médecine générale.
- Société de formation thérapeutique du généraliste.
- Recommandation qui a été récemment annulée par le président du collège
de la Haute Autorité (NDLR).
- L'effet « structurant » de la prescription de ces médicaments c'est-à-dire
le fait qu'elle permette une meilleure organisation des soins aux patients
avait été mis en avant pour justifier une ASMR IV lors de la précédente
évaluation par la commission de la transparence. Depuis cet avis, aucune
preuve solide n'a étayé cette affirmation.
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