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Mediator® : 5 errors, 5 lessons The case “Mediator” is emerging as the fraction of a “bubble drug” which is threatening to explode.


Médecine. Volume 7, Number 5, 229-33, Mai 2011, Vie professionnelle

DOI : 10.1684/med.2011.0709

Résumé   Summary  

Author(s) : Groupe « benfluorex », .

Summary : adverse drug reaction reporting systems, pharmacovigilance post-marketing, treatment effectiveness

Keywords : It has the merit of bringing forward the arguments for rigorous evaluations of drug education and therapy. Five errors ¬ of the manufacturer, agencies, experts, prescribers and patients ¬ 5 lessons we can learn to avoid if possible a repetition of these tragedies, without much hope: ¬ Do not bring on the market drugs for which clinical effectiveness is not proven. ¬ Strengthen, simplify and make transparent the procedures for accreditation and monitoring of the drug. ¬ Ensure the transparency of scientific data to provide expertise based on facts, nothing but the facts. ¬ Providing the means for independent medical information. ¬ Share our concern on the proper use of medication with our patients. Information on drugs is not the responsibility of manufacturers...

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ARTICLE

Des décisions de justice sont en cours. Des « responsables » seront sans doute désignés à la vindicte. Le monde des « je vous l'avais dit » est en ébullition. Mais ce qui importe est sûrement de comprendre pour éviter de reproduire les mêmes errances. Nous avions déjà commencé à propos de l'affaire rosiglitazone. Poursuivons la réflexion, ce qui est l'objectif constamment proposé aux lecteurs de Médecine.

Première erreur : celle du fabricant

Prenons comme postulat que celui-ci croit son médicament utile...

Il pense que le principe actif n'a pas les inconvénients des amphétamines, que sa formule permet d'espérer une diminution de poids chez les diabétiques amenant à un meilleur équilibre glycémique. Les études pour obtenir l'AMM (dans les années 1970) sont minimes. Le Mediator® était considéré comme adjuvant éventuel aux antidiabétiques oraux par des diabétologues. N'agissait-il pas utilement comme « coupe-faim » chez des diabétiques en surpoids ? En 2002 encore, le Vidal® le citait comme « adjuvant du régime adapté chez les diabétiques avec surcharge pondérale » mais aussi « dans les hypertriglycéridémies » sans aucune information sur un quelconque risque cardiaque (ou d'ailleurs autre...). La seule ­ très allusive ­ évocation des effets amphétaminiques concernait les sportifs, avertis que « le produit peut induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage ». Nous avons évoqué dans nos échanges la fréquence avec laquelle des services d'endocrinologie réputés prescrivaient le Mediator® encore quelques semaines avant sa suspension, sorte de « pilule à maigrir » évitant de changer radicalement un mode de vie délétère...

Première leçon

Ce médicament n'aurait pas dû être mis sur le marché puisque son efficacité n'a jamais été démontrée sur un quelconque critère clinique. En ce qui concerne le traitement de l'affaire Mediator® par les médias grand public et ce que l'on sait des réactions du politique, la question essentielle de l'efficacité n'est pratiquement pas mentionnée, alors qu'elle est la question clé : le laboratoire Servier et les autorités sont coupables d'avoir mis sur le marché un produit de santé dont l'efficacité n'était pas démontrée, probablement inexistante, les médecins de l'avoir prescrit.

Il est désormais obligatoire que tout fabricant mettant une substance sur le marché s'assure de son caractère pertinent (utile et innovant) pour les patients concernés et de sa tolérance. Le benfluorex ne serait jamais allé au-delà de l'intention si cette règle élémentaire avait été respectée. Rappelons toutefois l'étude randomisée de Moulin et al. [1] en 2006, chez 325 patients diabétiques de type 2 en surcharge pondérale insuffisamment contrôlés par les sulfamides hypoglycémiants et ayant une intolérance ou une contre-indication à la metformine. En fin d'étude (18 semaines), un taux d'HbA1c inférieur ou égal à 7 % était atteint chez 34,2 % des patients du groupe Mediator® vs 11,5 % des patients du groupe placebo (p < 0,001), au prix d'effets indésirables gastro-intestinaux mineurs (15 % dans le groupe traité, 10 % dans le groupe placebo). Combien d'autres hypoglycémiants doivent s'ajouter au benfluorex et à la rosiglitazone puisque le seul critère d'efficacité retenu (critère intermédiaire et non clinique) pour les médicaments du diabète de type 2 est le chiffre d'HbA1c et son évolution sur une période aussi courte que 18 semaines ?

