Home > Journals > Medicine > Médecine > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Médecine
- Current issue
- Index set of themes
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version
  Version PDF

Brèves de pharmacovigilance


Médecine. Volume 3, Number 6, 262-3, Juin 2007, Thérapeutiques

DOI : 10.1684/med.2007.0142


Author(s) : Michel Gerson , Hôpital Monod, Le Havre 6 mgerson@ch-havre.fr .

ARTICLE

Glitazones

Augmentation du risque de fracture sous pioglitazone

Après la rosiglitazone, c'est la pioglitazone (Actos®, Competact®) qui fait l'objet d'une mise en garde de l'Afssaps concernant l'augmentation du risque de fracture chez la femme [1]. Une analyse a porté sur plus de 8 100 patients traités par pioglitazone et plus de 7 400 patients traités par des comparateurs au cours des essais cliniques. Des fractures ont été observées chez 2,6 % des femmes traitées par pioglitazone et 1,7 % des femmes traitées par comparateur. Les incidences calculées pour 100 patients-années sont respectivement de 1,9 et 1,1.

Au cours de l'essai Proactive, 5,1 % des femmes traitées par pioglitazone ont présenté des fractures contre 2,5 % des femmes traitées par placebo.

Ces nouvelles données confirment le caractère incertain du rapport bénéfice/risque des glitazones incitant à limiter les prescriptions de ces antidiabétiques [2].

Risques cardiaques de la rosiglitazone

La FDA a publié le 21 mai une mise en garde sur les risques cardiaques liés à la rosiglitazone (Avandia®, Avandamet®) [3].

Les laboratoires GSK, qui commercialisent cet antidiabétique, ont fourni à la FDA une méta-analyse de 42 essais randomisés suggérant un risque de complications cardiaques accru de 30 à 40 % avec la rosiglitazone par rapport aux patients traités par placebo ou par un autre antidiabétique oral.

De tels résultats n'étant pas retrouvés dans tous les essais cliniques et les données de la méta-analyse étant d'interprétation complexe, la FDA indique qu'elle complète ses analyses avant d'éventuelles décisions réglementaires.

Plusieurs articles sont en cours de publication sur ce point. Nous y reviendrons prochainement dans cette rubrique.

Références

  1. Sur www.afssaps.sante.fr
  2. Gerson M. Les glitazones. Antidiabétiques oraux : portrait de famille (5e partie). Médecine. 2007;3(5):202-4.
  3. Sur http://www.fda.gov/cder/drug/infopage/rosiglitazone/default.htm


Atteintes hépatiques médicamenteuses

Italie : les statines en tête...

Les notifications spontanées d'atteintes hépatiques médicamenteuses recueillies de 1990 à 2005 dans 6 régions italiennes ont fait l'objet d'une analyse portant sur 1 069 observations. Dans la même période, 22 938 autres effets indésirables avaient été recueillis [1].

Quatre classes thérapeutiques arrivent en tête :

­ Les statines : la fluvastatine est la plus souvent impliquée. Une méta-analyse portant sur 49 275 patients inclus dans 13 essais thérapeutiques randomisés statine versus placebo avait suggéré un profil particulier de tolérance hépatique de cette statine : l'incidence des anomalies biologiques hépatiques était similaire à celle du placebo pour toutes les statines sauf la fluvastatine [2].

­ Les antiaggrégants plaquettaires représentés essentiellement par la ticlopidine.

­ Les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

­ Les macrolides avec surtout la clarythromycine et l'érythromycine.

Cette analyse confirme en outre la gravité des atteintes hépatiques : 74 % d'entre elles sont sévères (versus 40 % des autres effets indésirables) et 1,5 % mortelles (versus 0,8 % des autres effets indésirables).

France : insuffisance des signalements ?

139 médecins ont participé pendant 3 ans à un recueil systématique des atteintes hépatiques médicamenteuses permettant de colliger 34 observations dont 2 décès. Les classes thérapeutiques impliquées étaient surtout les anti-infectieux, les psychotropes, les hypolipidémiants et les anti-inflammatoires non stéroïdiens [3]. En extrapolant à la France entière, les auteurs estimaient à 8 000 (dont 500 décès) le nombre annuel d'atteintes hépatiques médicamenteuses, soit 16 fois plus que les cas notifiés à l'Afssaps.

Références

  1. Motola D, Vargiu A, Leone R, Cocci A, Salvo F, Ros B, et al. Hepatic adverse drug reactions : a case/ non-case study in Italy. Eur J Clin Pharmacol. 2007;63:73-9.
  2. De Denus, Spinler SA, Miller K, Peterson AM. Statins and liver toxicity : a meta-analysis. Pharmacotherapy. 2004;24:584-91.
  3. Sgro C, Clinard F, Ouazir K, Chanay H, Allard C, Guilleminet C, et al. Incidence of drug-induced hepatic injuries: a french population-based study. Hepatology. 2002;36:451-5.


Minibrèves

Pneumopathies interstitielles et statines

Une équipe du centre de pharmacovigilance de Nantes rapporte un cas bien documenté de pneumopathie interstitielle imputée à l'atorvastatine (Tahor®) et passe en revue les 5 cas publiés impliquant d'autres statines [1].

Hyponatrémie sous valproate de sodium

Le Centre de pharmacovigilance de Reims rapporte un cas d'hyponatrémie chez une femme de 78 ans traitée par valproate de sodium (Depakine®, et al.) [2].

La natrémie était dosée à 110 mmol/L mais la patiente était asymptomatique ce qui témoigne de l'installation progressive de l'hyponatrémie. Une recherche dans la Banque nationale française de pharmacovigilance a retrouvé 48 observations d'hyponatrémie chez des patients traités par valproate de sodium, dont 4 publiées.