Deuxième erreur : celle des agences

Les agences étaient embryonnaires en 1974 (1re AMM)

Elles ne servaient que de guichet d'enregistrement. Les autorités de santé de l'époque auraient cependant dû développer une réflexion en phase avec la santé publique. Cette réflexion, si elle avait été conduite, les aurait orientées vers un paradigme différent de celui prévalant dans le corps médical. Rien ne justifiait en 1987 et 2001 (révisions AMM) un maintien de commercialisation. L'Afssaps tablait sur un faible nombre d'effets indésirables prouvés et s'attachait surtout au mésusage alors que l'effet anorexigène n'était pas prouvé, peu au rapport bénéfice/risque. Faillite du système de contrôle ? Faillite de l'information sur le médicament (qu'est ce que le « Vidal® » ?) Faillite de l'éthique médicale ? Faillite des repères sociétaux ? Disproportion entre les énormes intérêts en jeu et les maigres oppositions ?

Le circuit des prix et du remboursement du médicament est en France d'une grande opacité pour ceux qui ne sont pas directement impliqués. Il y a une dizaine d'années déjà, les trois médecins conseils des assurances maladie signalent au président de l'Afssaps la probable inefficacité du Mediator®, le nombre important des prescriptions hors AMM et demandent, au moins implicitement, le déremboursement. La commission de transparence affirme en 2006 que ce produit n'apporte rien ni aux patients, ni à la santé publique. Or le Mediator® reste sur le marché et remboursé... et en 2007, il occupe la 49e place en nombre de boîtes vendues sur la liste de l'Afssaps [2]. Peu de médias grand public ont évoqué cette partie du système, fortement impliquée dans le drame. La fixation du prix et la décision de remboursement ou de déremboursement sont éminemment politiques. Les experts n'y ont pratiquement aucune part.

La pharmacovigilance ­ c'est-à-dire les hommes, le dispositif, les méthodes ­ a-t-elle failli ? Ses méthodes ne sont probablement pas adaptées au cas du Mediator®. On peut penser que la « forme » clinique de ces décès ressemble à la manière de mourir de bien des diabétiques. Le problème rencontré s'explique alors par le diagramme fréquence/étrangeté (figure 1).

L'affaire des antiarythmiques de classe I (années 70-80) offre une analogie historique intéressante et triste (au moins 50 000 morts indues aux États-Unis... [3]). Cette affaire n'a jamais été prise en compte par les pharmacovigilants pour repenser (ou plutôt penser car les systèmes de pharmacovigilance datent de cette époque) leurs méthodes. Sur le papier, (presque) tous les éléments nécessaires sont en place : il y a recueil systématique de toutes les prescriptions (de qui, à qui, à quels coûts, avec quelle fréquence et répétition, etc.) notamment pour les ALD qui donnent lieu « régulièrement » à « concertation » (que de guillemets !...) entre médecin traitant et médecin conseil, avec mise à jour des données cliniques et paracliniques. Qu'est-il fait de ces données ? Pourquoi n'est-il prévu aucune procédure d'alerte ? À ce niveau, il ne s'agit pas, ou pas encore, de transparence mais d'impasse : y a-t-il un pilote dans l'avion ?

Figure 1. Plus l'évènement identifiable se distingue sémiologiquement des objectifs thérapeutiques choisis et possibles du traitement, plus il est qualifiable d'étrange.

Deuxième leçon

Si l'on veut que les agences travaillent correctement et rendent des conclusions utiles aux patients et à la communauté des médecins, elles doivent suivre une démarche rigoureuse. Encore une fois, il s'agit d'un problème systémique et d'une nécessaire transparence des débats : n'y voir qu'un simple problème de conflit d'intérêt n'apporte aucune perspective d'avenir... Aucune de ces affaires (benfluorex, mais aussi rosiglitazone et autres coxibs) ne seraient arrivée si les règles de prudence élémentaire avaient été respectées : pas d'AMM sans efficacité clinique pertinente. Les critères intermédiaires ne peuvent en aucun cas suffire. Quelle « agence » pourra faire respecter cette règle pourtant banale ? Quant à la pharmacovigilance, sa complexité pratique actuelle mérite pour le moins un effort de simplification et d'informatisation... Transparence veut d'abord dire lisibilité, et lisibilité pour tous...

Troisième erreur : celle des experts

Experts sous influence ?

Avec toute l'honnêteté qu'on peut leur accorder, les experts sont soumis à des influences conscientes et inconscientes et surtout peuvent être leaders d'opinion. Confier des jugements sur le médicament à des experts incapables de se dédire sur leur attitude, de se séparer douloureusement de leurs « amis » délégués de l'industrie est totalement inopérant et incongru. L'expert est confit dans les conflits d'intérêts mais c'est inéluctable [4, 5]. S'il dit quelque chose en désaccord avec les données scientifiques, il faut que ce soit clairement noté dans l'avis que formulera l'administration autour de la réponse. Quant à la science, elle doit être fournie indépendamment de l'expert et de l'administration et apparaître à l'état brut dans l'avis, même (surtout ?) dans les cas, malheureusement fréquents, où il n'y a pas de réponse scientifique à la question. Finalement, c'est à l'administration de prendre ses responsabilités même si elle n'est pas en phase avec la science et/ou l'expert. Aujourd'hui l'expert est l'élément dominant : il donne « sa » science et dicte son point de vue à l'administration. Le rôle réel actuel des experts est celui de décisionnaires et ce n'est pas leur faire injure que d'affirmer que c'est anormal. On est loin en France de la notion de « démocratie sanitaire », en tout cas au-delà des mots. Quelle est la solution possible ? Faut-il revenir aux conférences de consensus, comme le proposait Dominique Dupagne [6], quoiqu'elles ne respectent pas vraiment la séparation entre science et expertise ?

Troisième leçon

Les experts doivent faire un travail d'expert : lecture critique, indépendance de jugement, décision basée sur les faits, rien que les faits. On peut s'étonner que le système de pharmacovigilance français ne soit pas en prise directe avec la base de données SNIIR-AM. C'est grâce à cette base que les études récentes ont « sorti » le Mediator® [7-9]. Mais bien que l'avis favorable de la CNIL date de 2001, cette base n'est accessible que depuis peu, d'une manière laborieuse et apparemment, aucun système de recueil d'alerte ne semble avoir été mis en place. Nous sommes encore loin d'un système de pharmacovigilance moderne s'appuyant sur toutes les informations disponibles en travaillant sur une base de données conçue à cet effet. Nous l'avons dit, chaque médicament suit un parcours complexe. Le stockage sous une forme adéquate de toutes les informations s'accumulant depuis (et même avant) l'AMM devrait donner lieu à lecture critique quasi en continu...

Quatrième erreur : celle des médecins

Une conscience de prescripteur, pas un stylo de dilettante

Puisque les agences sanitaires ne protègent pas les patients, puisque les leaders d'opinions et les experts sont souvent pris entre plusieurs intérêts (gloire, argent, renommée, pouvoir, etc.), c'est à nous de le faire. Former une conscience de prescripteur, c'est bien sûr le but de l'enseignement de la thérapeutique, plus particulièrement d'une formation à la réflexion sur le médicament, mais plus généralement sur la décision médicale et ses déterminants, le patient au-delà de la norme biologique. Cela met en cause d'une manière plus générale, au-delà de la formation initiale, le système d'information thérapeutique, l'appréhension par les prescripteurs de l'information fournie et la manière dont sont formés nos futurs collègues.