Cauchemars médicamenteux

Certains médicaments peuvent induire des cauchemars comme en témoignent deux observations très suggestives par la chronologie avec réapparition du cauchemar lors de la réintroduction du médicament [3, 4]. Les médicaments impliqués étaient l'atorvastatine et le valsartan (Tareg®).

Méningite aseptique induite par le métronidazole

Une équipe britannique rapporte un cas de méningite aseptique induite par la prise de métronidazole (Flagyl®) [5]. Un tel effet indésirable rare est observé surtout avec certains anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l'ibuprofène, et certains antibiotiques.

Tendinite sous fluoroquinolone : l'épaule aussi

Le tendon d'Achille constitue la localisation préférentielle de la tendinite sous fluoroquinolone ; préférentielle mais non exclusive comme le montre une observation d'atteinte de la coiffe des rotateurs de l'épaule avec régression en 10 jours à l'arrêt de l'antibiotique [6].

Effets bizarres du zolpidem

L'organisme de pharmacovigilance australien (ADRAC) rapporte 16 observations de somnambulisme chez des patients ayant pris du zolpidem (Stilnol®) [7].

Plusieurs patients et patientes ont présenté des accès de boulimie pendant leur sommeil. L'une d'entre elles a pris 23 kg en 7 mois jusqu'à ce qu'elle soit découverte une nuit endormie et mangeant devant son réfrigérateur.

IEC et SAS

La toux est un effet indésirable classique des inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC).

Une équipe italienne suggère que cette toux pourrait parfois s'accompagner d'un syndrome d'apnées du sommeil (SAS) [8]. Elle a rapporté le cas d'un homme de 64 ans traité par 10 mg d'enalapril (Renitec®) et présentant depuis 3 mois une toux, une obstruction nasale, un ronflement et une somnolence diurne. Le diagnostic de SAS a été confirmé par l'enregistrement polysomnographique. Après remplacement de l'IEC par un diurétique, la symptomatologie a régressé.

Les auteurs ont ensuite étudié 8 cas de patients explorés pour SAS et traités par IEC avec ce traitement, puis un mois après son arrêt. Les résultats des seuls 4 patients présentant également une toux se sont améliorés.

En conclusion, les IEC paraissent susceptibles de contribuer à l'installation ou à l'aggravation d'un SAS chez certains patients.

Allergie à l'insuline

L'allergie à l'insuline est devenue très rare mais n'a pas disparu avec les dernières insulines mises sur le marché. L'équipe de l'Hôtel-Dieu de Paris rapporte 6 cas d'allergie imputés à la detemir (Levemir®) recueillis en 6 mois : 2 cas d'hypersensibilité immédiate (urticaire apparaissant en quelques minutes au point d'injection) et 4 cas d'hypersensibilité retardée (nodules sous-cutanés prurigineux apparaissant dans un délai de 2 à 12 heures aux points d'injection et persistant 48 à 72 heures). Ces patients, sauf l'un d'entre eux, ont dû arrêter la detemir.

Effets indésirables de l'oseltamivir

L'oseltamivir (Tamiflu®) a bénéficié au cours des derniers mois d'une publicité involontaire du fait de son « stockage » préventif... La presse grand public a aussi souligné ses risques d'effets psychiatriques, notamment le risque suicidaire. L'Agence européenne a modifié la teneur de la monographie à la suite de nouveaux cas d'effets neuropsychiques survenus au Japon chez des enfants et des adolescents : comportement inhabituel, hallucinations, troubles de la conscience.

En France, les effets indésirables notifiés sont essentiellement cutanés et digestifs, dont 4 survenus chez des enfants âgés de 3 à 9 ans, non graves et d'évolution favorable [10].

Références

  1. Veyrac G, Cellerin L, Jolliet P. Un cas de pneumopathie interstitielle rapporté sous atorvastatine (Tahor®) : synthèse des cas publiés sous statine. Thérapie. 2006;61:57-67.
  2. Herment N, Herlem E, Germain ML, Trenque T. Hyponatrémie sous valproate de sodium. À propos d'un cas. Thérapie. 2006;61:544-7.
  3. Smak Gregoor PJH. Atorvastatin may cause nightmares. BMJ. 2006;332:950.
  4. Kastalli S, El Aïdli AS, Loueslati MH, Daghfous R, Belkahia C. Nightmares induced by valsartan. Thérapie. 2006;61:81-2.
  5. Khan S, Sharrack B, Sewell WAC. Metronidazole-induced aseptic meningitis during helicobacter pylori eradication therapy. Ann Intern Med. 2007:146:395-6.
  6. Salem R, Aouam K, Hafsa C, Kriaa S, Jerbi S, Golli M, et al. La tendinite aux fluoroquinolones ; l'épaule n'est pas à l'abri. Thérapie. 2006;61:73-4.
  7. Zolpidem and bizarre sleep related effects. Aust Adv Drug Reactions Bull. 2007;26(1):2-3.
  8. Cicolin A, Mangiardi L, Mutani R, Bucca C. Angiotensin-converting enzyme inhibitors and obstructive sleep apnea. Mayo Clin Proc. 2006;81:53-5.
  9. Sola-Gazagnes A, Pecquet C, M'Bemba J, Larger E, Slama G. Type I and type IV allergy to the insulin analogue detemir. Lancet. 2007;369:637-8.
  10. Haramburu F. Oseltamivir: modifications de l'information. Infos (Dépt Pharm. CHU Bordeaux). 2007;95:2.

DOI : 10.1684/med.2007.0142


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]