Quatrième leçon

Le médecin doit (devrait) être capable dès le début de son cursus et jusqu'à la retraite (et après !) faire la distinction (à quoi ça sert ?) entre ce qui est utile et nécessaire et ce qui ne vaut que par l'enrobage marketing. Il doit considérer l'intérêt de son patient et non celui des firmes, s'informer auprès des médias qui analysent les thérapeutiques en toute indépendance, ne pas être dupe des limites des agences (HAS, Afssaps), ou des dérives inévitables de formations types congrès, symposiums et autres grand-messes (bien) organisées plus ou moins discrètement par des responsables marketing sous couvert de « science ». L'indépendance a un prix élevé, celui de la probité, pour connaître les principales études contrôlées et leurs méta-analyses à propos des médicaments les plus utilisés en matière de maladies chroniques notamment. C'est difficile et c'est coûteux en temps et en argent.

Cinquième erreur : celle des patients

Une confiance des patients envers les médicaments tout simplement stupéfiante

Alors que ceux-ci font autant de morts que les accidents de la route, certains de nos patients n'hésitent pas à foncer sur la première publicité déguisée, sur le bouche à oreille, sur le buzz d'une toile peu réglementée, sans précaution, croyant naïvement en un pouvoir quasi magique des petites pilules qui, au mieux en ce qui concerne les maladies chroniques de notre société d'hyperconsommation, évitent un événement tous les 5 ans pour 100 patients traités, accablés de facteurs de risque.

Cinquième leçon

Les patients, singulièrement les Français, doivent diminuer leur consommation effrénée de médicaments en tout genre. Ceci passe par une révision totale de notre discours : la modestie par rapport au « pouvoir médical » doit être de mise. Les messages de bon sens, notamment concernant l'hygiène de vie doivent être anoblis, priorisés. C'est évidemment de la responsabilité du corps médical tout entier.

Alors, responsabilité partagée ?

Nos échanges n'avaient pas pour but de focaliser la question sur une affirmation du type « l'industrie est LE coupable », ce qui constituerait une excuse qui évite l'autocritique, mais de réfléchir ensemble sur les leçons à retenir. Ce que l'on peut reprocher au « système Servier », c'est d'avoir occulté le métabolite « tueur » et ne pas avoir en mis en place pour le benfluorex, dès les premières alertes et même avant, une pharmacovigilance digne de ce nom. Il y a eu les précédents Pondéral® et Isoméride®, du même laboratoire, pour lesquels des jugements sont en cours. Des génériques du Mediator® ont eu l'autorisation de mise sur le marché, répétant ainsi la cascade initiale de responsabilités. Il revient donc à la Justice de tenter d'explorer les dédales du problème, dont l'IGAS a fait un inventaire précis [11, 12]. Redisons-le : l'un des vices du système est que l'information sur les médicaments soit de la responsabilité des fabricants et vendeurs...

Conclusion

Un des points clés du processus de décision publique en santé (il en est de même pour l'élaboration des recommandations) est la rencontre entre la question que se pose l'« administration » (le gestionnaire du politique) et les éléments de réponse disponibles. Ces éléments sont véhiculés par deux entités que l'on confond souvent à tort, les experts et la science. Or, dans une machinerie bien conçue, chaque pièce doit avoir des fonctions bien définies, complémentaires et répondant à des besoins identifiés comme parties incontournables de la réponse à la question posée. Il y a donc en jeu quatre composantes : le politique (qui pose la question et utilise la réponse), l'administration (qui formate la question et présente la réponse), la science et l'expert (qui adapte la science au contexte, voire reformule la question lorsque l'originale ne correspond pas à une question « réelle »). Laissons le politique et concentrons-nous sur le triptyque « opérationnel » : administration, expert, science. Sur ce point clé, le vice de notre système est d'une part l'insuffisance de séparation des trois composantes et d'autre part l'absence totale de transparence vis-à-vis de l'extérieur qui ne parvient pas à identifier qui a dit quoi.

Les contributeurs de ce forum n'ont aucun lien d'intérêt financier direct concernant les données de cet article.

Références

  1. Moulin P, André M, Alawi H, Dos Santos L, Khalid AK, Koev D, et al. Efficacy of benfluorex in combination with sulfonylurea in type 2 diabetic patients: An 18-week, randomized, double-blind study. Diabetes Care. 2006; 65(3):515-20.
  2. Afssaps. Les ventes de médicaments aux officines et aux hôpitaux en France. Chiffres-clés 2007. Novembre 2008.
  3. Moore T. Deadly Medicine: Why Tens of Thousands of Heart Patients Died in America's Worst Drug Disaster. New York: Simon & Schuster; 1995.
  4. Boissel JP. Conflits d'intérêts. 1re partie : pas seulement financiers. Médecine. 2006;2(12):468-71.
  5. Boissel JP. Conflits d'intérêts. 2e partie : acteurs et processus. Médecine. 2007;3(1):34-7.
  6. Dupagne D. Rendez-nous nos conférences de consensus ! Médecine. 2010;6(9):392-4.
  7. Weill A, Païta M, Tuppin P, Piolot M. Benfluorex, valvulopathies cardiaques et décès. Rapport du 28/9/2010. Sur www.afssaps.fr
  8. Afssaps. Mediator® (chlorhydrate de benfluorex). Études sur les données de remboursement de l'Assurance Maladie (SNIIRAM). Point du 16 novembre 2010.
  9. CNAMTS. Note complémentaire destinée à l'Afssaps : benfluorex et décès. Sur www.afssaps.fr
  10. Gerson M. Mediator® : activité ou non ? Rev Prescrire. 1986;6:42.
  11. http://www.liberation.fr/societe/01012309667-les-methodes-de-l-ombre-du-labo-servier
  12. Bensadon AC, Marie E, Morelle A, membres de l'Inspection générale des affaires sociales. Enquête sur le MEDIATOR®. Janvier 2011.

Mediator® : 5 erreurs, 5 leçons

L'affaire « Mediator » n'est que la fraction émergente d'une « bulle médicament » qui menace d'exploser.

Elle a le mérite de faire avancer les arguments en faveur des évaluations rigoureuses des médicaments et de l'enseignement de la thérapeutique.

Cinq erreurs ­ du fabricant, des agences, des experts, des prescripteurs, des patients ­ 5 leçons à en tirer pour éviter si possible que se reproduisent ces drames, sans trop d'illusion :

­ Ne pas mettre sur le marché de médicaments dont l'efficacité clinique n'est pas démontrée.

­ Renforcer, simplifier et rendre transparentes les procédures d'agrément et de suivi du médicament.

­ Veiller à la transparence des données scientifiques pour assurer une expertise basée sur les faits, rien que les faits.

­ Se donner les moyens d'une information médicale indépendante.

­ Partager avec nos patients notre souci du bon usage du médicament.

L'information sur les médicaments ne peut être de la responsabilité de ceux qui les fabriquent et les vendent...

Notes :

  1. Ont participé à ces échanges par courriels à l'initiative de Rémy Boussageon : Jean-Pierre Boissel, François Gueyffier, Marie-France Le Goaziou, Laurent Letrilliart, Nicolas Prothon, Gilbert Souweine, Jean-Pierre Vallée. Mise en forme JP Vallée, rédacteur en chef de Médecine.
  2. Réflexions sur « l'affaire rosiglitazone ». Médecine. 2010;6(10): 478-82.
  3. Selon les données de la CNAM [1], le benfluorex était prescrit hors AMM dans 60 % des cas comme coupe-faim chez des patients non diabétiques, alors même qu'il n'a jamais entraîné de perte de poids [2].
  4. Ce « probablement » n'a d'autre explication que le manque d'information sur la nature des décès dus au produit.
  5. Prescrire, si souvent cité et encensé par les medias grand public dans cette affaire, en a fait sa ligne (ô combien décriée) de conduite. Cette ligne rigoureuse constitue l'un des socles d'une médecine basée sur les faits, méthode scientifique pour une science humaine mais surtout humaniste. C'est celle que nous développons aussi numéro après numéro dans Médecine depuis maintenant 7 ans.
  6. NDLR. Faut-il redire qu'il ne peut y avoir d'information réellement « indépendante » que si sa survie ne dépend en rien de l'argent des industries du médicament ? Que Prescrire existe depuis 1981 est une réussite incontestable dans le domaine du médicament. On peut souligner la constance de son opposition au Mediator® depuis le premier encart de 1986 [10] (35 articles dans la base de données de la revue). Nous tentons avec Médecine une approche complémentaire plus spécifiquement soins primaires, mais dans les mêmes intentions.

 


 

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